FRANCE. -^ PARIS
Porte SAmT-ÂNTOiNE. (Drames. — Vaudevilles.)
Cirque national, dirigé par M. Baucher, rhiver, boulevard du Temple, Télé aux Champs-Elysées ; exercices équestres ; belle construction.
Panorama, Champs-Elysées ; spectacle Datiooàl.
Hippodrome, barrière de rEtoilc ; représentations équestres.
Navalorama, à rentrée des Champ»
Elysées, tableaux curieux.
DiORAMA. Nouveau diorama, situé boulevard Bonne-Nouvelle
CIMETIÈRES DE PARIS. — Trois cimetières situés près des barrières reçoivent les restes mortels du riche comme du pauvre.
Cimetière de Montmartre, au nord de Paris. Ce cimetière ressemble à une petite vallée ombragée de quelques saubs pleureurs, acacias et cyprès. — Tombeaux de Lcgouvé, de S^Lambert, etc.
Cimetière du Mont-Parnasse , au-delà des boulevards extérieurs entre la barrière d*Eofer et celle du I\:ont-Paroassc. Il est divisé par des allées plantées d'arbres, et eatouré d'un beau mur de clôture.
Cimetière du Père-la-Chaise, sur le boulevard extérieur de la barrière d'Aulnay, à l'extrémité de la rue de la Roquett<f. Ce cimetière est un clos d'environ 20 hectares. Tombeaux élevés par la vanité bien plus encore que par la douleur. Parmi tant de morts illustres qu'il renferme, on distingue Héloïse et Âbeilard, Molière et la Fontaine Delille, Chénier, Fourcroy, HaUy, Chaussier, Girodet, Parmentier; les maréchaux Masséna, Lefèvre, Kellermann, Davoust; Casimir Périer, J. Laffitte, le peintre Géricault, etc. Les divers cimetières dont nous venons de parler sont ouverts tous les jours depuis le matin jusqu'au soir.
CATACOMBES. — On a appelé de ce nom l'immense étendue de carrières creusées au-dessous de la plaine de Montrouge et des quartiers de la rive gauche de la Seine, depuis qu'elles reçoivent les ossements recueillis dans les anciens cimetières On calcule que trente ou quarante générarioDsy sont,entassées dans un ordre parfait.
MARCHÉS. — Paris renferme un assez
quable sont : Le Marché SAiNx-GEnvA destmé à la vente des comestibles en c tail, situé sur l'emplacement derancien foire Saint-Germain. Il a été construit 1811 par Blondel, architecte. — D Carmes , rue de la Montagne-Ste-Gez viève, qui est semblable au précédent. - Du Temple, rtie des enclos du TempI consacré à la vente du vieux linge, et co struit eo 1809. — Saint-Martin, rue t la Croix, construit en 1817 par M. Pelî Radel ; il contient quatre cents places. - Des Blancs-Manteaux, comme les pH cédents, destiné h la vente des comestible: on admire la hnrdiesse de la charpente qi supporte le toit. Ce marché est situé n Vieille-du-TompIe. en fiice la rue de so nom. —Aux Fleurs, quai du mêmenom .€ marché est planté d'arbres qui forment a abri agréable et une jolie promenade ; oro de deux jolies et élégantes fontaines. — A LA Volaille, quai des Augustins, prè du Ponl-?>euf. — Aux Chevaux, près l boulevard de l'HOpilal. C'est une espèo d'avenue plantée d'arbres des deux côtés — Des Innocents, situé entre la n»
Saint-Denis et la halle aux draps. Ce m«i ché est aussi appelé la Halle, c'est le poio central de tous les comestibles qui amven à Paris. Il faut voir ce marché de granc matin dans l'été pour jouir du coup d*ceî frais et animé qu'il présente.
JARDINS PUBLICS. — Nous ne par lerons ici que des jardins dépendant det palais nationaux ou du gouvernement.
Le jardin des Plantes, rue du menu nom et sur les bords de la Seine. Cet établissement, le plus beau de l'Europe en ci genre, est dû k Guy de la Brosse, médecin de Louis XIII, qui le fit commencer en 1626, pour y cultiver les plantes étrangères. Ce jardin, qui s'est beancoup accru par les travaux de Buffon, offre aujourd'hui une promenade des plus vastes, des plus variées, des plus agréables et des plw salubres de Paris. Outre les plantes, oo trouve encore dans cet établissement : 1o un cabinet d'histoire naturelle, ouvert au public et aux étrangers les manli et vendredi de chaque semaine ; 2o une mena • gerie d'animaux vivants, visibles depuis
^nnà nombre de marchés ; les plus remar-l once heuresjusqu'à deux en hiver, jusqu'à
FBANCE.
ta été ; Z^m laboratoire de chimie ;
k nn amphithéâtre pour les cours et
^n^el de préparation pour ranatomie
oatarelie. Oo y voit un cèdre du
. apporté el planté par Toumefort.
[14 ujuin DU Luxembourg, attenant au
de ce nom, rue de Vaugirard. Ce
qai fome Tune des plus belles pro-
3 de Paris, est embelli par un très-
Dombre de fliatoes.
Lt iAADN DES Tuileries, aa palais « nom. — Ce jardin, qui a été dessiné leeéfebreLeNostre, eslregardé comme iia pios beaux et des plus réguliers
PABIS*
io de la bibliothèque propremeut dite; 2o du cabinet des antiques; d» du cabinet des gravures; 4o de la galerie des manuscrits. Ouverte tous les jours de 10 heures à 3, excepté les dimanches et les fêtes, et les six semaines de vacances, qui commencent le 1» septembre, cette vaste coIleclioQ renferme 800.000 volumes , 100,000 manuscrits et 2,000,000 d*estampes.
Bibliothèque de l'Arsenal, à Tarsenal, rue de Sully. Cette bibliothèque contient 180,000 volumes imprimés et 6,500 manuscrits. Ouverte au public tous les
ffistent ea Europe. Il est bordé depoiirs, de 10 houres jusqu'à S, excepté les
^^Mies terrasses qui se prolongeant i^oe dMé, lai senent de limites, et aboutir, ainsi que le jardin, par |*perbe grille , à la place de la Con- ■LOjâniio est orné de quatre bassins •jd&siote, dont trois sont en foce de vaseèi palais; le quatrième estlirex' ' ' de Tavenoe qui conduit à la place, porte l'eau à la hauteur des k fflatîonniers Dans le cours de la fiison, ce jardin présente un lieu en- Outre l'éclat des productions de qu'il renferme, et plus de 800 des plus beaux orangers qu'il y ait ~ !, les statues et les vases qu'on à chaque pas attestent le génie Rttuipturê.
lAMPS-ÉLYSÉES. — Cette promeet une des plus fréquentées de Paris; qu'elle occupe était, sous Louis couverte de champs et jardins. Ce t fat planté sous son règne, et il porlabûid le nom de Grand-Cours, puis ^àtCkamps^Élyséeê.
¥^ i930, les Champs-Elysées ont Mtsidéfablement embellis, ornés de en asphalte, de fontaines, de cafés , >, théâtres, cirques, etc. Bornés > par la place de la Concorde, au bot {âr l'Ait de l'Étoile, ils forment la spkfidide promenade qu'on puisse
BUOTHÉQUES PUBLIQUES. - SMssède dix-sept bibliothèques publi- Iw&t les sept plus considérables sont : iKJOTiiÉoinc KATiûNALE, ruc de Rio«58. Cette bibliothèque esi com-
dimanches el les fêtes. Ses vacances durent du 1«' septembre au 13 novembre.
BlBUOTHÈQUE DE SaINTE-GeNEVIÈVE,
place du Panthéon. Splendide édiûce ter» miné en 1851. Elle renferme SCK»,000 volumes impnmés el 50,000 manuscrits.
Ouverte tous les jours non fériés, de 1 0 heures à 2 , et de 6 h. k 10 h. du soir. Ses vacances durent du l^r septembre au l" novembre.
Bibliothèque Mazarine, quai Conti, n»
^5. Elle contient 100,000 volumes imprimés et 4,500 manuscrits. L'intérieur de cette bibliothèque est décoré de statues antiques, de bustes en marbre el de plusieurs autres curiosités. La bibliothèque est ouverte les lundis, mardis, mercredis , vendredis et samedis, depuis 10 h. jusqu'à 3. Fermée pendant septembre et octobre.
BlBUOTHÈQlE DE LA VlLLE, 55, quaî
d'Austerlitz. Cette bibliothèque fut fondée en 1759; elle est riche en manuscrits sur l'histoire de France, et contient 55,000 voluntes. Ouverte tous les jours , de 10 à ■i h . excepté les jours fériés. Ses vacances durent du 1" septembre au 10 octobre.
Bibliothèque DU JARDIN des Plantes, me de ce nom. Elle est ouverte aux éludiants les lundis, mercredis et samedis, de 1 1 à 2 h. Le muséum de la Faculté de médecine est ouvert au public le jeudi de chaque semaine, depuis 1 h. jusqu'à 3.
BlBUOTHÈQUE DE L'ÉcOLE DE M4dB-
cwe, rue de l'École-de-Médecioe, U, ouverte (es lundis, mercredis et samedis; vacances dn 15 août au 1» novembre.
ACADÉMIES. —Jnstitta de France ^
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FBANCB. — t>AB18.
quai Coflli , paUis de l'Institut. Chaque académie a son régime indépendant : mais l'agence, le secrétariat, la bibliothèque et les autres collections de l'Institut leur sont communs. Les académies réunies tiennent une séance publique le 1«r mai.
Académie française , composée de iO membres, dont le traitement annuel est de 1,200 fr. Séances de l'Âesdémie le jeudi, de 2 heures 1/2 à 4 heures 1/2. En outre, séance le mardi, depuis novembre ju&qu'à la Saint-Louis. Séance publique annuelle, 9 août. — Chaque année, l'Académie distribue un prix de 1 ,500 fr. et les prix de <a fondation Montbyon.
Académie des Sciences, divisée en 4 1 sections, savoir : géométrie , mécanique, minéralogie , botanique , économie rurale et«rt vétérinaire , anatomic et zoologie, médecine et chirurgie. Séance le hindi, de 3 à 5 heures.
Académie des Inscriptions et Belles Lettres , quai Conti , composée de 40 membres. Séance le vendredi , de 3 à 5 heures.
Académie des Beaux-Arts, dhrisée en 5 sections, savoir : peinture, sculpture architecture, gravure, composition musi« cale. Séance le samedi, de 5 à5h. Séance annuelle publique le premier samedi d'octobre. — Distribue lesgrands prix de peinture, sculpture, architure , gravure, composition musicale, et de paysage historique. Ceux qui remportent ces grands prix sont «envoyés à Rome pendant cinqans, aux frais <le rÉlat.
Académie des sciences morales et 'POLITIQUES : se compose de 40 membres
Académie de Médecine, rue de Poiiîers, 8, créée en 1820 par une ordonnance du roi ; composée de 85 membres titulaires, 60 correspondants.
MUSÉES ET CABINETS. — Musée ifATiONAL, au palais du Louvre. Les cinq premiers jours de la semaine, le lundi excepté , sont consacrés à l'étude dans les galeries de tableaux et dans celles des statues et marbres antiques. Le dimanche , le musée est ouvert au public de 10 k 4 heures. Les jours d'étude, on admet les voyageurs sur la préseRlation de leur («aaseport. Ce vaste et magnifique éta
blissement, un des plus riches du iDoadi, renferme la Galerie des mabbres hm QUES et le Musée chinois au rei-d^chtai sée ; la Collection d'antiquités isfh tiennes, le Musée espagnol et le Vtfsà NAVAL occupent le premier étage (bj ailes qui ferment la cour du Louvre, a centre de laquelle s'élevait la statue éqoi( Ire en bronze du duc d'Orléans. Lagiiol galerie du bord de l'eau contient oneridb et immense collection de tableaux de (odi les écoles, richesses qu'on chercherait fl vain dans les autres musées de l'Europe.
Musée du Luxembourg, à rex-chiôif des pairs, rue de Vaugirard , n« 19. ■^ Tableaux de l'école française, peiptres^ vants. — Ouvert au public les diiaindil et fêtes réservées, de 10 à 4 heures, et ti les jours, excepté le lundi , aux artisltfi aux voyageurs munis de passeports.
Musée d'artillerie , place Si-' d'Aqum. On y est admis les jeudis el médis, de 1 è 3 heures, avec une pe" sion du directeur. Les étrangers i admis sur la présentation de leurs ports. Le mu:>ée renferme une riche tion de toutes les inventions mem depuis les temps les plus reculés. J
Musée Dusommerard (hôtel CIqdt,^ des Malhurins St-Jacques , et pal» A Thermes, rue de la Harpe) , forraé de| riche galerie de feu M. DusommerïiM nouvelles trouvailles, provenant des m faites dans les églises St-Germain 1'.^ rois et SUGermain-des-Prés, ainsi !
beaucoup d'autres restes précieux, reoÉ lis sur 4es divers points de la capilatei ront biestôt de cette collection undcBj beaux musées archéologiqnes de TEtf Ouvert au public les dimanches, de i à 4 h., et dans la semaine avec des Ml
Galerie d'architecture, à l'ée^^ Beaux-Arts, rue des Petits-Augorf no 16. — Composée de modèles en f) et en liège des monuments les plasfiM de l'architecture grecque, romainet dienne, égyptienne, persienne, mexîd etc. — Ouverte au public les pfrt lundi et mardi de chaque mois, dei 4 heures.
Musée NATIONAL des médailles,- Guénégaod , no 8, à l'hôtel des VobM
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FBANGE. — PARIS.
-Cimset pcioçoDs de médailles, eiietoMfiîppBdepais Fnnçois 1«. On y voit w Bédâilles toDs les jours, excepté le l*éi mois, et les dimanefaes et fStes.
McsÉc Dcs lÉDAiLLES de lous les temps, IstaBles lays. — Ouwrt en i833. — ^ y cotre librement les mardis et vendreiii de oidi i 3 h. ; et, avec des billets, nlndis et jeudis, aux mêmes heures.
IhsÉE DES WKES , ï VMe\ des Mon- ■■i. il estomert tous les jours, depuis 9 >• jnp'k 2, eicepté les dimancheset fttes.
mil D*IimOIRB NATURELLE, rUO du
W>des Plantes. — Les galeries et la pfcftèqae soot oorerles au public et aux Ihiins les nianiis et les vendredis , de-
Ê5keareg jusqu'à 6 heures, et aux étudies IqmIb, jeudis et samedis, de 1 1 ■Skaws — La galerie d'anatomie n'est fiMe qo'aox étuiiantt , ou sur une 'noa des administrateurs. — La de botanique est ouverte le jeudi i 4 heuRs, mr biliets. — La biblioest ouverte au public les mardis et ^ de 3 1 6 b., et aux étudiants .
.jenfiset samedis, de il à S h.
I^U rnèBageneest OU verte tous les jours^ ifpP» ^1 b. jusqu'à 5 h. du soir pendant ■"tt,eliusqra6b. en été.
I UaOlET DE HEEÊRALOGIE , HIC d'Enfer,
P W, i Vétxk des Mines. — Oiiverte fnfis e« jeudis, de midi k 5 h., et tous aux étudiants et aux étrangers. ET d'a.'vatowe de T.école de mé- » à Técole, rue de TÉcole-do-Mén« 12.— Ouvert au public les lun- ■Rtredis et vendredis, de 10 è i h.
ICT DE PHTSiûOE , SU Collège de place Caobray, no i , les lundis, ^ «et vendredis, il 10 heures.
SttOTET DE PHTSiQCB,k Vécoledeméiirniedel'Eeole-de-Médecine, n«12.
MttST]« PHT^QUE ET CBIHIB , ï Vé-
pharmacie, rue de l'Arbalète, no 1 3
DTACnjRE NATIONALE DE MOSAÏ-
V quai de Billy, no 24. — Copie des et ouvrages dMncrustaUon ; les travaux sont exposés au public (, de midi à i heures.
tVATOlllE DES ARTS ET MÉTIERS,
Ulartifr, DO 208. — Les salles des ouvertes les dimanches et jeu-
dis, de 10 è 4 h. -—Cabinet de physique.
Manufacture nationale des Gobelins, rue Mouffetard, no 270. — Ouverte aux personnes munies de billets , les mercredis et samedis, de 2 à 4 h.
La Colonne de la place Vendôme; s'adresser au gardien.
La Colonne de juillet, place de la Bastille ; s'adresser au gardien.
Hôtel des Invalides.— Tous les jours de 10 k 4 heures.
BicÊTRE. — Pour voir les tous, il faut demander une permission k la commission administrative des hospices de Paris, parvis Notre-Dame.
Collections particulières. — Outre les riches collections publiques dont nous venons de parier , Paris renferme beaucoup de galeries et de cabinets particuliers, è la t£te desquels il feut placer celui de M. Delessert, rue Montmartre, hôtel d*Uzès. Presque tous les tableaux qui composent cette belle collection , sont du premier mérite. Le propriétaire en accorde l'entrée avec une bienveillance digne d'éloges. L'amour éclairé des arts est héréditaire dans cette fiimille. L'amateur remarquera surtout dans cette ^lerie plusieurs tableaux de David, de Teniers, de Greuze, de Claude Lorrain , de Girardoo , deux Enfantt prodigues de Taunay , un ArC" en-Ciel de C.-J. Vernet, et le sentimental tableau de la Veuve du Soldat^ par Scheffer, etc.
Galerie de M. lemaréchal Soult, me de l'Université, 57 , riche en tableaux espagnols : on y remarque cependant. un Rubens , un Guide et quelques autres tableaux de différentes écoles. Les amateurs y sont reçus avec la plus grande politesse. Galerie de M. Erard^ rue du Mail, 1 3. Elle mérite aussi la visite de l'ami des arts.
Musée Collas. — Reproduction en bronze des chefs-d'œuvre de la statuaire ancienne et moderne, 30, boulevard Poissonnière. (Ateliers, 25 bis, rue Notre- Dame-des-Ghamps). Nous n'hésitons pas classer le Musée Collas au rang des établissements les plus dignes d'intéresser les étrangers, parce qu'il offre , au moyen d'un ingénieux procédé , la reproduction scrupuleusement exacte descheGs-d'œuvre