‹ Guide critique du Salon de 1882Chapitre 3 sur 98 · PAUL SOYER · texte numérisé non relu

PAUL SOYER

La Grève des Forgerons a inspiré une demi-douzaine de peintres. M.

Soyer est de tous le plus adroit. Il a rendu avec émotion la scène du meurtre au cabaret, si bien décrite par F. Coppée. Le forgeron, épouvanté du crime qu’il vient de commettre, reste debout, vibrant encore d’indignation au milieu des ouvriers qui quittent les tobles et s’empressent autour de la victime. Une lumière de quinquets dramatise encore l’action, tout en rendant le tableau un peu lourd. C’est si dur à rendre, la lumière factice.

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