EMBRYOLOGIE
Il faut recueillir un frai, qui a des œufs encore complètement ronds, car il est seul récent. On peut, dans les premières heures, voir à l’œil nu, la segmentation. Ces œufs segmentés peuvent être conservés comme préparation, si on les durcit dans un liquide, qui consiste en parties égales d’une solution de sulfate de cuivre à G °/0 et d’alcool à 20 ou 50 °/„. Pour 55 grammes de ce mélange, on ajoute encore une goutte de vinaigre de bois rectifié. Après 20 heures, ou peut avec facilité séparer la membrane de l’œuf, et conserver, à sa guise, l’œuf divisé. Si on les porte par exemple dans une masse de gélatine fondue très concentrée, à laquelle on ajoute quelques gouttes de glycérine, de manière qu’elles soient versées dans cette substance figée comme sur du verre, on peut les conserver longtemps, propres à être examinés à la loupe. Ce sera parfait naturellement, si la masse est complètement montée sur verre. Il va de soi que l’on peut aussi conserver de celte manière d’autres embryons et des parties d’embryons. Dans des vases plats, les œufs frais se développent, en G— 8 jours, en des têtards qui nagent autour. Il faudra placer au commencement, si possible toutes les 6 heures, les œufs dans de l’acide chrômique, plus tard tous les jours, I, 2 fois. La gélatine est enlevée préalablement.
Pour ce qui est de l’orientation sur un œuf durci en vue de l’inclusion et de la direction à donner aux coupes, il faut faire attention aux points suivants : Le creux de la segmentation est toujours situé à la partie supérieure sur l’œuf flottant, et on le rencontre, si l’on divise l’œuf avec le rasoir à partir d’en haut. On divise les œufs d’un stade plus avancé perpendiculairement au milieu d’un canal, en forme de demi-cercle, qui se trouve près du bouchon d’Ecker, visible à la partie inférieure de l’œuf.
La coloration des coupes, à cause de la grande friabilité de l’œuf des batraciens, est plus difficile que pour les autres embryons; mais elle n’est pas aussi nécessaire, puisque les éléments sont nettement marqués. Les coupes peuvent donc immédiatement arriver sur le porte-objet — elles sont naturellement faites avec de la térébenthine.
Oiseaux.
Des œufs de poule fécondés sont donnés à couver à une poule, ou sont placés dans une couveuse, après avoir eu soin de noter la date sur la coque. Comme couveuse, on peut, en cas de nécessité, se servir d’un vase en fer blanc doublé d’ouate, qui peut être fermé par un couvercle, et sous lequel brûle une petite lampe à alcool. La mèche de cette dernière doit être assez élevée, pour que la température du vase oscille entre 58° et 40° C; on la lira sur un thermomètre, qui fait saillie par le couvercle. Cet appareil, pour remplir son but, doit séjourner dans un endroit à température toujours uniforme. Il ne faut qu’aucun courant d’air produise de refroidissement. Des oscillations de quelques degrés, si elles ne durent pas trop longtemps, ne nuisent pas. On agira plus sûrement avec l’appareil suivant. Un vase en fer blanc est rempli d’eau environ jusqu’au 2/3 de sa hauteur. Le tiers supérieur cache une annexe, qui est remplie d’ouate et. est destinée à recevoir les œufs. Sous le vase, brûle une petite tlamme de gaz qui, indépendante de la pression du gaz et de la tempéra-