PARTIE VOISINE DU JARDIN
la peau de lion; le héros tient son scyphos de la main gauche. Un homme tout petit, soit un Satyre soit un Pygmée, a placé une échelle contre la coupe colossale, sans que le héros s'en soit aperçu; il se hausse de la pointe des pieds sur le dernier échelon, et boit du vin dans la coupe. Cf. n. 747.
Zoega II 69. Wiener Vorlegeblâtter Ser. III T. XII 4. Schreiber, Die hellenistischen Reliefbilder T. XXX. Pour tout le reste voir Stephani, Der ausruhende Herakles p. (377) 125 n. 4, p. (380) 128— (381)129.
Dans l'allée qui conduit au pavillon appelé il Bigliardo, entre le 4me et le 5me arbre.
824 (276) Autel funéraire de Quintus Caecilius Ferox.
Se trouvait primitivement dans la maison d'un certain «Rigetius» (Rigbetti?), qui était secrétaire apostolique. Sur ce point comme sur les autres possesseurs du même monument, voir Corpus inscript, lat. VI 1 n. 2188, 2189; Jahrbuch des arch. Instituts VI (1891) p. 164 n. 62 a.
Cet aut, comme nous l'indique ell'inscription gravée sur la face antérieure, a été consacré par un certain Marcus Gavius Charinus à son fils Quintus Caecilius Ferox, mort à l'âge de quinze ans, qui avait été huissier du collège de prêtres chargé du culte des dieux Vespasien et Titus. Ce monument ne peut donc pas être antérieur à l'année 81 ap. J.-C, pendant laquelle eut lieu l'apothéose de Titus. Sur la face latérale droite est représentée une femme, dont le pied gauche est posé sur la roue de Némésis, et dont la main gauche paraît tenir un rouleau. D'après l'inscription de cette face: FATIS . CAECILIVS - FEROX -FILIVS, cette femme personnifie le destin. Le personnage appelé ici Ferox est évidemment le jeune homme enseveli sous l'autel. L'on ne sait pas s'il ordonna lui-même avant de mourir que son tombeau fût orné d'un bas-relief dédié aux Fata, ou si son père prit l'initiative de cette dédicace. Sur la face latérale gauche , on voit, au-dessous de l'inscription SOMNO • ORESTILLA . FILIA, le dieu du sommeil; mais le sommeil dont il s'agit ici est évidemment le sommeil éternel. L'artiste l'a représenté
sous les traits d'un enfant ailé qui dort, Faisselle gauche soutenue par une torche renversée. Orestilla était certainement la fille de Charinus, par conséquent la sœur de Ferox. On ne peut guère savoir si elle vivait encore ou si elle était déjà morte, lorsque la pierre tombale fut consacrée. D'après la paléographie et l'accentuation des inscriptions, comme d'après le style du bas-relief, ce monument est antérieur à l'époque d'Hadrien.
Une reproduction se trouve dans le Codex Pighianus (Ber. d. sàchs. Ges. d. Wiss. 1868 p. 208 n. 135). Une esquisse de la face latérale droite par Heemskerk: Jahrbuch des arch. Instituts VI (1891) p. 164 n. 62 a. Zoega I 15 (où p. 63 not. 14 est réunie toute la bibliographie antérieure). Millier -Wieseler, Denkmàler der alten Kunst II 73, 941. Cf. Gerhard, Prodromus p. 259 Anm. 64. Stephani, Der ausruhende Herakles p. 30 (282). Braun, p. 699 n. 93. Ann. dell'Inst. 1869 p. 33. Corpus inscr. lat. VI 1 n. 2188, 2189. — En ce qui concerne le collège sacerdotal des Flaviales: Ephem. Epigraphica III p. 211 et suiv.
A gauche, dans le mur:
825 (291) Frise d'Amours,
Jadis au palais Giustiniani.
Ce bas-relief est fort habilement composé de motifs gracieux, imaginés presque tous par l'art hellénistique. Au milieu on voit deux Amours qui prennent position pour engager une lutte corps à corps (cf. nrs. 573 — 575): derrière eux se tient le juge du combat. La palaestra, dans laquelle l'action se passe, est symbolisée par le vase à sable placé sur le sol (cf. nrs. 337 — 339, 634). Cinq autres Amours assistent au combat. L'un d'entre eux est debout à gauche du groupe formé par les deux lutteurs; il s'appuie de ses deux mains sur un pilier qui supporte une amphore et trois palmes, objets évidemment destinés à récompenser le vainqueur. Trois autres enfants ailés sont groupés, à droite du motif central, sur la base et sur le bord d'un grand bassin. Un cinquième Amour, debout derrière eux, exprime par le mouvement de ses mains l'attention soutenue, avec laquelle il suit les péripéties de la lutte. Le vase à deux anses , que l'on voit par terre devant lui, la cruche placée sur une table der-