PORTIQUE VOISIN DU PRINCIPAL BATIMENT
Le portique voisin du principal bâtiment.
793 (103) Statuette d'une Bacchante dansant.
Restaurations: le cou, les deux bras avec les cymbales, le morceau de la nebris qui représente la tête, le bas de la jambe droite, presque toute la plinthe. La tête, dont le nez est restauré, est bien antique; mais il est douteux qu'elle appartienne au corps.
Cette statuette est remarquable par le mouvement gracieux du corps ; malgré son exécution défectueuse, elle produit un effet charmant. Il est difficile de dire comment il faut restaurer les bras. Peut-être le bras gauche étaitil légèrement recourbé et relevé au-dessus de la tête, tandis que le bras droit tendu vers la terre tenait un thyrse renversé. Cf. n. 936.
Clarac IV, pi. 694 B n. 1656D. Cf. Braun, Ruinen und Museen p. 680 n. 66.
794 (106) Satyre avec un enfant sur les épaules.
Ce groupe a été fortement restauré et nettoyé à
l'excès; il reproduit le même motif que le n. 397, mais en
sens inverse.
Gerhard, Antike Bildwerke T. 103, 2 ; Prodromus p. 346. Clarac IV, pi. 704 B n. 1628 B. Cf. Berichte der sâchs. Ges. d. Wiss. 1878 p. 117. Roseher, Lexikon d. gr. u. rom. Mytli. I p. 1124.
795 (112) Prétendue tête de Numa.
Restaurations: le nez et le buste hermétique. Pour interpréter ainsi cette tête, on se fonde d'une part sur la ressemblance qu'elle présente, dit-on, avec les portraits de Numa connus par quelques monnaies de la République, et d'autre part sur la disposition particulière du manteau qui recouvre le derrière de la tête; c'était là un usage traditionnel pendant les cérémonies sacrées (cf. nrs. 319, 330), et ce détail serait très bien à sa place clans le portrait d'un roi légendaire, auquel on attribue l'organisation du culte romain. Mais la ressemblance dont il est question est tout à fait superficielle, et aucune médaille ne représente Numa le derrière de la tête voilé. Il est plus juste de voir dans cette tête l'image de Pluton. Le caractère général du visage convient à ce dieu, aussi
bien que les cheveux qui retombent sur le front. En outre
nous connaissons plusieurs images certaines du souverain
des Enfers, images dans lesquelles il est représenté avec le
manteau ramené sur la tête.
Visconti, Iconographie rom. I pi. I 5, 6, p. 28. Cf. Gerhard. Prodromus p. 18 Anm. 11. Braun, Ruinen und Museen p. 682 n. 69. Bernoulli, Romische Ikonographie I p. 14.
796 (119) Buste hermétique de Bacchus (Dionysos).
Restaurations: le bout du nez, le bord de l'oreille gauche, plusieurs fragments des boucles.
Ce buste hermétique reproduit le même type de Bacchus (Dionysos) que le n. 692. Primitivement cette tête était ornée elle aussi de deux grappes de lierre attachées au-dessus du front; car les boucles, qui se trouvent placées à l'endroit où nous devons supposer que les grappes de lierre existaient, ont été faites par un artiste moderne.
Cf. Visconti, Mus. Pio-Cl. VI pi. 58 not. 3. Braun, Ruinen und Museen p. 682 n. 70 ; voir aussi la bibliographie citée à notre n. 692.
Première chambre après le portique.
797 (131) Sarcophage, les noces de Pelée et de Thétis.
Trouvé en 1722 dans une vigne située non loin du tombeau de Caecilia Metella.
Pelée et Thétis revêtue du voile des fiancées sont assis l'un auprès de l'autre; plusieurs divinités s'avancent vers eux, portant les cadeaux de noces. Immédiatement devant le couple Yulcain (Héphaistos) est debout, tenant de la main gauche un bouclier, et de la main droite présentant à Pelée la fameuse épée; à la pose des jambes on reconnaît que le dieu est boiteux. Derrière Vulcain marche Pallas, qui offre comme cadeaux un casque corinthien et une lance; puis l'on voit les personnifications des quatre saisons, apportant chacune les présents qui les caractérisent (cf. n. 709). Vient ensuite Hespéros (l'étoile du soir), sous les traits d'un enfant; de sa torche renversée il éclaire le chemin du dieu des fiançailles, Hymé-
née, qui marche derrière lui. Hyménée appuie sur son épaule gauche la torche nuptiale, qui n'est pas encore allumée; dans la main droite il tient une cruche, qu'il faut probablement considérer comme le symbole du bain de la fiancée. Le dieu est chaudement vêtu; il est couvert d'un double chiton, d'un manteau; il porte un pantalon et des souliers; il semble que tous ces détails fassent allusion à l'hiver, qui passait chez les Grecs pour être la saison la plus propice à l'accomplissement du mariage. A l'extrémité gauche de la scène, on voit un Amour s'efforçant d'éloigner une déesse du cortège nuptial. Il n'est pas très aisé d'expliquer ce groupe ; ce qui est le plus vraisemblable, c'est que Junon (Héra) qui a conclu le mariage (Juno pronuba) et qui a conduit le cortège nuptial jusqu'à la maison du fiancé (interduca), est éloignée par l'Amour du jeune couple, au moment même où Hyménée pénètre dans la chambre nuptiale. Les basreliefs des petits côtés et du couvercle symbolisent les rapports que Thétis, fille de Nérée, a avec la mer. Sur la face latérale gauche on voit un Amour à cheval sur un dauphin et tenant un parasol ; sur la face latérale droite est représenté Neptune (Poséidon), debout devant un dragon marin; le couvercle est orné d'un masque de l'Océan entouré de monstres marins. Ce sarcophage est un des plus beaux qui se soient conservés. L'exécution en est très soignée. Le bas-relief de la face principale, bien que le sculpteur y ait réuni plusieurs motifs empruntés à l'art antérieur, se distingue par la clarté de la composition, et par l'harmonie avec laquelle le champ du tableau est rempli.
Robert, Die antiken Sarkophag-reliefs II T. I p. 2 et suiv.
Deuxième chambre.
798 (144) Statue colossale de Bacchus (Dionysos).
Restaurations: un morceau du front, le nez, l'extrémité inférieure de la barbe, les deux avant-bras, quelques éclats dans la chevelure et la draperie, la plus grande partie de la plinthe.
Cette statue est une copie grossièrement exécutée à
l'époque romaine d'un original grec de style archaïque,
qui devait servir d'idole dans un sanctuaire. Le dieu est
ici représenté, comme il l'est toujours dans l'art archaïque,
revêtu d'un long chiton, la barbe et les cheveux disposés
conventionnellement. Ce n'est pas une couronne de lierre
qui entoure la tête, mais un bandeau; il en est de même
dans la statue n. 327; souvent aussi sur des vases peints
de style sévère, ce bandeau est un attribut de Bacchus
(Dionysos). L'une des deux mains tenait peut-être un
canthare, l'autre un cep de vigne ou un thyrse renversé.
Winckelmann. Storia délie arti del disegno, trad. Fea I T. XIII p. 181 (Geschichte der Kunst, livre III, chap. 2 § 12), III p. 433— 434. Quatremère de Quincy, Le Jupiter Olympien pi. I 4. Clara c IV, pi. 770 B n. 1907B. Roscher, Lexikon der griech. u. rom. Mythologie I p. 1102 Fig. 5. Cf. Braun, Ruinen und Museen p. 683 n. 72.
Troisième chambre.
790 (181) Bas-relief en terre cuite, construction du navire Argo.
D'après une tradition orale, ce bas-relief, comme les autres monuments du même genre qui se trouvent dans cette salle (nrs. 802, 803) aurait été découvert près du palais Caserta dans le voisinage de Sfce Marie Majeure.
Ce bas-relief représente la construction du navire Argo d'après une version du mythe des Argonautes qui a été traitée par un poète latin. On y voit Pallas occupée à mettre en place le mât et la voile du vaisseau légendaire. Un homme barbu, que plusieurs savants considèrent comme le pilote des Argonautes, Tiphys, aide la déesse. A droite un autre homme barbu, portant le pileus et l'exomis des ouvriers, travaille à la proue; il tient dan> la main droite un marteau, dans la main gauche un ciseau. On a voulu reconnaître dans ce personnage le constructeur du navire, Argos. Derrière Pallas l'oiseau qui lui est consacré, la chouette, est perchée sur une colonne. En ce qui concerne l'époque et la destination des basreliefs de ce genre, voir Vol. I p. 448 — 449.
Zoega I 45. Millin, Gai. myth. pi. 130, 147. Guigniaut, Rel. de Tant. pi. 198, 639. Cf. Braun, Ruinen und Museen p. 684 n. 74. Berichte der sàclis. Gesellschaft der Wissenschaften p. 332 — 333. Bltimner, Teclinologie und Terminologie der Gewerbe II p. 336 — 337.
800 (183) Rigole de fontaine, ornée de bas-reliefs qui re-
présentent une scène de vendange.
Les deux masques de Satj^res, qui bouchent actuellement les ouvertures de la rigole, décoraient jadis les angles du couvercle d'un sarcophage antique; ils ont été placés là par une main moderne.
La face extérieure convexe est ornée d'un bas-relief,
dont la composition est très claire, mais dont l'exécution
laisse à désirer. Au centre l'on voit trois jeunes gens nus
qui, se tenant par les mains, foulent du raisin dans un
pressoir. Un quatrième personnage est en train de verser
dans la cuve des grappes contenues dans une corbeille,
tandis qu'un cinquième jeune homme apporte une autre
corbeille toute remplie de raisins, pour la verser lui
aussi dans la cuve. A droite du groupe principal un
jeune homme est debout, versant le moût d'une cruche
dans une corbeille; à l'extrémité droite de la scène on voit
encore un autre personnage, qui fait passer le moût d'une
corbeille dans un de ces vases en terre (dolia), dont les
anciens avaient coutume de se servir pour conserver le
vin (cf. n. 809). Quant aux corbeilles, employées dans la
préparation du vin, nous savons par les auteurs anciens
qu'elles étaient soigneusement enduites de poix. A l'ar-
rière-plan on aperçoit le pressoir proprement dit, avec
lequel on exprimait le dernier jus du raisin , lorsque les
grappes avaient été foulées.
Zoega I 26. Panofka, Bilder antiken Lebens T. 14, 9, p. 31. Cf. Welcker, Alte Denkmàler II p. 119. Braun, Ruinen und Museen p. 686 n. 78. Friederichs-Wolters, Bausteine n. 1917.
801 (178) Bas-relief.
Restaurations: tous les bords et deux triangles dans le haut du fond, le bras gauche de la figure qui est debout.
Une femme, qui a l'aspect d'une matrone, est debout, triste ou pensive, touchant de sa main droite levée la partie de son manteau qui recouvre ses épaules. Diane
(Artémis) s'éloigne d'elle; sa main droite est dirigée vers son carquois qui pend derrière son dos; la gauche, percée d'un trou fait au ciseau, tenait sans doute un arc en métal. Les motifs de ce bas-relief rappellent certains types attiques des premières années du IYe siècle av. J.-C. Il serait téméraire de vouloir donner une explication précise de ce monument, car il est évidemment incomplet. On a pensé à Latone, attristée par l'affront que Niobé lui a infligé , tandis que Diane s'élance pour venger ; a mère.
Braun, Ruinen und Museen p. 685 n. 75. Stark, Niobe p. 175 Anm. 1.
802 (173) Bas-relief en terre cuite, deux Saisons.
Voir n. 799. Sur ce bas-relief nous voyons les personnifications de l'automne et de l'été. L'Automne porte sur sa main gauche une petite corbeille pleine de fruits, et de la main droite traîne un chevreau derrière son dos; les attributs de l'Eté sont un bouquet d'épis et de fleurs de pavots ainsi qu'une couronne de fleurs ou de fruits. Sur un autre basrelief aujourd'hui perdu étaient représentées les personnifications de l'hiver et du printemps. Cf. n. 709.
Zoega II 95. Cf. Arm. delP Inst. 1861 p. 206 et suiv., 1863 p. 294 et suiv. Hermann, De Horarum apud veteres figuris (Berlin 1887) p. 82.
803 (168) Bas-relief en terre cuite, Silène et l'Amour.
Voir n. 799.
Silène ivre chancelle; il tombe sur l'Amour, qui l'entoure de ses deux bras, et qui tout joyeux regarde le vieillard en face. Les mouvements de l'ivrogne sont rendus avec beaucoup de vérité. Silène met la main gauche sur une des ailes de l'Amour, sans se douter qu'un pareil objet ne sera pour lui qu'un faible soutien; il tend son bras droit vers la terre, comme s'il pressentait qu'en cas de chute il pourrait s'appuyer dessus. Devant le groupe de Silène et de l'Amour, danse une belle Bacchante, qui joue du tambourin (tympanon). C'est elle évidemment
qui attirait l'attention de Silène, avant qu'il succombât à l'ivresse.
Zoega II 79. Guigniaut, Rel. de Faut. pi. 108, 428 b. Muller- Wieseler, Denkm. d. alten Kunst II T. 42, 510. Cf. Rheinisches Muséum VI (1838) p. 602—603. Ami. dell' Inst. 1841 p. 293 not. 2. Braun p. 686 n. 77.
804 (169) Bas-relief, Bacchus (Dionysos) et Pan.
Il n'y a de certainement antique dans ce bas-relief que le fragment qui se trouvait jadis en la possession de Winckelmann; ce fragment comprenait le haut du corps de Bacchus, le haut du corps de Pan et la main que Ton voit tendue en avant le long de la poitrine de ce dernier personnage. Entre 1860 et 1870 on a réuni à ce morceau un autre fragment qui était auparavant encastré dans le mur du jardin de la villa Albani, et sur lequel était représentée une femme, revêtue des dépouilles d'un éléphant et s'avançant vers Bacchus avec le geste des suppliants; cette femme est certainement la personnilication de l'Inde conquise par le dieu. Mais le type du personnage et l'exécution semblent bien être modernes. 11 est probable que ce fragment n'est qu'un essai de restauration tenté au XVIIIe siècle. Cette tentative ne réussit point; la partie restaurée fut séparée du morceau antique; elle n'en a été de nouveau rapprochée que tout récemment.
Bien que la femme soit moderne à l'exception de la main tendue en avant, la présence de cette main n'en prouve pas moins qu'il y avait devant Bacchus (Dionysos) un personnage s'entretenant avec le dieu, le suppliant ou l'adorant. On ne sait pas si ce personnage était une personnification de l'Inde conquise , tel que l'a restitué l'artiste moderne, ou un prince indien faisant sa soumission à Bacchus. En tout cas l'attitude du dieu, dont la tête est penchée et dont le bras droit est tendu en avant, indique qu'il accueille favorablement ce personnage , quel qu'il soit. Auprès de lui son héraut d'armes, Pan, est debout, tenant dans la main gauche le bouclier de Bacchus. Sa physionomie, comme il convient à la situation, a une expression martiale et farouche.
Le fragment antique est reproduit dans Zoega II 75; Guigniaut, Rel. de Tant. pi. 108 bis, 458b; Millier- Wieseler, Denkm. d. a. Kunst II T. 38, 445. Cf. Braun, Ruinen und Museen p. 696 n. 88. Graef, De Bacchi expeditione Indica (Berolini 1886) p. 47 III 30.
805 (1 74) Bas-relief, homme couronné par une femme.
Restaurations: la tête de l'homme et Favant-bras gauchede la femme avec la couronne.
D'après le mouvement qui est indiqué par la partie antique du bras de la femme tendu en avant, le restaurateur, semble-t-il, a eu raison de supposer que la femme couronnait l'homme. Il est impossible de donner une explication plus précise du sujet représenté; l'homme n'a point d'attributs, et nous ne savons pas si sa tête était un type idéal ou un portrait. Dans le cas où cette tête aurait été un portrait, il faudrait sans doute admettre que l'homme est couronné, en récompense d'un service qu'il a rendu, par la personnification d'une ville ou d'un peuple. Le style de notre bas-relief rappelle l'art attique du IVe siècle. Mais il est sculpté en marbre de Luna, et l'exécution en est fort sèche; ces deux détails nous prouvent qu'il date de l'époque romaine. On ne peut guère résoudre la question de savoir si l'auteur a copié un modèle attique bien déterminé ou s'il a simplement imité lé style attique.
Ann. delP Inst. 1871 Tav. d'agg. H, p. 213 et suiv. Cf. Bernoulli, Aphrodite p. 91 n. 39. Friederichs-Wolters n. 1868.
806 (171) Masque colossal d'un dieu des eaux.
Restaurations: la plus grande partie du buste, quelques éclats dans la couronne, dans les cheveux et dans la barbes
Comme l'ouverture de la bouche servait sans le moindre doute possible au passage de l'eau, il nous paraît certain que ce masque décorait une fontaine. La physionomie n'a point cette expression mélancolique, qui caractérise d'habitude les divinités des eaux; elle est plutôt sombre, presque farouche. Les cheveux et la barbe sont tout imprégnés d'humidité.
Braun, Ruinen und Museen p. 684 n. 73.
807 (164) Bas-relief en marbre rouge (rosso antico), Dé-
dale et Icare.
Trouvé dans le royaume de Naples. Restaurations: la partie supérieure de la plaque de marbre, avec la pointe de
droite d'Icare; en outre le haut de l'aile que Dédale est en train de fabriquer.
Ce bas-relief est une réplique du n. 783. La figure de Dédale, presque entièrement brisée sur l'autre exemplaire, a pu être restaurée d'après celui-ci; en revanche Icare y était mieux conservé, et nous pouvons grâce à ce détail reconnaître une erreur commise par le restaurateur de notre bas-relief. Ici comme sur le n. 783 Icare avait déjà ses ailes, ce que prouvent d'ailleurs les courroies qui se croisent sur sa poitrine. En outre le champ du tableau, au-dessus du jeune homme, est très harmonieusement rempli par les ailes qu'il porte.
Zoega I 44. Pour tout le reste, voir Friederichs-Wolters, Bausteine n. 1872.
808 (165) Fresque représentant un paysage.
Trouvée entre 1760 et 1770 près de Roma Vecchia sur la voie Appienne.
A gauche des paysans font passer un troupeau de bœufs sur un pont, à l'entrée duquel s'élève un portail couronné d'un haut fronton; un peu plus en avant un berger menace avec son pedum les bœufs qui sont restés dans l'eau ou sur les bords de la rivière, et s'efforce de leur faire rejoindre le reste du troupeau. A droite d'autres paysans apportent leurs offrandes devant un arbre sacré, auquel sont suspendus des rubans et des guirlandes. Derrière eux on aperçoit l'autel, formé de deux pierres de taille à peine équarries ; contre l'autel est appuyée une grosse torche. A l'arrière-plan on distingue des maisons de campagne, puis un lac ou la mer avec deux navires. La composition est pénétrée de cet esprit idyllique qui se développa surtout après Alexandre le Grand, et qui s'introduisit aussi chez les Romains avec la civilisation hellénistique. Le peintre s'est inspiré du même esprit, lorsqu'il a couvert d'herbes et de broussailles l'architrave et le fronton de la porte. Un tel détail témoigne du charme romantique qu'exerçait la vue des monuments en ruines sur le public de l'époque hellénistique et sur les Romains.
6i VILLA ALBANI.
Winckelmann , Mon. ant. ined. T. 208, II p. 281—283. Cf. Geschichte der Kunst VII 3 § 10. Braun, Ruinen und Museen p. 690 n. 84. Helbig, Untersuchungen iiber die campanische Wandmalerei p. 99. Woermann, Die Landschaft in der Kunst der ait en Vôlker p. 242.
809 (161) Bas-relief, Diogène et Alexandre le Grand.
Restaurations: le bord gauche de la plaque de marbre, avec la partie postérieure du temple et du dolium; dans la figure de Diogène, la tête, l' avant-bras droit, presque tout le bâton; dans le chien, la tête et un fragment de la patte droite de derrière. Du corps d'Alexandre la main droite seule est antique.
Le sujet de ce bas -relief est la fameuse anecdote, d'après laquelle, Alexandre le Grand ayant demandé à Diogène quelle faveur il pouvait lui accorder, le philosophe lui répondit: a Je ne désire qu'une chose, c'est que tu te retires de mon soleil.» Suivant la tradition, la demeure de Diogène est un de ces grands vaisseaux en terre cuite dans lesquels les anciens avaient coutume de conserver le vin (cf. n. 800), l'huile et les grains. Les modernes commettent en général une erreur, lorsqu'ils se figurent que le philosophe logeait dans un tonneau en bois; car dans l'antiquité les tonneaux en bois n'étaient en usage que chez les peuples barbares, et c'est à peine s'ils furent employés dans les pays situés à la limite du monde classique. On raconte qu'un jeune gamin avait lancé une pierre contre le tonneau, qui servait d'habitation à Diogène, et l'avait ainsi endommagé. Le sculpteur a aussi tenu compte de cette histoire; il manque un morceau au bord du col du vaisseau, et de cet endroit part une fêlure que l'on distingue sur la panse. Les objets en forme de queues d'aronde, qu'on voit de part et d'autre autour de cette fêlure, reproduisent évidemment les attaches en plomb, dont les anciens se servaient pour réparer les vases de ce genre. Un chien maigre et galeux est assis sur le tonneau; il fait allusion au nom de la secte philosophique des Cyniques, dont Diogène était le chef.
Winckelmann, Mon. ant. ined. T. 174, II p. 229. Zoega I 30. Cf. Ann. dell' Inst. 1841 p. 293. Rheinisches Muséum IV (1846) p. 611 et suiv. Schreiber, Die Wiener Brunnenreliefs aus Pal. Grimani p. 7, p. 63, p. 97 n. 101.
810 (157) Bas-relief, Polyphème et l'Amour.
Restaurations : les bords de la plaque de marbre et toute la partie inférieure du tableau — la ligne de brisure est presque horizontale; elle passe au milieu de la jambe droite de Polyphème et coupe les genoux de la chèvre — ; en outre l'avant-bras droit du Cyclope (avec le plectre), des morceaux de la lyre; dans l'Amour, la tête, le cou et le bras droit; la tête de la chèvre. La restitution de l'animal en chèvre paraît exacte. A la peau on reconnaît que ce ne peut pas être un bélier.
Cette composition, dont le style rappelle celui de la peinture, représente l'amour de Polyphème pour la Néréide Galatée. Le sauvage Cyclope, tenant dans la main gauche une lyre grossièrement sculptée , est assis sur un rocher, contre lequel est appuyée sa massue; il regarde au-dessous de lui, dans la direction que lui indique l'Amour debout derrière son dos, et contemple évidemment la belle Galatée, que nous devons nous figurer prenant ses ébats dans la mer. Il sourit à la vue de la jeune fille qu'il aime; mais en même temps sa physionomie est chagrine, parce qu'il ne peut pas atteindre l'objet de son amour. D'après la mythologie les Cyclopes n'avaient qu'un œil. Toutefois Fart antique les représente presque toujours, et c'est le cas ici, avec l'œil unique placé au milieu du front et avec les deux yeux humains ; car si l'art s'était conformé strictement à la tradition, le visage des Cyclopes eût fait l'effet d'une simple monstruosité, sans aucune expression. Dans le rocher, sur lequel Polyphème est assis, est creusée une caverne ; une chèvre en sort, qui regarde son maître, et qui paraît étonnée de son attitude.
Zoega II 57. Schreiber, Die hellenistischen Relief bilder T. LXV. Cf. 0. Jahn, Arch. Beitràge p. 416. Braun, Ruinen und Museen p. 688 n. 22. Symbola philologorum Bonnensium p. 368 — 369. Schreiber, Die Wiener Brunnenreliefs aus Pal. Grimani p. 96 n. 56.
811 (154) Bas-relief, un chasseur avec son cheval se re-
posant dans la forêt.
Restauration: le bord supérieur et les deux bords latéraux de la plaque de marbre; dans le chasseur, l'avant-bras gauche ; dans le cheval, la tête ainsi que le morceau voisin
Helbig, Guide II. 5
du cou, et la plus grande partie de la jambe droite de devant; dans Thermes, la tête. La tête du chasseur est antique, mais il est douteux qu'elle appartienne au corps.
Ce bas-relief est tout pénétré de l'esprit idyllique qui se développa après Alexandre le Grand dans la poésie comme dans l'art. Il représente un chasseur qui se repose au milieu de la forêt des fatigues de la chasse. Debout auprès de son cheval, que recouvre une double peau de panthère , il appuie sa main droite sur le pommeau de la selle. Le paysage, qui forme le fond du tableau, est traité avec beaucoup de détails. L'hermès que l'on voit au-dessus du chasseur, au lieu d'être droit, semble penché en arrière ; ce motif nous prouve une fois de plus (cf. n. 808) quel attrait romantique les ruines exerçaient sur le public de l'époque hellénistique et sur le public romain.
Guattani, Monumenti ant. inediti 1787 Maggio T. II p. 41 et suiv. Zoega I 37. Schreiber, Die hellenistischen Reliefbilder T. LXXVI. Cf. Braun, Ruinen und Museen p. 687 n. 79. Schreiber, Die Wiener Brunnenreliefs p. 96 n. 78.
812 (149) Bas-relief, scène de sacrifice.
Appartenait jadis aux Vitelleschi. Restaurations: le bord supérieur de la plaque de marbre, avec la voûte de rochers qui se trouve au-dessous, le tiers inférieur du bas-relief, avec le bas des trois personnages, et la plus grande partie de l'autel, dont toutefois l'angle supérieur droit est antique; en outre, dans la femme qui sacrifie, le nez.
Une vieille femme, dont le visage ridé est traité avec beaucoup de caractère, tourne d'un pas solennel autour d'un autel; de sa main droite tendue en avant, elle paraît laisser tomber dans la flamme des grains d'encens. Sa main gauche ramenée près de son corps tient un plat contenant des fruits, et une cruche est suspendue à l'un des doigts de cette même main. A droite une jeune fille est debout, jouant du tambourin; devant elle est assise une autre jeune fille, occupée à souffler dans deux flûtes, dont l'une est droite et l'autre recourbée. La musique, qui accompagne cette cérémonie sacrée, nous indique qu'il s'agit ici d'un culte venu de l'Asie-Mineure, probablement du culte de Cybèle (voir n. 436). L'exécution est très fine.
Bartoli, Admiranda T. 47. Barbault, Les plus beaux monuments de Rome pi. 32 p. 52. Zoega II 105. Schreiber, Die hellenistischen Reliefbilder T. LXVI. Cf. Bull, deir Inst. 1845 p. 7. Ann. dell' Inst. 1847 p. 290. Braun , Ruinen und Museen p. 687 n. 80. Schreiber, Die Wiener Brunnenreliefs aus Pal. Grimani p. 8, p. 96 n. 79.
813 (146) Bas-relief votif attique.
Restaurations: les têtes des trois personnages; en outre le pied droit et le talon gauche du mortel qui adore. Marbre pentélique.
A droite on voit Esculape et Hygie debout; la déesse a la main droite placée sur l'épaule de son père; à gauche un adorant est représenté, plus petit que les deux divinités. D'après le style et d'après le caractère de l'exécution, qui ne manque pas de fraîcheur, quoiqu'elle soit un peu négligée, ce bas -relief date du IVe siècle av. J.-C.
Jahrbuch des arch. Instituts II (1887) p. 107.
814 (147) Bas-relief votif attique.
Restaurations: le bord droit de la plaque de marbre, avec l'autel carré qui s'y trouve. Marbre pentélique.
A l'extrémité inférieure droite du bas-relief on voit une sorte de tertre, certainement antique; c'est là un autel d'une forme particulière, qui était propre au culte des héros ; ce monument doit donc avoir été consacré à un héros, qui se trouvait sans doute représenté sur la partie droite de la plaque de marbre aujourd'hui perdue. Le fragment de gauche, qui s'est conservé, représente une jeune fille qui tient de la main gauche une coupe, de la main droite une cruche, et qui s'avance pour faire une libation en l'honneur du héros. Derrière elle on voit trois personnages dans l'attitude de l'adoration. Comme le précédent, ce bas -relief, si l'on en juge d'après le style, date du IVe siècle.
Zoega I 18. Jahrbuch des arch. Inst. II (1887) p. 109, p. 195. Cf. Bull, dell' Inst. 1845 p. 4, Ann. 1845 p. 248.
Quatrième chambre.
Au-dessous de la statue d'Hercule placée dans la seconde niche:
815 (190) Fragment de bas-relief, Satyres dressant un tronc d'arbre.
Ce bas-relief a été fortement restauré et revêtu d'une patine artificielle, qui empêche de distinguer les parties modernes des morceaux antiques ; aussi a-t-on jusqu'ici mal interprété le sujet représenté. A gauche deux Satyres sont occupés à dresser un tronc d'arbre, peut-être pour y suspendre un trophée destiné à perpétuer le souvenir d'une victoire remportée par Bacchus (Dionysos). L'un des Satyres, dont seules les fesses et la queue sont antiques, porte le tronc d'arbre sur son dos, tandis que l'autre l'entoure de ses deux bras et cherche à le soulever. Entre ces deux Satyres un troisième est debout, dont il ne s'est conservé que la partie gauche de la poitrine et le bras gauche. A droite on voit un quatrième Satyre, qui lève la main droite pour frapper sur le dos un personnage qui s'enfuit avec des gestes grotesques. Les jambes et presque toute la tête de ce dernier personnage sont modernes. Mais ce qui s'est conservé du visage antique — l'œil droit, la moitié droite du front, et une corne qui en sort — suffit à nous faire reconnaître le dieu Pan. Il était venu troubler les Satyres dans leur travail, et voilà pourquoi il est chassé de leur chantier. L'on a supposé que les Satyres jouaient avec la massue d'Hercule; cette hypothèse n'est pas admissible, en raison de la forme même de l'objet qu'ils sont occupés à dresser. Il y a une grande ressemblance entre la partie gauche de notre basrelief et les sujets de quelques lampes antiques, qui représentent trois Satyres dressant une image de 'Bacchus terminée en fût à sa partie inférieure. Toutefois le tronc d'arbre qui est figuré sur notre fragment est trop haut et trop noueux pour qu'on puisse y voir l'extrémité inférieure d'une idole.
Braun, Ruinen und Museen p. 695 n. 86. Berichte der sàchs. Gesellschaft der Wissenschaften 1878 p. 131 Anm. 1. — Une des lampes est reproduite dans: Millier- Wieseler, Denkmâler der alten Kunst II 49, 615.
Dans la niche voisine de la fenêtre de droite:
816 (199) Base de candélabre à trois faces, danseuses.
Appartenait jadis aux Giustiniani.
Sur chaque face est représentée une jeune fille couronnée de feuilles de roseaux (cf. n. 769), qui s'avance sur la pointe des pieds avec un mouvement de danse solennelle. Devant deux des jeunes filles se trouve un autel formé de grosses pierres brutes, sur lequel sont placés des fruits et où brûle une flamme ; devant la troisième une plante en forme de roseau s'élève du sol. L'une des jeunes filles lève les deux bras pour prier; la seconde porte dans la main gauche une patère pleine de fruits; la troisième a la tête penchée et la main levée près du front; cette attitude semble exprimer le respect pour la divinité. L'exécution de ces bas-reliefs est excellente; mais l'épiderme du marbre a été très endommagé.
Zoega I 20. Welcker, Alte Denkmâler II T. VII 12, p. 146 et suiv. Cf. Winckelmann, Versuch einer Allégorie, éd. Dressel p. 35. Braun p. 695 n. 87. Stephani, Nimbus und Strahlenkranz p. (465) 105 n. 14, p. 111; Compte-rendu pour 1865 p. 60 n. 2, p. 63 et suiv. Hauser, Die neu-attischen Reliefs p. 96 n. 19.
Cinquième chambre.
Au-dessus de l'entrée:
817 (213) Frise ornée d'un bas-relief, en marbre de
Phrygie (paonazzetto).
Trouvée dans la villa d'Hadrien, près de Tivoli. Voici encore un exemple frappant de l'influence déplorable exercée sur les arts plastiques par le goût que le public romain manifesta pour les pierres de couleurs variées à partir du règne d'Hadrien (cf. nrs. 233, 441, 514). L'auteur de ce bas-relief a reproduit de beaux motifs empruntés à l'art antérieur; mais ces motifs sont
loin de produire tout leur effet, parce que les veines multicolores qui traversent le marbre nuisent à la précision des formes. Au milieu de la scène est représenté Bacchus (Dionysos), s'appuyant sur deux Satyres pour monter dans son char que traînent deux panthères. Le Satyre qui est debout derrière le char et qui tient le thyrse et le canthare du dieu, paraît presque entièrement moderne. Au-dessus des panthères, on aperçoit une Bacchante, qui porte sur la tête une corbeille remplie de raisins. Devant elle marche un autre Satyre, tenant de la main gauche un pedum appuyé sur son épaule et de sa main droite levée un rhyton. A droite du tableau central se sont conservés une Aedicula, à l'intérieur de laquelle est représentée une Bacchante qui joue du tambourin, et un petit bas-relief encadré , sur lequel on voit un Satyre portant une torche. Quant à l'Aedicula et au bas -relief qui se trouvent à gauche du tableau central, ils ont été ajoutés par le restaurateur moderne.
Cavaceppi, Raccolta di statue III 33. Zoega II 78. Penna, Viaggio pittorico délia villa Adriana III 56. Cf. Besehreibung Roms III 2 p. 307—308. Braim p. 697 d. 89.
818 (204) Groupe, Thésée et le Minotaure.
Trouvé en 1740 près de Genzano sur la propriété des Cesarini (Fea, Mise. I p. CLII n. 70). Restaurations: dans Thésée, l'avant-bras droit avec la massue et le bas des deux jambes — toutefois le pied droit est antique — ; dans le Minotaure, la corne et l'oreille gauches, l'avant-bras droit jusqu'au poignet, le talon gauche.
Ce groupe est d'une exécution médiocre, mais il a été certainement inspiré par un excellent original, qui se trouve reproduit sur des monnaies attiques. Cet original était peut-être le groupe, placé sur l'Acropole d'Athènes, qui représentait le même sujet. Thésée, qui frappe de toute sa force, et le Minotaure, tombé sur le genou gauche et prêt à expirer, forment le contraste le plus saisissant. La tête de taureau du monstre est traitée avec beaucoup de caractère. L'expression en est douloureuse; les yeux commencent à se raidir et à se fermer; la langue pend hors de la gueule.
Clarac IV, pi. 811 A n. 2071 B. Cf. Welcker, Alte Denkmâler II p. 302. 0. Jahn, Arch. Beitràge p. 266. Braun, Ruinen und Museen p. 700 n. 94. Arch. Zeitung XXV (1867) p. 31—32.
819 (207) Bas-relief colossal, masque de Silène.
Restaurations : le nez, les lèvres et quelques autres morceaux insignifiants.
Ce masque représente un Silène couronné de lierre sauvage ; il est traité dans le style ornemental. La disposition des cheveux et de la barbe prouve qu'il était destiné à être placé horizontalement et non verticalement. Ce masque ornait la bouche d'un égoût, comme le monument du même genre, connu sous le nom de Bocca délia Verità, qui se trouve actuellement encastré dans le portique de S. Maria in Cosmedin. C'est là un exemple frappant du soin et du goût artistique avec lesquels les anciens travaillaient même les objets destinés à un office inférieur. L'eau coulait par les narines, par la bouche, ainsi que par les trous percés dans les yeux et dans les oreilles.
Sur la Bocca délia Verità: Matz-Dulm, Antike Bildwerke in Rom III n. 3617.
Sixième chambre.
820 (216) Bas-relief, Hypnos (le Sommeil).
Restaurations : le nez et le bas du corps à partir du bord inférieur du repli de la tunique.
D'habitude Hypnos est représenté sous les traits d'un jeune homme; ici, au contraire, le Sommeil est un vieillard chaudement vêtu, qui dort debout en s'appuyant sur un bâton. On le prendrait pour une figure de genre, s'il ne portait sur sa tête et à ses épaules les ailes qui caractérisent Hypnos.
Zoega II 93. Hirt, Gôtter und Heroen T. XII 107. Muller- Wieseler, Denkm. d. alten Kunst II 70, 874. Conze, Heroen- und Gôttergestalten T. 94, 1. Bauineister, Denkm. d. kl. Altertums I. p. 707 Fig. 770. Cf. 0. Jahn, Arch. Beitràge p. 208 Anm. 10. Ami. dell' Inst. 1869 p. 33. Winnefeld, Hypnos (Berlin et Stuttgart 1886) p. 19—20.
821 (217) Bas-relief funéraire grec, jeune homme avec
les instruments de la palaestra.
Restaurations: le nez, la main droite, les deux pieds, tout le bord de la plaque de marbre.
Le jeune éphèbe, dont ce bas-relief ornait le tombeau, est représenté avec un strigile (cf. n. 31) et un flacon d'huile dans la main gauche; ces deux emblèmes nous indiquent qu'il était un habitué de la palaestra. La tête n'est pas un portrait, mais bien un type idéal (cf. n. 759); le caractère de ce type et l'exécution même, bien qu'un peu négligée, prouvent que notre bas-relief est un produit de l'art attique du IVe siècle.
Visconti, Museo Pio-Clem. III Tav. b III 5 p. 239. Zoega I 29. Cf. Friederichs-Wolters, Bausteine n. 1018.
Dans le mur extérieur, au-dessus de la porte:
822 (223) Couvercle de sarcophage, scène de combat.
Les principaux personnages de cette scène sont deux guerriers debout sur leurs biges et s'élançant l'un vers l'autre pour engager le combat. Entre eux on voit une femme qui lève les mains soit pour exprimer son étonnement soit pour se plaindre; le haut de son corps seul sort de terre: c'est là un motif qui rappelle certaines représentations de la déesse Gaia. L'on n'a pas encore trouvé une explication certaine de ce bas-relief; on a songé au combat entre Achille et Memnon, à la lutte entre Enée et Turnus, et au duel fratricide d'Etéocle et de Polynice.
Zoega II 55. Cf. Bull, dell' Inst. 1864 p. 253 n. 2. Arch. Zeitung XLI (1883) p. 191.
Encastré dans le mur du jardin, près de la porte:
823 (226) Fragment de bas-relief, Hercule (Héraclès)
couché.
Ce fragment provient d'un grand bas-relief dont la composition paraît avoir été imaginée par l'art hellénistique. Le sujet de ce bas-relief peut être rapproché des aventures de Gulliver chez les Liliputiens. Le corps gigantesque d'Hercule (Héraclès) est étendu, couché sur