EXAMEN DES ORGANES
Intestin grêle. Coupes longitudinales et transversales. On les distingue facilement par le fait que, sur une coupe longitudinale, la couche musculeuse interne est coupée transversalement, tandis que c’est l’externe, sur la coupe transversale. Coupes de surface par les cryptes. Préparations d’injection. Les villosités sont coupées avec les ciseaux et examinées à l’état frais. Préparations du même genre dissociées. L’image des villosités et des cellules épithéliales avec leur bordure de bâtonnets permet de distinguer facilement l’intestin grêle d’autres parties du tube digestif. Chez, la poule, on peut saisir une villosité avec la pincette et l’arracher. Autour de sa base, adhèrent alors les cryptes. Ceux-ci sont examinés, à l’état frais.
On coupe les glandes de Peyer ou le cæcum. Pour voir les follicules remplis de chyle, on tuera un jeune chat à la mamelle, en serrant fortement un cordon derrière les extrémités antérieures. On le laisse un jour exposé au froid. Pendant ce temps, le chyle hlanc se coagule, et peut alors être examiné dans les sinus lymphatiques, au moyen de la loupe.
Les premiers, c’est-à-dire, les voies du chyle circulant à l’intérieur du parenchyme des villosités, de même que l’espace central des villosités peuvent être injectés. Dans ce but, on pique avec une très fine canule la muqueuse, et on exprime dans son tissu quelques gouttes de masse de bleu de Berlin. On voit déjà à l’œil nu, si la masse a pénétré dans les villosités. Il est plus beau et plus probant de surprendre les gouttelettes de chyle dans leurs premières voies. Dans ce but, on nourrit un animal, autant que possible un rat, d’une nourriture riche en graisse, et on le tue 5-4 heures après, sans lui amener de crampes, par exemple avec le cur are. Les morceaux d’intestin sont durcis dans le liquide de Millier, alors ils sont placés — environ “24 heures — dans de l’acide osmique à 0,5 °/0, jusqu’à ce qu'ils deviennent noirs ; ils peuvent alors être conservés dans le liquide de Muller, jusqu’au moment de la coupe. Ces préparations sont coupées, en portant de petits morceaux sur une plaque de bouchon dans une goutte d’une solution gommeuse, qui est mélangée avec un peu de glyiérine. On les laisse sécher et on les traite, d’après ce qui est dit à la page 55. Les préparations finies sont ramollies dans l’eau, et montées dans la glycérine, mélangée à un peu de créosote.
Pour voir la bordure des cellules épithéliales, on choisira un cochon d’inde, on ouvrira l’intestin de l’animal fraîchement tué, et on raclera la face interne avec le tranchant d’une aiguille à cataracte. Ce qui reste adhérent, on le dépose sur un porteobjet ; on n’ajoute pas de liquide, si ce n’est pas nécessaire ; on