LIBRAIRIE FRANÇAISE
Fd. BelliUïrdelC^, au pont dô Police, maison de l'Eglise Hollandaise.
Cette librairie, particulièrement française , est sans contredit la première de la capitale * et cooséquemment la mieux assortie , tant en ouvrages classiques qu'en nouveautés. D'ailleurs, MM. Fd. Bellizard et C«, par leurs correspondances k Londres et leur maison de Paris , se trouvent posés de manière k soutenirleur réputation méri tée et acquise en Russie. C est cette mai »on qui éditeà SaintrPétersbourglaAevu^ Étrangère , publication dont le succès soutenu fait suffisamment Téloge.
Grael[f place de rAmirauté , au coin
de la perspective de Nevsky , dans 8« propre maison.
La librairie Gcaeff est toute savante; cette librairie , en corresjMndance avec les principaux libraires d'Allema^e et particulièrement de Leipsîck , se tient au omrant tant des nouvelles éditions des ouvrées anciens que des divers travaux philologiques qui intéressent la littérature saviale , et possède les nouvelles pubUcatioos ea tout genre.
/. Hauer et C« , Perspective de Nevsiy. maison Pctilliat, w 5. Etablissement hia assorti , ayant avec Paris une correspoadance très active.
/. IssakofT 9\nét librairie française.
Basile /AsaAo/Tjeune, librairiefirançaiâe.
DE SJJUVT-PJBTKRSBOURe a HtM^COU^
Par Novgorod et Tver, 6G7 versles.
Do Saint-Pétersbourg à Moscou, la route est entretenue avec le plus grand soin par de nombreux cantonniers dont on admire les cabanes proprettes et les jolis jardins.
Moyens de locomotion. Le voyageur trouvera proche Téglise Isaac, l'administration des diligences où on lui donnera tous les renscigncmenls désirables , ou bien il pourra prendre la malle- poste ou les diligences du gouvernement.
On quitte la capitale par la porte de Moscou. Relais :
Chetiri Rouki.
Ijora.
Sablina.
Tosna.
Riabova.
Pomerania.
Chudova.
Spaskaia Polisle.
Podberésa.
Novgorod.
Bronitzi.
Sailsova.
Moâkni.
toslsi.
10 versles 1/i
Rakino.
Yajilbitzi.
Valdai ou Zimagoria.
Yedrovo.
Makorovo.
Katilovo.
Bacbmai.
Vishni Volotchok.
Kolokolenka.
Vidropusk.
Biidova.
Torjok.
Mironeschi
Miednoi.
Kaliknia.
Tver.
Emmaus.
Horoduia,
Zavidovo.
Klin.
Podsolnetchanaïa Hora.
Dourotino.
Tzchernaia Graiz.
Himki.
Moscou.
iOverstes.
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De Saint-Pétersbourg, la route suit une
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BOOTB 785i — DE SAINT- rÉTBlSBOCKâ A' MOSCW.'
direction è peu près S. jusqa*à Novgorod. La contrée qu'on traverse est plate et monotone jusqu'à
Chudova^ où la scène change et devient pins variée par la présence d'une chaîne de montagnes peu élevées qui s'étend jusqa*aa lac Ilmen.
Les différents relais que nous rencon trons ensuite sont généralement bons et propres.
NOVGOROD, capitale du gouvernement de ce nom *, est située sur la Vol chova. Peu de villes conservent autant de traces de leur grandeur passée. Sa population, jadis considérable , ne se monte aujourd'hui qu'à 7,000 âmes Elle possède encore quelques monastères dont les dômes et les minarels fiuppent l'œil du voyageur. he vieux Kremlin et les portes en bronze de l'église méritent une attention particulière , ainsi que le beau pont moderne au centre de la ville.
Le pays qu'on parcourt offre peu d'intérêt ; nous traversons le Volkoff cours d'eau considérable qui sort du lac llraen , que nous apercevons à droite , mais dont l'aspect n'a rien de romantique. Bientôt on rencontre unecolonie militaire qui borde chaque côté de la route ; c'est un objet curieux et digne d'attention.
Hâtons-nous de franchir ces plaines monotones pour atteindre les montagnes de Valdai, qui sont en grand renom dans toute la Russie d'Europe, et qui méritent, en effet, une visite.
VALDÂlou ZIMAGORIÂ, petite ville située sur le bord d'un beau lac, au milieu duquel se trouve une île avec un monastère. Le poisson du lac est excellent et bien préparé par la maîtresse de la maison de poste.
La seule localité de quelque intérêt que nous rencontrons ensuite est
VISHNI VOLOTGHOK, petite ville où commence le grand canal, qui joint le Volga par une série de rivières et de lacs . au Ladoga et à la Neva, et par là fait communiquer la mer Caspienne à la Baltique L*aspect de ce canal , couvert d'une foule d'embarcations aux formes les plus variées est très pittoresque. — Rien de curieux jusqu'à
TORJOK , grande ville, renommée pour ses poulets, ses fabriques de cuir brode de soie et de Ql d'or et d'argent. Les rues de cette ville sont laides et les maisons presque toutes en bois, à l'exception de^édi- Qces publics, qui sont en pierre. C'est le point le plus éloigné que les Français atteignirent en 1812.
La contrée qu'on parcourt est triste et solitaire jusqu'à
TVER, capitale du gouvernement de ce nom. Elle est située sur le Volga, qui est navigable jusqu'à son embouchure dans la mer Caspienne. On traverse ce fleuve sur un long pont de bateaux. Des steamers naviguent aujourd'hui entre Tver et Astrakhan. Cette ville présente un aspect assez triste. -— Pop. SO.OOO hab.
Les huit relais de poste qui suivent n'offrent rien de remarquable. Bientôt après avoir dépassé Himki , nous apercevons h gauche le parc et le Palais de. PeterskoU puis nous voyons briller à l'horizon une forêt de dômes et de coupoles dorés : c'est
MOSCOU. — Le voyageur pénètre dans cette ville célèbre par un arc de triomphe qui orne la porte du Nord.
Pensions bourgeoises. — Hôtels :
de Dresde, à la Swerskoe; — de France , à la Petrowka ; — de Chevalier , Gazetnoï Pereoulok ; — chez M"»» Howard ; — chez M«e Pigeon; — chez M»» Melcalf (anglaise). Le premier est situé dans le Bolshoï Dmietriefka , bien tenu. Le prix pour une personne, table et logement , est de 3 1/2 roubles d'argent par jour. — - MoM» Billet, à la Loubienka , table d'hôte très bonne ; — M»e Roussel , à la Loubienka.
L'hôtel le plus à la mode est Thôtel de Dresde ; là une personne peut avoir deux petits appartements commodes et donnant sur la place , pour 2 roubles d'argent par jour ; le déjeûner , 1/2 rouble; le dîner, sans vin, 1 rouble. — Le maître d'hôtel, M. Schor , parie français.
Il y a encore un autre hOiel tenu par un Français , sur le pont des Maréchaux. Les prix sont à peu près les mêmes qu'à l'hôtel de Dresde ; les dîners se prennent dans la salle à manger , depuis 2 h. jusqu'à S, à la carte ou par tête , pour 1 ou 1 1/2
ROUIE 785. — DB SAINT- PÉTEnSBOUBG A MOSCOU.
rouble. II n'y a pas de table d'hdte dans ces deux hôtels.
H y a, dans la Tverskaïa, n^ 442 . un hôtel tout à Tait russe , tenu par Shuvaldiscboff, où Ton trouve des billards et des estaminets ; mais cet hôtel ne convient guère qu'aux Russes.
RENSEIGNEMENTS DIVERS
Confiseurs chez lesquels on peut pren • dre du café, du chocolat et des glaces :.
Doublet, au pont des Maréchaux ; — Giles, même rue ; — Hunger, môme rue ; — Fayet , à la Sweràkaye ; — Pedotti , près l'hôtel de l'Europe ;. — - Lucquet.
Poste i*ux lettres , à la Miasnilskaya.
—- On y reçoit les lettres tous les jours , à l'exception du dimanche , depuis 8 heures du malin jusqu'à 1 heure après midi ; on peut affranchir ou non , à volonté , pour la France et TAngleterre , tout le nord de l'Allemagne. — Pour tout TEmpire, on paye une même taxe ,10 copeks argent, soit iO centimes.
MALLBS-POSTBS BT DILIGBNCBSw
A l'exception du diiuanche , il part tous les jours deux malles-postes pour Saint- Pétersboupg.
La première, qui emmène de i à 7 voyageurs, part à 1 h. après midi , et lait le trajet en 48 h.
La seconde . qui prend de 4 à 6 voyageurs, part à 6 h. du soir, et parcourt ce même trajet en 60 h.
Plusieurs diligences font ce même voyage ; la meilleure est celle qui porte le nom de 6e établissement, et ello part tous les jours à 4 h. après midi ; elle se trouve à la Sophieskaya . maison de la princesse de Géorgie.
Dans tous les hôtels , on donnera Tadresse du consulat de France, et on indiquera les formalités à remplir pour les passeports des voyageurs.