II. EXAMEN UES TISSUS
recouverte de pierre-ponce en poudre et d’eau, en lui imprimant un mouvement de côté et d’autre avec la pulpe du doigt. La lamelle osseuse est souvent retournée. Il faut aussi éviter qu’elle reste moins fine d’un côté que de l’autre, en plaçant toujours le doigt sur la partie la plus épaisse.
Quand la lamelle est devenue de cette manière assez mince, pourqu’après avoir été imbibée d’eau et placée sur la pulpe du doigt, elle laisse entrevoir très clairement les stries du tact, on la débarrasse avec soin de la pierre-ponce en la lavant avec de l’eau. On la porte ensuite au moyen d’un pinceau sur une fine pierre à repasser, sur laquelle on la polit comme précédemment, mais sans pierre* ponce. Cette opération sert à faire disparaître les inégalités de surface produites par cette dernière. Chaque grain de pierre-ponce produisant une éraillure sur la surface, il faut les éviter avec soin. Le limage est fini, quand on ne voit plus aucune ligne au microscope. On l’enferme dans la glycérine ou l’eau avec la résine d’asphalte.
Il est à recommander de faire une coupe longitudinale et une coupe transversale d’un os creux. Naturellement il suffit de faire des segments et non la coupe transversale complète.
Dents.
Les dents peuvent aussi être limées. Mais on ne peut, comme pour les os, scier une lamelle de la dent. On l’obtient le mieux de la façon suivante. Sur l’une des bases d’un bouchon, on laisse tomber assez de gomme-laque pour que, si ï’on y place la dent et qu'on l’enfonce dans cette dernière qui est molle, elle disparaisse presque entièrement. Par la chaleur, et en ajoutant de la gomme-laque, la dent y est littéralement enterrée. Y est-elle solidement incluse, on lime l’une des moitiés avec la gommelaque qui l’entoure. On se sert d’une grosse pierre à repasser, le mieux d’une pierre ronde, tournante ; cette opération va assez vite. Après s’être convaincu que la section limée est unie,