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II. EXAMEN DES TISSUS

1 vol. alcool (0-815 poids spécifique),

2 vol. eau distillée.

Pour avoir des notions sur les différentes formes de fibres

musculaires lisses, on en isolera des gros vaisseaux qui conduisent dans le cœur, des petites artères, de la trame de la rate, de l’utérus, à l’état gravide et vierge, etc.

Éléments nerveux.

On examinera d’abord, à l’état frais, les doubles contours de libres nerveuses sur un gros tronc nerveux.

Les fibres du sbiatique de la grenouille se laissent surtout facilement isoler et conserver; on les dissocie dans une solution de sel marin à 1 °/0.

On est à même de voir distinctement le cylindre de l’axe, si l’on ajoute à la préparation du collodion, ou qu’on la durcisse, pour faire des coupes transversales du nerf, qui sont colorées avec du carmin, procédé dont il sera parlé plus tard. Cependant il est bien à se demander si ce que l’on voit dans ces différents cas est identique. *

On obtient les fibres blanches du cerveau en dissociant un cerveau frais, ou mieux celui qui a été placé quelque temps dans l’alcool. Leurs forts soulèvements variqueux sont le produit de l’art, et apparaissent, si l’on froisse la préparation, ou si on la lèse en enlevant souvent et réappliquant le couvre-objet. La préparation doit être mélangée à l’eau.

On voit le mieux les fibres du sympathique dans une solution de chlorure de sodium à 1%.

La moelle des nerfs a la propriété (qui ne lui appartient pas du resle en propre), de se colorer en noir par 1’aeide osmique. On peut l’utiliser à l’occasion, pour rendre plus distinct le trajet des nerfs. Pour reconnaître les fibres nerveuses, elle n’est pas d’une grande importance, parce que celles qui contiennent de la moelle, laissent habituellement peu de doute sur leur nature.

Cependant il est permis d’en parler ici.

É'LÊMEN TS N ÊRV EUX.

L acide osmique est pour beaucoup de tissus le meilleur moyen de macération, parce qu’il durcit les éléments cellulaires et fibreux sans les modifier, et permet cependant de les isoler facilement. Son emploi est un peu plus incommode que celui dès autres liquides, parce qu’il est d’abord très cher, en second lieu parce que ses vapeurs irritent au plus haut degré les muqueuses des voies respiratoires; il faut donc toujours bien se garder de les respirer. •

On verse un peu de la solution dans un très petit verre à pied, très effilé, de la forme d’un verre à Champagne, et on le retourne vite dans la solution.

Le fond du verre relient 2—5 gouttes, qui suffisent dans les cas ordinaires. On y place avec un crochet, qui a celte seule destination, un morceau de l’organe à examiner, dont la grosseur ne dépasse pas un demipois, et on recouvre de suite le vase. Quand la préparation est devenue d’un brun foncé, on injecte avec la bouteille de l’eau dans le verre — en la laissant couler de haut — jusqu’à ce qu’on puisse admettre que tout l’acide osmique est enlevé de la préparation.

C’est nécessaire, parce que dans le cas contraire celui-ci continue à agir d’une manière incalculable. On laisse alors la préparation séjourner dans l’eau. Après 2 jours, elle peut ordinairement être dissociée; on peut l’employer pendant 10— U jours. Il va de soi que cette méthode ne sera pas exécutée de la même manière pour tous les examens.

Ces préparations sont examinées dans l’eau, conservées — à la vérité seulement pour quelques mois, alors les fins détails deviennent ordinairement moins clairs — dans une solution modérément concentrée d’acétate de potasse. Si la préparation est dans l’eau, il suffit de laisser couler une goutte de cette solution. Elles sont alors enfermées dans l’acétate de potasse au moyen de l’asphalte ou d’un des autres moyens d’encadrement.

La concentration de la solution d’acide osmique à employer varie suivant les différents buts et oscille entre 1/4— 2°/0. Elle est d’une importance secondaire, si l’on se dirige d’après la coloration de la préparation à examiner.

On emploie aussi ordinairement l’acide osmique comme moyen de durcissement. Alors les préparations y séjournent (plusieurs jours) jusqu’à ce qu’elles soient bonnes à la coupe; puis elles sont lavées dans l’eau et coupées. Le traitement ultérieur est comme celui des autres coupes de préparations durcies.

Si l’on a l’intention de faire subir aux coupes le traitement par la térébenthine (voir plus bas article Peau), on place les morceaux durcis pendant quelques heures dans l’alcool, avant d’arriver à l’inclusion.

Je ferai encore remarquer que cet acide est réduit par les substances organiques, de sorte qu’on ne doit jamais verser le liquide, qui a servi dans la bouteille où il est conservé. Aussi ne faut-il toujours préparer que peu de l’acide, puisqu’il est détruit comme solution, il faut le conserver dans un endroit frais et sombre.

La gaine de neurokéraliite des fibres nerveuses est représentée par leur digestion avec le suc pancréatique. (Voir digestion stomacale.)

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