‹ Guide dans l'examen microscopique des tissus animauxChapitre 75 sur 78 · OISEAUX · texte numérisé non relu

OISEAUX

lure de la chambre, maintient l’eau à la même chaleur, en se régularisant en quelque sorte elle-même. Cela se fait par l’appareil suivant.

Un tube Q large de 8—10 millimètres, fermé en dessous est rempli de mercure et plonge dans l’eau de la couveuse. Son extrémité supérieure fait saillie hors de celle-ci, et porte un tube a, b , c, d étroit [ (peut être large de 4 millimètres) qui est * appliqué contre sa paroi ; jusque dans son intérieur, s’élève la colonne de mercure. Dans ce tube étroit est enfoncé un autre très effilé qui touche, par son ouverture obliquement repassée, le sommet de la colonne de mercure g. Il est fixé très intimement à la partie supérieure du tube étroit a, b , par un bouchon. Par ce tube très effilé se répand le gaz, qui pénètre, si la colonne de mercure n’est pas trop élevée, dans le tube étroit (flèche en g). De celui-ci, il est conduit au bec de gaz par un appendice m , qui forme un angle. Le mécanisme de cet appareil est facile à saisir. Si la température de l’eau est trop élevée, la colonne de mercure monte et ferme l’ouverture du tube très effilé par lequel le gaz arrive au bec. Si la température baisse, la colonne de mercure descend et rend toutà-fait libre l’ouverture obliquement dirigée du tube très effilé, de sorte qu’il arrive alors plus de gaz. Pour rendre impossible l’extinction complète de la flamme, à côté, on offrira au gaz une voie, qui conduise directement au bec, indépendamment des oscillations de la colonne de mercure. Elle doit être assez étroite, pour que, si la colonne de mercure bouche la voie normale, il arrive précisément assez de gaz au bec pour empêcher la flamme de s’éteindre. La manière la plus simple, est de limer ou d’aiguiser dans le tube très effilé un petit trou n, qui laisse alors passer directement le gaz dans le tube étroit, et de là plus loin. En élevant ou en abaissant le tube e, on peut augmenter ou diminuer la chaleur de la couveuse. Si l’on doit chauffer une très grande couveuse, on peut, au lieu de cette petite communication, employer une petite flamme indépendante qui n’est pas réglée, mais qui, dans aucun cas, n’est en état de produire la température nécessaire A côté, un deuxième grand bec de gaz avec un régulateur pourvu d’un grand indicateur, à la façon de celui qui vient d’être décrit, sert à produire la chaleur. Il peut alors être rendu très sensible, et il doit être incliné obliquement vers le petit bec, de sorte que, si le gaz vient à manquer, celui qui arrive après, s’allume toujours à la petite flamme.

Page 1