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NOUVELLE CASTILLE

LA NOUVELLE -CASTILLE, grande province d'Espagne , au sud de la VieUle- Castille , occupe le centre du royaume et s'étend depuis Segura de la Sierra (Manche), iusqu'à Parades t extrémité nord IGuadalaxara), ce qui donne 100 lieues au nord au sud et de l'est à l'ouest, depais Avellanedo ÇTolède), jusqu'au nord-ouest de Dalayuelas (Cuença), 87 lieues et 2,800 lieues carrées. Cette capitainerie est aujourd'hui divisée en cinq provinces , savoir :

Madrid, dont la population est de 297,819 Guadalaxara 157,338

Tolède 487,203

Cuença 582,577

Ciudad-Real 257,210

Total approximatif de la pop. 1 ,582,140

En général , le climat est sain et le sd très fertile ; les pdturaees sont admirables, ils nourrissent de nombreux troupeaux de bœufs, de mérinos appelés transhumantes (errants). Ce sont ces moutons qui donnent la laine la plus fine et la plus recherchée de toute TEspagne.

Cette province renferme des mines de cuivre , de fer , de charbon de terre , etc., mais peu sont exploitées.

Les nouveaux chemins de cette provinee sont très bons , fort larges, bien soignés et la plupart bordés de beaux arbres. C'est surtout aux approches de Madrid que ces plantations sont remarquables. Les auberges des grandes villes sont assez bonnes; mais ailleurs elles sont malpropres et dégoûtantes , sans provisions , sans lits , oq avec des lits dans lesquels on ne peut coucher. L'industrie est devenue presque nulle.

MADRID (v. route suivante).

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Par

DE PAR» A HADIBID,

f2me route) Perpignan, Gerona, Barcelone et Saragosse, 86 myr, en France], et 458 lieues 5/4 en Espagne.

9kU.

De Paris à PerpiffDan (v. route

De Paris, chemin de fer jas-

Sii'à Fontainebleau, 62 kil.

inq ou six départs par

jour.

Perpignan à Boulou. Boulou à la Junquiere (poste

étrangère).

Pont de Molins Hostalets Figueras.

Santa-Ana.

Bascara.

Coll d'Oriols.

Mudia.

Mnjor.

Gerona.

Granota.

Tordera.

Calella.

Canet.

Arenys.

Caldetas.

Mataro.

Vilasar.

Premia.

Masnou.

Mongat.

Badalona.

San-Andrea.

Barcelone.

84m. Tk.

LaTiona, ati^er(/e. 21.

Las Mallorquinas, petit village. 1

Une petite rivière. 1

Hosialrich. 1

Lh Valarria, ferme. 0

BatUoria, village. 0

San Celoni, ville. 1

Llinas, village. 1

La Roca, village. 1

La Tordora ,riv. etpont. 0

Monmola. 1 Els Holstals, quelques maisons. 1

Moncada, village. 1

Saint-André. 1

B.\rgelone. 1

La section de cette route , à partir de Gerona jusqu'à Barcelone, n'estpas celle que suit la poste ; mais comme elle est beaucoup meilleure, moins ennuyeuse, el qu'on y trouve desposadas moins mauvaises que sur Taulre route, le plus grand nombre des voyageurs la préfère aujourd'hui.

Voici Titinéraire de la poste partant de Gerona k

A Baicelone , les deux routes se rejoignent.

De Barcelone à Sans. 0 1. 1/2

San-Feliu de Llobregat.

Molins de Rey.

Palleja.

San-Andres de la Barca.

Martorell.

Abrera.

Esparraguera.

Bruch.

Castelloli.

Igualada.

Jorva.

Santa-Maria.

Porquerises.

Panadella.

Hostalets.

Bezgos.

Cervera.

Tarrega.

Villagrasa.

Bellpuig.

Golmes.

Mollerusa.

SidemuDt.

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Bell-Lloch.

Lcrida.

Alcarras.

Fraga.

Venta de Fraga.

Gandasnos.

Penalba.

Bujaraloz.

Venta de Santa-Lucia.

Osera.

Alfajarin.

Puebla.

Saragosse.

Garrapinillos.

La Muela.

Venta do la Romera.

AlmuQÎa.

Frasno.

Galatayud.

Ateca.

Bubierca.

Alhama.

Cctina.

Ariza.

Iluorla de Ariza.

Arcns.

Lodares.

Alcolca del Pinar.

Satiea.

Torremocha.

Algora.

Almadrones.

Venta del Panai.

Graniancjos.

Trijueque.

Torija.

Valdenoches.

Taraccna.

Guadalajara.

Arroyo de Bonalaque.

Venta de San-Juan.

Parador dcl Conde.

Casa do PosUs.

Parador del Emin.

Alcala de Henares.

Arroyo de Torote.

Torrcjon de Ardoz.

Puente de Viveros.

Ganillojas.

Venta del Espiritu-Santo.

Madrid.

Do Paris à Perpignan, voyez le Voyage en France f pages 130-153.

RENSEIGNEMENTS

Partant de Perpignan, mômes formalités dans cctlc ville qirà Bnyonnc. — Ao Perlhim, extrême frontière , visa dii com^ missaii'e do police fraiiçais (ce commissariat osl inonionlaiiônicnt soppniné). — k La Junquière , première ligne de douane espa^'iiolc , mêmes formalités 6t mômes prélianlions qu'à Irun. — Visa du passcportel 2 fr. comme 2i Iran. — A Figuières, 2« ligne de douane , où les bagages seront visités de nouveau comme à Miramla , s'ils n'ont pas été plombés à la Junquière.

Moyens de locomotion. — De Perpignan, diligences tous les jours pour Barcelone. — Départ, 3 h. du matin. Temps de parcours, 27 h.

Nouveau service journalier de diligences établi en avril 1850, entre Perpignan et Barcelone. — M. Fabre, entrepreneur. — Trajet en 22 h. sans coucher en route.

Départ de Perpignan à 4 h. dn matin.

A FignièrC'* on change do voilure pendant la visilo de la douane et le déjeûner.

On repart do Figuièresh 1 h. aprrsmidi cU'onan'ive à Malaro à 4 h. dn matin.

Do Mataro, chemin de fer jusqu'à Barcelone, trajet, 1 b. La diligence est placée sur le chemin de fer et Ton part par le proiuicr convoi.

En sortant de Boulou, on passe le Tech, dont le lilc^t fort large et quelquefois dangereux. On commence à gravir les Pyrénées par une pente douce, mais dont l'escarpoment augmente à mesure qu'on avance ; cependant le chemin continue d'être beau, large et bien garanti le long des pré* cipiccs par de bonnes murailles.

On atteint le sommet de la montagne , qu'on passe enlravereantleco/di* Pertus, l'ancien Pertus des Romains ; le château de Bellegarde , bâti sur une haute montigno isolée , en défend le passage II y a là un bureau d'inspection pour les passeports cl un corps-dn -garde. — Non loin , on trouve un pont qui sort de séparation entre la France et l'Espagne; passé ce pont, vous êtes en Espsgiie.

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Aperçu géographique, statistique et agricole de la Catalogne.

La principauté de Catalogne {Cataluna, Gothalunia) occupe la partie N.-E. de la péninsule. G*est une des plus belles et des plus riches provinces de la monarchie espagnole ; elle coiUiont environ 1 ,200 1 carrées et plus d'un million d'hab.

L'aspect du sol offre des montagnes et des plaines ; les hautes chaînes se trouvent vers le N .-0., et sont c»>uvcrics de neige ; les autres, moins élevées , sont couvertes de bois, et les vallées d'une riche verdure Cette partie des Pyrénées , qui sert de limites entre la France et l'Espagne , offre des passages très pittoresques el bien cmnus des contrebandiers. Une seule grande route conduit à Perpignan par Genmn.

Des deux autres , qui sont bonne*» , Tune conduit à Madrid par Sarogossc, et l'autre ù Fa/«ncc. 11 cstmainiennnlqnosliou de foire une uonvcllo roule carrossable de Barcelone à Madi-id pur Mora del Ebro eiMolinnde Aragon. On a également construit un rhcmiiule fer entre Dnrcelone et Maiuro. 11 aboutira plus tard jusqu'à la frontière de France.

Industrie. — Les Catalans ne se contentent pas de bien callivcr la teiTC ; de plus , ils savent mettre en œuvre les matières premières que celte mère nourricière leur fournit. Aussi tronve-t-on dans celle province de florissantes et nombreuses fa briques en tons genn^s.

Elle abonde en vins très estimés , en fruits de toute espèce , huile , blé , maïs , chanvre, lin, légumes, riz, amandes, avelines, châtaignes, figues, oranges, etc. Les oliviers y sont très nombreux. Un sol ingrat, coupé par des montagnes et des rochers, devient productif, même fertile, sous les mains des laboureurs catalans. Ils portent la culture jusque sur des rochers escarpés. Les paysans catalans excellent surtout dans l'art de l'arrosage ; les canaux qu'ils multiplient, sccondcul merveilleusement leurs travaux.

Routes et auberges {posadas). — Sauf

chemins vicinaux sont encore plus mauvais , souvent même impraticables. Les auberges, en général très multipliées, sont assez bonnes.

Après avoir firanchi le Col de Pertus , la route suit la pente S. des Pyrénées , et traverse une plaine dans laquelle est située

]^A JuNQiiCRA , bourg , avec une église paroissiale assez jolie , et une posada peu confortable. — C'est dans cette localité que se trouve le 1^ poste de la douane espagnole ( «. roule 1»«).

//os/rt/-,Vofi , c'est -h- dire la maison neuve ; on passe nloi*s la rivière de Muga sur le pont de Molins. Ici , une plaine immense et fertile s'offre aux yeux du voyageur ; h Pextréraitéde celte belle plaine, est

FIGUEUAS , ville et place forte, etc. ; SOS nies sont assez larges , et sa place carrée , entourée de galeries couvertes , serait très belle si les maisons qui la forment étaient mieux bâties. — C'est dans l'église paroissiale de Figueras que Philippe V épousa , le S novembre 1701 , Marie- Louise de Savoiij; mais Figueras est surtout calibre par sa citadelle ou château de Sfm - Fernando , snpcrhc édifice construit en 1786 et taillé dans la roche vive, — On y trouve un arsenal , des casernes qui pourraient contenir 16,000 hommes , nn hôpital, une église, etc. — Pop. 7,S00 hab.

GÉPiONE on GIRONE. — Auberge :

la Poste. — Ville et place de guerre , sitncc sur le versant et au pied d'une montagne escarpée. Le Ter arrose la partie basse. Cette ville est protégée par deux forts , dont le phis important , appelé Mont-Jouy , occupe le sommet de la montagne. Les rues sont étroites, tortueuses , mais pnipros et bien pavées ; les maisons sont en général bien construites. — Curiosités : La Cathédrale , reconstruite en 1516, dont on remarque l'extérieur et le superbe escalier de 86 marches. A l'intérieur, les stalles du chœur, du xvi» siècle, la Sala Capitular et les Cloîtres. — La Colegiata de San-Feliu (Collégiale de Saint-Félix) , à laquelle on arrive par un

quelques améliorations opérées depuis ces bel escalier flanqué de deux tours polygodcmières années, les routes sont générale- nalos. — W Hospice; le Collège; le 5^ment mauvaises et mal entretenues. Les' minatre; la Bibliothèque publique ; le

TlUâlre ; le Couvent des Capucins , où se trouve uu bain moresque de la plus grande beauté , etc.

Gérone est célèbre par 'les sièges qu'elle eut h soufilrir surtout en 1808 et i809.

De Gérone » deux routes conduisent le voyageur à Barcelone : Tune, qui est la roule de poste , est appelée route d'eu haut ; Tautre , qui se rapproche de la mer, est appelée route d'en bas ou de la Marine. Celle-ci, beaucoup plus pittoresque que Taulre , est suivie par les diligences.

ToRDERA , bourg situé sur la rivière de ce nom. Les femmes et les filles font de la dentelle. — Pop. 4,900 hab. environ

ÂRENYZ DE MAR, petite ville assez bien bâtie , avec un bon port pour les petits bâtiments. — Voyez son église paroissiale. — Pop. 4,500 /tad.

MATARO. — L'auberge de la Diligence 8St la meilleure. — Ville ancienne qui s'élève dans une belle situation , sur les bords de la mer, à l'extrémité d'une petite plaine très fertile. Mataro peut être divisé en deux parties distinctes : la ville vieille , placée sur une cminence, conserve encore son enceinte , ses murailles et ses portes. Ses rues sont étroites, mais moins tortueuses que celles do beaucoup d'anciennes villes d'Espagne. Cette partie est habitée par la classe la plus élevée de la société.

La nouvelle ville , beaucoup plus considérable, est mieux percée et mieux bâtie. Ses rues sont larges , longues et droites , ses maisons agréables , simples , et la plu> part ornées de peintures à fresque.

Curiosités : V Eglise paroissiale , où l'on voyait il n'y a pas longtemps deux beaux tableaux de Viladomat ; deux pavés en mosaïque et plusieurs tombeaux , sur l'un desquels est une lampe sépulcrale très curieuse.

Industrie et commerce : Agriculture très active ; manufactures d'indiennes , de cotonnades, de dentelles, etc. — l'op.

1S,400hah.

De Mataro , chemin de fer pour Barcelone en 1 heure. — On enlredans la ville par la porte neuve, dite Porte de France.

BARCELONE {Barcelona) estla ville

la plus belle , la plus manufacturière et U plus commerçante d'Espagne ; elle est , selon quelques auteurs, supérieure à Madrid. La Rambla sépare la vieille ville de la nouvelle. C'pst sur cette riante promenade, qui rappelle les boulevards de Paris ^ que se trouvent les meilleurs hôtels , le théâ^ tre, l'administratioD des postes, les diligences , le bureau des passeports , et les plus beaux magasins.

Le 12 février a lien la fôle célèbre de santa Eulalia; alors toute la population quitte la ville pour aller dfner h Sarria , et se livre ensuite au plaisir de la danse et du jeu de bague (sortija).

Le carnaval de Barcelone ( las carnes tolendas) est à l'Espagne ce qu'est celui de Rome à l'Italie ; alors la Rambla est couverte de masques.

Hôtels : Fonda del grande Oriente , dont l'hôte , Italien , parle anglais et français ; on y est bien à raison de 5 piécettes par jour ; — les Cuatro Naciones , prix : 53 réaux par jour ; — le Falco , en face du théâtre. Il y a beaucoup d'hôtels de second ordre ou Posadas ; nous ne les mentionnerons pas.

Bains chauds, bien tenus, dans la calle San-Francisœ , et calle Cordai.

Barcelone (Barcelona), capitale de la principauté de Catalogne et de la province de ce nom , est l'une des principales villes de l'Espagne; elle existait déjà du temps des Romains. Sa situation , son étendue» sa population , qui dépasse 120,000 hab., la richesse de ses campagnes » l'indastrie de ses habitants , son commerce et son opulence, la rendent célèbre. Son port , vaste et commode , est un des plus fré^ quentés de l'Europe ; on y compte quatorze consuls étrangers. — Son enceinte est défendue , du côté de la mer , par une muraille de 380 pieds de long, 50 de haut, et 48 d'épaisseur; elle forme la belle promenade nommée Muraille de la Mer. On cOté de la terre , ^le est protégée par une citadelle et par le fort de Monljouich , construit sur le sommet d'une montagne.

La citadelle et le^ fort peuvent contenir de 9 à 10,000 hommes.

La nouvelle ville possède de belles rues, nous citerons la Carrera ampla, large ei

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bien bâtie ; la Puerta Ferina , le Riera de Sanr^uan , de San-Pere me baix , et principalementla nouvelle rue du Condedel'AstaltOf qui conduit de la Rambla au rempart.

Etablissements d'utilité publique.

— Parmi les six hôpitaux que renferme cette riche cité, nous mentionnerons l'^dpiial général , où l'on reçoit les pauvres et les enfants; la Carcel nueve (nouvelle prison) , construite dans les années 1838 et 1840. Cet édifice, vaste et bien distribué , renferme les jeunes condamnés auxquels on apprend à lire et à écrire. — La Casa de Caridad (maison de charité), fondée en 1799, où plus de 1,000 pauvres sont utilement occupés. — Le Preatdto, maison de détention établie sur une large échelle.

Institutions savantes. — L'université , le séminaire , Tacadémie des belleslettres , une académie de médecine , une fiiculté de médecine et une de pharmacie , une académie historique, une de jurisprudence, un cabinet de physique, un lycée, une salle de lecture, un casino, une bonne bibliothèque nationale formée des débris des bibliothèques des couvents (ouverte au public tous les matins) ; la bibliothèque épiscopale , située sur la Rambla : elle renferme les archives de TAragon , qui se composent de 8,000 vol. in-folio, 20,000 manuscrits, 900 bulles papales, et un très grand nombre de papiers authentiques et curieux. — Le nouveau théâtre est un assez bel édifice.

Pour se former une idée générale de Barcelone, il faut monter au sommet de la tour de la cathédrale. De ce point élevé , Tœil domine sur le vaste et riant panorama L qu*offire Tanlique cité. De la Puerta del \ Àngel part une belle promenade construite en 1824 , et qui conduit à Gracia. La route de France commence à la Puerta Nueva. A droite, s'élève la citadelle, et plus loin se trouve le cementerio (cimetière), avec ses monuments et sa chapelle. ^ La promenade sur le bord de la mer , es- ' pèce de terrasse appelée la Muralla del Mar , est la promenade à la mode.

^ Eglises. — La cathédrale (la Seu) 8*élève sur la partie la plus vivante de la

vieille ville. Cette basilique offre le type de l'architecture religieuse catalane , on distingue l'élévation de son perron , les tours du beffroi, la hauteur de son tott, soutenu par de légers et élégants piliers , ses splendides vitraux peints, la colonnade qui ceint le roaftre-autel , au-dessous duquel se trouve la chapelle souterraine.

Dans la crypte qui est sous le mattreautel , se trouve la chapelle où repose le corps de sainte Ëulalie , patrone de la cité.

Près de la porte d'entrée , se trouve le cloître, d'un gothique léger, orné de fresques. L'intérieur renferme des pierres sépulcrales très curieuses. — De la cathédrale , deux pas conduisent à la Pla%a del Rey et k l'ancien palais des rois gotlis. — Tout près de la cathédrale , s'élève la belle église de Sanla-Maria del Mar , le second édifice religieux de Barcelone , reconstruite en 1528. Ses vitraux peints sont très riches. — L'église San^Pablo del Campo (Saint-PauI-des-Champs), elle fut construite en 913 , par Wilfirid II. Les détails d'architecture des piliers et des arceaux , de styles composite , normand et roman , sont d'un bel effet. — L'église San-Pere de las Puellas fut construite en 980, par le comte Sunario, dans le même style que San-Pablo. — L'église Santa-Àna, bâtie en 1U6, par Guilermo 11. Sa forme est celle d'une croix et une imitation de l'église du Saint-Scpulcre. — ^L'église Sath/aime, bâtie en 1 394 , avec une belle nef. — L'église San-Cucufatf reconstruite en 1297 , è l'endroit où ce saint fut martyrisé. — L'église San- Just y Pasior n'a qu'une seule nef , mais elle est fort belle : elle date de 1545. — L'église Santa-Maria del Pi , est remai^ quable par sa nef et son beau portail. — Dans la Capilla San-Miguel repose Antonio Viladomat , le seul peintre dont la Catalogne puisse se glorifier. Son style est simple , son dessin correct , et son coloris naturel et riche.

Edifices publics et particuliers.— El Palau , calle del Templaris , palais des femmes des comtes de Barcelone. — L'i4ttdieneia ou Diputation , construite en 1609 , dans lestyie de Herrera. Le rcgen

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OU chef de la justice , y tient sa cour. C'est-Ui que sont renfermées les archives d'Aragon , qui passent pour les plus riches d'Espagne : elles so composent de plus de 8,000 volumes, offrant de précieux documents historiques* Le public est ad> mis à les visiter le jour de Saint-Geoi*ges ; mais une clé d'argent ouvre les portes eu tout temps.

Le real Palacio (palais royal), si lue sur la place du même nom ; il sert de résidence au capitaine-général.

Un nouveau palais royal est en construction sur cette place; à l'opposé de celle place se trouve le port , toujours couvert de vaisseaux. Il est défendu à gauclic par )a citadelle et le fort San-Carlos.

Le foH de Montjouich , sur la droite , commande et défend Barcelone : c'est le Mom Jovis des Romains, et Mans Judai eus du moyen-âge. On atteint le plateau de cette colline par une belle route en zigzags construite par Roncali. De ce point , le panorama qui se déroule est magnififiue. — VAtara%ana8 (arsenal) , la fonderie do canons et la Saia de las iirma« (salle d'armes).

Moyens de locomotion, — Chemin de fer inauguré le 28 octobre 1848 entie Barcelone et Mntaro.

Bateaux à vapeur entre : Karseille , Fort-VendreSy Valence^ Alicante, Carihagène^ Gibraltar , Cadix et le Portugal ; administration , ealle delà Merced, Biligencesy sur la Rambla, no 101 pour toutes les grandcG directions, ainsi que pour les excursions aux petites villes dans un court rayon.

Bihliogoraphie. — Les meilleurs ou vrages sur Baroelone sont : VHistoriff de los Condes , par Francisco de Di:^go , in folio , Barcelone, 1603 ; — Ips Tropheos y Antigiiedades y par Juan de Dioz Lopcz, in-4o, Barcelone, 1659 ; — les admirablés Memoria et Libro del consulado , par Capmany. On trouve aussi un Guide de l'étranger dans Barcelone , publié par Sauri , calle Anclia , et une grande carte des rues de la ville et des environs Sarru. — A l'extrémité de la riante plaine et à 1 lieue do Barcelone , est situé le village de Sarria, sur le penchant delà

colline ; sa position est des plus pittoresques. Ce village est renonune ponr ses jolies maisons , ponr la pureté de ses eaux etpiRir ses beaux et vastes jaixlins. C'est Le rendez-vous de la bonne société de Barcclono.

Nous quittons Ban'.elone par la Pueria de Santn-Madrona , et continuons de suivre la grande ri>utc de Madrid.

San-Feliu, joli bourg, dont les maisons sont éléganles.

MOLINS DEL REY , poUlc ville de 1 ,100 liab., avci' des nuûsons blanches et des collines couvertes do vignes.

MARTORELL (Tolobès des Romains), pclilo ville sale , mal percée et niai bêlie; éijlisft paroissiale , fiibriques de dentelles. La Posada de la Crui est assez bouoe.

Mai-tnroU possède un pont joté sur le LlobiTgat , pont très ancien , que Ic^ savants altrilmcnt à Annil)al.L'i4rcH(e-rr»oinpfte, qui s'élève ^ l'extrémité du pont , est de conslniction ronwinc.— Pop. 4^700 heé.

En quittant Martorell on apperçoit bientôt le Monserrat ; à mi-cote se dessine le Couvent , avec ses cyprès et ses jardins.

Le voyageur doit quitter la grande rouie h Martrti*cll et se diriger sur la droite ponr arriver à cette montagne vraiment extraordinaire et difficile à décrire. On peut aussi , de Barcelone , fiiire cette jolie cxmrsion , soit h cheval , soit en voiture ; te pays qu'on traverse est accidenté , pittoresque et couvert d'une riche végétation, jusqu'à

ESPARRAGIJERA , petite ville sombre et sale , do 2,700 hab. ; elle est célèbre par les combats qui so livrèrent dans ses environs, q\\\^{S%.— -V Eglise paroimaU renferme une statue miraculeuse de la Viei'ge , récemment apportée du Monserrat, qui la possédait depuis en\iron 1 ,000 ans.

Monserrat ou Mont-Serrat. — Cette monîagne extraordinaire affecte la forme ({'une réunion de cônes cylindriques immenses, séparés les uns des autres, et po<'S sur une base solide de rochers isolés. D'après la légende, ces déchirures eurent lion au moment où l'on crucifiait notre Seigneur.

Partout où la terre végétale n'a pas été

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emportée par l'action des eaux , celle montagne déploie la plus magniûque vc^.^îatioD ; ou y compte aa moins 500 c^pocc^ de piaules que la nature semble y avoir jetées ave«' profusiou ; les buis sur iout sonl maguiPiquos.

La ciiiMHin'M-ence totale de la base pcnl avoir de 8 à 10 lieues ; ks rochers cofiiqncs ont, (.Icpuî^ leur base JMrqu'à leur aommcl, de 7 à 50 lactres de hauteur, Plus noH^ montons, phn le panorama grandit. Rienlol nos regards se portent sur la mer, sur les belles ei pittoresques ramifications des Pvivnéos et sur une vaste étendue de pays. — Nous arnvons.au licii vénéré : ce vaste ïuonasûS-c est situé sur une espèce d*c?plrtn:i{lc, abrité par une rodic immcn^/) qui connnande la vallée profonde on coule leLlobrcgnt.

De lianelnoe , on compte pour fiiirc cet inlcres^ant voy.igo, 10 ou 12 heures. Les personnels qui vicniieat en voilun trouveront h Cotbnla une auberge (la Fonda de Monserral ) , oix cWm pouiTonl louer des mules pour iàii-e rascenstioa du couvent ; le piix pour chaque mule , aller et venir, est de 2 piécettes. Autrefois, les étrangers et les pî;lerins étaient reçus par les moines avec une noble hospitalité. Aujourd'hui, la reforme, et les révolutions qui en sont la conséquence , ont tout balayé , moines et hospitalité.

Du couvent , le voyageur pourrait faire une excursion h Munresn , distante de A l. La route , des plus pittoresques , serpente au milieu de rochera escar)iés , do bois de pins, d'arbrisseaux aroniatiifucs.

Cette intéressante excursion terminée , le voyageur qui se dirige vers Madrid doit regagner la route royale soit à Codulj soit à Castelloli , petit village de 400 bab.

TGUALADA , ville industrieuse et très coramerçanlo , située sur une éminencc qu'arrose la Noya. — La Rambla est une belle rne, et le nouveau faulxjurg est régulièrement bûti. — Curiosités : l'aqueduc; rhôlel-do-ville; le collège et le Ibéâlrc. — Pop. 7,800 hab.

GERVERA , ville bâtie sur une éminence , en venant de Darcelone et à l'entrée d'une riche et vaste plaine, du cOtr de Lérida. — Curiosités : Tauiversité ,

édifice massif; l'église gothique , où l'on admiro la chapelle de Santa-Cru%; le couveot des dominicains. — Pop. 4^600

TARKCA, petite ville située à l'extrémité de la plaine d'Urgcl. — Curiosités : réalise paroissiale; Thùpital ; 2 casernes hors ville. — Pop. 4J00 hab.

BELLPUIG» petite ville mal bâtie, au milieu d'une contrpo fertile. A une petite distance, se trouve, où existait il n'y a pas encore longtemps, le couvent des franciscains , avec 2 beaux cloîtres , une vaste église de 1307 , i*enferraant le magnifique mansoK'e de'lamond do Cardona, vice-roi de Sicile, élevé par Isabelle , sa veuve : c'tîst l'un des plus beaux morceaux de sculpture de U renaissance.

LERIDA, eu latin lierda^ capitale de la province do ce nrun , ville ancienne , située sur 11 Sèrjrt , dans un canton des plus riants. On en attribue la fondation aux Carthaginois, l'an 537 de Rome. — Auberges : la Posada dot Hôpital ; Posada de San-Luis.

Lérida est une ville longue, étroite, mal percée et mal bâtie. Ses rues sont tortueuses , pavées avec des blocs pointus et irrégulici-s; elle n'a (ju'une rue passable d'un qnnrt dt» lieue de long ; cependant le nouveau quartier, du cOlô de h rivière et le quai , sont beaux. — Celle \nlle est le siège d'un évoque suffragant do Tarra^j'one. — Cyriosités : la vieille cathédrale , avec sa haute tour occu|)ant un plateau très élevé , et servant aujourd'hui (le magasin ; la nouvelle cathédrale , de style corinthien, construite sous Fcnlinand VI ; ou y voit quelques sculptui-es de second ordre , par Juan Adam. — La diadelle. La partie 0. delà ville est défondue par les forts Gardens , el PilUr et San- Fernando. — Pop. iS,SQO hab.

De Lérida , une roule remontant la vallée «le la Sègrc conduit b Baiatjuer^ et une autre roule se dirigeant vcitj Iei3.-E. conduit à ReussBi h Tarragone.

A peine a-t-on quitté Lérida qu'on enire dans un long et ennuyeux défilé de iiontagnes incultes et d'une nudité complète. Ensuite I uous arrivons au pauvre village de

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ROUTE 493. — DE PABIS A MADBID,

Alcarius , le dernier de la Catalogue , sur celte roule ; quelques auteurs prétendent que c'est VOrcia de Ptolémée. A demi-quart de lieue , on rencontre deux blocs de pierre qui marquent les limites entre la Catalogne et TÂragoa. Dépassez ce point , vous entrez dans celle grande et belle province d* Aragon.

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