‹ Guide classique du voyageur en EuropeChapitre 275 sur 471 · BOUTE 489, — DU CAP BOCO A PALBBME · texte numérisé non relu

BOUTE 489, — DU CAP BOCO A PALBBME

naisseurs ane belle statue ea bronze de Charles F.

Monuments Religieux. — Les églises de Palerme sont assez nombreuses et méritent toutes une attention particulière. La Cathédrale , bâtie sur la fin du xii» siècle, est ornée de quatre-vingts colonnes de granit oriental qui soutiennent la voûte : le maître-autel est d*une grande richesse. On remarque aussi dans cette église plusieurs mausolées de marbre blanc et de porphyre qui contiennent les cendres d'anciens mo* narques.

Eglise Saint-Joseph ^ située sur la place Vigliena; elle renferme de hautes colonnes de marbre torqum, des marbres précieux qui embellissent le maître-autel , et une chapelle souterraine dont les ornements sont très riches. — ^Des mosaïques f de superbes peintures et l'antiquité de sa fondation distinguent particulièrement Yéglise de Saint-Simeony autrement dite de la Martorana, — ^Nous en dirons antant de l'église S. Matleo {SI- Matthieu) ou delV Anima (de l'Ame), qui possède «in outre une porte d'un style singulier. — V église Sainê-Giuseppe de' Teatini est soutenue par un grand nombre de pilastres d'un seul morceau et d'une dimension énorme. La chapelle souterraine, dite CapellonedelSanlo-Crocifisso , mérite d'être examinée en détail. Cette église renferme en outre une fontaine dont l'eau est extrêmement fraîche et limpide

Nous recommandons surtout aux voyageurs de descendre dans les Catacombes, dont l'entrée est dans l'église des CapucitiSt hors de la ville. Ces catacombes creusées dans le roc vif, présentent un spectacle extraordinaire. Ou y conserve une grande quantité de squelettes que le jour des Morts on revêt des costumes qu'ils portaient de leur vivant.

Pauis. — Les palais de Palerme sont

nombreux et grandioses.Le Paiaû-itoyal près de Porte-Neuve , était autrefois im€ forteresse défendue par de nombreuses tours dont il ne reste plus qu'une qui sert aujonrjourd'hui d'observatoire astronomique.

Ce palais est la résidence du vice-roi . — Il convient d'y visiter la Chapelle de Saint- Pierre.

Palerme possède cinq hôpitaux , nne Université , un Séminaire , trois BibIiothè< ques publiques , plusieurs établissements d'éducation , vingt-sept églises principales, soixante-sept couvents des deux sexes , quatre Casernes , deux Théâtres , deux Monts-de-Pîété , et généralement tontes les institutions que la civilisation moderne a introduites dans les grandes villes.

La Pinacothèque^

Le Musée arehéoloaique , riche d'ooe abondante collection de médailles grecosiciliennes , et enfin la

Fonderie royale , sont des établissements qui n'ont rien à envier à ceax des grandes capitales de la presqu'île d7talie. Les environs de Païenne ne sont pas moins intéressants. En sortant de la ville, par la grande route qui suit le rivage, nous passons près do La%arett et nous arrivons bientôt au pied du Mont Perregrino , appelé par les anciens Eratas. Celte montagne a aussi une légende de la vierge royale , sainte Rosalie , dont le corps fut découvert dans une grotte, en 1624. Par b suite, cette grotte a été érigée en église, dans laquelle on célèbre une flSte le 15 juillet , qui dure quatre jours et présente un coup-d'œil vraiment curieux pour les étrangers. A la base du Mont Perregrino se trouve le

Parc Royal dit la Favorite. Les environs de cette royale résidence sont semés de jolies et riantes habitations. En général , les environs de Palerme sont riches en souvenirs historiques et en beaux sites.

dbyGoogk

IIOIJTB 491. — DE GâNCS A L*ILB Ufi SAHOAItïNÉ. ^ft

DE VAUEBME A REEfiHmBfTE ,

Par LE LlTTOEAL.

passant par Cap de Zaffarano. •— Ba^arfa, village. — PÔDterotto, fleuve. — Milicia.

— Mandero. — Trabia, bourg. — St-Leooardo, fleuve. — Termlnl. — Poltlzzl. — Madoni et Micosia, montagnes. — Torto et Fleuve Grande, fleuves. — Rocella, village. — Pllato, fleuve. — Cefalù. — Polllna, fleuve. — Tusa. — Caronia et Ste- Agathe, terres. — Furlano et Rosmarino, fleuves. -^ Naso, village. — Cap d^Orlando.

— PatU. — Ollviera, fleuve. — Milazzo. — Castro Reale.

En laissant sur notre droite le Cap de Zaffarano, appelé jadis Buongiardino , nous arrivons en moins d*une demi-heure à l'agréable ville de

BAGARIÀ (Baccftart'um), dans laquelle on remarque une très grande quantité de maisons de campagne appartenant aux plus riches habitants de Palerme. P. 6,800 h.

On trouve au-delà du fleuve S.-Leo- NARDO (Himera)^ la ville de

TERMINI (Thermœ Hitnerœ). Elle fut détruite par Ànnibal , qui voulut venger la défaite essuyée par son frère Àmilcar, — Son nom ancien lui a été donnée cause de ses bains chauds , qui aujourd'hui sont encore très fréquentes. — Elle renferme 19,500 habitants, possède une bonne citadelle , un territoire très fertile , de bel les églises et plusieurs établissements utiles.

POLIZZI {Pilitium) est une petite ville située sur le sommet des montagnes Madoni {Nebrides), avec une population de 5,300 habitants. — Nigosia (Herhita) s'élève à peu de distance. C'est une ville assez importante , dont la population s'élève à 1 2 ,000 habitants . — Suivant toujours le littoral N. de la Sicile , nous arrivons à

GEFàLU {Cephalodium), petite ville

d'environ 9,000 habitants , avec port de mer. — La Cathédrale renferme plusieurs anciennes mosaïques assez remarquables.

PATTI (Pactœ). Dans cette ville, qui ne renferme que i,000 âmes, on voit encore la somptueuse abbaye fondée par le comte Roger, dans laquelle existe le tombeau à' Adélaïde, épouse de Roger Celte ville possède quelques établissements utiles et de bienfaisance.

MELâZZO {Mylia), située sur la baie qui perle son nom: cette ville a un assez bon port , et renferme environ 6,400 hab . A droite de MeUuM s'élève

CASTRO-REALE {Castrum Régis), ville petite , mais riche , et dont la population s'élève à 11,200 habitanU. De là, jusqu'à Messine , on ne rencontre que les informes débris de quelques monuments anciens , ou les funestes traces des émptions du Mont GibeUo. A 20 milles N. de MelatM se trouvent Ids

ILES EOLIENNES, maintenant appelées Iles Lipari , formant un archipel d'rles volcaniques , dont Lipart est la principale. Sa circonférence peut avoir 18 milles ; sa population s'élève à 15,000 â-

DE «ÊWES A Ia^OaIë de SARDAlCtlVE ,

MOYENS DE LOCOMOTION. — C'est Ordinairement de Gênes quepartent les touristes qui veulent visiter celte tle si intéressante

pour l'antiquaire et le géologue. Un bateau à vapeur part régulièremont de Gènes pour Gagliari; trajet en 40 heures.

ROUTE 491. -— D£ bÉKB4 A L*1LE DE SARDAIGNB.

LA SARDAIGNE (Ichntisa et Sardinia), qai donne son nom an royaume situé dans la p^tie occidentale de l'Italie , renferme 520,000 habitants, sur une surface de 840 lieues carrées. Cette île , sous les Romains, comptait i2 villes ; aiyourd'hui k peine 10 méritent ce titre. Le sol de cette tle est fertile et arrosé par de nombreux cours d'eau , mais son climat est peu salubre. Son aspect est très pittoresque , offrant plusieurs chaînes de montagnes riches en minéraux , et une série de plaines et de vallées couvertes d'une belle végétation.

CAGLIARI (Calaris) est la capiUle de

la Sardaigne , la résidence du vice-roi et te siège d'un archevêché. Elle est bJltie sur le flanc d'une montagne et domine le golfe auquel elle donne son nom. Elle po^ède un bon château, une université, un riche cabinet de numismatique, un musée d'histoire naturelle abondamment fourni d*objets minéralogiques , de poissons et d'oiseaux originaires de l'tle. Outre sa belle Cathédrale f cette cité renferme encore 38 Eglises , 21 Couvents , une Bibliothèque de 16,000 volumes , un Théâtre et quelques restes de son antique splendeur. Ls population s'élève à environ 50,000 âmes.

Page 1