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SALLE EN FORME DE CROIX GRECQUE

Cette statue, d'un travail médiocre, est néanmoins

intéressante, parce que grâce à elle nous coiiiuiissons

plus complètement le développement du caractère de

Lucias Yerus. Verus semble être loi représenté comme

un jeune homme de dix-huit à vingt aius. Son attitude a

quelque diose dé prétentieux* Sa physionomie est celle

d*un homme plein d'assurance et d'audace; elle n'est

point sournoise, comme dans les portraits où il est repré-

ijeuté plus avancé en âge.

Visconti, Mus. Pio-fM III, 9. Clarac V, pl. 956 n. 2459. Beruoalll, RomiBche Ikonogiapliie II 2 p. 211 n. 66, p. 216, p. 21d.

315 (666) Sarcophage en porphyre, provenant de Téglise

de Sainte Constance (sur la voie Nomentane).

8nivajit toute apparence, ce sarcophage reuiermait primitivement le eorpB de Conetantia, flUe de Conatantin le Grand, dent la légende a fait une sainte. Le pape Paul II

le fit emporter de réglise de Sainte Constance et placer le 11 Août 1467 sur In place Ht. Marc Sour Sixte IV en 1471 le sarcophage fut rapporté dans l'église de Sainte Coustance. C'est le pape Pie VI qui en 1788 le fit entrer dans le Musée (voir HUnte, Les arta à la eoor dee papes II p. 88 — 85, III 1 p. 158. Archlvio délia r. aooietà romana di atoria patria DL 1886 p. ôU).

Sur remploi du porphyre dans les œuvres plastiques, voir n. 283. Les si\jets, dont Tartiste s^est servi pour

décorer ce sarcophage, sont presque tous empruntés à Part plus ancien. Ce ([ui prouve que Fauteur manquait absolument d'imagination artistique, c'est qu'il a répété un seul et même motif sur les deux côtés longs; les basreliefs des faces latérales ne diffèrent aussi l'un de l'autre que par des détails accessoires sans importance. L^exécution est mécanique et froide* Sur les deux côtés longs des enfants ailés cueillent du raisin parmi des arceauit de vigne; pour les païens du temps c'étaient simpieiutiit des Amours, tandis que les chrétiens pouvaient y reconnaître les fidèles qui travaillent dans la Vigne du Seigneur. Le bélier représenté au-dessous des arabesques n'était pour les païens qu'un motif de genre parfaitement à sa place dans une scène champêtre; aux chrétiens il rappelait sans doute TAgneau de Dieu. Quant aux deux paons, qui

occupent les angles inférieurs du tableau, ils étaient, dans la tradition classique, les oiseaux consacrés à lunou; pour les chrétiens, ce sont les symboles de l'immortalité. Sur ehacune des deux faces latérales, on Toit trois enfants ailés qui pressent le raisin.

Bolstard, Topogiaphia Romse I, Planche du frontisptee, K 'i.

Oiampiui, De eacris aediflcu» a fonstantino magiio constructis T. XXXI, p. 134. Vificonti, Mus. rio-Cl. VTI, 11—121). Pistolesi V, 116. Cf. Beschreibnng tlei* Stadt Uom II 2 p. 283. Braun, Biiinea und Museen p. 440 u. 155.

316 (574) Vénus (Aphrodite), d'après la Yénos de Gnide

de Praxitèle.

Aut retoit;, semble-t-ii, au palais Colonna. Reatauratiouî? : la partie antérieure du nez, le cou, Tavant-bras droit, le bras gaaohe — lot extrémités des doigts sent peut-être antiques — à partir de Vanneau, le soole sur lequel repose

l'hydrie, sauf 1r partie supérieure de la plinthe carrée, prppfnie tout le bas ûe^ jîimbeB, la plinthe de la statue. La tête est antique; et tomme elle ressemble aux têtes de la Véuuâ de Cnide c^ue l'on peut identitier avec certitude, elle a fait partie d'une statue qui reproduisait l'œuvre de Praxitèle. Mais elle provient d'une autre réplique que le corps; d'abord elle est rattachée au buste par un cou moderne : second lieu elle est en marbre pentcli(]ue, tandis f[ue le corps est travaillé dans un autre marbre grec d'un grain plus gros; enfin l'exécution en est incomparablement plus soignée et plus Une que celle du corps.

Pour bien apprécier dan^ cette copie l'œuvre grandiose de Praxitèle, il faut avant tout tenir compte de deux faits. Le restaurateur moderne a donné une pose inexacte à la tête qu'il a placée sur la statue du Vatican. D'après d'autres répliques, dans lesquelles la tète n'a pas été séparée du corps, il est certain que la tète de la Vénus ' Aphrodite) de Cnide était légèrement tournée vers l'épaule gauche et un peu penchée en arrière. p]n outre il faut enlever par la pensée la draperie en métal, dont la pruderie inodf'nie a habillé le bas de la statue. La déesse va descendre au bain; déjà la partie inférieure de son corps est tournée vers la droite, sans doute dans la direction du bain, tandis que de sa main gauche Vénus dépose sur une hydiie placée auprès d'elle le vêtement dont elle vient de se dépouiller. Gomme elle est absolument nue, elle cache, son

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