‹ Guide classique du voyageur en EuropeChapitre 29 sur 471 · FRANCE — PARIS · texte numérisé non relu

FRANCE — PARIS

(le la statuaire ancienne et moderne quî se rencontrent dans les musées de Paris, flooie, Florence, Naples, Londres et Berlin et que, depuis 6 ou 1 ans qu'il existe , il voit s'accroître chaque année les éloges des artistes et amateurs les plus distingués.

Le génie de la mécanique et un sentiment élevé de Tart plastique se sont rencontrés au même degré chez M. Collas.

De longs essais, de minutieux tâtonnements l'ont amené à concevoir un procédé mécanique qui lui permet de copier, d'augmenter ou de réduire dans toutes les dimen> sioni, en marbre, en plâtre , en pierre, en ivoire, en bronze, en albâtre ou en bois, les statues , les groupes , les bustes , les bas-relieis, les rondes-bosses, les ornements, tous les objets enfin, tous les motifs qu'il veut reproduire ou qui lui sont demandés, et le tout avec la fidélité, l'exactitude, la précision la plus scrupuleuse, la plus sévère, la plus mathématique. Presque tous ces beaux modèles reçoivent une destination utile; ainsi les uns s'adressent à l'ornement des belles bibliothèques et des riches consoles; d'autres, sous forme de pendules et de candélabres, à la décoration des appartements. Nous avons rencontré dans les salons de ce musée une délicieuse collection d'ivoires , de bois et de petites pierres nommées stéalites , qui prouvent à quelles proportions , pour ainsi dire microscopiques , peut s'appliquer le procédé de M. Collas. Ce sont des camées antiques ou des portraits des personnages les plus célèbres.

Il existe encore une foule de collections scientifiques, littéraires et artistiques , ap partenant à des amateurs , que notre cadre ne nous permet pas d'indiquer ici.

LYCÉES. — Paris renfernie 6 lycées destinés à l'instruction des jeunes gens.

Le Collège de France , place Cam bray , n^ 1 , fondé pour l'enseignement de toutes les sciences dont on n'est pas instruit dans l'Université.

La Sorbonne , rue de ce nom , mômes études qu'au collège de France.

Lycée Louis- le-Grand, rue Saint- Jacques, no 123. Ce collège fut rebâti en 1628, parGuillain, architecte : bibliothèque bien composée» de 30,000 vol.

Lycée Napoléon (ancien coll^ Heori IV), rue de Clovis, no 1 ; rebâti entièrement en 1828.

Lycée Charlehagne , établi dans la maison des Grands-Jésuites, rue Saint- Antoine.

Lycée Bonaparte (ancien collège Bourbon), établi dans le bâtiment des Capucins de la Chaussée-d'Ântin, rue Sainte- Croix.

Collège Stanislas , rue Notre-Damedes-Champs, no 22.

Collège RoLLiN, rue des Postes, no 42 .

ÉCOLES DE PARIS. — Paris renferme 5 écoles , destinées k l'enseignement des hautes sciences.

Ecole de hédecinb , rue de l'Ecolede-Médecine, n» U, 11« arrondissement , construite en 1769 parGondoin, est composée de quatre corps de bâtiments. La iaç-ade sur la rue est décorée d'un péristyle d'ordre ionique.

Ecole de droit , place Sainte-Geneviève, n« 8, et rue SaintrEtienne-des-Grès, no 1 , bâtie en 1770 sur les dessins de Soufflet ; vaste amphithéâtre construit en

Ecole de pharmacie, rue de l'Arbalète, no 21, 12o arrondissement, destinée à l'enseignement de la théorie et de la pratique de la préparation des drogues; construite en 1580.

Ecole polytechnique , rue Descartes , 12e arrondissement, destinée à former des élèves pour l'artillerie , le génie militaire , la marine, les ponts et chaussées.

Ecole des Be.\iix-àrts , au palais des Beaux- Arts , rue des Petits-Augustins , pour l'enseignement de la peinture , de la sculpture , de la gravure , de l'architecture, etc.

HOSPICES ET HOPITAUX. — Hôtel- Dieu , place Notre-Dame , fondé par saint Landry. Le nombre des lits y est considéra(}le. Agrandi et restauré dans ces dernières années.

Hôpital de la Pitié, rue Copeau.

no 2, fondé en 1612.

Hôpital de la Charité, rue des Saints- Pères et rue Jacob, fondé en 1682 par Marie de Médicis, et augmenté en 1784 d'un nouveau portique restauré en 1844;

PBANCE. — PARIS.

™ wfpc. qui sert d'entrée princÏMle, J^tçlement d'être éle^é dans la rue *cob. Son arefaittttore répond parfaite- ■ttl a sa destination. 11 contient 250 lits

®^*^.'*^ EîfPANTs, rue d« Sèvres, Fftsteboalefard. dans la maison ci-deîw de HEnEiRt^ésns.

JftMTAL S«-Locis, rue des Récollels.

HûSKCEDES^tNÉWEKS, TOe du fau-

««ï Si-Jacques.

fc!f^«**"°'^K DB SARTB, rue du ^abwrîSaal-Dcnis.

feMŒKAmXAL DES QuiNZE-VlNGTS,

^i«ir'^*^°» '^^"^é par saint Louis «J2W, pour 15-20 ou 300 pauvres

jKTTimo:» RATKWALE DES JEUNES

}2?^'^ rt bel édifice, terminé en Jtt?f.^^ *^ boulevard des Invalides «w &^èvf«s. On y instruit un certain TJ^ des deux sexes,

*?S2!£^«J«nl » ans aux fraisde l'État.

««JTTCTiœs NÏ^TIONALB DES SoURDS-

^^^ra^Sjjnt^acques.no 256. fondée

^^ Saot-Astouîe, faubourg de

J^^EACKH,, rue du faubourg du

J««TAL Neckeb, rue de Sèvres, 151 .

^«^AL CocHw, faubourg St-Ji»cque8,

^«Vke des indigents, vieillardu et infirmes.

BosPiCE DE u R^RNiTÉ , rue d'Enkul*"*u. ** ^"^- L'établissement de ?™™î« «l composé de deux maisons, T^^^ *î ^^ ^ rancienne abbaye IT"^?*^ • ^^ ^« ™« ^'Enfer et la «^dafjubourg Sainl-Jacques; l'autre, r«l^fer, preiqucenface de l'Observa- STiaL ^"^«"^î maison de l'inslilulion

'e^çr Nicolas Pinctle. U lïiaison de vpdïr ^ ^^ ^^^ l«s femmes qui ^ty riW faire leurs couches ; l'autre, "*<rEofer , est pour les enfants au-des- ^* M • ."*♦ abandonnés de leurs pa-

J^^0,2^e/i« du faubourTst-An- •«« a ete réuni à ce pieux étabhssemcnt.

Hospice de la Salpetrière, boulevard duJardin-des-Planles, destiné aux femmes indigentes ou âgées de 70 ans, et au trai-

1 646 par Louis XIV. Les étrangers peuvent le visiter les dimanches et les jeudis

Hospice des Incurables pour les hommes, faubourg Saint-Martin. Cet hospice est consacré aux hommes indigents attaqués d infirmités graves et incurable^'

Hospice des Incurarles pour les FEMMES, rue de Sèvres. Même destination que le précédent.

Hôpitaux militaires.

Hôpital du Val-de-Grace , rue du Faubourg-SainWacqnes. La reine Anne d Autnche, femme de Louis Xlll, après 22 ans de stérilité, pour rendre grâces à Dieu de la naissance inattendue de Louis XIV fit élever ce superbe monument. François Mansard en fournit les dessins. Le dôme dont la peinture est à fresque par Mignard est un chef-d'œuvre. '

Hôpital MILITAIRE du Gros-Caillou.

ancienne caserne des gardes-françaises Cet iiôpital n'a rien de remarquable.

AMBASSADEURS. - MINISTRES PLÉ-

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