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BATRACIENS

légère pression exercée sur le ventre. En même temps le sperme d’un mâle, obtenu de la même façon, est versé dans le bassin. Avec une barbe de plume, on remue le tout.

Au moment où du sang se montre chez la femelle, on exerce la pression. Le bassin doit alors rester environ 2 heures parfaitement tranquille, puis les œufs sont pêchés au moyen d’une cuiller en corne et d’une barbe de plume, et portés dans l’appareil pour la fécondation artificielle. Celui-ci consiste essentiellement en une caisse, dont le fond est couvert de cailloux et qui porte, comme une couche, à 1.5 cm au-dessus de lui, un système de bâtons de verre, qui se trouvent dans un plan horizontal, parallèles les uns aux autres et distants d’environ 2 — 4 m/m. Les œufs viennent se placer sur ces bâtons de verre, de sorte qu’ils ne se touchent pas latéralement.

La caisse a un tube de décharge et un autre, qui amène le liquide. Celui-ci fonctionne de façon que le liquide arrive seulement par gouttes. Il faut examiner chaque jour, et éloigner les œufs morts, qui se reconnaissent à leur opacité.

D’après le nombre des œufs obtenus et la durée de développement — elle comporte chez la truite 72 jours— il faut fixer le nombre des œufs qui doivent être enlevés chaque jour. Au commencement, on prendra les œufs toutes les 12 heures, et on ne tardera pas de les examiner dans un verre de montre, avec le microscope simple, pour constater les phénomènes de segmentation. Les œufs sont placés dans l’acide chrômique, qui, lorsqu’il devient brun, doit être changé.

Quand les œufs sont durs, leur membrane s'est soulevée de façon qu’elle se laisse enlever avec la plus grande facilité. On reconnaît alors l’embryon sous cette dernière. Il est coupé avec une partie du vitellus, coloré par le carmin dans cet état, lavé dans l’eau, porté dans l’alcool et. la térébenthine et inclus dans une situation favorable à la coupe, dans le mélange de cire et d’huile (rétine), et coupé doucement et soigneusement avec la térébenthine. 11 est bon de se servir d’un rasoir, à lame creuse, qui soit couverte d'assez de térébenthine pour que la coupe y surnage. On coupe les embryons, sans pousser le couteau latéralement, de sorte que l’on imite plutôt l’action de racler que de scier. Il ne faut pas perdre courage, si, dans les premiers temps, chaque coupe se brise. Le tissu embryonnaire est bien, à cause de sa friabilité, le plus difficile â couper. Les coupes baignent aussitôt sur le porte-objet; la térébenthine tout autour est enlevée, remplacée par une goutte de résine d’Ammar, et elles y sont montées avec un diaphragme.

Il ne faut pas négliger d’étiqueter aussitôt l’objet, et de marquer la date, qui se rapporte au jour de la fécondation.

Batraciens.

Le frai est recueilli dans des marécages. S’il consiste en des chapelets entiers de gélatine, dans lesquels les œufs sont répandus, c’est un frai de crapaud, si chaque œuf est entouré d’une boule de gélatine, c’est un frai de grenouille.

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