‹ Guide dans les musées d'archéologie classique de Rome (volume 2)Chapitre 32 sur 34 · Livre en feuilles de plomb · texte numérisé non relu

Livre en feuilles de plomb

Les deux feuilles qui forment la couverture sont ornées en leur milieu d'un buste en relief; au recto, c'est une femme voilée ; au verso, un homme barbu. Dans l'intérieur de la couverture se trouvent sept feuilles de plomb très minces, attachées par une charnière; elles sont couvertes sur leurs deux faces de lettres grecques, latines et italiques qui forment un tout incompréhensible; le tiers supérieur de chaque page est occupé par deux figures humaines ou animales ou par deux symboles gravés. La provenance de ce livre n'est pas connue avec certitude. Le style et l'écriture ont un caractère très singulier; néanmoins l'objet passe pour être authentique , et l'on y voit un livre mystique des Gnostiques Basilidiens. Cf. De Ruggiero, Catalogo p. 63—79, n. 199.

Sur le même rayon:

Lame de plomb avec imprécations amoureuses.

D'après le caractère de l'écriture cursive, cette lame de plomb remonte environ au milieu du dernier siècle av.

J.-C. «De même que le mort, dans la tombe duquel a été placée cette lamelle» — ainsi s'exprime dans sa colère pathétique l'amante jalouse — «ne peut ni parler ni converser, de même Rhodine doit être morte pour M. Licinius Faustus; elle ne doit ni parler ni converser avec lui. De même qu'un mort n'a plus d'accès ni auprès des dieux ni auprès des hommes, de même Rhodine ne doit pas avoir accès auprès de M. Licinius: qu'elle ne soit pas pour lui plus que le mort enseveli dans cette tombe. Vénérable Pluton, je te dévoue Rhodine; que M. Licinius Faustus la déteste toujours. Je te dévoue aussi M. Hedius Amphio, C. Popillius Apollonius, Vennonia Hermiona, Sergia Glycinna.»

Trouvée en 1852 dans un tombeau de la Vigna Manenti sur la voie Latine. Cf. Corpus Inscriptionum Latin. I n. 818; VI n. 140. De Ruggiero, Catalogo p. 61, n. 195.

Au même endroit:

Poids en plomb hexagonal (384 grammes, peut-être

d'origine sicilienne) avec une inscription grecque (le nom

de l'inspecteur du marché); poids en plomb carré

(602 grammes) avec les inscriptions 'ItocXixov d'un côté,

AiXstxpov (c. à d. double livre, bilibra) de l'autre côté,

ainsi que les noms d'un consul (T. Julius Clatius Severus)

et d'un agoranome (édile).

La Bilibra a été , paraît-il , trouvée près des foci deir Astura entre Porto d'Anzio et le cap Circeo, l'autre poids dans les environs du lac d'Albano. Cf. Secchi, Campione d'antica bilibra Romana (Rome, 1835). De Ruggiero, Catalogo p. 58 n. 191 et suiv. Annali d. Institut. 1856 p. 51, 1865 p. 191 (Schillbach). Inscriptiones Graecae Siciliae et Italiae éd. Kaibel n. 2417, 2418. Monumenti antichi pubblicati per cura dell' Accad. dei Lincei I p. 157 et suiv. (Gamurrini).

Dans les vitrines horizontales, l'histoire de la monnaie romaine est comme synthétisée par une riche collection de pièces: Yaes rude (morceaux de bronze grossiers), l'antique monnaie italique en bronze fondu (aes grave sîgnatum), ainsi que les pièces à effigie depuis leur début jusqu'à l'époque impériale sont représentés par de nombreux exemplaires; la plupart proviennent du dépôt d'ex-

voto du lac de Bracciano (v. p. 378); il est donc certain que ces bains de Yicarello ont été très fréquentés à toutes les époques. Il y a en outre dans ces vitrines beaucoup de pierres taillées et beaucoup de verres gravés.

Cf. MarcM, L'aes grave del Museo Kircheriano (Rome 1839). La stipe tributata aile divinità délie Acque Apollinari (Rome 1852). Mommsen, Geschichte d. rom. MUnzwesens 1860 (Edition française dn duc de Blacas 1865 — 75). R. Garrucci, Le monete deir Italia antica 1885. — Pour les pierres et les verres, De Ruggiero, Catalogo p. 220 et suiv., 246 et suiv.

Au mur:

229 Plaques de terre cuite, Pénélope attristée, Ulysse mendiant et Euryclée.

Ces deux bas-reliefs se font évidemment pendant, et reproduisent des modèles (peintures?) qui datent environ du milieu du Ve siècle. Dans l'un des deux tableaux on voit Pénélope assise sur une chaise, sous laquelle est placée sa corbeille de travail; elle est plongée dans de tristes pensées; c'est le même motif qu'une statue bien connue (cf. Vol I p. 54 n. 92). Derrière Pénélope la nourrice Euryclée est debout. Mais tandis que l'épouse fidèle se désespère et s'abandonne au chagrin, Ulysse arrive enfin au terme de ses longs voyages et entre dans sa maison déguisé en mendiant. C'est ce que nous voyons sur le second tableau: la nourrice Euryclée, en lavant les pieds de l'étranger, a reconnu son maître à une cicatrice; la scène est traitée avec un mouvement très dramatique. La vieille nourrice, surprise de joie, a renversé le bassin plein d'eau; mais, avant qu'elle ait pu s'élancer et crier, Ulysse l'a retenue et lui a fermé la bouche; en même temps il regarde autour de lui, pour s'assurer que personne n'a encore rien vu ni compris; derrière lui le pâtre Eumée est debout, vêtu d'un chiton et d'une peau de chèvre (ce personnage est restauré au-dessous des genoux), tenant dans la main gauche un bâton de voyageur, et dans la main droite une petite coupe. Auprès de la chaise d'Ulysse est étendu un chien endormi; ce détail a été sans aucun doute inspiré à l'artiste par le souvenir du

fidèle Argos, qui le premier a reconnu son maître (Od.

XVII, 291). Evidemment l'auteur de cette composition,

sans s'astreindre à reproduire exactement le récit de

l'Odyssée, a voulu représenter Ulysse entouré, au moment

où il rentrait dans son palais, de tous les domestiques qui

lui sont restés fidèles.

Thiersch, Epochen der Kunst2 p. 430, 4. Overbeck, Gallerie lieroischer Bildwerke p. 805 et suiv. Welcker, Alte Denkmâler V p. 231. Winckelmann , Monum. inediti I T. 161 p. 217 (le bain de pieds). Campana, Opère in plastica T. 71 et 72 (sur la plaque qui représente Pénélope on voit de plus à gauche deux servantes). Baumeister, Denkmâler d. klass. Altertums II, p. 1043. Cf. Ann. d. Instit. 1867 p. 334 (Helbig) ; 1872 p. 203 et suiv. (Conze). Sitzungsberiehte d. Miinchener Akademie 1868 p. 78 (Brunn). Jahrbuch. d. arch. Instit. II p. 171 (Diimmler).

221 Plaque de terre cuite, Diane (Artémis) dite Diane persique.

La déesse ailée est accompagnée d'un lion et d'une

panthère, qui se dressent auprès d'elle; c'est donc la reine

du monde animal. Ce motif a été surtout employé dans

l'art grec pour représenter Diane (Artémis). Quant au

type purement décoratif, qui est ici reproduit, il a été

populaire chez les peuples helléniques dès la plus haute

antiquité.

Cf. Beschreibung Roms II 2 p. 21. Sur le type, cf. surtout Studniczka, Kyrene p. 135 et suiv. Bulletin de correspondance hellén. 1891 p. 106 (Lecbat).

256 Plaque de terre cuite, buste de Cérès (Démèter).

La déesse est représentée avec de longs cheveux ondulés; dans ses deux mains levées symétriquement elle tient un bouquet d'épis et de têtes de pavots; un serpent est enroulé autour de chacun de ses bras.

Cf. Campana, Opère in plastica T. 16. Overbeck, Griech. Kunstmythologie III p. 510, 514, T. 16, 8. Cf. Bull. d. Inst. 1866 p. 233 (Benndorf).

Armoire IV.

Animaux votifs en terre cuite (dans la seconde rangée ,du haut, à gauche une truie allaitant ses petits), des figu-

rines en ivoire, de nombreux dés à jouer, toutes sortes d'ustensiles en bronze et d'objets en verre. Parmi ces derniers (troisième rayon à partir du bas, à droite) : fragments d'une coupe avec médaillons peu profondément gravés, qui représentent des scènes de la vie marine (figures qui pèchent, qui se baignent, qui conduisent des barques).

La coupe en verre: De Ruggiero, Catalogo p. 253 n. 7.

Au mur:

284 Plaque de terre cuite.

Quatre Amours portent une guirlande de fruits.

Cf. Campana, Opère in plastica T. 15; Benndorf u. Schone, Bildwerke des Lateran p. 365, n. 553.

290 Plaque de terre cuite, les bustes de quatre divinités

(trois exemplaires à côté l'un de l'autre).

Mars (Ares) casqué et Jupiter (Zeus) avec son sceptre se font face ; de même Junon (Héra), reconnaissable à son diadème et à son manteau ramené comme un voile sur le derrière de sa tête, regarde Minerve (Atbèna) coiffée du casque et revêtue de l'égide.

Campana, Opère in plastica T. 3 (en bas).

315 Plaque de terre cuite moderne, Vulcain (Héphaistos) et Minerve (Athèna), d'après la frise orientale du Parthénon (de la Minerve il ne s'est conservé que la moitié inférieure).

Cette plaque, dans laquelle on a voulu voir un original grec — et même une des esquisses que Phidias avait modelées pour la frise du Parthénon — a été fabriquée, avec quelques autres plaques semblables (qui se trouvent à Paris et à Copenhague) entre 1830 et 1840 en Italie; toutes ces plaques reproduisent des moulages en plâtre réduits, exécutés d'après les moulages pris sur la frise elle-même en 1784 par Choiseul-Gouffier.

Waldstein, Essays on the art of Pheidias p. 258 et suiv., T. XIII. Cf. Romiscne Mittheil. d. arch. Instit. I (1886) p. 60 (v. Rohden). Revue critique 1886 I p. 405 (S. Reinach).

Armoire V. Lampes en terre cuite.

Le sol de la niche, qui se trouve à l'extrémité de la salle, est orné d'une mosaïque dont le cadre est formé par un paysage luxuriant, tandis qu'au milieu l'on voit devant un pilier une corbeille, contre laquelle est appuyé un thyrse, un masque couronné, et à gauche deux flûtes.

Parmi les sculptures , pour la plupart insignifiantes, qui sont placées dans cette niche, il faut citer :

A gauche, 94 Statuette en marbre d'une déesse de la nature.

Restaurations: la tête avec la draperie qui la recouvre et la couronne de tours, le cou et les deux mains.

Cette statuette a, comme les idoles archaïques, une attitude pleine de raideur; les pieds sont ramenés l'un auprès de l'autre et les avant-bras sont tendus en avant. De la tête, qu'il faut restaurer avec une couronne ou un diadème, tombe par derrière un long voile qui pend jusqu'à terre. Un lourd manteau recouvre le chiton garni de manches; les broderies de ce manteau, qui d'habitude étaient représentées dans les plus anciennes idoles soit en bois sculpté soit au repoussé, sont ici rendues par quatre zones de bas-reliefs, dont les motifs de style libre contrastent avec le caractère général de la figure et trahissent une origine plus récente. Dans la première zone on voit les bustes (les deux visages sont restaurés) d'une femme voilée et d'un jeune homme (le Soleil [Hélios]) et la Lune [Sélénè]); dans la seconde, les trois Grâces dans l'attitude ordinaire, les mains entrelacées; dans la troisième une Néréide à demi nue à cheval sur un bouc marin, et dont le voile se gonfle au-dessus de sa tête en forme d'arc; enfin dans la quatrième trois Amours ailés dont on ne distingue pas clairement les attributs.

Ces bas-reliefs symbolisent sans doute les différentes parties du monde (ciel, terre et mer), dont la déesse ici représentée est considérée comme la reine; semblable à la Diane (Artémis) d'Ephèse (cf. Vol. I p. 253 n. 347),

dont le type artistique a certainement inspiré l'auteur de notre statuette, c'est une déesse de la nature originaire de l'Asie antérieure, déesse dont les idoles, transformées par les Grecs, sont souvent prises, sans raison suffisante, pour des images de la Vénus (Aphrodite) Uranie.

Cf. Denkschriften d. Wiener Akad. d. Wissensch. XIX (1870) p. 41 et suiv. (Jahn, Europa). Berichte d. sàchs. Gesellsch. d. Wissensch. 1868 (Jahn, Codex Pighianus) p. 177 et sniv. v. Sacken, Antike Sculptnren des Antikencabinetts in Wien p. 29 et suiv., T. 11. Friederichs-Wolters, Berliner Gipsabgusse n. 1551. Frohner, Collection H. Hoffmann T. 23. — Dans un petit bronze du même type (on ne sait où est l'original; le moulage se trouve à Berlin, Inventaire n. 1772), la tête est ornée d'un diadème, qui paraît composé de groupes d'animaux héraldiques (comme la tête de la Diane de Munich : Friederichs-Wolters, Berliner Gipsabgusse n, 450).

Au milieu de la niche:

Kelief en marbre multicolore.

Un jeune homme est debout avec son cheval devant une porte monumentale; la figure du jeune homme et une partie de l'arrière-train du cheval ont été sculptées dans la couche jaune-grise du morceau de marbre; le reste du bas-relief est rouge. Ce monument rappelle le bas-relief funéraire de la villa Albani p. 46 n. 780, dans lequel on voyait jadis une image d'Antinous, et qui est en relation étroite avec un bas-relief argien représentant le Doryphore de Polyclète. A en juger d'après l'ornementation architecturale qui forme le fond de la scène et d'après la nature du marbre, nous sommes ici en présence d'un de ces bas-reliefs purement décoratifs, qui furent à la mode à partir de l'époque hellénistique. L'exécution est romaine.

Pour le bas-relief de la villa Albani, cf. Dietrichson, Antinous p. 192. — Le bas-relief argien: Athen. Mittheilungen d. arch. Instit. II T. 13. Friederichs-Wolters, Berliner Gipsabgusse n. 504.

Armoire VI. Lampes romaines.

Au mur:

335 Plaque de terre cuite. Cf. n. 130.

Hblbig, Guide II. 25

336 Débris d'une plaque de terre cuite, scène de théâtre.

Le mur (proscenium) orné de colonnes corinthiennes qui font saillie en avant et entre lesquelles pendent des guirlandes, paraît appartenir plutôt à une maison qu'à un temple, si l'on en juge par l'étroitesse de la porte du milieu. Sur un autel placé en avant à gauche, est assis un acteur portant le masque et le costume d'un esclave; évidemment le personnage dont il joue le rôle est venu, par crainte d'un châtiment, se réfugier en ce lieu consacré.

Un exemplaire complet du même motif est publié dans: Campana, Opère in plastica T. 98. Ann. d. Instit. 1859 T. 0, p. 389. Schreiber, Cultur-histor. Bilderatlas T. III, 4.

337 (338, 353, 402, 405, 406, 420) Débris de plaques

de terre cuite, représentant une palaestra (école de lutte).

On voit, entre des colonnes corinthiennes, des hennés, des amphores (338), des statues d'athlètes vainqueurs portant une couronne et tenant une palme (420 à droite), dont quelques-uns sont caractérisés comme pugilistes par les courroies qui entourent leurs mains (337, 420), des images d'Hercule (353, 420) avec la massue et la peau de lion.

Campana, Opère in plastica T. 95, cf. T. 94 et 96.

362 Plaque de terre cuite, Thésée et Egée.

On croyait autrefois que ce bas-relief représentait Nestor tendant un breuvage à Machaon blessé (Iliade XII, 624 et suiv.). L'explication véritable de cette scène se trouve dans la légende de Thésée. Le héros, qui a grandi à Trézène loin de sa patrie, est revenu à Athènes, où il vit près de son père Egée, sans être connu de lui. Seule la seconde femme du vieux roi, la magicienne Médée, a deviné l'origine de cet étranger; par toutes sortes d'artifices, elle persuade à son époux d'empoisonner Thésée. Mais au moment décisif, Egée reconnaît son fils à la poignée de l'épée qu'il a laissée lui-même à Trézène.

C'est ce moment de l'épisode que représente notre basrelief; déjà Thésée, qui est assis sur une chaise, porte la coupe à sa bouche, lorsque le vieil Egée s'élance vers lui, saisit la coupe de la main droite, et de la main gauche prend son fils par le bras; auprès de lui une jeune femme est debout et regarde la scène avec attention.

Campana, Opère in plastica T. 68. Combe, Terracottas of the Brit. Muséum T. XII, 20 (agrandi). Cf. Overbeck, Gallerie lier. Bildwerke p. 421. Ann. d. Inst. 1863 p. 459 (Rutgers). Arch. Zeit. XLIII 1885 p. 282 et suiv. (Micliaelis). Baumeister, Denkmâler d. klass. Altertums III, p. 1794.

Armoire VIL

Sur les rayons d'en haut: Conduites d'eau en plomb,

dont plusieurs proviennent d'Ostie. Les inscriptions, qu'elles portent, indiquent soit l'atelier dans lequel les tuyaux ont été fabriqués, soit les noms des habitants qui avaient droit à l'eau amenée par ces conduites. Sur les deux rayons d'en bas : une riche collection de balles de fronde, parmi lesquelles s'en trouvent quelques-unes d'origine grecque. Dès la plus haute antiquité les Grecs et les Romains eurent dans leurs troupes des soldats armés de frondes; les balles de ces frondes, le plus souvent des pierres ou (ce qui devint la règle à une époque postérieure) des masses de plomb en forme d'olives, ont été retrouvées en grand nombre dans tous les endroits, qui eurent à soutenir un siège prolongé. Ces balles portent souvent des inscriptions; tantôt c'est le nom d'un peuple ou d'une ville, tantôt le nom du commandant des troupes, tantôt le numéro et le surnom d'une légion, parfois enfin des plaisanteries ou des souhaits de soldats, des menaces ou des injures à l'adresse des ennemis. Une grande partie des balles qui sont exposées dans cette armoire proviennent des batailles qui se livrèrent dans le Picenum et surtout aux environs d'Asculum pendant la guerre dite sociale (91 — 88 av. J.-C); quelquesunes ont été trouvées près de Pérouse et proviennent du siège mis par Octave autour de cette ville que défendait

Lucius Àntonius (40 av. J.-C). La contrefaçon s'est fréquemment appliquée à ce genre d'antiquités; ici même on a placé quelques balles de plomb fausses.

Sur les conduites d'eau en plomb, cf. de Ruggiero, Catalogo p. 142 et suiv. Lanciani, Le acque e gli acquedotti (Rome 1880). — Sur les balles de fronde en plomb, cf. Corpus Inscript, latin. I p. 188 et suiv., IX p. 631 et suiv. Ephemeris epigraphica VI (Zangemeister). Bergk, Inschriften romischer Schleudergeschosse (Leipzig 1876). De Ruggiero, Catalogo p. 82 et suiv.

Au mur:

417 Plaque de terre cuite, Pélops et Hippodamie.

Cf. plus haut p. 217.

Citée déjà par Winckelmann, Monumenti inediti n. 117 (p. 159).

6, 7, 8 Trois urnes cinéraires étrusques, avec figures sur le couvercle, et sur la face antérieure bas-reliefs représentant le héros appelé Echetlos.

Cf. plus haut notre vol. II p. 41 n. 774.

Armoire VIII.

Sur le second rayon: Grande plaque de bronze, avec inscription votive dédiée à Minerve en dialecte falisque. Ce texte est d'autant plus intéressant que nous possédons très peu de monuments de cet idiome tout à fait voisin de la langue latine. L'inscription est ainsi conçue : Mcnerva • Sacrn \ La ■ Cotcna • La -f -pretod • de j zenatuo • sevtcvfwd • voohnn \ dedet • euando • datu • rccted \ cuncaptwm : c. à d. Dédié à Minerve. Lars Cutenius, fils de Lars, préteur, a accompli ce vœu par décret du sénat: ce vœu a été accompli tel qu'il avait été promis (?).

Trouvée à Santa Maria de Falerii; une moitié en 1860, l'autre moitié dix ans plus tard. De Ruggiero, Catalogo p. 56 n. 188. Zvetaïeff, Inscript. Italiae inferioris dialecticae (Moscou 1886) p. 26 n. 70. Corpus inscriptionum latin. XI n. 3081. Deecke, Die Falisker p. 156.

Sur le troisième rayon: un collier en fer, auquel est suspendue une petite plaque de métal avec l'inscription

suivante: fiigi, tene me, cum revocaveris me dm (domino) Zonino, accipis solidum, c. à d.: je me suis sauvé, tiensmoi bien; si tu me ramènes à mon maître Zoninus, tu recevras un solidus (à peu près 20 francs). Comme le prouve son faible diamètre et le contenu de l'inscription, ce collier n'était certainement pas destiné à un esclave fugitif, mais beaucoup plutôt à un animal domestique, probablement à un chien.

De Ruggiero, Catalogo p. 137 n. 508. Bruns, Fontes juris Romani5 p. 274 (promissiones populares n. 2).

Au mur: 427 — 429 Plaques de terre cuite, représentant des Satyres cueillant le raisin et le mettant dans le pressoir. Cf. le n. 363 dans cette salle.

Campana, Opère in plastica T. 39, cf. T. 40. Combe, Terracottas in the Brit. Mnseum T. 33, 67.

434 Plaques de terre cuite, combats entre Amazones et griffons.

Cf. Campana, Opère in plastica T. 78 et plus haut p. 217.

Armoire IX. Lampes en terre cuite.

Dans la niche voisine de la porte, à gauche de l'armoire X:

Support d'un candélabre en marbre.

Ce support triangulaire est creusé à sa partie supérieure d'une cavité de forme ronde, dans laquelle était emboîtée et fixée par un tenon la tige en marbre du candélabre ou plus exactement du thymiaterion (cf. p. 310). Les trois faces du support sont décorées de bas-reliefs représentant des Amours qui emportent une épée, un bouclier et un casque — les armes de Mars (Ares) dans le sens original de la composition. Les angles supérieurs sont ornés de têtes de bélier qui font saillie ; en bas se trouvent des pattes d'animaux ailées, entre lesquelles, comme dans les thymiaterions en bronze, sont intercalées des palmettes.

Bonanni, Mus. Kircher T. I, 40. Montfaucon, L'antiquité expliquée T. 50. — Sur des supports du même genre, cf. Hauser, Die neu-attischen Reliefs p. 109. et plus haut vol. I p. 267 n. 374.

34 Petite tête hermétique.

Cette tête, travail médiocre de l'époque romaine, reproduit un type de jeune homme créé pendant la première moitié du Ve siècle.

Armoire X.

Vases antiques en terre cuite d'espèces différentes.

Il faut remarquer, sur le troisième rayon: un petit vase à parfums d'une haute antiquité, ayant la forme d'une tête de guerrier casquée, et un autre reproduisant une tête archaïque d'Hercule (Héraclès), tous deux polychromes. A chaque angle du même rayon, une patère avec trois poissons peints , — genre de poterie qui appartient à la dernière période de la céramique de l'Italie méridionale (campanienne?).

Pour les vases à parfums archaïques, cf. Gazette archéol. 1880 p. 145 (Heuzey). Rom. Mittheil. d. archâol. Instit. V p. 320 (Reisch). — Pour les vases ornés de poissons : Furtwàngler, Berliner Yasensammlung p. 963 et suiv,

Deuxième salle.

Bronzes.

Il n'y a presque rien d'important parmi les statuettes et les fragments de statues placés dans les armoires; l'authenticité de plusieurs objets, entrés depuis longtemps dans la collection, est même douteuse. L'arrangement actuel (provisoire) du Musée ne permet pas de voir suffisamment bien des exemplaires, entre autres la plus grande partie des miroirs; quant aux types d'ustensiles, d'anses et d'attaches, qui sont ici fort nombreux, il sera toujours plus commode de les étudier au Musée Grégorien. Nous

n'avons donc à nous arrêter que devant un petit nombre d'objets qui offrent un intérêt particulier.

Armoire I.

A gauche en haut : Tête d'Apollon.

Ce bronze reproduit un type, postérieur à Praxitèle,

qui représente le dieu sous les traits d'un jeune homme

gracieux, à l'air sentimental.

Cf. Winckelmann, Gesch. d. Kunst V, 5 § 27; VII, 2 § 20. Overbeck, Griech. Kunstmythologie IV p. 120.

Sur le même rayon, à droite: Tête de jeune homme en bronze doré (avec un diadème dans les cheveux), d'une conception toute romaine; c'est probablement un Génie. Cf. Winckelmann, Gesch. d. Kunst VII, 2 § 20.

Dans la même armoire, à droite, sur le second rayon (à partir du bas), un miroir en forme de poire trouvé à Palestrina, avec inscriptions latines (du IIe siècle avant J.-C). Le dessin gravé sur le miroir représente un Silène barbu, la tête couronnée, avec des oreilles de porc (Marsuas), qui sautille en agitant dans sa main droite un goupillon; à droite sur un socle élevé est placé un cratère richement décoré. Au fond, à gauche, un petit Panisque à pieds de bouc (l'inscription mal orthographiée qui est gravée auprès de ce personnage se lit Painsscos) imite avec des gestes bouffons le mouvement du Silène. Auprès de la jambe gauche de Marsyas une inscription court de haut en bas: Vibis Pilipus cailavit, Vibius Philippus a gravé ce miroir — il est certain d'ailleurs qu'il s'est contenté de copier une composition antérieure.

Monnm. d. Instit. IX T. 29, 2. Gerhard - Kôrte , Etruskiscke Spiegel V T. 45. Cf. Bullet. d. Instit. 1867 p. 67 et suiv. (Benndorf). Corpns inscriptionum Latin. XIV n. 4098.

Armoire IT.

A gauche, sur le cinquième rayon: Petit bas-relief en bronze découpé, représentant Hercule (Héraclès) marchant

vers la droite en tenant sa massue dans sa main droite

levée; ce bronze formait sans doute la garniture d'un

coffret. Travail grec du VIe ou du Ve siècle.

Cf. Roseher, Lexikon der Mythologie I p. 2150. Olympia IV p. 108 (Furtwângler).

Sur le même rayon:

Deux statuettes de philosophes (?) assis, portant des coffrets dans lesquels on voit des rouleaux (volumina).

A en juger par le caractère de l'exécution, ces deux statuettes datent des derniers temps de l'antiquité, et de plus ont été fortement nettoyées par une main moderne.

Cf. Winckelmann, Werke (Donaueschingen 1829) II p. 204, (Ed. Fernow) II p. 110, (chez Hoffmann 1847) II p. 180.

Sur le sixième rayon: Mains votives, ustensiles en

bronze, pieds de vases divers, attaches et figures servant

à décorer des couvercles, parmi lesquelles un Jongleur

marchant sur les mains.

Le Jongleur: Micali, Antichi monum. T. 56, 1. Cf. Sitzungsber. d. sâchs. Akademie d. Wissensch. zu Leipzig 1878 p. 132 (Heydemann).

Dans la même armoire à droite, sur le cinquième rayon :

Bronze étrusque archaïque représentant un laboureur.

Un homme, vêtu d'un chapeau, d'un chiton et d'une peau de bête, conduit une charrue à bec recourbé, attelée de deux bœufs; le joug s'appuie sur le cou des animaux immédiatement derrière les cornes. La charrue elle-même se compose d'une forte tige recourbée en forme de bec (buris), à laquelle le soc (vomer) est attaché au moyen d'anneaux; quant au manche (stiva), c'est un morceau de bois recourbé qui est garni d'un croisillon pour que les mains puissent le saisir solidement. On voulait jadis reconnaître dans ce groupe Tarchon, qui, d'après la légende étrusque, trouva en labourant le mystérieux enfant Tagès

(cf. plus haut p. 350), et Ton prétendait que la petite statuette voisine de Minerve appartenait au même groupe. En réalité elle n'a aucun rapport avec lui. Quant au groupe lui-même, très vivant quoiqu'un peu lourd de forme, c'est évidemment un ex-voto consacré par un laboureur, qui voulut faire représenter plastiquement son travail quotidien.

Trouvé dans les environs d'Arezzo. Gori, Museo Etrusco I T. 200. Micali, Antichi monumenti (Florence 1810) T. 50. Monumenti per servire alla storia (Florence 1833) T. 104. Baumeister, Denkmàler des klass. Altertnms I, p. 13. Daremberg - Saglio , Dictionnaire des antiquités I p. 355. Martha, L'art étrusque p. 510. Cf. Beschreibung Roms III 3 p. 496.

Armoire III.

Dans la moitié gauche de l'armoire, sur le troisième rayon à partir du bas: Plusieurs fragments d'une lame de bronze , travaillés au repoussé. Ce sont des répliques des garnitures en bronze de Bomarzo qui se trouvent au Musée étrusque du Vatican (cf. plus haut p. 366 et suiv.). Cf. Schumacher, Praenestiner Ciste zu Karlsruhe (1891) p. 68.

Sur le quatrième rayon:

Fragment d'une boîte à miroirs grecque, ornée d'un relief très fin travaillé au repoussé, qui représente le combat de Minerve contre un Géant.

Minerve (Athèna) complètement armée, la tête couverte d'un casque à triple aigrette, s'avance d'un mouvement rapide vers la droite, et se prépare à frapper de sa lance (brisée sur notre relief) un Géant (Encelade), dont la tête manque aujourd'hui. Ce Géant a des ailes aux épaules (presque complètement détruites) ; au-dessous des genoux ses jambes deviennent des corps de serpents, tandis que ses cuisses sont garnies d'écaillés d'animaux. Une peau de bête est enroulée autour de son bras gauche; de sa main droite il lève son épée pour se défendre plutôt que pour attaquer. Si ce relief rappelle par quelques

détails, comme par les serpents qui terminent les jambes d'Encelade, des représentations assez récentes de la lutte des Dieux et des Géants, entre autres les hauts-reliefs de l'autel de Pergame, qui se trouve aujourd'hui au Musée de Berlin, d'autre part son style sévère dénote une époque plus ancienne, environ le milieu du IVe siècle.

Journal of hellenic studies IV p. 90 (A. H. Smith). Roscher, Lexikon der Mythologie I p. 1666 (Kuhnert). Cf. Berichte d. sàehs. Gesellsch. d. Wissensch. 1878 p. 131 et suiv. (Heydemann). Mayer. Giganten und Titanen p. 396.

Sur le cinquième rayon: Une petite ciste, dont les pieds sont formés par des figures d'acteurs comiques (avec un masque et portant une corbeille dans la main gauche) ; la poignée du couvercle représente une femme entièrement drapée (du type des femmes grecques du IVe et du IIIe siècle), assise à terre et tenant un parasol au-dessus de sa tête.

Trouvée à Bolsena. Cf. Ann. d. Instit. 1866 p. 179 n. 56 (Schone).

Sur le sixième rayon: Deux groupes qui se font pendant, statuettes de guerriers de style archaïque; ces deux groupes devaient servir à la décoration d'un très ancien casque italique ; ils étaient sans doute disposés de chaque côté du cimier. Le groupe voisin, qui représente un jeune homme à longs cheveux conduisant un cheval qui se cabre, date de la même époque et servait lui aussi à la décoration d'un casque.

Cf. Aun. d. Inst. 1874 p. 46 et suiv. (Helbig).

Sur le huitième rayon:

Trois pieds de ciste avec un groupe en relief de style libre; Neptune (Poséidon), qui poursuit sur la mer un jeune guerrier (évidemment un Géant).

La tête de Neptune (Poséidon) est d'un type qui trahit très nettement l'origine étrusque assez récente du groupe; le dieu tient son trident de la main gauche, et de la main droite saisit le bouclier de son ennemi. Un monstre ma-

rin, dont la tête a une forme fantastique, mord le Géant à la cuisse gauche, tandis qu'auprès de sa tête surgit un second monstre de taille énorme.

Trouvés à Palestrina. Gori, Mus. Etrusco I T. 124. Inghirami, Monum. etruschi III 3 T. 17. Muller-Wieseler, Denkm. alter Kuust II T. VII, 86a, p. 113. Cf. Ann. d. Inst. 1866 p. 191 (Schone), Overbeck, Griech. Kunstmythologie III p. 332. Mayer, Giganten und Titanen p. 390.

Sur le même rayon, trois pieds de ciste avec une figure de femme ailée nue, qui arrange ses cheveux, et de chaque côté différents attributs (masque d'animal, vase à parfums).

Cf. Schumacher, Praenestin. Ciste zu Karlsruhe p. 27.

Le long du petit côté de la chambre: dans chaque angle un candélabre (porte-cierges) couronné de figurines, de l'espèce dont nous avons parlé plus haut p. 309 et suiv. ; plus loin, dans l'armoire, des bronzes d'Etrurie et de Sardaigne, toutes sortes d'antiquités égyptiennes, une tête barbue de style assyrien qui faisait partie d'un bas-relief.

Devant la première fenêtre:

Petite statue en bronze de Bacchus (Dionysos).

Le dieu est représenté sous les traits d'un jeune homme nu; sa chevelure bouclée est couronnée de lierre; une nebris entoure son bras gauche , et ses pieds sont chaussés de sandales ; son pied gauche s'appuie sur une petite panthère; de la main droite Bacchus (Dionysos) tenait son thyrse, de la main gauche un autre attribut. Cette œuvre reproduit un type créé à l'époque hellénistique; mais, à en juger, par l'aspect lourd des formes, qui n'ont pas été retouchées au ciseau, il semble que ce soit un exemplaire moderne coulé dans le moulage d'un bronze antique.

Musei Kirkeriani Aerea II T. 22, p. 95 (Coutucci). Cf. Winckelmami, Kunstgeschichte VII, 2 § 20. Reconnue par M. Helbig comme une réplique moderne.

Devant l'autre fenêtre :

Figure d'un enfant nu, de l'époque romaine.

Comme l'indique l'attitude du corps qui est un peu penché en avant, cette figure était destinée à supporter de ses deux bras tendus et écartés une grande vasque. C'est une œuvre médiocre, purement décorative, qui devait orner le jardin d'une villa romaine.

Musei Kirkeriani Aerea II T. 20, p. 87 (Contucci).

Sur l'armoire, entre les deux fenêtres: Quatre thymiaterions et un petit trépied.

Dans la vitrine, à droite de la porte d'entrée:

Plambeau. Cf. p. 309.

La tige, le long de laquelle grimpe une colombe, repose sur la tête d'un jeune homme nu, qui tient un disque dans sa main droite abaissée, tandis que de sa main gauche il abrite son front. Le support est formé par trois jambes humaines que recouvre une draperie, cf. p. 317 n. 24.

Au même endroit, Divers candélabres et plusieurs lampes, pour la plupart de l'époque romaine.

Au milieu de la chambre:

Siège antique en bronze avec incrustations d'argent.

Les appuis de ce siège se terminent en haut à gauche par une tête d'âne, à droite par une tête de cygne ; l'extrémité inférieure de gauche est ornée d'un buste de Silène couronné ; du côté droit il n'y a point de décoration plastique analogue. La garniture (en argent plaqué) qui court autour du siège proprement dit se compose de méandres et de rosettes.

Cf. le Bisellium en bronze du palais des Conservateurs Vol. I n. 553 p. 412.

Groupe de Mithra (en marbre).

Mauvais travail, qui ne peut guère être antérieur à la moitié du IIIe siècle après J.-C.

Cf. Vol I p. 481 et suiv. n. 645.

Ciste de Ficoroni: Les Argonautes dans le pays des Bébryces en Bithynie. Cf. la photographie du dessin de la ciste suspendue à gauche près de la porte.

Cette ciste, que la valeur artistique des dessins gravés qui la décorent a rendue justement fameuse, peut être considérée comme le joyau de toute cette catégorie d'objets d'art; elle est aussi beaucoup plus grande que les autres cistes, tout en ayant exactement la même forme qu'elles (cf. plus haut p. 315). Le vase repose sur trois griffes de lions, qui écrasent une grenouille (l'un des pieds est moderne); leurs points d'attache sont décorés d'un groupe qui représente l'Amour (Eros), Hercule (Héraclès) et Iolaos. La poignée du couvercle est formée par un groupe de trois figures. Un homme imberbe (avec un collier, un manteau constellé d'étoiles et des sandales), que l'on peut considérer, malgré l'absence de tout attribut caractéristique, comme un Bacchus (Dionysos) de type italique récent, est soutenu par deux Satyres, reconnaissables à leurs oreilles pointues, à leur queue de cheval, aux peaux flottantes qui entourent leurs corps et aux vases de vin qu'ils portent (dans la main aujourd'hui restaurée du Satyre qui est à droite du spectateur il faut supposer également une corne à boire). Sur la plaque de métal rivée au couvercle, et qui sert de plinthe au groupe, a été gravé, en lettres qui datent de la moitié du IIIe siècle av. J.-C, le vers suivant: JSfovios Plantios med Bornai fecid, Dindia Macolnia fileai dédit , c. à d. « Novius Plautius m'a faite à Rome — c'est la ciste qui parle — Dindia Magolnia — une Prénestine comme son nom l'indique, — m'a donnée à sa fille.» Le couvercle lui-même est richement décoré de dessins gravés : au centre sont représentés deux lions et deux griffons, qui se dressent les uns en

face des autres: entre eux on distingue une tête de taureau; autour de ce motif central se développe une zone ornée de scènes de chasse: des hommes et des jeunes gens (la plupart de type italique très prononcé) poursuivent deux sangliers, un cerf et une biche. La composition pleine de vie et de mouvement, le dessin remarquable par sa fraîcheur et son fini, rappellent les peintures de vases grecs qui représentent le même sujet, mais parmi lesquelles on trouverait difficilement une œuvre aussi parfaite. Les dessins gravés sur le corps de la ciste sont d'une valeur artistique encore plus haute; les motifs qu'ils reproduisent ont plus de grâce. En haut et en bas courent de larges bandes d'ornements stylisés dans le caractère ,de l'art décoratif hellénistique : au milieu de fleurs et de palmettes largement développées on voit dans la bande du haut des têtes de Méduse, dans celle du bas des couples de sphinx héraldiques assis l'un en face de l'autre. L'espace intermédiaire entre les deux bandes est rempli par une composition suivie dont le sujet est emprunté à la légende des Argonautes.

Tandis qu'ils naviguaient vers la Colchide, le pays de la Toison d'Or, Jason et ses compagnons débarquèrent sur la côte de Bithynie; mais le roi des Bébryces, Amykos, leur défendit de puiser à la source voisine, et les provoqua au pugilat — lutte dans laquelle il avait jusqu'alors vaincu tous les étrangers. Parmi les Argonautes c'est Pollux (Polydeukès) qui relève le défi; grâce à sa merveilleuse adresse il triomphe du roi barbare. C'est le châtiment du vaincu qui forme le centre de la composition. Pollux, usant de toutes ses forces, attache les deux bras d'Amykos à un tronc d'arbre , tandis que lui-même s'appuie du bras gauche contre l'arbre. Les deux adversaires portent les cestes (gantelets des pugilistes) qui couvrent la partie inférieure des bras et qui sont garnis de courroies (cf. plus haut p. 196); la colère et l'effort sont très nettement exprimés sur le visage de Pollux , la douleur et le découragement sur celui d'Amykos. A droite, près du barbare, on voit son manteau et ses bro-

dequins. Plus bas, au pied de l'arbre, le jeune serviteur des Dioscures est assis et paraît dormir; il porte sur ses épaules le manteau de son maître; il tient ses chaussures et ses strigiles; près de lui on aperçoit, suspendus à une courroie, le flacon d'huile et la houe qui a servi à désigner le lieu du combat et à remuer le sol. A droite se tient debout Minerve (Athèna), la protectrice des Grecs dans leurs luttes contre les Barbares ; elle n'est caractérisée comme déesse des combats que par la lance qu'elle tient de la main gauche et par l'égide bordée de serpents, ornée du masque de Méduse et de plusieurs étoiles ; elle est richement vêtue et parée; sa chevelure est ceinte d'une couronne de feuilles d'or très serrées, semblable à celles que l'on a trouvées en si grand nombre dans les tombeaux italiques. Au-dessus d'elle vole la Victoire (Nikè) qui apporte à Pollux la couronne et le bandeau des vainqueurs. A ce groupe central se rattache de chaque côté un couple d'assistants; à gauche on voit assis sur une amphore, l'air arrogant et tenant sa lance des deux mains, un homme barbu, dont la coiffure et la physionomie ressemblent à celles du roi barbare ; c'est peut-être un des Bébryces. Auprès de lui, un homme barbu, le dos garni d'ailes puissantes, est assis, pensif et le menton appuyé sur son bras; ce personnage est considéré en général comme le démon du lieu, Sosthénès, qui avait prédit aux Argonautes leur victoire. De l'autre côté est assis un jeune éphèbe grec, qui se distingue de tous ses compagnons par sa couronne et par son bracelet de forme italique; c'est évidemment Jason, le chef des Argonautes ; derrière lui, dans une attitude pleine d'aisance, un homme barbu est debout (vu de dos); il faut sans doute y reconnaître Hercule (Héraclès), qui d'après une tradition postérieure prit part, lui aussi, à l'expédition de Colchide. A droite de tous ces personnages est représentée une scène de débarquement. Nous y voyons le navire Argo, tiré ^ur le rivage en un endroit facilement abordable que limitent de part et d'autre les rochers de la côte. Un ruban flotte au vent, attaché à la poupe. Sur le pont est

assis un jeune Argonaute, qui regarde le lieu du combat; derrière lui un de ses compagnons dort, couché sur le dos ; un autre est occupé après un sac de provisions ; après la victoire, on prépare le festin. Un jeune homme descend du pont par une échelle qui est appliquée contre le navire; il porte un petit tonneau à anse et une corbeille, hors de laquelle pend un morceau d'étoffe; à terre, près de l'échelle, est assis un autre éphèbe armé, qui arrange sa chaussure.

Ce groupe d'Argonautes, qui est encore en relation immédiate avec la victoire de Pollux, sert de transition entre ce tableau et la scène qui se passe autour de la source, où les Grecs peuvent maintenant se récréer sans être inquiétés. La source, qui jaillit d'un haut rocher, sort d'une gueule de lion. Une amphore est placée au-dessous de la fontaine ; un Argonaute se désaltère en buvant dans une grande coupe; à gauche une autre coupe semblable est suspendue au rocher, afin que les passants puissent boire. Un Silène pansu est assis sur une pierre, auprès de la source; il frappe d'un air satisfait sur son gros ventre; comme le prouve l'air moqueur et ricanant, avec lequel il regarde le jeune homme qui est debout à sa gauche, il veut par ce geste parodier les exercices de gymnastique auxquels celui-ci se livre; mais l'éphèbe ne se laisse pas troubler et continue à donner de grands coups dans un sac plein de sable (ou dans une outre) suspendu à un arbre — c'était là un exercice à la mode pour se préparer au pugilat (cf. p. 336). Plus à droite, on voit un autre Argonaute qui cherche à faire tenir droite dans la terre molle une amphore pointue déjà remplie d'eau. Au-dessus, dans un enfoncement de rochers, le génie du lieu repose dans une attitude tout à fait gracieuse; c'est un jeune homme qui porte, suivant la coutume italique, la bulle suspendue à un collier et qui tient un ruban flottant dans la main droite. Plus loin à droite, deux Argonautes se font des confidences ; d'un geste tout amical, l'un d'eux a passé son bras autour du cou de l'autre, qui est debout auprès de son compagnon dans

une attitude un peu nonchalante, et que l'on reconnaît à son bonnet de marin pour le second Dioscure, Castor; entre les deux amis une amphore gît sur le sol. Ce beau groupe a été placé là par l'artiste pour séparer et pour réunir à la fois la scène de la source et le tableau qui représente le châtiment d'Amykos; ce qui prouve que ces deux parties de la composition sont en relation très étroite, c'est l'amphore même, sur laquelle est assis un des spectateurs de la scène principale.

Cette composition, dont les figures sont si nombreuses, forme donc un tout unique, bien pondéré; l'abondance des jolis motifs et l'exécution soignée de tous les détails — que l'on remarque entre autres le paysage aussi fin qu'une miniature — charment toujours la vue et valent la peine d'être étudiées de près. Il est certain que la composition générale reproduit une grande peinture grecque (environ du commencement du IVe siècle); mais il n'est pas moins certain que le dessin de cette gravure est l'œuvre d'un artiste de la première moitié ou du milieu du IIP siècle — de l'époque, à laquelle appartiennent les zones d'ornements qui encadrent le sujet principal. Cet artiste a copié son modèle avec une certaine indépendance ; sans compromettre le caractère général ni l'unité de l'ensemble, non-seulement il a donné à de nombreux détails, comme aux parures et aux instruments, les formes courantes de son temps, mais encore il a complètement modifié, suivant les types usités à son époque, des figures tout entières, par exemple celles de Minerve et de la Victoire. Quant au personnage viril ailé, que nous avons déjà rencontré sur un miroir de la même époque (cf. plus haut p. 332 n. 196) où il représentait Calchas, il pourrait bien aussi avoir été ajouté par lui; car l'idée de donner des ailes à un devin a dû être très familière à un artiste travaillant en Italie.

La finesse et le soin gracieux, avec lesquels les dessins ont été exécutés, semblent prouver qu'ils sont l'œuvre d'un Grec. Il est vrai qu'il n'y a guère trace d'inspiration grecque dans les pieds de la ciste ni même dans les

Helbig, Guide II. 26

figures du couvercle. Comme l'inscription de Plautios est gravée sur la plaque de métal qui sert de plinthe au groupe du couvercle, on a pensé que Plautios avait bien fabriqué les figures de ce groupe , mais qu'il n'était pas l'auteur des gravures. Il est bien certain, toutefois, que Plautios était le patron de l'atelier d'où la ciste est sortie, et que l'inscription a été ajoutée seulement quand le vase a été complètement fini. Ce qui est donc le plus vraisemblable, c'est que le fabricant de cistes achetait ailleurs les figures en métal coulé qui ornaient les couvercles, figures dont on devait faire plusieurs exemplaires en même temps — nous possédons une autre réplique de notre groupe — tandis qu'il gravait lui-même les feuilles de métal et les posait dans son atelier sur le corps des cistes. L'indication de lieu Bornai semble indiquer que l'artiste n'était pas originaire de Rome même, mais qu'il y était venu de Préneste ou de la Campanie ; de même que son style artistique, sa nationalité pourrait bien être grecque. Rappelons à ce propos qu'un certain Marcus Plautius, Grec né en Asie-Mineure , vivait à la même époque ou peu de temps après, qu'il décora de peintures le temple d'Ardée, et qu'il acquit ainsi, outre une grande renommée, le droit de cité.

Trouvée en 1738 dans la grande nécropole de Préneste non loin de l'église San Rocco, acquise quelques années plus tard par Ficoroni et donnée par lui au Collège romain (Justi, Winckelinami II p. 128). Musei Kirkeriani Aerea I T. 1 — 9. Gerhard, Etruskische Spiegel I T. 2. Marchi, La cista atletica del museo Kircheriano (Rome 1848). Brondsted, Den Ficoroniske Cista (Kopenhagen 1847). E. Braun, Die ficoronische Ciste (Leipzig 1849). Baumeister, Denkmâler d. klass. Altertums I, p. 454. Roscher, Lexikon der Mythologie I p. 527. Wiener, Vorlegeblâtter fur archàologische Uebungen 1889 T. XII. Martha, L'art étrusque p. 537. Cf. 0. Jahn, Die ficoronische Ciste (Leipzig 1852). Ann. d. Instit. 1862 p. 15 et suiv. (Brunn); 1866 p. 151 et suiv., p. 203 (Schône). Mommsen, Rom. Geschichte I7 p. 446, 478. Corpus inscript. Latin. XIV n. 4112 et p. 328 et suiv.

Troisième salle.

Antiquités chrétiennes et du Moyen-Age.

Le long des murs:

Pierres tombales et bas-reliefs de sarcophages chrétiens, plaques de marbre funéraires, et aussi quelques monuments juifs.

Cf. V. Schultze, Archàolog. Studien liber altchristliche Monumente (Vienne 1880) p. 256 et sniv.

Au milieu de la salle, sous un grand vase :

125 Le graffite appelé la Caricature du Crucifix.

En 1856 on découvrit, sur la pente sud -ouest du Mont Palatin, à l'endroit où s'élevait jadis la villa Nussiner , une série de salles , que les uns prirent pour un paedagogium (école d'esclaves impériaux), tandis que les autres y virent un corps de garde. Dans la seconde des trois petites chambres carrées, voisines de l'exèdre demi-circulaire, se trouvait, gravé dans le stuc, ce graffite qui paraît dater de la première moitié du IIIe siècle (d'après d'autres savants il remonterait à l'époque d'Hadrien). Nous y voyons, cloué sur une croix, un homme à tête d'âne vêtu du colobium (la courte tunique des esclaves et des affranchis), les cuisses entourées de bandages; à gauche un homme imberbe, portant le même costume est debout, levant le bras gauche vers le crucifié dans l'attitude de la prière. Devant lui on lit l'inscription: 'AXs^dqj.svoç asjisTS Osov, Alexamenos adore son dieu. Evidemment ce dessin est une caricature faite par un serviteur impérial pour se moquer d'un de ses compagnons chrétiens. Nous savons par d'autres témoignages — entre autres par ïertullien — que les chrétiens et les juifs furent soupçonnés, jusque pendant le troisième siècle, d'adorer un dieu à tête d'âne.

Garrucci, Il crocifisso grafflto in casa dei Cesari 1857. Cf. Jtecker, Spottcrncifix (Breslau 1866). Fr. X. Kraus, Spottcrncifix vom Palatin (Fribourg 1872): ltealencyclopédie der christl. Alter-

tiïmer II p. 774 et suiv. Garrucci, Storia dell' arte cristiana VI p. 138. Daremberg-Saglio, Dictionnaire des antiquités I p. 1375.

Dans les armoires : Lampes chrétiennes en terre cuite, curiosités du Moyen-Age et orientales.

La porte, située en face de celle par laquelle on entredans la troisième salle, conduit au Musée ethnographique. Ce Musée occupe toute la partie nord du bâtiment, ainsi que la moitié septentrionale du long corridor de l'est; la moitié méridionale du même corridor renferme une partie des collections préhistoriques; dans les chambres situées sur le dehors (à l'est) et dans la salle voisine de l'entrée principale (cf. p. 374) se trouvent les objets de provenance italique; dans les salles qui donnent sur la cour intérieure sont les objets de provenance étrangère. Conformément à l'ordre systématique établi dans ce Musée, nous entrons, pour commencer notre visite, par la porte qui se trouve à droite (à l'est) de l'entrée principale et en face de l'entrée particulière du Musée Kircher.

Musée préhistorique.

Dans le vestibule ont été placés quelques reproductions des constructions en pierre de l'époque préhistorique. Dans la première vitrine: les reproductions de quatre monuments mégalithiques (appelés Specchia, Truddhu, Pietra fitta et Dolmen) de la Terre d'Otrante (environs de Lecce). Dans la seconde vitrine: la reproduction d'un nuraghe de Sardaigne — un de ces monuments en forme de tours, qui paraissent avoir servi d'asiles et de lieux de refuge aux habitants primitifs de la Sardaigne (d'après une autre opinion ce seraient plutôt les points fortifiés des colonies phéniciennes).

Gazette archéologique VII p. 30 et suiv. (Lenormant). Perrot- Ckipiez, Histoire de l'art dans l'antiquité IV 22 et suiv.. 51 et suiv.

Près de la porte, qui mène du vestibule dans le long corridor de l'est, à gauche: un tombeau composé de

MUSÉE PREHISTORIQUE. 405

pierres plates (de la province de Novare), qui appartient à une période récente du premier âge du fer, et qui contient plusieurs poteries primitives; à droite, un petit tombeau, d'une époque beaucoup plus récente; il a été trouvé dans une nécropole de la province de Massa-Ferrara, où la civilisation de la période dite le premier âge du fer paraît avoir survécu fort avant pendant les temps historiques. «

Dans les sections suivantes, disposées au sud (à droite) du corridor de l'Est, les objets ont été classés d'après les grandes époques de la civilisation préhistorique (âge de ia pierre, âge du bronze, âge du fer), et dans les limites <&e chaque période d'après les lieux de provenance; la dernière chambre (à l'extrémité sud) contient les trouvailles de Préneste, qui forment transition entre l'époque préhistorique et les temps historiques.

Les deux premières sections, immédiatement voisines du vestibule qui contient les tombeaux, renferment les objets qui datent de l'âge de la pierre; la troisième est formée par les monuments découverts dans les stations (stasioni) préhistoriques des Monti Lessini (province dé Vérone), monuments qui nous font connaître le développement continu de la civilisation préhistorique depuis ses débuts jusqu'à ses plus récentes périodes.

Dans les trois chambres suivantes, l'âge de bronze est représenté en particulier par les produits des fouilles exécutées dans les stations construites sur pilotis et dans les terramares (tertres contenant les débris des stations préhistoriques), en Vénétie, en Lombardie et en Emilie.

Dans la section suivante (la septième) sont réunis différents objets de l'âge du bronze et de l'âge du fer. Dans l'armoire de gauche, près de la sortie, on voit, parmi d'autres bronzes trouvés en Sardaigne, la statuette d'un guerrier, qui est revêtu d'une tunique, de braies et d'une cuirasse; il tient dans sa main droite le tronçon d'une épée (?), dans sa main gauche son bouclier, garni d'une poignée de forme particulière; sa tête est coiffée d'un casque orné de deux cornes proéminentes. Le guer-

rier porte sur son dos un petit train de voiture, au timon

duquel est attachée une corbeille tressée.

Mémoires de l'académie des inscriptions T. XXVIII p. 579 (Barthélémy). Winckelmann, Kunstgeschichte III 4 § 45; Werke II T. 6 dans l'édition Fernow (Atlas I n. 21 dans l'édition de Donaueschingen ; Werke II T. 24 dans l'édition d'Hoffmann). Gazette archéolog. VII (1881) T. 24 p. 133 et suiv. (Robiou). Perrot et Chipiez, Histoire de l'art IV p. 68. Cf. Beschreibnng Roms III 3 p. 495.

Viennent ensuite trois sections, contenant les objets du premier âge du fer, classés par nécropoles (Haute, Moyenne , et Basse Italie). Les plus intéressants de ces objets sont (dans la septième et huitième chambre) quelques tombes à puits (tombe a pozzo) des nécropoles de FEtrurie occidentale, transportées au Musée avec tout leur contenu. Ce sont des tombes à incinération en forme de puits, avec une urne cinéraire en terre noire de profil très lourd, le plus souvent recouverte d'une coupe, et avec un mobilier funéraire des plus simples: rasoirs lunules, fibules primitives, petits bijoux en ambre, en verre ou en os, etc. C'est à la même période primitive de civilisation qu'appartiennent les urnes cinéraires en forme de huttes (cf. p. 210), qui sont ici représentées par plusieurs exemplaires (l'une d'entre elles, placée dans la petite vitrine à droite, dans la 10e chambre, provient deCorneto).

Trésor de Préneste.

Tous les objets réunis dans la onzième chambre proviennent d'une tombe, qui a été découverte à Préneste par les frères Bernardini à la fin du mois de février 1876, non loin de l'église de S. Rocco. Cette tombe avait la forme d'une grande fosse rectangulaire fermée peut-être à sa partie supérieure par un toit en pierre (5,45 X 3,92 m.); elle avait une profondeur de plus de 1 m. 70, et les parois en étaient recouvertes de dalles en tuf. Dans une excavation de forme allongée creusée dans le sol ont été trouvés des ossements réduits en poussière, restes évidents du cadavre qui était déposé dans ce tombeau; c'est pré-

cisément là qu'ont été découverts le bouclier d'or (n. 1) et trois fibules, qui ornaient par conséquent le corps du défunt. La plupart des autres objets étaient placés près des murs — ils semblent avoir composé le mobilier funéraire d'un seul mort très riche, probablement d'un chef puissant. Au premier coup d'œil on remarque la ressemblance qui existe pour le choix et les formes des objets entre les trouvailles de Préneste et le contenu de la grande tombe Regulini-Galassi découverte à Caere (p. 306 et suiv.). Ce sont les mêmes ustensiles en bronze, avec le même style oriental dans les reliefs dont ils sont ornés ; les objets d'or et d'argent reproduisent les mêmes types « d'Asie-Mineure », témoignent de la même technique perfectionnée; les vases d'argent décorés de reliefs sont ici et là du même genre (p. 350 et suiv.). Evidemment les riches souverains de Préneste avaient non-seulement les mêmes mœurs quotidiennes, mais encore les mêmes relations commerciales que les chefs de Caere. Les deux tombes peuvent donc n'être séparées l'une de l'autre, au point de vue chronologique, que par quelques dizaines d'années, et il est difficile de juger quelle est la plus ancienne. Malgré la construction beaucoup plus simple de la tombe de Préneste, il faut peut-être croire que la tombe de Caere lui est un peu antérieure.

Cf. Bull. d. Instit. 1876 p. 117 et suiv. (Helbig). Annali 1876 p. 197 et suiv.; 1879 p. 1 et suiv. (Helbig). Notizie degli scavi di antichità 1876 p. 113 et suiv. (Conestabile). Fernique, Etude sur Préneste (Paris 1880) p. 125 et suiv., 172 et suiv. — Sur une fouille analogue, dont le produit est conservé en partie au palais Barberini, cf. Archaeologia XLI, 1 (Londres 1867) p. 3 et suiv. (Garrucci). Fernique p. 173 et suiv. Sur le style et la provenance des divers objets, cf. en général la bibliographie citée plus haut p. 353.

Dans la nouvelle organisation du Musée, tous les objets qui proviennent de cette fouille ont été réunis dans une grande vitrine en verre; on s'est surtout préoccupé de l'éclairage, et l'on n'a pas toujours suivi l'ordre des numéros. Toutefois il nous a paru préférable dans notre description de nous conformer à cet ordre pour cli a que rayon.

Rayon du milieu.

Du côté qui regarde l'entrée, sur le pupitre, à gauche:

1 Le joyau de toute la découverte, une plaque d'or pâle en forme de parallélogramme , divisée dans le sens de la longueur en deux parties égales par une tige ronde proéminente; les côtés latéraux sont eux aussi garnis de baguettes rondes décorées de méandres et terminées par des têtes de lions.

Chacune des deux parties de ce bijou est ornée de quatre séries de figurines soudées (en tout 131); ces figurines sont formées de deux moitiés , frappées sur estampes et sont décorées de petits points d'or très fins. La série extérieure se compose de 15 oiseaux à tête humaine, qui rappellent les célèbres Harpyes si fréquentes dans l'art archaïque de l'Asie-Mineure ; dans la seconde bande sont représentés 14 petits lions, sur le dos desquels apparaissent des têtes humaines (c'est là un type tout à fait unique, créé sans doute sur le modèle de la Chimère ou d'autres monstres analogues); dans la troisième bande 12 lions sont debout, dans la quatrième 12 sont assis. Le cylindre du milieu est décoré de 9 lions couchés qui retournent la tête, et sur le dos desquels se dressent des têtes d'animaux (de chèvres?), type créé avant ou avec celui de la Chimère. Dans les quatre bandes extérieures sont représentés de chaque côté quatre petits chevaux. Cette plaque d'or était certainement destinée à être cousue sur un morceau d'étoffe: elle servait probablement de pectoral (d'après une autre opinion c'était une parure pour la tête). En ce qui concerne le style et l'origine de cet objet, se reporter aux observations qui ont été faites à propos des bijoux semblables de la tombe Regulini-Galassi p. 350 et suiv.

Monum. d. Inst. X T. XXXI a, 1. Cf. Bullett. d. Inst, 1876 p. 126. Annali 1876 p. 250 (Helbig), 1885 p. 46 (Undset). Notizie degli scavi 1876 p. 115. Langbetm, Fliïgelgestalten der altesten grieeli. Kunst p. 81.

2 Fibule en or pâle (dite fibula a cometti).

Monum. d. Inst. X T. XXXIa 7. Cf. Bullettino 1876 p. 122. Annali 1885 p. 29 (Undset).

3 Plaque en or pâle garnie de petites baguettes disposées

comme une frange.

Sur la plaque d'or on voit des oiseaux aquatiques qui volent, des lions et des sphinx; tous ces motifs sont frappés sur estampes et décorés de petites boules d'or.

Monum. d. Inst. X T. XXXI 2. Cf. Annali 1876 p. 249.

4 Cylindre fait d'une feuille d'or, décoré d'ornements en

travail granulé très fin et à côté de deux séries de petits lions. On voit à droite des cylindres semblables moins richement ornés (nrs. 5 et 6). Monum. d. Inst. X T. XXXIa, 4.

De l'autre côté du rayon, pupitre de droite:

9 Bracelet très mince en or pâle,

Les reliefs frappés sur estampes représentent des oiseaux à têtes de femme, les ailes éployées. Le style est le même que celui des bijoux mentionnés plus haut.

Monumenti d. Inst. X T. XXXIa 5. Cf. Langbehn, Flugelgestalten p. 82.

16, 17 Deux fibules d'argent (épingles de sûreté).

Elles ressemblent pour le style et la technique à la plaque d'or n. 1 ; ce sont des bijoux un peu compliqués, mais très pratiques. Ces fibules se composent de deux parties : l'une de ces parties porte en dehors trois petites poignées, et en dedans deux longues épingles, destinées à être enfoncées dans les deux morceaux d'étoffe que l'on voulait réunir; l'autre partie est garnie elle aussi en dehors de trois appendices recourbés dont le premier et le dernier sont creux et servent à fixer les deux épingles de l'autre partie. Les deux parties sont reliées l'une à l'autre au moyen des agrafes, ornées de motifs

410 MUSÉE préhistorique:

figurés, qui se trouvent à la partie inférieure de la fibule. Comme toutes ces parties ne formaient qu'un tout au moment de la fouille, on ignora pendant longtemps l'usage de ce bijou ; mais un des exemplaires se brisa par accident, et l'on put se rendre compte du mécanisme intérieur. Les tiges de la fibule sont décorées, dans une de ces épingles, de sphinx ailés en ronde bosse , dans l'autre de lions à double tête humaine, dont les corps sont couverts de petites boules d'or. Il est vraisemblable que la fibule d'or d'Ulysse, décrite dans l'Odyssée (XIX, 225), était construite à peu près de la même façon.

Monumenti d. Inst. X T. XXXI 6 et 7. Annali 1879 T. C 9, p. 15 et suiv. Cf. Annali 1876 p. 249 et suiv. Helbig, Homev. Epos2 p. 277 et suiv. Langbehn, Fliigelgestalten p. 82. Fontenay, Les bijoux p. 326.

18 Fragments de petits animaux en argent.

Proviennent peut-être d'une parure analogue au bouclier n. 1.

Dans la partie de la vitrine qui est tournée vers la fenêtre :

20 Coupe à deux anses en or pâle.

Un groupe de deux sphinx assis est soudé sur l'attache supérieure de chaque anse.

Monumenti d. Inst. X T. XXXI a 6. Cf. Bullet. 1876 p. 124.

23 Cratère en argent dont la surface est dorée, et sur

les bords duquel sont placés en guise de manches les corps de six serpents (en argent recouvert d'une lame d'or).

Ce vase est orné sur la panse et au fond de bas-reliefs dont le style trahit l'influence de l'art égyptien. En haut, à l'endroit où les manches se rattachent au corps du cratère, court une zone d'oies; dans les deux zones qui suivent on voit des fantassins, des cavaliers et des chars; la quatrième zone représente des chasses au lion et des scènes champêtres: un homme en costume égyptien menace de son épée un lion dressé devant lui, contre lequel

un chien s'élance en même temps ; c'est là une transformation tont à fait réaliste du schéma héraldique emprunté à l'Asie antérieure ; deux lions renversent un taureau, tandis qu'un* cavalier qui s'éloigne au galop se retourne sur son cheval pour leur décocher des flèches ; une femme cueille des grappes de raisin à une vigne qui grimpe entre deux palmes; un homme laboure la terre au pied du palmier; près de lui paissent deux chevaux; un chasseur rapporte son gibier suspendu à une perche ; à gauche trois bœufs pâturent entre une palme et une tige de papyrus. Le médaillon du fond, encadré par cette frise, représente un lion qui pose d'un air triomphant ses griffes sur le corps d'un homme; au-dessus de lui vole un épervier. Cette réunion de tableaux guerriers et de scènes de la vie champêtre permet d'établir une relation intéressante entre ce vase et le bouclier d'Achille décrit par Homère ; d'ailleurs les coupes en argent de cette espèce présentent avec ce bouclier de nombreuses analogies.

Monumenti d. Inst. X T. XXXIII. Cf. Aimali 1876 p. 252 et suiv.

24 Coupe profonde en argent doré, dont l'intérieur est

orné de deux zones de reliefs qui représentent des taureaux et des chevaux, des oiseaux et des arbres.

Cette coupe, lorsqu'on l'a trouvée, était collée après une hache en fer fortement oxydée, sur laquelle une partie de sa surface extérieure est restée imprimée. Monumenti d. Inst. XI T. Il 8.

25 Coupe plate en argent, dont l'intérieur est orné de

reliefs dorés.

Au milieu de cette coupe se trouve un médaillon entouré d'un cercle de grenades; puis se succèdent deux zones à sujets, dont l'encadrement extérieur est formé par un serpent couvert d'écaillés, le symbole égyptien de l'ordre qui règne dans le monde. Dans le médaillon on voit à gauche un homme nu à longs cheveux, attaché par les mains et les pieds à un tronc d'arbre; devant lui un

guerrier en costume égyptien (avec le type schématique donné d'habitude au roi vainqueur) se précipite et paraît transpercer de sa lance un homme qui s'enfuit, et qu'un chacal mord au talon droit. Dans le petit espace qui reste au bas du médaillon, une figure nue semble ramper sur le sol et être saisie elle aussi au talon gauche par un chien semblable à un chacal. Voici comment on a essayé d'interpréter ce sujet: le vainqueur est Horus, fils d'Isis et vengeur d'Osiris, qui triomphe des armées de Set- Typhon, l'esprit des ténèbres; l'homme enchaîné est Typhon lui-même, le chacal est Anubis, le fidèle compagnon d'Horus représenté ordinairement par cette figure symbolique.

La zone qui entoure immédiatement le médaillon central est remplie par huit chevaux; au-dessus de chacun d'eux volent deux oiseaux. La seconde zone plus large est beaucoup plus intéressante; elle se compose d'une succession de scènes isolées, qui se rattachent les unes aux autres, qui reproduisent évidemment des motifs empruntés à l'art assyrien, et dont l'ensemble représente les aventures d'un héros légendaire. Première scène: un char attelé de deux coursiers sort d'une ville, dont l'enceinte est symbolisée par deux tours; auprès du conducteur qui penché en avant excite les chevaux, un homme est debout, armé d'une hache de combat ; il a le type des rois assyriens et est protégé par un parasol; sur le côté du char est attaché un carquois. Deuxième scène: le conducteur est seul sur le char, qui s'est arrêté; le roi est descendu; agenouillé derrière un arbre, il vise avec son arc un cerf qui se trouve devant lui sur un tertre. Troisième scène : le roi poursuit sur le tertre l'animal blessé à mort, et du poitrail duquel le sang coule par terre. Quatrième scène : elle se passe dans une forêt, dans laquelle un grand palmier attire surtout le regard; les chevaux dételés se trouvent auprès du char: le conducteur leur donne à manger dans une sorte de trépied; le chasseur est occupé à vider le cerf, dont le corps est suspendu à un arbre et dont la tête a été

déjà coupée. Cinquième scène: le roi, protégé par son parasol, est assis sur un siège et offre un sacrifice avant le repas; devant lui se dresse un autel, sur lequel on voit un cratère et une cuiller à pot; tout près se trouve un second autel plus grand, d'où monte la fumée d'un sacrifice (évidemment offert avec le cerf tué); plus haut apparaissent la lune et le disque ailé du soleil, — les deux divinités en l'honneur desquelles l'animal a été sacrifié. A gauche la scène est limitée par une colline boisée, sur laquelle on distingue un lièvre qui court et un cerf qui broute; au bas de la colline est une caverneT à l'entrée de laquelle se montre, tout près de l'autel, la tête énorme d'un singe gigantesque qui guette sa proie, la langue (?) pendante. Sixième scène: le singe à forme humaine et au corps très poilu (il nous rappelle les descriptions, que les anciens nous ont laissées des monstres qui habitaient l'intérieur de l'Afrique) est debout dans une attitude menaçante, tenant une pierre d'une main, une branche d'arbre de l'autre; dans les airs vole une divinité ailée (peut-être Astarté, la déesse de la lune), qui enlève au-dessus de la route poudreuse le char représenté en petites dimensions et ceux qu'il contient. Le rapport des deux motifs est clair: le roi, poursuivant son voyage, a été attaqué par derrière par le gorille; mais la divinité a enlevé dans les airs son pieux protégé. Septième scène : le char est revenu sur la terre ; sauvé de ce danger inattendu, le roi chasse maintenant avec son arc le monstre, que ses chevaux ont déjà atteint et renversé. Huitième scène: le chasseur, au-dessus duquel vole un épervier, est descendu de son char; il donne au monstre, qui ne peut plus se défendre, le coup mortel avec sa hache. Neuvième scène: le héros rentre dans sa ville; l'enceinte couronnée de tours forme ainsi le début et la fin de cette aventure illustrée. Une coupe qui se trouve actuellement à New- York, et qui est ornée de sujets exactement semblables, a été découverte à Curion, dans l'île de Chypre. Il est donc vraisemblable que nous sommes ici en présence d'une légende alors très populaire de la mythologie assyrienne

414 MUSEE PREHISTORIQUE.

ou cypro-phénicienne ; toutefois il est très douteux qu'on

puisse voir dans le héros de l'aventure, comme on l'a

supposé récemment, le prêtre-roi légendaire de Chypre,

Kinyras.

Monumenti d. Instit. X T. 31, 1. Perrot- Chipiez, Histoire de l'art III p. 759 n. 543. Cf. Bullett. d. Instit. 1876 p. 126 et suiv. Annali 1876 p. 226, 269, 276 et suiv. (Fabiani). Helbig, Homer. Epos2 p. 22 Fig. 1. Clermont-Ganneau, Etudes d'archéologie orientale, l'imagerie phénicienne et la mythologie iconologique chez les Grecs, Paris 1880 (Journal asiatique 1878 p. 232 et suiv., 444 et suiv.). American Journal of Archaeology III p. 822 et suiv. (Marquand).

26 Coupe d'argent en morceaux, dont l'intérieur est orné, comme celui de la coupe n. 25, de reliefs.

L'imitation de modèles égyptiens est ici évidente nonseulement à cause du choix des sujets, mais encore et surtout à cause des bandes d'hiéroglyphes, qui sont gravées au-dessous du médaillon central et qui l'encadrent ainsi que la frise extérieure. Les types empruntés à l'art égyptien ont été maintes fois séparés des groupes dont ils faisaient partie; souvent aussi on les a transformés; de même les signes de cette écriture idéographique ont été placés sur cette coupe comme de simples ornements, sans que l'on ait tenu compte de leur signification verbale. Dans le médaillon central on voit le type connu du pharaon d'Egypte, qui triomphe de ses ennemis. Le roi (ou Osiris lui-même V), entre les jambes duquel marche un lion (symbole de la puissance), brandit une hache de la main droite, tandis que de la main gauche, qui tient son arc et ses flèches, il a saisi par leurs chevelures ses ennemis agenouillés devant lui (on distingue trois têtes); au-dessus plane un épervier avec une plume d'autruche (symbole de la justice) dans les serres; le champ du médaillon, audessus, est rempli de cartouches hiéroglyphiques. A droite se tient debout Ammon-Ra (Horus), le dieu à tête, d'épervier, qui tend au roi une plume ou une palme, symbole de la victoire. A gauche derrière le roi un homme barbu (Anubis?) est debout; de son bras droit il porte un cadavre, tandis que de sa main gauche, qui tient un

éventail de palmes, il traîne par terre un second guerrier. Ce groupe est placé sur une bande d'hiéroglyphes; audessous, on voit un personnage étendu sur le sol et ramassé sur lui-même, sans doute un ennemi vaincu comme dans la coupe n. 25. Tout autour du médaillon central court une frise de motifs, qui sont empruntés à la légende d'Osiris. Entre quatre bouquets de fleurs de lotus, de chacun desquels on voit surgir Isis allaitant l'enfant Horus, flottent quatre barques, dont une n'est conservée qu'en partie. Sur l'une, Osiris est représenté, entre deux figures d'Horus, portant l'uraeus et le disque du soleil; sur la seconde, le disque du soleil porté par le scarabée sacré apparaît entre deux figures d'Harpocrate (c. à d. du jeune Horus) assis sur une fleur de lotus, tenant un fouet et portant un de ses doigts à sa bouche, comme font les enfants. Les deux autres barques portent des groupes semblables.

II faut en outre accorder beaucoup d'attention à l'inscription phénicienne gravée dans le médaillon au-dessus de l'aile de l'épervier. Esmunjai ben Asto, voilà ce que disent les lettres très petites qui nomment le fabricant (ou le propriétaire?) de la coupe. Il est donc certain que les souverains de Préneste ont reçu cette coupe de mains phéniciennes; c'est là une indication importante pour établir l'origine de toute cette catégorie d'objets (cf. p. 352 et suiv.).

Monumenti d Instit. X T. XXXII 1. Annali 1876 p. 258, 266 et suiv. (Fabiani). Notizie degli scavi 1876 T. II. Gazette archéologique 1877 T. V p. 18 (Renan). Perrot - Chipiez , Histoire de l'art III p. 97 n. 36. (p. 773). Corpus inscript. Semiticarum fasc.

III T. XXXVI n. 164. Cf. Ann. d. Inst. 1876 p. 203 et suiv. (Helbig), 266 et suiv. (Fabiani). Helbig, Homer. Epos2 p. 23. — Une coupe trouvée à Salerne ressemble de très près à celle-ci: Monum. d. Instit. IX T. XLIV, 1.

Dans la coupe précédente fut trouvée la coupe en verre bleu (même rayon n. 38), qui est sans aucun doute, si l'on fait abstraction des émaux nuancés, un des plus anciens vases en verre découverts en Italie.

27 Poignard en fer très fin.

Le manche est revêtu d'une incrustation d'ambre

jaune, sur laquelle des petits carrés d'argent sont disposés en échiquier. Auprès du manche on voit la moitié inférieure de la gaine en argent.

Monum. d. Instit. X T. XXXI 4. Bullett. di paletnologia ital. IX T. 3, 11, p. 101 (Pigorini). Zeitschr. f. Ethnologie 1890 p. 19 (Undset).

28 Poignard semblable dans sa gaîne.

La gaîne d'argent porte sur chaque face deux rangées

de figures en relief. Sur une face ne se sont conservées

que peu de traces de figures d'animaux. Sur l'autre face

on distingue dans la rangée supérieure des chevaux (?),

des bœufs, un homme renversé sur le dos qui se défend

avec son épée contre un lion; dans la rangée inférieure

des cerfs, auxquels un archer agenouillé envoie ses flèches,

plus loin un Centaure dont les jambes de devant sont

humaines, et qui de la main gauche brandit une branche

d'arbre. Ces motifs sont évidemment empruntés à une

civilisation non sémitique (cf. p. 351 et suiv.); ils ont

leurs analogues sur les monuments de l'Asie-Mineure, en

particulier de l'île de Rhodes.

Monumenti d. Instit. X T. XXXI 5. Cf. Bnllet. 1876 p. 12:). Annali 1876 p. 249.

Dans la partie de la vitrine qui est tournée vers l'entrée, sur le troisième pupitre à droite :

45 — 49 Plaques en ivoire sculpté (avec traces de couleurs et de dorure), qui servaient sans doute de revêtement (incrustation) à un objet en bois. Ces plaques reproduisent des motifs presque exclusivement égyptiens dans ce style lâche et abandonné, que l'on doit attribuer aux Phéniciens. L'art des incrustations en ivoire fut populaire dans l'orient sémitique dès la plus haute antiquité. La plaque n. 45 , qui provient de la gaîne d'un poignard ou d'un couteau, est décorée de plusieurs sujets: une barque égyptienne avec un rameur à l'avant et un à l'arrière; une figure virile assise, tournée vers la droite, devant laquelle on voit un autel peu élevé, dont s'approchent deux femmes portant, l'une un objet

indistinct, l'autre une coupe et une cruche. Plus loin à

droite un grand cratère est placé sur un haut support;

derrière le cratère se trouve une troisième femme , elle

aussi dans l'attitude de l'adoration.

Monumenti d. Inst. X T. XXXI 3. Cf. Bull. 1876 p. 124. Annali 1879 p. 6 et suiv. (Helbig). Perrot - Chipiez , Histoire de Fart III p. 853.

Les fragments nrs. 46 — 48, qui représentent des guerriers, des musiciens, des cavaliers et des chars de combats, servaient peut-être à la décoration d'une cassette, ainsi que les fragments (n. 53) ornés de fleurs et de boutons stylisés à la manière égyptienne (placés sur le pupitre voisin à gauche).

Monumenti d. Instit. XI T. II 1 — 6. Cf. Annali 1879 p. 6 et suiv. Fernique, Etude sur Préneste p. 178.

Dans la partie de la vitrine qui est tournée vers la sortie:

A gauche: 31 Une anse de bronze en forme d'étrier, ornée de reliefs argentés.

Sur la face extérieure sont représentés divers groupes de lions et d'hommes d'un style lâche et négligé, puis un couple de chevaux dressés sur les pattes de derrière et traités dans le genre héraldique, qui se font face des deux côtés d'un arbre stylisé à la manière assyrienne. Sur la face intérieure, au contraire, le travail est d'une finesse aussi grande que sur les plaques d'or (cf. p. 408 et suiv.) ; on voit au milieu une suite de lions , de chaque côté une suite de chevaux qui courent en rectangle, le tout encadré par un ruban tressé. Les détails ont été effacés par une forte oxydation.

Monumenti d. Instit. XI T. II 9. Cf. Annali 1879 p. 11.

A droite: 84 Quelques débris de vases primitifs.

Ils sont de la plus ancienne importation grecque, ornés de dessins géométriques. Ils n'ont pas été trouvés dans la tombe même , mais dans les terres qui la recouvraient.

Helbig, Guide II. 27

Rayon d'en haut.

Dans la partie de la vitrine tournée vers l'entrée:

A gauche 72 Trépied d'une très haute antiquité en bronze et en fer, qui reproduit le même type ionien de l'Asie antérieure que le trépied n. 157 du Musée Grégorien (p. 326).

Sur chacun des trois pieds en bronze (formés de sabots fendus avec griffes en arrière) s'élèvent trois tiges en fer (dont l'une est droite, et les deux autres recourbées de chaque côté); ces tiges sont réunies entre elles par des morceaux de bronze décorés de lignes en zigzag et de cercles gravés. La chaudière est soudée aux extrémités supérieures des tiges droites; elle porte en outre à sa partie inférieure les traces d'un support central en fer qui a disparu; aux points où les tiges droites se rattachent à la chaudière, on voit un chien en bronze debout sur ses pattes; au-dessus des endroits où les tiges recourbées se rejoignent se trouve un homme nu avec de longs cheveux et des oreilles de Satyre, qui met ses mains sur le bord de la chaudière et qui regarde dans l'intérieur. Ces figures, clouées après la chaudière, sont les produits d'un art tout à fait primitif; elles ont peut-être été fabriquées dans l'Italie centrale, mais certainement d'après un modèle emprunté aux Grecs orientaux.

Monumenti d. Inst. X T. XXXI a 2. Annali 1879 T. C, 8. Cf. Annali 1876 p. 250; 1879 p. 15 (Helbig). Olympia IV p. 127 (Furtwàngler).

Auprès, à droite:

74 Une grande chaudière en bronze avec des anses, qui

sont ornées en leur milieu d'une fleur de lotus,

sur les côtés de têtes de bœufs.

Monumenti d. Instit. X T. XXXII 4. — Sur des anses semblables, cf. Olympia IV p. 146 (Furtwàngler).

Dans la partie de la vitrine tournée vers la fenêtre :

Sur les côtés: deux tubes de bronze de forme partir culière remplis de bois (provenant, semble-t-il, du revête-

ment d'un lit) , décorés de figures humaines primitives et de petits animaux.

Cf. Monum. d. Instit. X T. XXXI a 8—11.

A gauche: Chaudière basse, sur trois pieds en forme de rubans, attachés par des rivets.

Annali d. Instit. 1879 T. CD 7.

Au milieu: Deux supports à gril (craticula).

- Annali d. Inst. 1879 T. CD 4. Daremberg-Saglio , Dictionnaire des antiquités I p. 1557. Cf. plus haut p. 334 n. 202.

81 Support formé d'une plaque de bronze.

Cette plaque de bronze, en forme de tronc de cône, est ornée de quatre animaux ailés dressés sur leurs pattes de derrière et sautant, traités dans le style oriental. Elle est couronnée d'une sorte de chapiteau de feuilles, dont les bords recourbés comme ceux d'un bassin ont fait penser que ce support servait de réchaud ou de flambeau. Mais suivant toute apparence il faut reconnaître dans cet ustensile un support analogue à celui du Musée Grégorien (p. 371), support sur lequel était peut-être placé la chaudière qui se trouve sur le rayon d'en bas. Nous retrouvons de tels «hypothemata» aussi bien dans l'art asiatique que dans l'art grec archaïque du VIIIe et du VIP siècle; ces objets ont dû servir de modèles pour notre exemplaire, qui paraît avoir été fabriqué en Italie même.

Monumenti d. Instit. XI T. II 7. Cf. Annali d. Instit. 1879 p. 9 (Helbig). — Des chapiteaux semblables ont été trouvés près de Marion (Polis tis Chrysokou) dans l'île de Chypre et dans les fouilles allemandes d'Olympie. Cf. Olympia IV T. 68, 810, p. 125

(Furtwângler).

Rayon d'en bas.

Débris d'une chaudière en bronze martelé d'un type très archaïque.

En deux points symétriques du bord deux bustes humains (en bronze coulé) sont cloués au moyen de chevilles;

les ailes et la queue d'un oiseau leur ont été ajoutées sans aucun souci de l'harmonie organique; dans les anneaux dont le dos est garni passaient les chaînes ou les cordes par lesquelles on suspendait la chaudière. Entre ces bustes se trouvaient primitivement six griffons — dont cinq sont encore plus ou moins bien conservés — , retournant la tête. Ces griffons sont formés d'une feuille de bronze qui a été martelée sur un modèle en bois puis remplie d'une masse ; les yeux ont été enchâssés ; ils sont en émail blanc et bleu foncé. Par leurs formes ces têtes rappellent le type de griffon le plus anciennement employé dans l'industrie des Grecs orientaux. De même, en ce qui concerne la forme du vase et le caractère général de la décoration, nous rencontrons des analogies, comme nous l'apprennent la tradition littéraire et les fouilles, dans l'industrie des Grecs d'Asie-Mineure pendant le VIP siècle; c'est donc là qu'il faut chercher l'origine de notre exemplaire.

Monumenti d. Instit. XI T. II 10. Cf. Aimali 1879 p. 12. Suides bustes ailés du même genre trouvés à Olympie: Archâol. Zeit. 1879 T. 15. Olympia IV T. 44? 783 et suiv., p. 115 et suiv. (Furtwângler). — Sur des têtes de griffons semblables trouvées au même endroit, id. ibid. T. 45, 792 et suiv. — Un vase analogue avec support a été découvert dans un tumulus de La Garenne près de Châtillon s/Seine en Bourgogne: Olympia IV p. 114 et suiv., où est citée toute la bibliographie.

Auprès à droite :

Fragments d'un bouclier en bronze du même genre que ceux qui proviennent de la tombe Regulini-Galassi (cf. plus haut p. 327 n. 164). Ce bouclier était décoré de figures humaines. Les restes de trois de ces boucliers ont été trouvés accrochés au mur du tombeau.

En outre, dans les trois rayons:

Fragments d'ustensiles et d'armes en bois et en

bronze, débris de vases phéniciens en terre cuite revêtue

d'un vernis bleu, puis (derrière) un certain nombre

d'anses, dont la plupart sont ornées de figures d'animaux.

Les anses: Monumenti d. Inst. X T. XXXII 5 — 7.

Index.

En général les numéros qui figurent dans cet index sont ceux que les

monuments portent dans le livre; pour les introductions et pour les

pages 206—420 du second volume, je renvoie au volume et à la page.

Les noms des artistes sont écrits en italique.

Abondance (1' — ) 778.

— (corne d' —, dans la statue de Faustine) 410.

— (corne d' — , dans les statues d'un Génie) 310, 561.

Acanthe (feuilles d' — , dans un

buste) 300, 876.

Acerra (coffret à encens) 156, 546,

Achéloùs (prétendu — ) II p. 318.

Achéron 956, II p. 187.

Achille 149, 240, 424, 552, 570,

— , sur une peinture murale II p. 274.

— , sur des vases peints II p. 237, p. 241, p. 252, p. 256, p. 264, p. 270, p. 298, p. 302.

Actéon II p. 209.

Acteurs 663 (?), II p. 88, p. 268, p. 386, p. 394.

Adlocutio (discours, harangue) 5.

Admète 74.

Adonis II p. 215.

— (prétendu) 206, 258.

— et Vénus 677, II p. 216, p. 364.

— blessé 951.

Aelius Aristides 955.

— (prétendu -) 468. Cf. 954.

Aelius Gaesar I p. 343 n. 34.

Aethra 845, ? 887.

— , sur un vase peint II p. 262.

Agarnemnon 348, 424, 682, ? 722, . II p. 274.

Âges (les — de l'homme) 934.

Agesandros 153.

'AyxuXï) 883.

Aglibolos 426.

Agneau de Dieu 315.

Agrenon (sorte de filet) 6.

Agrippa 5.

Agrippine (la première — ) I p. 342 n. 10.

— (prétendue -) 460, 712.

— (urne cinéraire d' — ) 542.

Agrippine (la seconde — ) ? 651.

Ahenobarbus, Cn. Domitius (prétendu -) 52, 108, 577.

Aigle déchirant un lièvre 628.

— ravissant Ganymède 118,400.

— auprès de Ganymède 109,381, 398, 782.

— auprès d'une statue en pied 305, 901.

— devant Prométhée 449.

Aigle légionnaire 895-897.

Aigle (tête d' —, vase) II p. 253.

Ailées (figures -) II p. 238,

Ailés (animaux — ) II p. 355, p. 359, p. 371, p. 419.

INDEX

Ajax, fils d'Oïlée 913, II p. 273.

Ajax, fils de Télamon 240.

— , sur des vases peints II p. 236, p. 252, p. 302.

— , sur une peinture murale II p. 274.

AxtolL (côtes, rivage) 956, II

Albano (lac d' — ) 451.

Albâtre 218, 441.

— (vase en — ) 218.

Albinus, Clodius 184.

Alcamène 297, 331, 507, 619,

Alcamenes, Q. Lollius 761.

Alceste 74.

Alcibiade ? 91 , 277, 329, 478,

Alcmène 259, ? 747.

— , sur un vase peint II p. 268.

Alcyonée , sur un vase peint II

Aldobrandines (Noces — ) 958.

Alexandre le Grand :

— chassant 133.

— (char funéraire d' — ) 390.

— (statuette équestre d' — ) 615.

— (tête d'— ) 531.

— devant Diogène 809.

Alexandrin (art — )47, 105, 386,

Algardi 406, 407.

Alpan (Proserpine) II p. 330.

Alphabet II p. 337.

Althaia 500.

AlumnusIIp. 136—137.

Amalthée 515.

Amazone, type de Polyclète:

statue 32, tête 65. Cf. 967.

— s' appuyant sur sa lance: statue 22, 503, tête 579.

— se préparant à sauter: statue 195, 530.

— et Hercule 917.

— passant à cheval sur les corps de deux guerriers : groupe 920.

Amazones à Troie 919.

Amazones sur des vases peints II p. 265.

— et griffons II p. 217, p. 389.

Amazone (bouclier d' — ) 558—

Amazones (combat d' — ) 516 , II p. 348.

— sur le bouclier de Minerve 80,

Amazonius 558-560.

Ambracie 413.

Ambre jaune II p. 355, p. 416.

Ammon-Ra II p. 414—415.

Amour (1' — ).

— comme ornement de candélabres 351, 352.

— comme appui de siège 129.

— sur la sandale d'une statue colossale 596.

Groupes de statuaire :

— sur le dos d'un Centaure 167, 512, 513 (cf. n. 117).

— auprès d'Auguste 5.

— auprès d'une jeune fille 82.

— auprès de Mars 883.

— auprès de Narcisse 206.

— avec un Centaure marin qui enlève une Nymphe 180.

— (prétendu) avec la Fortune ou une déesse poliade 20.

— avec les Saisons 62, 63.

— avec une statue de femme 114, 142.

— avec Vénus ou une Néréide

— faisant la vendange avec Bacchus ou un Satyre 828.

— et Psyché (prétendu) 457.

— tourmentant Psyché 680 (cf.

Bas-reliefs :

— à cheval 829.

— après un festin 432.

— avec les attributs de Mars 374, II p. 389.

— avec un masque de Silène

INDEX

Amour chassant 216.

— dans le cirque 337—339.

— dans la palaestra 825.

— écartant une déesse 797.

— en Satyre 767.

— et Adonis 677, II p. 216.

— et un griffon 629, 630.

— et un lion 414.

— et une panthère 644.

— et Paris 148, 582, 893, 945.

— et Polyphème 810.

— et Psyché 449, 678 (cf. 185, 457).

— et Silène 803.

— et Vénus 552.

— faisant une course en char II p. 254.

— ouvrant une ciste bachique

— portant des guirlandes 683, II p. 383.

— cueillant du raisin 315.

— sur un attelage de Centaures

— sur un bige traîné par des sangliers 173.

— sur un dauphin 797.

— sur une lionne 683.

— sur une panthère 136.

Statues :

— (prétendu) 185.

— de Praxitèle. Y. Praxitèle.

— tendant la corde de son arc 94, 429 (statue du Capitole),

— sur une peinture murale : devant Vénus 971.

Amour-Thanatos (1'—) 677, 678.

Amours (statues d' — , sur des basreliefs) 106, 914.

Amphion 684, 948.

Amphis 265.

Amphitrite ? 858, ? 927.

Amphitryon 259, 260.

Amphores II p. 222 et suiv.

Amphores en bronze II p. 323,

Amulius 143.

Amykos II p. 398.

Anacréon 599.

Ancaeos 416.

Ancêtres (images des — ) 673, 674,

Andromaque 919.

Andromède 461.

Ane 175, 177, 181, 683.

Anes (têtes d' — , dans des appuis

de siège) 553.

Anesse 373, 701.

Animaux (combats d'—) II p. 376.

Anneaux II p. 340, p. 355.

Antéfixes (ornements en terre

cuite, de formes diverses, dont

on se servait dans l'antiquité

pour décorer les édifices) II

Anthis Orcivia 423.

Antigonos 533.

Antilochos 956, II p. 185. An tin o iis.

- Buste : 300. Cf. 876.

— Bas -relief de la villa Albani

— Statues: 295, 633; (prétendues statues d'Antinous) : 145 (l'Antinous du Belvédère), 312,

Antioche 376.

Antiochos 870.

Antiphates 956, II p. 185.

Antisthène 284. Cf. 753.

Antoine (Marc -) 40. Cf. 46.

Antonia Drusi ? I p. 342 n. 8.

Antonin le Pieux 736, 737.

— Bas -reliefs: 778, (prétendu) 549 550.

- Statues:' 119, 719, 867.

- Têtes : 123, 298, 908, 1 p. 343 n. 35.

Antonius Musa ? 6.

Apelle 254.

Aper, T. Statilius 423.

INDEX

Apex 546.

Aphrodisias 512, 513, I p. 343 -344 n. 49.

Aphrodite Y. Yénus.

Aplustre (ornement fait de planches de bois disposées comme les plumes d'une aile d'oiseau, et qu'on plaçait sur la poupe des navires) 667.

Apollinaris , C. Clodius I p. 99 n. 155.

Apollon.

— enfant porté par Latone 421.

— présenté à Jupiter par Latone

Statues nues :

— assis avec la cithare 877, (prétendu) 939.

— assis sur le trépied 745.

— du Belvédère 160.

— légèrement archaïsant504,510.

— pris ordinairement pour Adonis 258.

— Sauroctone. V. Praxitèle.

Statues d'Apollon citharède :

— Têtes d'Apollon: 98, 238, 435, II p. 391.

— Bas-reliefs :

5 (à cheval sur un griffon dans la décoration d'une cuirasse), 74 (sarcophage d'Alceste), 148 (statue sur un bas -relief représentant Paris et Hélène), 344, 345 (mythe de Marsyas), 377 (rapt du trépied), 379 (avec Jupiter et Pallas), 394 (sarcophage des Niobides), 439, 760, 851 (cortèges de divinités), 515 (base du Capitole), 684 (sarcophage des Niobides), 743 (devant un sanctuaire rustique), 747 (jouant de la cithare, basrelief décorant un autel), 779 (avec Diane et Latone).

— Ses attributs: 684, 743, I p. 170.

Apollon.

— Type d'Apollon employé pour représenter Semo Sancus : 362.

— Vases peints II p. 245, p. 259, p. 293 (Apollon et Hercule), p. 260 (traversée de la mer), p. 264, p. 271, p. 296, p. 298.

— Temples d' — .

— à Delphes 779.

— sur le Palatin 508, 564, 565.

Apollonius, fils de Nestor 126.

Apoxyomenos (du mot grec aTrc-

ëuofjievoç, l'homme qui se racle)

Apulée (?) 475.

Apulie (vases d'— ) II p. 233,

p. 257, p. 266 et suiv., p. 273.

Aquitains 5. Ara Pacis 156.

Aratus ? 287, 479, 833.

Arbre (tronc d»-) 879, 909.

Arbres (culte des — ) 326.

Arc I p. 170.

Arcesilas 414.

Archemoros 947.

Archigalle (prêtre de Cybèle) 425.

Area radicaria I p. 312.

Ares. V. Mars.

Argo 799, II p. 399.

Argonautes II p. 397 et suiv.

Argos (le constructeur du navire

Argo) 799.

Ariane.

— Têtes: 517, (prétendue) 529, ? II p. 212.

— Bas -reliefs: 181, 192, 216.

— Statue: Ariane endormie 214.

— Vase peint: II p. 255.

— Peinture murale 956, II p. 187.

Arimaspes (êtres fabuleux sans

cesse en lutte contre des Griffons) 720, II p. 217.

Aristarque (prétendu) 494.

AHsteas 512, 513, I p. 343-344 n.49.

Aristide ? 954.

INDEX

Aristippe 954.

Aristodemos 756.

Ariston de Cos 621.

Aristonophos 621.

Aristonothos 621.

Aristophane de Byzance 380.

Aristote 271, (prétendu) 954.

Armement (scènes d' — ), sur des

vases peints II p. 246, p. 280,

Arméniens 248, 539, 540.

Armes (danse des — -) 291.

Arminius (prétendu) 486.

Armures (fragments d'— ) 786,

787, II p. 321 et suiv. (en

bronze).

Arretium (vases d' — ) II p. 235,

Artémis. V. Diane.

Artémise 527.

Aruspice II p. 370.

Arvales (frères — ) 222.

Asklepiades 473.

Asklepios. V. Esculape.

Askoliasmos (danse des outres)

Asopos II p. 265.

Aspasie ? 282.

Asperges 363.

Astacius II p. 138.

As tarte 426.

Astivus II p. 138.

Astyanax 919.

Atalante 416, 500, 562, 566, II

Atè 500.

Athéna. V. Minerve.

Athéna Hygie 158, 212, 213.

Athéna Parthénos. V. Phidias.

Athéna Polias 754.

Athéna Skiras 754.

Athénodoros 153.

Athlètes.

— Bas-reliefs : 595, 634.

— Bustes hermétiques et têtes :

— Hermès: 868.

Athlètes.

— Mosaïque: 704, I p. 524 et suiv.

— Statues: 41-45, 573-575, 744, 964, ? 965.

— Vases peints II p. 247, p. 250, p. 297.

Atlas 850.

— sur un miroir II p. 342.

— sur un vase peint II p. 303.

Attale I de Pergame 385, 533,

Attis 425, 696, 700, 875.

Auge 126.

Augias (écuries d'— ) 420.

Auguste 6, 156. (Cf. Octave.)

— (Génie d'-) 310.

— Statues : 5, 193, 313, 319, 903, (prétendue) 713.

— Têtes: 88, 222, ? 536, 648, 960, (prétendue) 221.

Aurèle. V. Marc-Aurèle.

Aurius II p. 137.

Aurore (P -) II p. 237, p. 245,

Autolaos 624.

Automne (F-), 63, 709, 802.

Autruche 416, II p. 136.

Bacchantes (Ménades).

Bas-reliefs :

— avec différents rôles dans le thiase 681.

— conduisant un taureau au sacrifice 161.

— dansant 136, 390, 578, 616, 629, 630, 705, 752, 803, 817.

— derrière Hercule buvant 747.

— furieuses et tenant un chevreau 556, 785.

— parant une idole de Bacchus

— poursuivies par des Pans 181.

— s'avançant derrière Silène 763.

INDEX

Bacchantes (Ménades).

— sur un bas-relief représentant Ariane 216.

— surprises par Lycurgue 342.

— Statues : 793, 936, (prétendue)

— sur des vases peints II p. 224, p. 239, p. 251, p. 257, p. 284.

Bacchus.

Bas-reliefs :

— dans un cortège de divinités

— Education de — enfant 443, 758, 854.

— et Ariane 181, 192, 216, 676.

— et Pan 804.

— montant sur son char 817.

— Naissance de -— 263.

— (prétendu) 259, 711.

— triomphe de — 681.

Groupes :

— appuyé sur un Satyre 110, 886, II p. 397.

— enfant tenu par Mercure 79.

(Cf. 113.)

— enfant tenu par Silène 4.

— et une jeune fille 940.

— Hermès : ? 865.

Statues :

— barbu 327, 798.

— sans barbe 328, ? 828, 843, 855, 907, 966, 967, II p. 395 (en bronze).

Têtes :

— barbue 71.

— sans barbe 529, 692, 796.

— Attributs de — I p. 170.

— Type de —, employé dans des portraits 221, 249, 295, 746.

— sur des peintures murales 971.

— sur des vases peints II p. 224, p. 240, p. 251, p. 257, p. 263, p. 284, p. 301.

Bacchus dit Hebon II p. 318.

— théâtre de —, à Athènes 200, 201, 603.

Baccibus II p. 138.

Bachique (festin — ) 676.

Balance romaine II p. 346.

— , signe du zodiaque 850.

Balles de fronde en plomb II p. 387.

Banquets (scènes de — ), sur des vases peints II p. 293 n. 201, p. 294 n. 225, p. 296 n. 227.

Barbares.

— Bas -reliefs: 217 (décoration d'une cuirasse), 318, 422, 649 (décoration d'une cuirasse), 890, 891.

— Groupe: 884.

— Statues: 349 (comme support de vase), 387, 411, 533, 539, 540, 689.

— Têtes: 248 (tête colossale), 418, 486, 847.

Barbare (femme — ) 68, 884.

Barracco: son bas-relief représentant les divinités deDélos 779.

— son portrait de César 534.

Basilique.

— Julienne I p. 312.

— de Neptune 537.

Bassin 601. Cf. 210, 933.

Bébryces II p. 398 et suiv.

Bélier.

— auprès de Mercure 212, 213.

— éventré 169.

— sur le sarcophage de Sainte Constance 315.

Bellerefons II p. 137.

Bellérophon 952.

Béotie (bas-relief de — ) 85.

Bergers 927.

Bes 112.

Bestiarii II p. 136.

Bias 279.

Biche s'enfuyant, sur une mosaïque 962.

— de Cérynée 420, 917, II p. 317.

Bidentalia 362.

Bisellium 553, II p. 396.

Bocca délia Yerità 819.

INDEX

Boethos 518, I p. 527.

Bonus Eventus 72.

Borée, sur un vase peint II p. 261.

Boucher 731.

Bouclier de Parthénos. V. Phidias.

Boucliers en bronze II p. 322, p. 327, p. 365, p. 420.

Bracelets II p. 359.

Braque (chien — ) 162, 174, 176.

Briséis, sur un vase peint II p. 256.

Brutus, L. Junius 610.

— -, M. Junius 522.

Bryaxis 189, 294.

Brygos II p. 231, p. 280, p. 293- 294, p. 295.

Bucchero (poterie noire) II p. 282 et suiv., p. 337, p. 369.

Bulle 395, II p. 341, p. 350, p. 354—355, p. 362 et suiv.

Bustum Caesarum 218, 549.

Byblis 957.

Cadran solaire 857.

Caelus 5.

Calamis 203, 510.

Calchas II p. 332.

Calés (coupes de — ) II p. 235,

Caligula 193, 835, 1 p. 342 n. 11,

(prétendu) 655, 903.

Callimaque, l'artiste 510.

Callimaque le poète 469, 710, Callimorfus II p. 137.

Calliope 273. Camillus 156, 546, 607 (statue

de bronze du Capitole), 660.

Candélabres 212, 213, 344, 345,

— en bronze II p. 309 et suiv., p. 319, p. 323, p. 329, p. 396.

— (base de — ) II p. 389.

— (tiges de —, prétendues) 879,

Canéphores (prétendues) 725 —

Canon 58.

Canopus II p. 369.

Canova I p. 82—83.

Canthare (vase à deux anses) 966,

Capanée ? 722, II p. 363.

Capeduncula. V. Cuiller.

Capitolin (temple de Jupiter — ).

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