I. MANIEMENT DU MICROSCOPE
Pour visser les lentilles objectives au tube, il faut ou bien élever ce dernier suffisamment dans sa monture ou l’enlever tout-à-fait. La dernière manière est parfois plus commode, mais elle exige toujours la précaution que le tube ne soit pas incliné, de façon que l’oculaire puisse tomber.
En général, on choisit d’abord de faibles grossissements dans l’examen d’un objet ou dans sa recherche.
Si l'on fait un examen, où il faille très souvent changer de fort et de faible grossissement, on peut se servir, pour avoir plus facile, du revolver, appareil qui est vissé à la partie inférieure du tube, et porte une forte et une faible lentille, que l’on peut faire avancer alternativement, suivant le besoin, lin tel revolver ne peut naturellement être recommandé dans ce cas, que s’il est construit très exactement.
Pour les coupes à travers tout un organe, il est utile de se servir, pour l’orientation, du microscope simple avant d’en venir aux forts grossissements. De même il faut en général faire attention que l’aspect macroscopique et la figure microscopique soient toujours pour l’examinateur en connexion au point de vue organique. (*)
(*) Elles sont décrites dans les Archives d’ophthalmologie 4839.
l. MANIEMENT DU MICROSCOPE.
L’élévation du grossissement s’obtient aussi longtemps que
possible par celle de l’objectif et non de l’oculaire, parce que la première méthode fournit toujours des images beaucoup plus nettes et plus exactes.
Lentilles à immersion. On n’emploie plus maintenant que l’eau pour l’immersion. Avant que la lentille à immersion $oit vissée au tube, on y porte une goutte d’eau distillée au moyen d’une' pipette. La goutte doit être assez petite, pour qu’elle reste adhérente à la lentille, quand on visse ceite dernière et qu’elle ne couvre absolument qu’elle. Si la goutte , employée est trop grosse, il faut en aspirer une partie avec le papier buvard, qui, dans ce cas, ne doit jamais toucher la lentille elle-même, mais seulement la monture métallique. Il faut éviter ce contact, parce que d’abord des filaments de papier peuvent y adhérer, et nécessitent un nettoyage de la lentille, ce qui doit se faire le plus rarement possible, et ensuite parce que le papier contient souvent encore de l’acide silicique, qui peut faire des rayures dans la lentille.
Quand on a vissé la lentille avec sa goutte, on abaisse le tube en observant latéralement cette dernière. A son changement subit de réflexion, on reconnaît le moment où la goutte touche le eouvre-objet. On peut maintenant au moyen de la vis descendre le tube da\antage.
Comme la goutte reste adhérente à la lentille, on peut sans crainte déplacer l’objet entier sous cette dernière ; mais il faut bien se garder de laisser couler la goutte sur le bord du eouvre-objet. Abstraction faite de tous les autres inconvénients, qu’une telle malpropreté peut entraîner à sa suite pour la lentille et l'objet, le liquide se met alors en mouvement sous le eouvre-objet, au moins dans certaines conditions, et rend impossible toute observation.
Le couvre -objet adhère-t-il moins au porte-objet qu’à la lentille pour des raisons quelconques, il se produit des courants dans l’objet, lors des déplacements qu’on fait subir au premier, ou quand on élève et on abaisse le tube par la vis du micromètre, ce qui rend l’observation au plus haut degré incertaine et souvent impossible. Pans ces cas, oïl peut habituellement remédier à cet inconvénient par un grossissement attentif de la goutte d'immersion.
Pour les plus fortes lentilles à immersion, par exemple Hartnack n* XV, nos éouvie-objet sont ordinairement trop épais ; au»si leur préfèie-l-on des petites lamelles de mica, que l’on peut se procurer au moyen de plus grosses plaques à la grandeur suffisante et presque avec la finesse que I on veut.
S’il y a de l'air entre les couches de mica, il doit d’abord être expulsé par la chaleur. Le verre, où il peut être employé, est préférable au mica, à cause de son poli et de sa propreté. Aux lentilles à immersion et ausvi à certaines forîes lentilles ordinaires, il est adapté un appareil, quia pour but de corriger une faute, produite par la diversion des rayons lumineux aux deux faces du eouvre-objet. Il consiste en un anneau cannelé, qui entoure la lentille d’immersion et qui peut subir un mouvement de rotation. Si on le tourne vers l’un ou l’autre côté, deux des lentilles sont rappro-