III. EXAMEN UES ORGANES
Lorsque ceci est fait, le cornet de papier peut être enlevé, et la préparation coupée. Cette dernière opération se fait avec de l’eau.
Cette méthode exige beaucoup de soins, autrement on a des bulles d’air dans la masse, ou la préparation n’adhère pas bien. Elle est à recommander pour des éléments qui contiennent beaucoup de tissu conjonctif. Une méthode d’inclusion à préférer dans certains cas est décrite page 88.
D’autres masses à inclusion sont la gomme ou la colle avec la glycérine.
On peut couper de très petites préparations, si elles étaient au préalable dans l’eau, lorsqu'on les laisse sécher sur de la moelle de sureau ou sur du liège sans défaut, dans une goutte de gomme, à laquelle on ajoute une trace de glycérine La gomme n’est pas tout-à-fait dure par l’addition de glycérine, mais elle peut être coupée, de sorte qu’on peut foire la coupe à travers la gomme, la préparation et la moelle de sureau. On prend facilement trop de glycérine; pour une once de gomme muqueuse épaisse, deux ou trois gouttes de glycérine suffisent.
Par la méthode qui vient d’être donnée, il est possible d’étudier complètement les détails de texture de la peau; seulement il reste un point : c'est l’étude des vaisseaux sanguins. On étudie, comme on sait, le cours des vaisseaux sur des préparations d’injections ; c’est pourquoi nous avons à nous en occuper maintenant.
Masses à injection et injection. La meilleure et la plus commode masse à injection est un mélange de bleu de Prusse et de colle. Le premier, pour ce que nous voulons faire, doit être préparé d’une manière particulière. Voici comment :
On prépare deux solutions, l’une consiste en 217 grammes de ferrocyanure de potassium pour un litre d’eau, la deuxième en une partie en poids de chlorure de fer solide du commerce pour 10 parties d’eau.
Les deux solutions sont mesurées à volumes égaux, et à chacune d’elles on ajoute le double de son volume d’une solution concentrée (froide) de sulfate de soude. Alors les deux liquides sont mélangés, en versant la solution de chlorure de fer dans la solution de ferro-cyanure de pot assium et en agitant sans cesse. Le précipité de bleu de Prusse, qui s’est développé, est filtré avec une bourse de toile; et l’on versera toujours à nouveau jusqu’à ce que le liquide filtré soit encore coloré en bleu. Après plusieurs jours, les trous de la bourse se sont bouchés à un tel point, que ce qui est filtré ne contient plus de bleu. Le résidu est alors lavé avec de l’eau aussi longtemps que le liquide qui s’écoule, commence à se colorer en bleu, puis il est recueilli et séché. Pour cela on l’exprime d’abord le mieux possible dans la presse, on brise la masse obtenue en petits morceaux et on la laisse sécher à l’air. Quand ceci est fait, le bleu de Prusse peut être gardé aussi longtemps qu’on veut. On additionne d’eau une por-
P K A lT .
lion de ce bleu de Prusse dit soluble. Après quelques jours, elle s’est prise en une masse épaisse dont une partie est diluée pour chaque usage, et mélangée avec de la colle.
Celle-ci (la plus line gélatine) est mêlée avec de l’eau, de façon qu’elle se trouve dans un rapport de poids environ comme 7 : 100.
Elle est découpée dans l’eau chaude, et on la laisse bouillir jusqu’à ce qu’elle se soit distribuée tout-à fait uniformément. A cette solulion de colle, on ajoute lentement un égal volume de solution de bleu de Prusse, en agitant toujours. La dernière solution doit être assez diluée et avoir à peu près la consislance du bon lait. L’addition du bleu de Prusse à la colle, de même que l’opération de maintenir chaude la masse, doivent avoir lieu sur le bain-marie. Il n'est pas possible d’indiquer une donnée quantitative exacie de la masse, parce qu’elle doit être très différente suivant les cas. Ce que nous disons maintenant, doit montrer tout-à-fait approximativement la composition de la masse qui sert habituellement.
Cette masse d’injection ne se maintient pas facilement plus longtemps qu’une semaine, au moins en été. La solulion de bleu de Prusse seule sc maintient plus longtemps.
C’est le motif pour lequel on prépare la solution de gomme toujours seulement peu de temps avant son emploi, et on la mélange avec la solution de bleu de Prusse. Ni la colle ni la masse d’injection ne doivent être chauffées directement sur la flamme ou y être tenues chaudes; elles doivent plutôt se trouver sur le bain-marie. La masse d’injection doit aussi être couverte pour éviter la formation d’une pellicule.
L’injection de cette masse avec la seringue ne se différencie en aucun point essentiel des injections des masses grossières.
Le tube est lié dans l’artère correspondante ; alors la masse d’injection est aspirée dans la seringue, d’où l’air a été chassé, en la tenant avec l’ouverture vers le haut et en poussant avec précaution le piston. Le tube est alors rempli et l’injection se fait. On peut et on doit même injecter plus vite qu’on ne le fait ordinairement avec des masses grossières.
La partie à injecter doit être chauffée au préalable ; mais si on a mélangé la masse avec relativement peu de colle (cependant elle peut encore se prendre en gélatine à la température de la chambre), on peut s’épargner cette peine. On injecte aussi longtemps que la masse s’écoule par les veines correspondantes ou que la préparation soit fortement bleue.
Immédiatement après l’injection, la préparation arrive dans de l’esprit de vin dilué. Ceci a lieu, pour que la colle de la masse d’injection se coagule vite et pour éviter de cette façon un écoulement ou un écrasement consécutif de la masse.
Après plusieurs heures ou après un jour, on enlève la préparation de l'esprit de vin et on coupe les parties, dont on a besoin pour un examen ultérieur. Elles sont durcies dans l’alcool fort ou dans un autre liquide de durcissement.
Elles sont le plus belles, si on les durcit dans l’alcool.
Qu’on ne s’effraie pas, si la coloration bleue de la masse à injection a disparu. Cela provient de ce que le bleu de Prusse est réduit ; il y a transformation en un sel qui est incolore. De même si l'on ne place pas la