EXAMEN DES TISSUS
n’est jamais complètement disparue. La créosote produit une meilleure conservation de la préparation.
On peut du reste, comme liquide de fermeture, au lieu de la résine d’Àmmar et de l’asphalte, employer également la gomme-laque et le ciment anglais (i), la paraffine rendue liquide et des produits analogues.
L’avant dernier a l’avantage de tenir plus longtemps, mais l’inconvénient de sécher encore plus lentement.
Pour les raisons citées, la méthode de fermeture avec la résine d’Ammar, qui sera donnée plus tard, est de beaucoup préférable à celles qui ont été indiquées. Mais pour le cartilage, elle n’est pas d’un emploi avantageux, parce qu’elle éclaircit tellement fort, qu’on ne peut bientôt presque plus rien voir des cellules, si la coupe n’est pas colorée.
Si l’on veut couper le cartilage de l’oreille, ou éprouvera de la difficulté, parce que l’on ne peut pas bien le prendre en main à cause de sa minceur. On a recours, dans ces cas, à l’artifice suivant.
On place la lame de cartilage entre deux morceaux de moelle de sureau ( moelle des branches du sambucus nigra), que l’on serre fortement avec les doigts, quand on fait les coupes. C’est encore plus commode, si l’on serre les deux morceaux de sureau avec le cartilage dans une mordache, et si l’on coupe. Le cartilage ne doit pas dépasser la surface de section ; il faut plutôt faire chaque coupe en même temps par le cartilage et la moelle de sureau.
Si l’on n’a pas de moelle de sureau, on peut lui substituer du bon bouchon. Pour les préparations plus molles, ces substances ne sont pas à employer. Le foie durci dans l’alcool rend dans ce cas parfois de bons sersices, comme moyen d’inclusion. Naturellement ces méthodes grossières ne sont indiquées que quand il s’agit d’examens peu délicats.
Pour étudier le processus de l'ossification, on fera une section au moyen du scalpel — le rasoir se gâte trop dans ce cas — à
(V Le ciment anglais servant à la fermeture des préparations, est préparé en mélangeant une partie d oxyde de zinc récemment recuit, avec trois parties de b i unie de Canada chauffé. Ce ciment a beaucoup d’avantages ; il n’est pas surtout si cassant que l’asphalte, mais il doit, chaque fois avant son emploi, être un peu chauffé. Il me parait mériter l’avantage sur l’asphalte, au moins pour les préparations à la glycérine.
os.
la limite de l’épiphyse et de la diaphyse d’un jeune os quelconque. On choisira comme direction de la coupe, d’abord celle qui est parallèle au grand axe de l’os, et ensuite celle qui lui est perpendiculaire.
Traitement et conservation comme plus haut. Il va de soi que Ton peut aussi colorer le cartilage par les méthodes qui seront indiquées plus tard.
Os. ,
Pour avoir d'abord une’ vue d’ensemble de la structure d’un os, il est utile de couper des os décalcifiés. On met un morceau d’os frais dans de l’acide chlorhydrique dilué (5-8 volumes d’acide chlorhydrique fumant sur 100 volumes d’eau) et on l’y laisse assez longtemps (quelques jours pour qu’il soit complètement ramolli). Ensuite on enlève l’acide au moyen de l’eau. La coupe et la conservation se font comme pour le cartilage. ,
Pour conserver les éléments des tissus, il vaut beaucoup mieux placer les os dans une solution d’acide picrique dans l’alcool ou dansune solution aqueuse d’acide chrômique ; mais alors la décalcification se fait beaucoup plus lentement. Dans les deux cas, on doit prendre de grandes quantités de liquide, par exemple pour une phalange, un litre d’eau et environ un gramme d’acide à l’état solide. Le liquide est renouvelé tous les 5-4 jours. Dans du vinaigre de bois concentré, les os sont également bi,en décalcifiés. On recommande de les laisser d’abord séjourner quelques jours dans l’alcool, et de les mettre seulement alors dans le liquide, qui doit leur enlever la chaux.
Sur des os ainsi traités, on voit bien la structure lamelleuse, mais les dessins délicats des corpuscules osseux ne sont pas distincts. Pour les étudier, il est nécessaire de limer sur un os dur de très minces lamelles. Voici comment : D’un os compact (fémur ou humérus), on se procurera au moyen d’une scie à contourner une lamelle aussi mince que possible. Plus grand est l’os, mieux cela vaut. On doit aussi faire attention de prendre en même temps la substance corticale de l’os.
Cette lamelle est alors aiguisée sur une plaque de verre rude