‹ Guide classique du voyageur en EuropeChapitre 283 sur 471 · APERÇU GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

APERÇU GÉNÉRAL

Comme la Catalogne , que nous venons de quitter, TAragon est un pays sillonné de hautes montagnes qui sont toutes des ramiûca lions du grand système des Pyrénées , dont les sommets sont couverts de neige. Ces monts sont entrecoupés par de longues et riantes vallées dans lesquelles bondissent de nombreux et magnifiques troupeaux, et au-dessus de ces vallées s'étendent de vastes plaines d'une grande fertilité. Son climat est chaud dans les vallées , tempéré dans les plaines , mais froid dans les montagnes. Sa longueur est de 72 1. , sur 48 de large, et de 1,558 1. car fées ; sa population est d'environ 900,000 hab. , nombre bien minime pour l'étendue de son sol.

L'Aragon est arrosé par VEbre , qui le traverse du N.-O. au S.-E. , et par plus de H autres rivières plus ou moins considérables.

FRÀGA , ancienne ville des Ilergètes , la Gallica-Flavia do Ptolémée : c'est la première ville de T Aragon sur cette route Elle est située sur deux collines et sur la rive gauche de la rivière Cinca , ses rues sont étroites et tortueuses. — Curiosités : l'église paroissiale ; un vieux château démantelé ; une belle promenade et un su' pcrbe pont suspendu sur la Cinca. — Pop. S.OOOhab.

C\NDASNOS , petit village de 900 hab. , où l'on commence à ne plus trouver d'auberge ; il n'y a qu'une mauvaise posada pour tout ^e.

SARAGOSSE (Saragoia).-^ Hôtels :

Las Cuatra Naciones, casa de Arino ; — el Léon de Oro, calle de Coso; — el Turco, calle Areocineja ; — Bains bien tenus à la Casa de Banos. —Outre ces auberges de

premier ordre, il existe beaucoup deposodos où l'on est en général bien traité.

Bien que Saragosse ne soit plus la capitale d'un royaume, mais seulemeat celte de la province d'Aragon, il lui reste encore un air de royauté qui impose. — Située au centre d'une plaine vaste et féconde, on silence majestueux l'entoure, comme si jamais le cri de guerre n'avait troublé le calme de ses demeures.

Saragosse était la Saldiiba des Celtibé^ riens sous Auguste. En l'an *£& de Père vulgaire , elle prit le nom de Cesarea Augusia^ avec le titre de Calonia imtMtnU: elle fut ensuite érigée en Conventus Juridicus , ou siège des assises judiciaires. U ne reste plus rien de la cité romaine.

Saragosse est d'un aspect triste et sombre. Comme capitale de la province , elle est la résidence des principales autori tés civiles et militaires, el le siège d'une aiufiei»cia ; elle possède un théâtre, un musée, une université , une junte de charité , appelée Casa de la Misericordia , une académie des beaux-arts , une bonne bibliothèque , plusieurs collèges et écoles. Elle est le siège d'un archevêché depuis 1518.

Cette antique cité est arrosée parr£6rv qui la sépare de son faubourg etqu*0Q tnverse sur un beau ponl de pierre de 7 arches. — Vue de loin , avec- ses tours élégantes, ses tlèches élancées, elle présente un caractère imposant ; mais une fois dans l'intérieur tout change d'aspect: la plupart des rues nesont que des ruelles tortueuses, mal pavées et encore plus mal éclairées ; cependant il faut excepter le Cosa on Po%o^ qui est la principale artère de la ville elle grand centre de la circulation.

En dehors do l'enceinte de la ville , 18 promenades, dont 15 sont plantées de beaux arbres. Les plus fréquentées de ces Alamedas sont : sarUa Engrada^ qui est fort belle; le Torero et la CasaBlanea,

Curiosités : Le superbe pont depierre, qui date de 1 457 ; les deux catkédraies , dont l'une, d'un style sévère, estdédiée an Sauveur ; l'autre est un temple moderne et presque païen. Le premier de ces deux temples est appelé la Seu, Son archilectura est gothique , sa façade est tout à la fois majestueuse et simple ; le portaili plus mo-

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deroe, est décoré de 3 statues des apôtres, par Manuel Giral. Sur nn des côtés s'élève la Tour du lieffroi, construite en 1 68^, d*après les dessins de Contini , et décorée d'un grand nombre de statues sorties du ciseau iïAraldi.

Le retable du maître autel est de U56, par B. P. Dalman de Mur; la mosaïque, représentant des anges portant des boucliers t TAdoration , la Transfiguration et rAscension, est de 1350, par Martine* ae Donatello, — Le Ctmîono (lanterne) octangulaire fut commencé par Benoît III et terminé en i5âO. — Le -chœur est gothicm»; on y remarque le trône de l'archev6que , et , derrière le chœur , les sculptures exécutées par Tudelilla de Tarragone.

La chapelle San Bernardo renferme un beau retable orné de riches sculptures. — Le beau mausolée du fondateur, Tarchevéque Ferdinand, petit-fils de Ferdinandle-Calbolique. est de Diego Morlanes, fils de Juan, excellent sculpteur biscayen. La Résurrection, en albâtre , est de Becerra; vis-^vis de ce monument, se trouve celui d'Ana Gurrea , mère du prélat , d'un riche travail, également par Diego. — La sacristie, dont la porte d'entrée est remarquable; on y voit quelques ornements d'église d'une grand» richesse et des vase» sacrés d'un beau travail, surtout un calice émaillé, qui date de 1655 ; une custodia d'argent surchargée de détails, de 1557.

En sortant de la Se», nous trouvons sur la droite le vaste palais archiépiscopal ; tout près sont les restes de la belle Casa de Diputacion, ou maison du parlement, construite en 1437 etiO par Alonso V. —Vis-à-vis s'élève la Lonja ou bourse-, hitie en 1551 C'est un bfltiment carré construit en briques , orné des bustes de rois et de guerriers placés dans des encadrements dans le goût de Holbein, Les leurs sont couvertes de carreaux de Hollande blancs et verts et méritent l'attention du voyageur. L'intérieur ne manque pas de noblesse.

La seconde cathédrale, ou el Pilar (Notre-Dame du Pilar) , nom qui lui vient de la colonne sur laquelle la Vieiige descendit du ciel. Les dômes groupés ensem-

ble ont pour toiture des verres blancs , jaunes et verts, à travers lesquels le soleil produit de splendides effets de lumière. L'édifice a étéresUuré de 1677 h 1755.

L'intérieur est, en général, peu gracieux. — La plupart des fresques qui ornent les coupoles sont de médiocres peintures par Bayeu et Moya, et l'ancien coro (chœur) est très beau. La sUUria , contenant 115 stalles en chêne , offre des sculptures admirables par Juaa Nforeto , de Florence, 1542. La reja (grille) est un chef-d'œuvre de Juan Cclma, 1574. Le maître-autel gothique est en albâtre ; le tableau principal, représentant V Assomption de la Vierge , est au-dessus de toute description. Ce chefd'œuvre est de Damien Forment.

Saragosse est le grand centra des pèlerins de l'Aragon , qui y accourent de tous les points de la province pour visiter le pilar et V image de la Vierge, — La fête solennelle se célèbre le 15 octobre, jour anniversaire de son apparition. — A cette époque, on compte dans Saragasse jusqu'à 50; 000 pèlerins. — Il faut visiter le So^ grario , qui renferme la splendide garderobe de la Vierge.

La Plateria (rue des Orfèvres). On y voit les différents genres de bijoux que portent les gens de la campagne. L'amateur d'anciennesarmes y trouvera de vieilles et excellentes rapières dont les meilleures lames sont celles marquées de l'ours et du petit chien [el osa y el perillo) .

La principale rue de- Saragosse est celle el Coso. On. y voit plusieurs maisons remarquables, entr'autres la casa de los Gigantes ; la maison del Comercio , calle Santa-Maria; les maisons de Cas(e2Ftort7, du duc de Hijar , et celle du n» 26 , calle Zaporta; surtout celle de Vlnfanta, no 77, calle de San Pedro , bâtie par l'opulent , marchand Gabriel Zaporta.

L'église de San Pablo, dont on admire la façade. Le maître autel est un. beau travail d'orfèvrerie.

Les peintures de la coupole sont de Geronimo Secano. — San Pedro Nolasco , qui renferme le nouveau Jfttfeo naciontU, qu'il ne faut pas oublier de visiter.

La Jorre mttva, plaza San Felipe, bttie ea 1504 , et dont lo sommet s écarte

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considéRiblement de la perpendiculaire. — Du sommet de l'édiûcc , se déroule un horizon maguinque.

L'ttnirerstfé. L'ancien cdiAce et sa précieuse biblioihèqnc fui'onl détruits dnns In guerre de la Pcniii-ulc. L'é<liiice nctuel est modenic. — ï'UospUal el G citerai ^ dédie h la Vic»-;^e, peut passer pour un dc^ plus vaàicà d'Espajg;uc. — La plaid de Toros.

Àljnferin. — Hoi^s h porte N.-O. (el portillo), sViIrvc celle ci lailnl le antique et irréjjulière, hàlio,roui ic rAlca/.or, parle Mawe AhM ffipfai' Alrmcd , roi de Saragosso. L'aiUi((Hii cdifico lombe en mines ; cependant on :Hii>iii\; rncnro M>n splendidc escalier orne tics chiffiVb cl dos nrmc> d'Uabelle, ainsi que le s;iIimi do Sanui-Isabel , dans lequel nnqml, en 1271, la sainte reine de Hun^rlo.

Les auh-cs portes (h Saragossc qn.i méritent qnol(|iie altciUion sont : celle de Toletlet t\v\ sert de prison , et la Ceneja. •^Pop. 63,000 hab.

On soil de Sai'nyosc par nne belle route qui ti'a\orsc un pjiys bien cultive; hionlôl tout change d'aspciL : une succession de collines, do iîOi-gc^, do monlai^nc*, de IcrÈ-cs riches et d'niilîcs iiicn!l-s, s'offœ à la vue.

ALMUNI.V DE DONA GOWNA, vill( située dans nne jçrnnde plaine » an milieu de jardins, de cyprès ctd'olivicrs, avec nne pop. de i.OOO h:)1).

CAL.VIAYUD. — Auberges : la meilleure est celle delà dilij;onec ; — Parader de Llo\or. — Celte cité , baignée par le Jalon cl la Giloeu^ est la seconde de l'Aragon ; vue du dehors , son aspect ast im posant; elle r^t entourée de rochers et dominée par un beau ch.Uenu.

CalaUiyud est le siô^'c d'un cvôché, d*un commandoiniMU miliUiire, d'un aynnlamiento ; elle jw^sède 2 cttllcges, 11 églises paroissiales, un pahis éplscnpal, 3 hôpitaux, une plaza de Turos, un thcàh'0Ct2 collégiales, l'une appelée el Santo Septilcro et située sur une petileplacc, fut (distraite en 1 141 . iSa façade est simple, mais d'un bel effet; rinlénour, avec ses 3 nefs, est d'un aspect majestueux. Le sépulcre de Notrc-Seigncur , en marbre jaspé de la province , est d'uu beau travail. — La 2»

église , dite de Santa Maria , est ornée d'un portail très élégant, érigé en 1528. La tour du beffroi est octogone.

Excursion. — De Calata^fud^ une as^oz bonne roule conduit an monastère de Picdra (J 1.) , où l'on voit de belles cascades, celle appelée h Cola de CabaUa (queue de cheval), la plus imposante, est d'une liaulciu- de plus de 100 mètres. De cet endroit, la vue est itiagnifii|ue.

Alhaua, petit village sin- la rive ganche du Jalon, au pied d'une belle nH?ho escar^ pée. A *J 1. se lion vent \{}s Bains d'Âlha-ma (Aquœ BiWilitûneœ) desHoniains.

AniZA, dernier village do l' Aragon sur ocllc iiinfe. — Pop^ i,SOO kab.

A|iifs ma marelie d'environ 1/2 heure, nn aperçoit une p,'lîle tour carrée qai indiquc les liniilcs de TAra^'on et de la NonvcMc-(>asliIlo. Nous touchons à la première locolilccasUllauc.

HUKIITADEARIZA, pauvre petite ville cii^'uurdioetà moilié gelcepar les vents dn Nord , qui soufflant dos froides montagnes de Mnucaijo. Elle possède un dos plus iienux couvents de bernardins qui soient en K-ipaj^na.

MEDINACELI, ancienne capitale des ducs lie ce nom. C'éUiit aiitôricurcment la cité de Sélim, forlercssefronttère des Etats du Maure de ce notn. C'est aujoaiil*bai une ville do 1,600 hab.

Du i-olais de posic de Bujarrahalt une assez bonne route conduit b 4 1. 0.

SÏGUENZA, vilKi peu rcmarf|uéc , mais qui mérite une visite. BMicon forme d'ampliithcAlro, sur la pculo d'une colline qui diMuinela vallée duHénares, la haute ville est es<3arpce et couronnée par le palais épi^copal ou Àlcaifir. — La eaitiedraie est un Itel édifice d'une grande solidité. On y admire le trtacDro , emichi do mar hres rouge et noir. — - Les sbilles du ch(ï}ur, d'un riche gotln((we ; les statues représetilant la Foi, VEfqténmce et la Charite ; surtout les tomhcnux de divers prélats , celui du premier cv&|uc llemardo , né en Frame. — Lsi partie du transept où se trouvent les reliques de snnia Ubrada, patrone de la ville , est d'une architectare adminble. — La chai)elle Santa Cata^ lina mérite une attention toute particulière.

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— Le Collège des Géronomites , fondé par un membre do la famille Modiiiaceli , doit être visité — Waqtteduc est im ouvrage digue des Rotmiiis.

Celtû inléifssanlo excursion terminée , le voyageur n'otii'a pas besoin de reprendre la roule royale; il peut laisspr, Sjul^ les visiter , les villages de Alcolca del Pinar; — Toircmocha del Catnpo; — Àlyora.

D'ici , uno roule dircete d'environ i 1 nous ramènera sm* la route de Madrid à Almadroncs , vil'a;<o do 500 hab.

TORUA , anciciiiio ville forte sans importance , située dans la riche plaine de son nom. On y voit les restes de ses vieilles murailles. — Pop. 800 hab.

TRILU) , ville de 800 hab. , silnée non loin de la rive droite du Tagc ; elle possède des btiitis d'ean minérale , très fréquentes du 15 mai au 15 septembre Les bains simt situés à 1/â iictie environ de Trille; on y arrive par une jolie promenade bien plantée.

A quelques I. S. do TriHo . se trouvent les bains , égalomont très fréquentes , de Sacedon , doués des mômes vertus curatives que ceux do Trille.

Pour gagner Guadalajara , nous vonoD:> reprendre la route de Madrid ii Torijo

A Torijo passe uno rouie nouvelle qui se dirige vers le N. par Soria , Lu(jrono et Pampelune , et va do Pampelune à Bayonne.

GUADALAJARA, la Wàdà-Ju^arahdQS Maures (Riviére-de-Pierre) , où nous entrons par la Puerla de Sarntjosse. — Auberges : celle de la Diligence est passable. — C'est uno ancienne cité nimaine, Vue du dehors , principalcinenl do San- Antonio , cette vilio nïïi'o un aspect pittoresque. — Curiosités : le Palais , el palacio de la Casa de ritifantodo dans lequel naquit le grand cardinal Mondoza. C'est un vaste édifice d'un style de transition. Tout y respire atjyimrd'liui ia misère et l'abandon ; — lo couvent de San- FranciscOf d'un extérieur simple mais imposant ; — lo Pauléun , où reposent les cendres des magnifiques Mendozas. Ce mausolée rivalise pour la beauté des marbres avec celui de^ Médicis à Florence

Il y a déjh 28 tombeaux, dont un reste vide et ouvert , en attendant le corps do premier membre de cette famille qui décédow. — Pop. 6,800 hab.

ALCALA DE KENARRS (lechAteau de la rivière) , en m-nbc el Sahr. — Auberges : la mcillfMuc c-it !<> Pni*ador de las Dilig'encins. — ^Vne de loin celle cilé offre un aspect inipo^aul ; mais l'inléricur est Irislc , désert, et les roos mul percées.

SiHi université t jrdii r.'lMwe , a été transférée h Madrid ; .ses iioprîmeries , jadis si florissaolcs, ont pH;.>qiie toutes disparu. Ce fut ici que s'imprima, en 15U-15 , la ci'lèbre Bible pol)i(lotte , en 6 vol. in-folio; tiws e\oinpl.'ni*es souleinent furent lires sur véiîn : Tun pour le Vatican , l'antix) pour Aie;) la , et le troi- •iiômofnt acheté par M. Slandish , :m prix de 32-2 1. 8leri.(iri,u:>0 f.). Ce dernier fut K'gné, il y a i|uelquis nonces, au rti Louis- Philippe ; le tcxie est en hébreu , eu grec , en lalin et en chaldéen.

Curiusités : le Colerjio mnyor de San- Ildefonso , dont la chi pelle osl magnifique. Le fondateur repose de\ant le retable , d'un riche travail ; la slatue qui le rei)résentc , revôln de st^s babils pantifieaux , est le chcf-d'œnviv de Dominico el Fiorentino. PenUCtro noire voyageur ne Irouvera-i-il pins ici ce nuii^nifique sépulcre, car il éUiit question de le. trpnsporter il Madrid (1848). — La Paraninfo^ ou salle des anciennes céréniniiies , ornée d'une l)clle galerie. — Le Palais épiscopul, situé sur rcmplacoiueiit du vieux Alcazar , dont il reste cncoro une tour bien c-oiiscrvée; l'intérieur est richenieut décoré.

Alc^nla fut la patrie des martyrs saint Jnst cl saint Pastor , dont on cf)nserve les corps dans l'église de la collégiale ; d'Anloino Solis , l'élégant historien de la conquCie du Mexique , et du pins grand romancier qui ait encore écrit dans aucune langue , de l'iinmortel Michel CciTantes , auteur de Don Quichotte. — Pop. 4,Ô00 hab.

MADRID. — Hôtels : Ils ont clé pendant longtemps et sont pout-Olre encore les plus mauvais des graudes villes de l'Ëuropç ; mais le nombre des voyageurs

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BOUTE 403. — DB PARIS A MADUIiy.

ayant beaucoup augmenté par suite de^ récenies améliorations dans le service des diligences , les entrepreneurs fondèrent eux-mêmes des auberges, ou Paradates , où les voyageurs sont assez bien ; de plus , des étrangers ont établi aussi des cafés et des restaurants tolérables ; ajoutons qu'il vient d*6tre fondé un grand hôtel t monté et tenu sur le pied de ceux des autres capitales de l'Europe , unissant le confort anglais à la cuisine française.

La Fonda de San-Luis , 27 , calle de la Montera, petite mais excellente maison; au-dessous demeure un pâtissier où Ton peut dîner très confortablement;— la Fonda de las Diligencias , avec une bonne table d'hôte à 5 heures ; — la Fonda de Europa , calle de Peregrinos ; — la Fonda de Génies ; •— Fonda de Paris , calle del Carmen , etc.

ReilauranU. — On dîne très bien à la Pasteleria de la carrera de San-Geronimo , à deux portes du cabinet de lecture de Monier ; vous êtes servi à la carte ; un dîner coûte avec le vin de 20 à 30 réaux ; — on est bien aussi à la casa Viviana , calle de las Très Gruces , où on a établi une table d'hôte pour 8 personnes seulement ; — la célèbre Fontana de Oro , appelée rhôtel de Madrid , et jadis l'un des plus mauvais , a été convertie en établissement de bains, en appartements garais et en cabinet de lecture. — Le voyageur qui voudra juger la véritable cuisine espagnole devra aller dîner à la Pasteleria, dans la calle del Desengano. Cette maison est très fréquentée par les agents de change , à cause de sa proximité de la Boisa (bourse) ; les chulelas à la espanola (espèce de grillade), et les empanados de pescado» (pâtés de poisson ) , sont toujours fort à la mode et très recherchés ' Àjftpartements garnis etpennonsbourgeoises. — Le nombre de ces établisse ments est assez considérable à Madrid ils conviennent mieux que les hôtels à celui qui désire vivre tranquille , avec économie et s'initier aux usages nationaux. Les situations les plus avantageuses sont dans les rues qui avoisinent la Ptierta del Sol; le voyageur reconnaîtra facilement ces établissements, parce qu'ils ont toujours pour

enseigne une feuille de papier blanc sur les fenêtres ou sur les balcons ; il faut se rappeler que si ce papier est placé au centre , cela signifie logements a lover ; si au contraire il se trouve à l'une des extrémités, il signiGe pension bourgeoise.

— Nous indiquerons : to la petite mais très confortable Casa de los Banos , de David Purkiss , no 25 , caballero de Gracia ; mais comme la maison est petite , il devra écrire d'avance afln de s'assurer un logement ; — 2o le Cuarto principal où l'on trouve des bains ; prix : 1 ou 2 dollars par jour ; l'hôte est anglais , fort obligeant et connaît très bien l'Espagne ; — 5o chez Dona Ramona Beldarrain , vulgsirement appelée Lavizcaina ; la maison se nomme casa del Cordero , calle Mayor , jolie position. Pour passer l'hiver à Madrid il faut choisir un appartement faisant face au midi et pourvu de cheminées , car dans ce pays l'hiver est détestable.

Casas de Populos ( pensions bourgeoises). — Les meilleures sont dans h calle de Âlcala et calle de Carretas ; — la casa de la Maragata , n© 1 , calle Mayor ; — une autre no 9 , calle de Hortaleza , etc. ; mais ces établissements changent journellement : le prix moyen pour le lit et la ta* ble est d'environ 50 réaux par jour.

Cafés. — Ces établissements sont très nombreux , presque tous tenus par des étrangers , et disposés à la mode de Paris. On prend peu de café en Espagne , excepté dans les grandes villes : c'est le chocolat qui le remplace ; mais depuis l'invasion du choléra le thé est fort en faveur. Les meilleurs établissements de ce genre , sont : la Iberia, carrera de San-Jeronimo ; — café Suizo , calle de Alcala ; — del Esp^^o , calle de Carretas ; — on peut encore citer : ceux de los Dos Amigos ; — el Nueva ; — de Cervantes; — de la Àduana ; — de la Estrella , tous situés dans la calle de Alcala ; — celui de Lorenziai , puerta del Sol , — et el principe j la Venecia , calle del Principe.

La euisme à Madrid est en général mauvaise , bien qu'elle fasse des progrès assez rapides depuis quelques années. Le platfondamentu , ou le fond de la cuisine, est toujours le/iucAero» espèce d'étuvée

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BOUTE 403. — DB PABIS A MADBID.

composée de bœaf et de pois chiches ; les asperges qui croissent à Aranjuez , et la Hojaldre (pâte feuilletée) , sont justement renomiiiées. — La plupart des conGseurs sont étrangers ; parmi les meilleurs , nous citerons la Pasteleria Estrangera , plaza Santa Ana ; — celle de la calle del Principe , — et la Pâtisserie française , dans Carrera San-Jeronimo ; plusieurs de ces établissements donnent à dtner.

Boissons. — Les meilleurs vins qu'on boit à Madrid sont les vins rouges de Valdepenas et à*Àrganda; mais malheu^ reusement la plupart sont falsifiés, Parmi les boissons froides , nous citerons la Offua de cebada (eau d*orge) , très rafraîchissante , ainsi que le Orcakta de ChufaSf liqueur composée d*orge et de dragées pilées ; mais rien n'approche de YAgra% (verjus clarifié). Cette liaueur, très rafraîchissante, est délicieuse lorsqv'elle est mêlée au vin de camomille. Le Cerbeia con limon , ou espèce de bierre en bouteille, mêlée avec du jus de citron, est aussi une boisson fort en vogue l'été à Madrid.

Clubs et cabinets de lecture. — Outre l'ancien Casino , un nouveau club , el Circulo del Comercio , s'est établi dans la calle Angosta de Peligros ; on y trouve un café et une pâtisserie.

Il y a beaucoup de cabinets de lecture k Madrid : les meilleurs sont dans la calle de la Montera , et el cabinete literario , calle del Principe. — Le voyageur qui voudrait se procurer des livres étrangers peut s'adresser k M. Casimir Monier^ qui possède une librairie et un important ôabinet de lecture, Casa Fontana de Oro

Bains el voilure». — Outre les trains de rhôtel de Purkis , on cite encore ceux de Corderos , calle Mayor , qui sont très bien tenus ; d'autres , dans ta calle de Horlaleza , et ceux d'el Oriente , plaza de habel H; de la Eslrella , calle de Santa- Clara ; de San-isidro , calle Mayor ; et surtout ceux de la Fontana de Oro.

C'est dans la calle de Alcala que se trouvent presque toutes les diligences et autres voitures publiques. Une voiture de place coûte par jour de 5 k 4 dollars. — Dans la calle del Lobo on trouve des ca* hriolels à 6 réaux l'heure ; — dans la

calle del Infante , on a des voitures k glaces à 56 réaux par jour , 28 pour la matinée et 30 pour l'après-midi. — On trouve aussi des omnibus publics à forme assez bizarre .traînés par des mules. — Dans la calle de las Infantes , sont les citadinaSf introduites à Madrid en 1846, par le col. Partington. — Le marché aux chevaux se tient tous les jeudis dans la plaza del Rastro. — Les marchés pour les comestibles de toute espèce sont généralement bien approvisionnés. — Les plus considérables sont ceux de San-Ildefônso , deSan-FelipeNerf, de la Pîaza de Cebada , et de plazuela de) Carmen.

Commerçants. — Les plus beaux magasins de Madrid sont situés dans le voisinage de la Puerta del Sol. — Librairies : les livres sont généralement rares et chers à Madrid. Les touristes amateurs d'ouvrages sur la topographie el la géographie en trouveront une vaste collection dans la BibHoleca nacional^ plazuela de Oriente.

Au nombre des libraires les plus renommés sont : Monier, Casa Fontana de Oro ; — Ranz , calle de la Cniz ;— Sojo , Perez ^ Sanz , calle de Carrelas ; — Mijar, caîle del Principe ; — Dennie y Hidalgo , calle de Montera ; — et Dionisio Caraini , calle de la Paz. Les pièces de théâtre se trouvent chez Cuesta y Rios , calle Mayor, en face fe casa de Correos. — Parmi les marchands de cartes géographiques , nous citerons Manuel Pereda , dans la Trinidad ; — Lopez , calle del Principe. — Les meilleurs changeurs sont dans la calle Montera et dans celle de Tolède.

Situation, étendue, température. — Madrid est presque au centre de l'Espagne , situé sur plusieurs collines inégales , basses , rapprochées et sabloneuses , au milieu d'une plaine immense et très élevée au-dessus du niveau de la mer. Cette plaine est sèche , aride, nue, absolument sans arbres et désagréable ; mais malgré la stérilité de ses environs , on trouve toujours à Madrid d'abondantes provisions , du bon pain , d'excellents fruits , des plantes potagères de toute espèce , et beaucoup de poissons ; ^ le vin naturel y est exquis , et l'eau qui coule de ses belles fontaines est d'une pureté par&ite.

Madrid renferme , selon la Nolicia t(hpografica - estadtslica , par Caballcro , environ 200,000 hab. ; selon d'autres , 217,000 ; elle est divisée eu 10 districls et 16 paroisses , 10 coniinissariats de police , 89 ijuailicrs, et contient 8,200 mai sons, tant iutrà (\u extra muros; 512 rues (callcs) , 70 places, tant grandes que petites , 3 porles principales , 54 fontaines publiques et 700 particulières. Elle possède 18 hôpitaux, une casa de espositos (maison pour les enfants exposés) , une univei^sitc, 9 académies, 4 bibliothèques publiques , 3 muséums , un musée d'ar tillerie , un splendide palais , 6 théâtres une p/a&a de Taras , etc.

Madrid , capiUilc de la monarchie espagnole , est le sié^'e de la cour , des ministres et sccrélaires d'Etal , des cortès de la nation et de toutes les admiaistralious civiles et miiilaii-es.

Panorama de Madrid. — Avant de commencer son exploration , le voya^jeur doit se procurer un valet de place ou cicérone ; de plus , beaucoup d'objets curieux n'étant visibles (|ue certains joure de la semaine , il faut bien s'assurer de ces jours, afiiitd'évilor 1ns luiurscs inutiles. Comme ciM'Iaiiis lieux ne peuvent é(re visités qu'avec des pcri« lissions , il est urgent d'eu faire la demamle k l'aulorilé compéleute quobiues j.'Ui-s d'avance.

Le mufiâe de sulpliireost ouvert U^ Umdis;

— \es musées de peinlure, d'artillerie el de topo^ritpliio , les diniaiiches et mardis;

— les |)arlios réscrvét-s du Uuen Hctiro , les mercredis ; — la Cusa del Canipo les jeudis ; — le Cfwmo de la Reiua , le plais et les écuries , les vendredis ; VÀrmeria (musée du jîéuie), les maixlisel samedis. Il faut avoir suin de porter toujours sou passeport , paive que les étrangers sont fuvi)risés à M.vlrii) , ainsi que dans toutes les capitales d'Europe.

Notre pi-einière visite sera pour la Piierta del Sol, (jui se trouve au centre de la ville. Celte peiile pUna est coiume le cœur de Madrid , d'où s'(îchappeut e)i divers sens les grandes artères de la circulation. Vers rb., la cùllede Àlcula conduit au Prado. Vers l'E., la callc Mayor conduit à la rivière. Deux auires rues ti'ès

importantes , pa place , et coupai se dirigent vers sont la callê de las Camtas. C alTaires , le ren ciélé , et coQtiei gasiiis.

Le cAlé S. de cupé par la Coi tralion des poste

 droite , csl se trouve Tétahl la poste aux ch<:

Entrons dans des plus belles i Irémilc est coi premier édifice gauche, est l'am iiiaintcnaul h la los Recoictos.

A la suite , .SI de Sin-Ferna Museo conlicnl latuivlle et un verte au puhlic tons les jours a l'escalier Sf>nt d qu'on peut visil

ïlributiim; au cidlecUim de pi;

La salle d'en turcs a des dccu la salle dite du i des rois et rein.ilepuis Charles

L'Ac?îdé\>uo Unies ]ïar Ribc le premier saloi Ckrist couvert Canu; un Chri raies; Mnln h la lete îjaleusc i rillo; une Mine salon se tnmvei Hercule avec bens. — Dans une copie du Juan Carrena (piatrième, quai cutioD, par Zui uno jolie Pieia

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ROUTB 493. — DB PAB1S A MADBID.

lieu l'exposition des peintres vivants , toos les ans au mei^ de septembre.

Le scc^d élage contient \cCabinele de Cienciàs naturaln^ fondé par Charles III. Il oocnpc huit salles.

£n face , sur le cdté opposé de la rue , se trouve la casa de Ion Héros, grand ningasin de cristaux, et tout pris, le Devosilo Hidrogrufieo fondô par Chnrics III , rt reofemianl une assez bonne bibliothi^que. — Tool près, s*('Iève la Buena Visia, palais constroit vers la fin du dernier si(>cle; c'est un vaste édifice de forme can'cc avec de beaux apportiMocnls. — A rextrénnlé de la rue sont les promonades publiques ; sur la droite ouvre le Prado, tandis qu'è gauche une avenue moins frcqnenloe conduit ^ la p«er/a de los Recolelos et k une nouvelle promenade appelée la Fuenta Cttslellaiw et Delicins de Isabel H.

Nous anivons onsuilc k la jmerta de Àleala, oinstruilo en 1778 en l'honneur de Charlos III ; c'est une des plus belles portes de Madrid.

Vers la gauche, se trouve la pln%n de Toros, construite en 1 749 ; elle a 1 ,000 ft 1,100 pieds de cii-confércnnn , et <'onlionl de 12 h 1, 500 spcctoteurs. C'est là qu'ont lieu les combats de taureaux.

En face de celle ar^ne se trouvent les jardins du Buen Rctiro et leur porte la Gloriela. Si nous i-evcnon»; vorN \q Prado BOUS jouissons d'une vue l.'6s belle

Le Prado (prairie) , tant \aHlé par les romanciers et les au leurs dramatiques espagnols , est une des plus IxMles prt»inenades de l'Eni-opc. C'est la plus frCquenU-e de Madrid. Sa longueur, depuis le couvrni à'Atocha jusqu'à Poriillo de Recoletns , est d'environ 9,600 nicds. A roxlrémité du Salon se trouve la fonlaino de Neptune, dont la sculpture est do Juan de Mena ; il y a sept autres fontaines , toutes très jolies. — Buen Reliro. Celte gi-ando étendue de bâUraents en ruines contenait an palais , un théâtre , de beaux jardins , nn muséum , un observatoire. — Eu entnat dans ce palais , par la porte Pelota , on trouve les restes du couvent de San- ^eronimo, fonde par EnriquelV; c'claitun des plus beaux édifices golhiquesde Madrid.

C'est dans les vastes salles du Buen-

Reliro qu^on a placé le Cahinete topo^ grafico et le Jfiiaeo tnilitar. On ne visite ces élablisseinents qu'avec une permission {esqnela de entrada) ; le Museo tnilitar contient d'assez bonnes collections ayant rapport h l'artillerie et au génie militaire ; el C(éinele est beaucnup plus intéressant et renfemn» des modèles d'une exécution admirable. %

Pénétrons maintenant dans ces riants joi-dins restaurés et embellis par Ferdinand VII. A l 'extrémité supérieure se trouve un monticule, couronné d'un belvédère, d'où la vue embrasse un beau panorama de Madrid ; mais pinsienra parties de ce beau parc étant exclusivement réservées pour la famille royale , il faut demander à Vadmi^ nislrador, qui t'accorde volontiers, la permission de les visiter.

HUSéE.

Le Museo de fdnturas est ouvert au public le dimanche et le lundi , et tous les joiii's aux étrangers sur la présenta- Uni) du |v\sseport. Un nouveau catalogue a clé publn"; et se vend à la porte ; il contient plus de 2,000 tableaux. — Quelquesunos des mcillein'es loiles ont été gravées, ell«^s sont mnn filées G. N.,ouca/cogfra/îa uacional ; dans la calle Caretas on peut, so los procinxîr; les lettres CL. signifient enhogrnpa lUhiujrafica et indiquent (!ellcs qui ont élé lilliographiées pour la c^llct^tion commencée en 1826 par José Madmzn , président de l'Acodémie royale de pcinlnre.

Pnur donner une idée générale de la rich<^ssc (lu Mitseo, il nous snfilra de dire qu'on y compte 27 Dassano, i9 Breughel, 8 Alonso Cono, 10 Claude, 22 Van-Dick, 16 Guide, jî5 Lnca Ciordano, 13 Antonio Moro, i6 Murillo, 3 Parmigianino , 21 Poussin, 10 Raphaël , 33 Ribera , 62 Rubtins, 23 Snydcrs, 52 Tenicrs, 15 Titien, 27 Tintoretto, 62 Velasquez, 2.i Veronese, 10 Wouvermans, 14 Zurbaran!!

La Roluuda ou salle d'entrée , ne contient que des médiocrilis : le n<> 27 est une nllégorie par J.-Baptista Mayno. — Le salon central est destiné aux artistes modernes. La plupart des toiles de ce salon sont d'élèves de David ou de ses imitateurs.

ROUTE 493. — DE PàRIS A MADBID.

Le n<> 554 nous rcprésenlo un Rachat d'esclaves , 1815 , par Âparicio , élève de David ; le no 577 , les Gloires de V Espagne ; le no 581 , une Famine à Madrid^ de Madrazo, qui fut aussi élève de David ; on trouve, sou* le no 664, la Mort de Viriartus; n» 570. Ferdinand VII à cheval; no 574, V Amour divin et l'Amour profane ; no 551 , Maria Luisa, par Goya; no 595, du même, un Combattant de taureaux.

Le salon à droite renferme les vieux maitres espagnols ; c'est ici que brille Velasquez dans toute sa gloire. Ce grand peintre naquit à Sévilleen 1599 et mourut à Madrid le 7 août 1660; on le surnomme THomère de Técole espagnole , dont Mu rillo est le Virgile. On admire surtout de ce grand-maître les tableaux suivants

No 81 , le portrait présumé d'Alonso Cano , plein de vérité et de force ; 87 , CL., saint Antoine et saint Paul^ ermites ; 109 et 1 14 , portraits de Philippe IV et de sa seconde femme Marie d'Autriche; 117 , belle esquisse qu'on dit être celle du Marquis de Pescara ; 1 2 7 , C . N . , portrait qu'on dit être celui du corsaire Barberousse ; 1 38, C. N., /o« Bebedores ou losBorrachoSf groupe d'hommes ivres, tableau qui réunit la gaieté de Teniers et * la hardiesse de Caravage ; no 142, représentant PAi/ippe /F, déjà sur l'âge; 145 C. L. , une FotUaine à Aranjueik^ tableau plein de couleur locale et d'une grande vérité; les n^» 101, 102, 118, 119, 128, 152, 145; exammez attentivement le no i 55, C . N. , /<» Meninas ou la Theologia : Luca Giordano appelait ce tableau V évangile de Vart. Cette belle toile représente la triste Infanta Margarita. Le no 1 50 , Philippe IV] 177, CL. C. N.,leCond« duque de Olivares^ à cheval; 155 toiles pleines de naturel.

Dans le salon ii gauche , no 193, C. L. C N., la Forge de Vulcain; 198, Ylnfanta Maria ^ en costume de cour; no 200, C L., Philippe IV en habit de chasse ; 209 , une vieille Dame , portrait plein de vigueur; 230, C L. C N., Philippe III, à cheval, prodige de l'art; 245, C. N., un vieillard appelé MaeniiH); no 254, C. N., Esope; 255,CN., unA'am

assis ; n» 267, un Pretendiente , tlUtade admirable; 270, C. L., le j^tune prince BaUhaiar, âgé de 6 ans , avet son chien et son fusil; no 279, CN., porttaît admirable d'un Nain, grandeur naturelle ; no 284. C N., el Nino de Vallecas, merveilleuse composition ; no 291, C N., et Bobo de Coria , composition spirituelle ; no 293, la Surprise d'Io ; n* 299, C. L. C N., Philippe IV, à cheval, toile admirable; no 303, C N. , la Reine Isa-' belle ^ montée sur un superbe coDrsier blanc, accompagnée de plusieurs autres dames; no 319, C L., la Reddition de Breda, ou las lansfis^ un des che6s*d'œavre de ce grand peintre; no 552 , C. L. C N., don Ballhasar à cheval; no 3^.

C.N., las Filanderas (les Pileuses). — Dans une autre salle, no62, C. L., le Couronnement de la Vierge, faible ; n* 63, le dieu Mars; no 167, CL., uoe Adoration des Mages; Jacob et ses Bn^ fants.

De Murillo, no 43 , C. L., une Sainte Famille; no 46. C L., VEnfant Jésus; no 52, Conversion de saint Paul ; no 54, la Porciuncula ; no 56, C L., V Annonciation : la joue de la Vierge a été restaurée ; no 65 , la Conception , une de ces suaves scènes que Murillo seul pouvait peindre ; no 82 , CL., une Madeleine , grandeur naturelle ; no 1 74 , saint François de PatUe, avec une tête et une barbe Diagnifiques ; no 182, la Mort de saint André, œuvre magnifique; no 189, C. L., Santiago, tête vulgaire; no 191, C. L.

C N. , V Adoration des bergers, chef> d'œuvre de dessin et de coloris ; no 302 , C L., le Sauveur enfant et saint Jean, peinture riche et délicieuse; ifi 208, C. L., Rébecca au puits : les femmes ont quelque chose de flamand ; no» 211 . 2, 6, 7 , la parabole de l'Enfant prodigue, très belle composition ; no il 9 , Conception, riche ; 220 , saint Augustin et la Vierge; no 229, une autre Conception:

c'est l'innocence elle-même ; no 310, C. L., sainte Anne enseignant la Vierge; 00 315, C. N., la Vision de saint Bernard : la tête du saint est belle e.t pleine d'expression; no 326, C. N., le Mirade de la Vierge donnant la casuella (chasu-

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ble), è saint ïldefpnse- — Dans une autre salle, n» 425. fa Vierge au Rosaire.

Juan Jiwoès, le Raphaël espagnol : n© 75, K^i/e de sainte Elisabeth à la Vief^ej style italien ; no 75 , la Mort de gçnta Inès , style de Jules Romain ; no 150, le Sauveur tenant la coupe et Veau ; xfi 158, même sujet; no 165, le Christ portant sa croix^ beau morceau; no 169, portrait de Luis de Castelvi; no» 196 , 7, 9, ei 556, 7. C. L., sujets tirés de la vie ie saint Etienne; no 225, la Cène : 1» tête du Christ est très belle ; no 259 , le Sauveur au Jardin des Oliviers; no 268, Descente de croix, une des meilleures toiles de ce maître.

José Ribera , dit le Spagnoletto : no 42, C. L., le Martyre de saint Barthélémy dont la vue fait frissonner ; no 44, la Vierge; no 55, un saint Barthélemi; no 72, C. N., YErmite saint Paul, copie du tableau de la cathédrale de Grenade; no 116, C. L., V Echelle de Jacoh, grande et bellecomposition ; no 121, Prométhée ; no 125, le Martyre de saint Sébastien; no 204, C. L., la Trinité, dans le genre àe Caravage; no 245, C. N., la Madeleine; plusieurs apôtres; no 285, un saint Barthélemi.

Dans d'autres salles, no 415, saint Jérôme ; no 419 , portrait d'un Sculpteur aveugle; no 475, saint Jérôme; no 480, saint Joseph et l'Enfant Sauveur; no 484 , Ixion sur la roue; no 542 , un Christ mort; no 545, CL., Deux fem mes gladiateurs.

Les deux salles suivantes renferment les œuvres des autres maîtres espagnols. Nous y distinguons : no 40, G. L., saint Pierre apparaissant à saint Pierre Nolaseo , par Francisco Zurbaran ; no 47, Portrait de Murillo, par Àlonso Miguel de Tobar ; no 48, saint Jérôme , par Mateo Gereo ; no 57, G. L , une Assomption, du même; «0» 45 et 49, une Vierge et le Sauveur, par Luis de Morales ; no 61, G. L., des Enfants jouant, de Pedro Nanez de Villavicencio; no 67, G. L , \e Baptême du Christ , par Vicenle Carducci ;| no 69 , des Fleurs, par Juan de Arellano; no 79, C. L., Vue de Saragosse, par Juan BautistadelMazo; n» 85, Portrait de la

femme de Philippe IV , par Juan Careno de Miranda; no 88, G. L., saint Jean à Pathmos , par Alonso Gano ; n* 90, du même, un Roi Golh; no95, Mo'ise frappant le rocher , par Juan de Las Roelas ; no 96, G. L., VAdoration des Bergers, par Pedro Orrentc ; no 100, un Christ mort, par Francisco de Ribalta ; n« 108, Vision d'Eiechiel, par Francisco Gollantes ; no 124, une grosse Femme , par Gareno ; no 154, la Vocation de saint Mathieu, par Juan de Pareja; no 146, saint Bernard , par Antonio Palomioo; no 151 , C. L. , le Siège de Cadix , par Eugénie Gaxes; no 152, G. L., Portrait de don Carlos , fils de Philippe H , par Alonso Sanchez Goello; no 155, Portrait de Marie de Portugal , première femme de Philippe II , par Juan Pantoja de la Gruz; no 154, Portrait d'Isabelle, fille favorite de Philippe II, par Goello; n» 157, la Ftcr^c et V Enfant , par Morales ; n» 166, G. L. G. N. , un Christ mort, par A. Gano; no 170, une Vierge et des saints, par Blas de) Pardo ; no 175, la Naissance de la Vierge , et 1 81 , la Naissance du Christ, tous deux par Pantoja ; no 188, un Coucher de soleil, par Mazo. Salon il gauche : no 206 , Portrait d'Antonio Perei, ministre de Philippe IL par Goello; no 221, une Madeleine , par Jacinto Geronimo de Espinosa ; no 222 , Marguerite , femme de PhiHppe III , par Pantoja; no 226, C. L., la DivinaPastora, par Tobar; no 227, Saint Jérôme, par Gano; n© 277 , Philippe II âgé, ^ Pantoja; no 285, G. N., Santa Casilda, par Zurbaran ; no iSl, saint Jérôme, par Antonio Pereda; n© 290, Charles V, dgé de 40 ans, couvert d'une armure, par Pantoja ; no 297 , Combat naval , par Juao de Toledo; no 505, Vue de Campilla^ proche l'Escurial ; n© 507, G. L„la Vierge et le Christ mort, par Gano ; no 514, G. L., le Baptême du Christ, par Juan Fernandez Navarrete; ses plus beaux ouvrages sont dans la chapelle doKEscurial; no 517, le Christ dormant^ avec une draperie d'uQ bel effet, par Zurbaran.

Dans la Bajada : no 557, Portrait de Charles II, parGarreno;no562, Charles IV, allégorie par Lopez ; no 568, Charlu

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BOUTE 493. — DE PABIS A MadBID.

V et Philippe 11^ par Pcreda ; n*» 373 , un Christ mort , par Domenico Teotocupuli.

Las escudos varias^ collection de difTé rentes écoles, contiennent de belles choses provenant de TEscurial ; la galerie centrale est divisée entre les maîtres espagnols modenies, les vieux maîtres italiens, allemands et français ; nous ne cilonms i\\\v. les plus notables; Uaphael (1485-1 520), no 725, G. L., une 5otn<eFamf7(c,rïdje ('•omposition uial restaurée à Paris; n» 726, E. G. N., la céKbro Perlo\ n© 741 , E. G. N., Tobic et le Poisson, la Virgen del Pe% ; n© 784, le Christ p(*rtant la Croix, ou el Pasmo de Stcilia , toile restaurée ; n» 794 , E., une sainte Famille , appelée de la Rosa ; no 8.14- , E., Sainte Elisabeth visHunlla Vienjc, composition trùs simple , avec un licau paysage; n® 901, p»rtrail de Bortolo; no 905, G. L. portrait du cardinal Jules de Médicis ; no 909, Portrait d'Agostino Beaiono.

DeCiovaiiiti Oellini, de Venise (1426- 1516), no 605, la Vierge et VEnfanl ; 414 , Jésuis donnant lés clefs à saint Pierre; la Vierge avec des saints, riche coPïposiiiini de Gioi-giunc ; no 780 , David tuant Goliath.

De Titien (Tiziaiio-Vecolli, dcGadorc) (1477-1576); no 43, toiles (\npablos d.former elles hcules un musée ; les i»o» 421 , E,M Vierge; 428, E., le Christ au jardin, très endommagé ; 437, E., saint Jérôme; 405, E., la Vierge, \mc Mater doiorosa; 492, Saint Jérôme; 680, Portrait; 682, aoti-o Portrait; 68:i, G. L., Charles V àclieval; avant d'avoir été restauré, ce tableau éb't la plus belh peinture oquesti-o duniondc; 605, portrail du Titien; 724 . un Portrait; 728. G.

L., Diane etActéon ; 729, G. L., Diane et Calisto; deux esfiuisf>w ihannanles que le Titien fit h lïtgo de 84 an-» ; 740, un Portrait ; 752, E., la alcbre Gloria, ou l'apothéose de Gharles V el de Philippe 11; no 756, la Punition deSiKijplw, ; 765, G. L., Charles V avec son rlUen favori; 769, G. L., PAi/ippeJJ, jeune et couvert d'une armure; 775, E., Sainte Marguerite, très beau , mais mal retouché; 776,

G. L.,Salomé avec U tête de Jean-Bm-

liste : on dit que cette lèic délicieuse est le portrait do la fille du Titien-, 787, Promethée , peint pour la reine Matie d'Ani(lctenic; 801, G. L., Vénus et Aâonis ; 805, E., b Foi catholique réclamant li imilection de l'Espagne; 812, Adùmel Eve ; 81 3 , un Christ datis le sépulcre: 852, G. L., Offrande à la fécondiU, gronpe admirable d'enfonls, mais gâté par les ]*estauraleui-s; 854, la rte^oire delé^ imnte , ptintc par le Titien à l'âge d« 91 nns; 864, G. L., Ariane dans Vile de Naxos , une dos pliib belles peintures du I iQ.ulo a\iuil sa l'Instauration; 868, un RepifS en Egyjfle, paysage ^superbe ; 878, G. L., \xn'\n\d iV Isabelle, femme de CiinHcsV; 882, Adoration des Rois; 915, portrait ntagiiifique; 926, portnit d'Alphonse, dur de Ferrare.

De Jac^tbo Robnsti il Tintorctto, de Venise (1512-1504) : no 490, E.. une Madeleine pi-esipic nue; 602, Minerve^ illogoric ; 6t)7, im portrait, genre du Ti- Mon; 626, 628, 645, beaux portraits; 672, Judith et Uolopherne; 679, le Doge assis don"i nu saloii maj^nifique : ce tableau loii^iomps nitribné h Tintoretto est sMiis ilontc do Pietio Malombra , de Veimo (1556-101 8); no 704,1a Gloria:

rosrpiisse ot-i{,'liiale de ce tableau est dans leititbis (les (i<*i;es, ^ Vonise; 850, saini Jérôme ; 859 , la Atort d*Holopheme ; 904, mi Cardinal, très beau; 913, un Sénateur vénitien; 919, portrait de 5êbastien Veniero,

De Paul Vcronèse (1528-1588) : no 453, E., les A'occa de Cana ; 497 , E., le Christ à la Colonne ; 625, £., le ChriU et le centurion , bulle toile ; 661 , Rébeccfi à la fontaine; 691 , Moise sauvé r/e^ eaiu:, composition charmante; 710, Naissance d'un prince, allégorie; 764, iiortrait de femfne ; 703, dito ; 825, E. , le Christ et le centurion, beau ; 843, G. L., Vénus et Adonis, tai)leau Irùsbeaa et d'un grand effet ; 876 , la Vertu et le Vice, allégorie; 896, Caïnet safamUÛ^ coniiMisition niaguifiquo; 897, E., unJfartyre de San Gines; 898, G. L., Su- %anne et les vieiUards, belle toile ; 899, le Christ disputant avec les docteurs.

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BOUTF 4^3. — DE PARIS A MADBID.

Des Basssno : p'^^^^ i Orphée et des Animaux, wr Leandro; 620, le Mauvais riche ^ LoMre, de Jacobo ; 652 , E., le çviangeur d'argent au temple; 673. Adam et Eve , par Jacobo ; 675 , la^ène, parFrancesco; 701, Chaudron- Mers il Vouvrage, par Leandro ; 730, Jacob voyageant , par Francesco ; 8i1 , par Jacofro, sou portrait ; 877, le Paradis, parFrancfôCo; 880, la Forge de Vulcain, helle toile par Leandro ; 940, Veniscy ïeDoges'embarquantf parle mCirtc,

Dans E»euelas varias : JV> i07 , ]»nr Aubens, le Souper à EmmaOs ; 409 , lo Mariage de la Vierge , un des prcmins ouvrages de ce maUvc ; 422, E., udc ConcepHoUf du niêiTio, mais iiiféiieiirc nn n» 229 de Mnrillo; 439, E., un Christ mort, par Rnbcns; 475, E., une Madeleine, par Luis de Carbajal , dont les laeilleuro^ peintures sont a rEscnrlM ; 496, E., le Christ couronné d* épines, jwrVnn Dyck; 515, un Paysage, parl^nc^cinli-inrto, doni Murillofaitl élo^'O ; 526 cl 532, paysugrs, du même ; 550 , Istiltelle , 3« Onimi» de Philippe II, par Sanclx» Oocllo ; 551 , San Bermenegildo , par F. Ilonera cl Mjiz*» ; 533, portrait de donn Jwina , ])nr Poutoja; 543, une Madeleine, pm* Ant nin Autolincz ; 349, Charles V, pai* Panlojn

Galerie italienne : ici les nmllrcs, h s écoles et les sujets sont con Tondus; tout est beau. N» 603, C. L.,Sfnnt Pierre en prison par le Cucriîbin; G09, Sun Cayeiano, enfant, offert à le Vierge , pnr Vaccaro; 611 , Sumson détruisfut le:i Philistins, parProcaccini ; 612, Pf«/6'rr(^c par G. Poussin; le saint Jérôme osl do Nicolas; 630, saint Jérômeviititépnr les anges, par le Dominiqnin ; 633 , porli-nil d'une dame, par Cristnfano Allori ; 654 , saint Sébastien, pnr Guidii Rcni ; 656 , Cléoputre, du niCme; 637, C. L., la Naissance du Sauveur, par Fiori BaroC' cio ; 644, Isaac et R^cca, par Salvator Rosa; 647, le Génie de la peinture, par Gucrcino ; 648 , le Sacrifice d Abraham, par Salvator Rosa ; 653 , Paysage et Animaux, par Poussin ; 660, CL., Vénus à sa toilette, par F. Albano ; 664, C. L., par A.-V. dei Sarto, le portrait de sa femme, Lucre%ia Fede, chef-d*œuvre,

mal restauré en 1833; 671, ]e Jugement de Paris, par Albano; 670, \me Conception, parG.-B. Tiepolo; 681, C. L., la Vierge et des saints, par A. del Sarto ; 683 , Paysage , par G. Poussin ; 689 , Jésus portant sa croix, par Sebastien del Piombo, petit tableau peint snr ardoise , malheureusement retoucbc; 695 , portrait d'une dame , par Paris Bordone ; 705 , saint François contemplant une vision céleste, par Augustin Canuche ; 706, le Sacrifice d'Abraham, par le Bominiquin; 721 , le Christ au pilier , par Michel- An^c; 745, C. L., vue dans In baie de Salerne, par Salvator Rusa ; 751, E., la Vierge sur un trône, par le Guide, pein- Inre magnifujuc ; 759, E., Jésus dans les limbes, par Sebastien del Piombo, grande eX Hiblimc conception; 772, C. L., nnc Sainte Famille, par A. del Sarto ; 778, E., um Sainte Famille , par L. de Vinci , mais (|ue plusieurs artistes attribocnl à Li'ini; 779,E.,/éw»por/ûn^aa croix, gi-aiulc composition de S. del Pioinbo ; 786 , une Adoration des Bergers,p^ri. Paluia; 788, E.,\c Repos en ^QW^^ » Pî'r A. del Sorlo ; 789 , une Suinte Famille, par Jocobo Caru<M;i; 790, la Décollation de suint JeatirBmaliste, pnr (lal>ailci'u Maxime ; 809, E., Jésus et Mûrie-Madeleine , par Antonio AUogri Corrcggio : on doute que ce tableau soit de ce grand-maîtic ; 817 , nn Crucifiement, par Baroccio; 857, le Sacrifice d* Abraham, par A. del Sarto , curieux co.nnio répétition du tablenu envoyé à Français 1«>' par l'artiste ; 847, une Madeleine, par le Cncrcbin ; 855 , une Modeleine, par le Guitic ; 861 , nn joueur de violon, par Bronzino; 871 , une Sainte Famille , par A. del Sartu; 879, C. L., une Sainte Famille , par le Parmesan ; 885, E., une Assomption de la Vierge, par An. CaiTaclie ; 894 , Smanne et les Vieillards , par le Gucrcbin ; 91 7 , par L. de Vinci, toile retouchée; 920 et 916, tableaux snperl>es, par G. Poussin.

Ecoles allemande , française et flamande réunies dans un salon circulaire. N» 942 , G. L., Ruines à Rome avec le Cotisée, par Gl. Lorrain, les figures sont de Philipo Laura ; le n» 945, deN. Poussm ; 947, G.

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BOUTE 493. — DB PABI9 A madBID.

i. M un Coucher de Soleil, par Claude Lorrain ; les figures, excepté le berger, sont par Courtois; 848, Bacchus et des Nymphes, par N. Poussin ; le no 967, VHoslie miraculeuse à Bolsena , peinture allemande ; 971 , une Noce de Village , par Watteau; 972, Portrait d'Albert Diirrer, peint par lui-môme à Tàge de 26 ans; 975, C. L., un Coucher de Soleil, par G. Lorrain , la figure est par Francisco du Gubbio; 982 , C. L., David et Goliath , par N. Poussin ; 983 , une Bacchanale , du même; 988, un Paysage avec une cascade , par C. Vemet ; 989 , le Jfon(- Parnasse, par N. Poussin; 991, Jolie scène à St-Cloud, par Watteau; 992, un beau portrait , par Â. DUrer ; les n<» 1004, 1005, 1025 et 1026 petits J. van Ostade; 1006, 1020, deux scènes de chasse trèscurieuses,psTLuc9S Cranach, représentant Télecteur Jean de Saxe donnant une fête è Charles V, qu'on reconnaît à sa toison d'or; 1009, une Allégorie musicale, par A. DUrer; 1015 et 1014 , par N. Poussin; 101 7, une Allégorie, et 1019, une Ste FamilU^Vous deux attribués èA.

DUrer; 1023, Santa Cecilia; et 1024, Rome ancienne, tous deux par N. Pous sin; 1033 , Ruines et Tentation de St Antoine, par C. Lorrain; 1040, Diane, par N. Poussin ; 1042 , par Quintin Matrsys , un Chirurgien de Village ; 1044 , 1045 et 1047, trois bons ouvrages de Vemet ; 1049, Scène du matin avec une Madeleine, par C. Lorrain; 1050, Jfé- Uagre chassant, par N. Poussin; 1051 , Silène, dito; 1062, une très belle Sainte- FamiUe, attribuée à Lucas de Leyde; 1067 et 1070 , N . Poussin ; 1069, Adam et Eve, par A DUrer; 1080 , splendide Coucher de Soleil en Italie , par C. Lorrain ; les figures de Tobie et de l'ange sont par Courtois ; 1081 , C. L. , un superbe Lever de Soleil sur la mer, par C. Lorrain ; les groupes sont de Courtois ; 1082, C. L., une Scène du malin , du même, les figures sont de P. Laura : 1086, CL., Paysage avec un gué, dite, les figures par P. Laura.

Galeru de Paso : n» 1088 , Hercule, par Lucas Giordano ; 1090, Persée-, 1094 , une Suzanne ; 1096, le Repentir

de St Pierre \ 109» , Rinamiet Armidû; 1100, Erminia cherchant un refuge parmi les bergers; 1124, Taneredi et Clorinda; 11:!8, Jacob luitnnt avec VAnge ; 1 1 38, Turnus vaincu par Enée; 1 168, le Christ portant sa croix ; 1 115* Andromède; 1186 , Flore, tous grands ouvrages du même mattre.

Dans la Sala del descanao , salle où se repose la famille royale, se trouve une peinture représentant le débarquement de Ferdinand VII à Puerto de Santa-Maria . par Aparicio, très médiocre. On vend à la porte du musée une notice particulier pouifce barbouillage. — Dans la salle à gauche, n» 1199 et 1205, Portrait de l'archiduc Albert et de sa femme Isabelle , par Rubens ; les paysages sont attribués à J. Breugbel; 1210, Fête rvalf. que, par D. Ténieis; 1215, Saturne dévorant ses propres enfants , par Robens; 1216, le Combat des Lapithes , du même ; 1217, une grande Chasse ou sastglier; 1220, une Ste - Famille ocee Si George , par Rubens , très belle ; 1229 , CL., V Enlèvement de ProterpinCf da même ; 1230 et 1247, Groupe de chiens, par Snyders; 1333, Portrait du peintre Richard, par Van Dyck; 1241, sapeit»

portrait de Catherine, femme de Jean III de Portugal, par A. Moro; 1242, portrait d*uneardinal, par Van Dyck ; 1245; CL., portrait de la comtesse d'Oxfords du même; 1251, CL., Motse arrêtant la peste en élevant le serpent d^airain^ par Rubens; 1258, portrait de dona Juana d'Autriche, par A. Moro; 1269 et 1270, Sujet pastoral et fête Chan^ pitre, par D. Teniers; 1272 et 1275 , portraits de Henri de Nassau et de a remme Amélie, par Van Dyck; 1271, par Van Dyck: cet artiste montre une galerie de peinture à l'archiduc Albert; 1282, C. L., Charles /«<* à cheval avec son ar^ mure, dilo; 1285 et 1288, deux jolis tableaux représentant du gibier, par Snyders; 1292, C L., V Adoration des Mmges, par Rubens, où se trouve son portrait; 1294, la Gratiosa fregatrU%f par D. Téniers , un des plus beaux ouvrages, sans contredit , de cet artiste ; 1296, mie Tentation de St Antoine, (tito; 1305 et

1355, deux Intérieurs d'égliêes, pw P.

Nee&; 1508 , beau portrait (l*uo<^ dame en noir, parT . Porbus; 1 51 4,V«û Dyck, portrait de femme ; 1320, C L-, Mercure et Argus, par Rubefls;1328 et 1329, des Singes artistes, parD. TéDiers;1350,de Rembrandt, Artémisewr le point d'avaler les cendres de son mari; 1556, un chasseur à cheval se rafraîchissant à une aubeife , par Wouvermans , beau ; 1358, CL., Minerve et Cadmus^ par Rubens; 1559, Grande Fête rustique, où se trouvent Tarchiduc Mbertetsa femme , par J.

Breughei; 1544, Coucher de holeil au milieu des rochers , par J. Both ; 1545, portrait àe Marie de Médicis, par Rubens ; 1 550, portrait équestre de Ferdinand d'Autriche^ par Rubens; 1551, le Paeeage de la montagne , par Both; 1558, portrait d'une princesse en costume noir, par Rubens; 1561, Figures allégoriques d'arts et de sciences, par Breugbel; 1375, un groupe de danseurs ^ par Rubens , peinture belle et agréable ; 1574 et 1375, deux intérieurs d'églises, par P. Neefs : les figures sont de Franck; 1S76, portrait de dona Maria , infante de Portugal, par A. Moro; 1577, Scène de chasâQ avec des femmes et des hommes à cheval, par Wouvermans, toile délicieuse ; 1578, un Snyders; 1580, une danse rustique, parTéniers; 1582, un beau portrait de femme, par À. Moro.

Dans la salle k droite, n<» 1592, portrait fl'un chevalier armé, avec une écharpe rouge, par Van Dyck; 1595, un Musicien , du même; 1594, un cavalier vêtu de satin uoir, du même; 1401, par Van E>«k, Henri )f^er/ts s'agenouillant dans sa cellUt^, peinture de la vieille école , trèscurieusi;: 1405, un lion dans un filet, par Snyderï.; 1407, par Van Dyck, son portrait et cei» du comte de Bristol; 1410 par J. Ruisdaël , Pe/i(e scène dans un bois; li18 et 141&, deux peiiU Intérieurs d'églises, par P. Neets; 1422 et 1425, deux grands Paysage^, au moment du marché , par J. Breughei ; 1 4<25 et la série des onze petits tableaux de Téniera , sujets tirés du Tasse; 1440, Bois avec unlac et un 6ac, par Ruysdaël; 1443, St Georges délivrant la jeûne fille du dra-

gon, par Rubens; 1445 et 1444, deux grandes fêtes rustiques, par J. Breughei; 1446, portrait de la reine Marie d'Angleterre, par A. Moro, gravé par Vasquez, G. N.; 1447, portrait de Liberti, organiste à Anvers, par Van Dyck; 1448, une fêle rustique, par Téniers; 1449, Ulysse découvrant Achille , par Rubens ; 1451 , C. L., Tentation de St Antoine, par D. Téniers; 1457, Scène de Montagne et de Bois, par Bolh; 14C1, Jérémie dans sa caverne, par Rubens; 1463, un Groupe passant une rivière ^ par T. Wouvermans; 1465, Si/ène, par Rubens ; 1467, un Repos après une chasse, par T. Wouvermans, belle toile ; 1 470, C. L. , un Paysage avec des ermites, par Both ; 1474, Cérès et Pan , grand sujet par Rubens et Snyders; 1487, des dames jardinant , par J. Breughei ; 1488, des Ermites, sur une grande dimension , par D. Téniers; 1 501 , des Bohémiennes disant la bonne aventure à un vieillard, par D. Téniers; 1507, Mercure, par Rubens, ainsi que les séries des apôtres, depuis les n<» 1509 jusqu'à 1 51 4 , et depuis 1 551 jusqu'à 1 556, peu remarquables; 1615, CL., portrait de Thomas More, par Rubens; 1528, Atalante et Méléagre, àiio', 1546, C. L., une Pieta , par Van Dyck; 1551 , G. Metzu: i5bQ,Archimède, parRubens; 1573, Départ de l'auberge, par P. Wouvermans, très beau; 1575, C. L., Rodolphe de Hapsbourg place sur son ctieval un prêtre qui va porter les sacrements, par Rubens; 1576, G. L., des Galants et leurs maîtresses, chef-d'œuvre; 1578, un Vulcain, du même; 1587, Ganymède , du même ; 1588, V Enlèvement d'Europe , copié de celui du Titien , par Rubens , et destiné à Gharles I*»*, d'Angleterre, mais qui ne peut se comparer à l'œuvre de l'artiste italien ; i«9i, des Volailles se querellant, par Snydeit- ^598 , la Mort de la Vierge, par Goxcis, ««itlean apporté de la cathédrale de Bruxelles, par Philippe 11; 1599, les Pèlerins d'Émmaus, attribués à Rubens ; 1602, grand Paysage, par Monper, figures par J. Breughei ; 1607, G.L., la Trahison de Judas , par Van Dyck; 1610, une Halle de dames et d'hommes à une auberge de cam-

dbyGd^gk

ROtJTB 493. — DE PARIS A MADRID.

Çagne, par Wouvennans ; 1615, un D éaiers.

Au rez-de chaussée sont les nouveaux salons flamands ; la Badaja renferme des toiles de second ordre : no 1620, des Enfants jouant^ par L. Giordano, faible imitation de Murillo ; 1 625, une tête énorme, par'Carduc'r, 1636 les Verttu, par Se bftstien Bourdon, ainsi que le no 1641, une immense Décollation de St Jean ; 1642, unei4rcAe de Noé, parRosa de Tivoli ; les oo^ 1646 et 1647 sont plus remarquables , ce sont les portraits d*/«a ^e//e et de Ferdinand,

Les nouvelles salles flamandes : no 1654, Persée délivrant Andromède^ par Rubeos, on trouve la dame par trop flamande ; ^ 662 , Cérès et Pomone^ \ Rubens; 1666, Adam et Eve , par Rubens, imité du Titien ; 1670, Flore, par Rubens et Breughel; 1679 et i%Sh,deux vues de Tivoli , par Bolh; 1681, des Nymphes surprises par des Satyres , par Rubens; 1685, Diane et Endymion/jiST TanDyck; 1686, des Nymphesetdes SatyreSf nar Rubens, œuvre magnifique, 1689, Orphée et Eurydice, par Rubens; 1696, G L,/t<non(far»«oficAartraînépar des paons, allaitant Hercule, par Rubens; 1699, portrait d'nn chevalier de Santiago, par Rubens ; 1 71 0, G. L., les Grâces, du même ; 1716, Diane et Calisto, par Rubens; 1720, G. L., la Fortune glissant sur les eaux, du m6me ; 1 721 , St François en extase, par Van Dyck; 1727, VEnfantrJésus avec St Jean , par Ru bens; 1729, du Gt^ter mort dans une cuisine, par Snyders; 1739, une Chèvre allaitant un jeune loup, du même; 1745 et 1746, deux grands paysages, par J. Breughel; 1767, un heaiU Coucher de Soleil, St Jacques hoptisant Veunuque, parBoth; 17P^i portrait de Marie de Médicis. par Porbus; 1772, portrait de ja Marquise de Leganèt, par Van Dyck ; 1774, un Lever de Soleil avec des vaches , par Both ; 1778, un Jardin è Frascati , dite ; 1 782 , scène de rochers où se trouve sainte Rosalie de Palerme , du même; 1784, la même scène avec saint Bruno; 1786, même scène avec saint François, dito ; les figures sont de P. de

Laar; 1788, par Swaneveit, nneCafnpa' grie où prêche saint Paul; 1792, portrui de Marie, femme de Maximilien II, par A. Moro ; 1803 , du même , portrait de Mnimilien jeune;l 795, nu Coucher du Soleil, par Swaneveit; 1794 , beau portrait d'nnc des filles de GharlesV, par A. Moro; 1 799, un beau Goucher de Soleil , par Swane^ velt; 1804, portrait d*une dame richement habillée, par À. Moro; 182e, partraH d'une jeune dame , par Porbus-, 1827 , Paysage avec cascade et des pieheurt , par Both , figures par J. Miel.

La Galeria reserrada, espèce de pénitentiaire , où sont reléguées tentes les dqdites dont l'aspect ne doit pas êtee permis à tout le monde , s'ouvre k rétrang«r très facilement. On y remarque les no* 72, 15, par A. Diirer , Joints en 1507 , représeiH tant Adam et Eve, plus grands que nalare; Adonis allant à la chtuse ; Vénus et Cmpidon, par A.Garrache; un beau Jugement de Paris, par Albano, clair et transparent; un groupe de huit femmes tirant de i'enu, parTintoretto; 192, un sujet de bacchante, par Poussin ; 53, une Femmi sur un lit , avec un jeune homme jornat de Torgue, par Titien ; 58 , une F^mme s*amusant avec un chien , par Titien, chef-d*œuvre de carnation ; une Course d'Atalante, par Guido; 112, Putipher et Joseph; bi,Danaë, par Titien, esquisse parfoite ; Su%anne et tes vietllards, par Tintoretto. On trouve aussi quelques copies d'après Gorregio : Lédaet le Cygne ; le tableau représentant un har , piste a été repeint ; Adam et Eve , d'après Raphaël ; 107, une Femme ntie donnant à boire à un aigle, dans un splendidi paysage.

Il est question d'ajouter au WUseo uet galerie de portraits.

Les amateurs de l'anA^nne orfèvrerie visitefonl la superbe élection réunie depuis peu au Muséo - elle contient plus de cent coupes, t»^s, vases, etc., d'un travail exquis- La ^lerie de sculpture est située aa b«8 de l'escalier, et est très incomplète; on n'y rencontre aucun maître. La meSleure sculpture antique qu'on y trouve appartenait à la reine Christine de Suède

BOITTE f93. — DE PABIS A MADRID.

Qoelqnes-w» des bronzes gréco -romains et des teiea antiques sont besax , mais en général mal restaurés* — On remarque une petite Flore en marbre avec une tête moderne ; un hermaphrodite en bronce eoulé et quelques tables de pierre 4ure; les deux statues assises de Charles JV et de sa femme Luisa ; un Castor et PoUuXf ouvrage délicat ; Isabelle j femme 4e Charles V , avec un riche costume; une Tête grecque colossale , très belle; un beau bronze de Charles Y ; un buste d'albâtre de Philippe II; un bon torse de femme, probablement une muse ; une tétedebroMe d'ÀtfUinouê\ Alexandre mourant ; un Méléagre , le torse est antique; un Mercure, un Cupidon. Les habitants de Madrid admirent surtout les ouvrages des senores Salva et Alvarez, principalement un groupe de deux personnages en bottes eten pantalons, appelés e/yrupo de Garago%ay par Alvarez.

Notte ; un Portrait de Ferdinand III, par Murillo ; un Christ mort, par Pereda ; plusieurs bons tableaux des Rizzi , père et fils , principalement de Francesco ; ceux de Pantoja de la Crux. La série représentant la vie et la passion de notre San-veur, peinte en 1550 par don Correa, mérite une attentioî^ particulière.

Un peu au-delà du Jfuaeo , sur la gauche, est situé le Jardin Botanico , qui est magnifique et présente un ordre parfait. — Le Campo santo ou cimetière et el Ob^ servcUorio astronomico , d'où on a une belle vue de Madrid, sont situés près de la porte d*Atocha ,sur l'éminence de San Blas .

L ancien couvent dU/oeAa (supprimé), jadis si riche, est situé au-dessous.

Au coin de la calle d*Atocha est le vaste hôpital appelé V Hôpital el General, fondé par Philippe II, en 1582. Tout près est le colegio de San Carlos, école de chirurgie qui possède un musée d'anatomie et quel-

Le Museo de la Trinidad , fondé par ques préparations en cire Espartero et ouvert le 2 mai 1843. Ce Les Delicias sont de belles promenades musée , encore en voie de formation , ren- où se trouve le Casino avec des jardins iirme aujourd'hui plus de 1,500 tableaux délicieux, tant bons que mauvais. La série de peintu- Ponts. — On compte 4 ponts survie

res représenteles souffrances des ohartreux persécuté» par Henri YllI d'Angleterre, œuvre de Carducho ; le Miracle de la manne , par Herrera el Viejo ; un portrait d'un Istrado, avec des lunettes, et une Conception, parSpagnoletto ; \meDescentede croix, par D. Volterra ; des Avares , par Q. Matsys ; quelques Caprichos (caprices), I par Goya ; un portrait de Melande% , par I lui-même ; VMé Socinas administrant le I ^rement è santa Maria Egypciaca, par I Francisco Camille ; saint Bernard âge- ^•Û< devant la Vierge, par Alonso f 5*^0 î ^»vir/e« II, par Careno ; une copie delà Transfjjuration, par Julio Roroano, I provenant de rçjcurial; une ;o/ie pein- I ture, par Penni il Fattore ; une Femme , «rpriae en adtt/r^e, ^ar Titien ; Samff^9onetle lion ; portrait 6% V archidiacre AWeri, par Rubens ; el /tiètiv» de Porciuneula, grande toile longtemps auribuée à Murillo, tableau curieux ; me Contestation entre un pape et un grand-prêtre

Jwf, vieux tableau allemand ; un Christ jusqu'à l'Escurial

Manzanarès : un de bois, i l'extrémité E., conduit à YErmitage de San-Isidro del Campo. Le grand pèlerinage de ce saint , patron de Madrid, a lieu le 15 mai, spectacle national où s'offrent réunis la plupart des costumes, des chants et des danses des diverses provinces espagnoles. On s'y rend la veille, dans Taprès midi. — Le puente de Toledo , construit en 1735 , par Philippe V. Sa longueur est d'environ 585 pieds sur 36 de large; c'est une vaste construction de mauvais goût. Le puente de Segovia , lut construit par Philippe 11 sur les dessins de Herrera ; c'est un imposant viaduc de 635 pieds de long sur 3t de large. — Vers la gauche se trouvent les clôtures de la Casa del Campo , maison de chasse de Charies 111 , et liée au palais par un pont et un tunnel. La reine Christine y a formé une ferme-modèle : les jardins sont agréables et bien pourvus d'eau. — Au-delà du Manzanarès, on trouve les Avenues et la Florida qui se prolongent

devant le grand-pr^lre,'parGerardo délia

ROUTB 493.

DB PABIS A NADBie.

gnifiqucs du monde ; on y pénètre par deux Platas ouvertes; celle del Oriente est une espèce de place du Carrousel , sur la quelle Ferdinand YII avait commencé d'élever un théâtre magniflque et une colon nade majestueuse.

Au centre d'un jardin circulaire, se trouve une des plus bellôs statues éques ires qu'il y ait au monde : elle représente Philippe V monté sur son cheval de bataille. Montanès sculpta le modèle en bois sur un dessin de Yelasquez , et le bronze fut coulé à Florence, en 16iO, parPedro- Tacca : elle a 18 pieds de hauteur et pèse environ 18,000 livres.

Ce palais forme un carré , dont chaque cdtéa i70 pieds sur 100 pieds de haut , mais les ailes et les jardins en terrasse ne sont pas encore terminés. La principale entrée est vers le S. Elle conduit dans un immense Patio ^ d'environ 240 pied^ car rés avec une galerie vitrée qui renferme de très médiocres statues. Les ornements intérieurs de ce palais sont de la plus grande richesse, surtout le salon principal, appelé de los Embajadores , ou salle du trône. C'est là que les souverains espagnols reçoivent dans les grandes occasions, et qu'on les expose sur des lits de parade après leur mort. On y voit Ferdinand VII habillé cl complètement équipé, un chapeau militaire sur sa tête et sa canne à la main. — La Chapelle royale ^ située au N., au niveau des appartements royaux , bien que petite et ayant souffert pendant les guerres de l'Empire, estencore splendide. — La Reale Cochera et las Caballere%as , vastes remises et écuries du palais , sont situées au N.-E. On y voit des voitures de tontes formes et de tout âge.

La Bibliothèque nationale, placée au coin de la Call» de la Bola , sur la Plaza del Orienta», contient environ 200,000 volume.*!. Elle est ouverte au public depuis 10 h. du matin jusqu'à 3 h. après midi.

La Sala del Trono renferme les médailles et les monnaies, au nombre de plus de 150,000,

La Arnieria Reale, an des plus beaux musées d'artillerie du monde , est sur le côté S. du palais. Pour la visiter, il fout une permission.

La partie centrale de la salle est €0u^ par une ligue do figures équestres , et tes murs sont garnis de chevaliers anoAés dans un grand appareil de guerre et de toww nois ; au-dessus , sont appeadues des bannières prises sur l'ennemi , et des orties d'armes.

La collection des épéesest intéresBante, car l'Espagne a toi^ours été renomone pour la beauté et la qualité â« ses lames. On y voit les cimeterres de Beruardo dd Carpio et de Roland , le formidable esp don de Garcia de Parades ; les épées de saint Ferdinand , de Ferdinand et d'Isabelle, et du grand capitaine ; ensuite, celles de Charles Y, de Philippe H , de Pemand Cortèset de Pizarre dans des foorreaux dV cier. Necherdiez pasl'épée que François 1« portait à la bataille de Pavie, elle fut donnée au roi Murât par le marquis d'Asti»^.

La casa del AyuntamieiUo , ou lidtel^ de-ville , édifice du xvi« siècle, est skiiée dans la Plazuela de la Yilk.

La PloM Mayor date de 1619; le se célébi'aient les auto-da-fé et les fieslas reaies (combats de taureaux royaux ) ; « disposition est parfaitement approprie à ces sortes de spectacles.

UHospital San-Ànionio, dans Cecicdera de San-Pablo , fut fondé en 1606. U a une belle chapelle ornée de finosques p« Rizzi, Carreno otOiordano. On remarque la Santa-Isabel et Santa Engracia, par Ea- { genio Caxes, et la statue du saint patran, par Pereyra.

La Imprenia RetU (imprimerie royale i est située dans la calle de Carrelas ; cet édifice renferme l'Imprimerie royale et ifi ateliers de gravure.

La Casa de Moneda on la MonaM, est dans la calle de Ségovia ; lesmitcHinessiMit médiocres et la fabrication le"<e.

La Bourse, ou Bol»* de Camerdo, établie en 1831; aw*ard'hui elle est à los BasUHos, caU^deJ Deaengano.

La Banque mtionale, appelée Son-Fernando, e9< dans la calle delà Monten.

La Plateria, fabrique royale d'orfèW- We, est située dans la calle San Juan ; IV telier est fort beau, mais on y ^brique pea de vaisselle , car l'âge d'or et d*aiig<eiil est passé pour l'^pagne.

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Théâtres. — Madrid renferme sept théâtres, qui soot : del Girco, del Principe» de la Crus , del InstitQto, de Yarietadez, del Museo el del Buena-Vista.

L'Espagne, qui avait refusé du pain k Cenranles nenda»! sa via, vient de lui ériger, plaza de las Gortès, une statue modelée par Antonio Sola, de Barcelone, et coulée en bronze par Ho^arten. Le noble écrivain est revêtu du vieux costume espagnol; 800 manteau cache son bras mutilé à Lépante. — La rue quMl habit^iit est maintenant appelée calle de Cervantes. — Les cendres de Galderon de la Barca ont été , le 19 avril 1841 , transportées monastère de Calatrava et déposées dans le campo santode San-Andrea.

L'église de Santo-Domingo el Real^ fondée en 1217, le portail et le chœur furent ajoutés en 1599, parHerrera. Don Carlos y était enterré avant qu'il Tût transporté à l'Escurial. Remarquez la statue agenouillée de don Pedro.

Environs de MAonro. Les environs immédiats de Madrid n'oiïrent en général que peu d'intérêt. On n'y trouve ni ces jolies villas, ni ces villages florissants qui entourent Paris et Londres.

11 faut excepter cependant quelques demeures royales dont les plus jolies sont :

La Moncloa , à droite de la route de l'Escurial et dominant le lit du Manzanarès ; Ferdinand YII l'acbela de la famille Alva et y rétablit la manufacture de porcelaine détruite par les Anglais k la China.

El Pardo , maison royale de chasse , à 2 1. de Madrid, sur le Manzanarès; elle *it construite par Charles V. Les bols s'éteiKJent sur une circonférence de 151.

La Alameda , villa située sur la route de GuatfèJajar». construite à grands frais par la comusse d'Osuna.

Industrie , Commerce.— Comme nous l'avons déjà dit , Vadrid ne peut se comparer, sous ces deux yoinls de vue, ni ii Paris , ni à Londres , m môme à d'autres villes de l'Europe , non que tctte jeune cl belle cité soit aussi pauvre sous ce rapport que certains touristes affectent de l'amrmer après un séjour d'une semaine ou deux ; loin de là , l'industrie et le commerce de cette capitale sollicitent tout autant l'atten-

tion du voyageur que ses richesses monumentales et artistiques.

Moyens de locomotion. — Avant de quitter Madrid, il faut metlreson passeport en règle , et se précautioiiner contre la lenteur des employés.

C'est de Madrid ,' situé au cœur de la Péninsule, que toutes tes grandes artères de la circulation s'échappent et divergent sur tous les points de l'Espagne. On a projeté un chemia de fer qui, de Madrid , irait à Barcelone , et de là en France, en passant par Àlcala , Guadalajara, Saragosse et Barcelone , et beaucoup d'autres qu'on ne voit encore que sur le papier.

Principaux établissements de voitures PUBLIQUES. — L'administration de la compagnie des diligencias postas générales est dans la calle de Alcala, casa de Torrecilla , et d'où partent des voitures à heures fixes pour Valence, Bayonne, Tolosa, Vittoria, Bilbao, Burgos, Santander, Séville, Valladolid , Palencia , Léon , Oviedo , Perpignan , Barcelone , Girona , Lérida, Saragosse, Panipelune, Tudela, Jaen , Grenade, Guadalajara, Aranjuez.

Diligencias de francia , Compagnie formée récemment , qui a établi un service régulier de voilures enti'e Madrid et Bayonne.

Diligencias a Salamanca , administration calle del Correo, n» i, casa de Conlcro ; partent les jeudis et les dimanches à 2 h. du malin, el arrivent les mardis et samedis à 5 h . après midi .

Diligencias a Toledo, service de deux jours l'un et môme lieu que les précédentes.

Diligencias a aranjuez, partant tous les jours de la môme administration.

Diligencias estacionales, calle d' Alcala, no 1 1 . Ces véhicttWs desservent pendant la belle saison les châteaux royaux et les bains des environs de Madrid.

Pour Cuenca par Tarancon, de deux jours l'un , départ à 7 h. du malin , et arrivée de 2 à 3 h. de l'après-midi.

Pour Toledo par Cedillo, départ à 7 h. du malin, arrivée entre 5 et 4 heures après midi.

Diligencias pour Guadalajara, service journalier, départ de la oalle de Alcala,

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