SALLE EN FORME DE CHOIX GRECQUE
86X6 avec sa main droite. Mais la physionomie n'exprime auenne inquiétude , ce qui prouve que ce mouvement est tout à fait inconscient, et qu'il n^est point déterminé par la crainte d'un œil indiscret. A cette candeur la Yénus
de Cnide doit de faire une impression plus pure , plus chaste et plus noble que les types imités d'elle dans Tart postérieur, types qui accentuent sur le visage de la déesse le sentiment de la pudeur (voir n. 458). Le regard langoureux exprime le désir sans la moindre coquetterie» La tète fine n'a pas besoin d'une parure compliquée. Les cheveux légèrement ondulés sont divisés sur le milieu de la tête, et retenus par un étroit bandeau. Leur exécution dénote encore une certaine sévérité de style; nous avons déjà remarqué ce caractère dans plusieurs types créés par la seconde école attique (voir p. ex. n. 194). Les formes du corps sont d'une idéale beauté, et à tous les points de vue dignes d'une déesse. Le vase placé auprès de la statue a été choisi avec un goût très fin; l'équilibre est parfait entre la panse large de l'hydrie et \v corps vigoureux de la déesse.
AiThiiologisclie Zeitung XXXIV (1876; T. 12, 1, p. 145 et Buiv. Jourual of hellenic Studies VIII (1887) pl. LXXX, p. 324 et siiiv, — la statue est ici reproduite sans la draperie m métal, — et p. 334D, où est réunie toute la MbliograpMe du sujet. H faut j ajouter: Gazette dee Beaux-Arts, XXX« année, 2n»e péi*iode, tome 37 p. 89 — 104; Liitzow, Zeitschvift fiir bildende Kunet n. F. I (18U0) p. 151. Fig. Il (OÙ sp trouvent d'autres reproduotious de la statue sans la draperie), et Jahrbuch des arcU. Inst. VI (1891), arcli. Anzeiger p. 14i. Une excellente tôte de ce type de Yénna: Autike Denkmttler lieraugg. vom arolu Inst. I T. 41.
317 (600) Statue d'une divinité fluviale.
Elle fut, sons JuIpb TT, placée dans le jardin du Belvédère, ])Our y déeorer une fontaine (Jalirbue.h d. areli. Inst. V 1890 p. 20). \jn sculpteur, qui travaillait dans la manière de Michel -Ange, a restauré la tête, la main gauche avec le rameau, le l>Ta8 droit avec Turue, deux doigts du pied droit, q]ielq.aeB morceanx de la draperie et de la plintha
Il est intéressant de comparer les parties restaurées
avec les parties anciennes. Elles sont traitées avec une grande vii*tuosité; ninis, comme on sent dans leurs formes plastiques l'influence du style de la peinture, elles font
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une impreBflion moins calme et moins naturelle que les parties antiques. Dliabitude on Toit dans cette statue une image du fleuTe le Tigre, à canse du masque de tigre, placé au fond de Tume, d^où s'écoulait Teau. Il n'est pas
besoin de réfuter cette explication , puisque l'urne tout entière a été restaurée dans les temps modernes.
Viscouti. Mas. Pio-Cl. 1, ao. Pistolesi V, 117. Claraf^ IV, pl. 74î* n. 1821. Cf. Welckers Zeitschrift p. 322. Brauu, Kuiueu und Huseen p. 447 n. 160. Jahrbttch des areb. Inst V (1890) p. 31, Anm. 105.
318 (589) Sarcopluige en porphyre de Sainte Hélène.
Ce sarcophage rtait primitivement placé daus le tombeau de Sainte Hélène, qui se trouvait sur la voie Labicane, et qni porte aujourd'hui le nom de Tor Piguattara. Le pape Anastafie lY (1153—^1154), q^ui avait choisi ce sarcophage poar sa dernière demeure, le fit transporter soas le portique de Saint Jean de Latran près de la porte sainte. Lorsque plas tard on voulut déplacer le sarcophage, il se hiisa eo ])lnsieur8 morceaux, mais il fut reconstitué, et mis d'abord dans la tribune de Téglise, puis dans le cloître du Latran. Pie YI le fit entièrement restaurer et le transporta an Musée. Penâantnenf ans vingt^q pratàeiens travaiUéarent^ dit-on, sans s'interrompre à cette restaui^ation. Il est très difficile de di«tin«;npi' les parties moderîips des pai^ties antiques; car le restaui'ateur leur a donné à toutes le même poU.
L'exécution est un peu meilleure cjue celle du sarcophage de porphyre placé en face, n. 315. Mais ici eucore le sculpteur a usé d'un procédé tout mécanique ; il a composé la décoration avec des motifis empruntés à Tart des époques plus anciennes , et il a répété sur les deux côtés longs un seul et même motif, qui rappelle les victoires de Constantin le Grand. Des cavaliers romains, qui galopent en avant, paraissent être sus])eii(lus en Uair; au-dessous d'eux l'on voit des Barbares prî.soijniers et tués. 11 n'y î< aucune correspondance entre les figures du haut et celles du bas. Les deux files de personnages semblent avoir été mises tout simplement l'une au-desems de Tautre, sans le moindre rapport. Au-dessus de ces représentations ont été ajoutés les bustes de Constantin et de sa mère Hélène. La tête d^Hélène paraît moderne; car le porphyre, dont elle est faite, se distingue, par son grain comme pur sa