CHAMBRES DONNANT SUE LE PORTIQUE
Les ekainbres situées à rextrémité gauche du
portique.
Première chambre.
414 (14) Hoitilqaey Hereule (Héradèt) ohei Ompfaale.
Trouvée en 1749 prés de Porto d'Anzio (Antiiiiii), tnuiBportée an Masée sous Benoît XIV (Ftooroni dans Fea, HUceUanea I p. OLXIV n. 93).
Cette mosaïque représente Hercule (Héraclès) filant
sous la puissance d^Omphale, et un lion enchaîné par deux
Amours: les deux sujets sont analogues et sont placés Yvin
auprès de Vautre pour se faire pendant. Un palmier et unr pyramide indiquent que la scène se passe eu Orient. Hercule est debout ; sur sa physionomie on lit à la fois la fatigue et Tennui ; de la main gauche il fait tourner le fuseau, et Pextrémité de la quenouille s^enfonce dans sa ceinture. La massue et le bouclier, placés auprès de lui, semblent faire allusion aux exploits que le héros accomplissait ayant de tomber sous la domination d'Omphale. A coté du groupe formé par les deux Amours qui enchaînent le lion, ou voit un troisième Amour assis, qui joue de la syrinx. Sous le lion à terre gît la coupe d'Hercule. Le groupe est admirablement composé; l'artiste a rendu avec beaucoup de finesse et d'humour l'expression résignée du lion, supportant le traitement que lui font subir les petits Amours. Il est probable que ce groupe reproduit une peinture célèbre de l'époque hellénistique. C'est de la même peinture que b'iiirfpira, semble-t-il, Arcésilas, un sculpteur contemporain de César, lorsqu'il fit un groupe en marbre, qui représentait une lionne taquinée par des Amours.
Foggini, Mus. cap. IV, 19. Mllia, Gai. myih. pl. 118, 454. Le reste de la bibliographie se trouve réuni dans les Berichte der fiachs. GesellBcliaft d. Wiss. 1S55 p. 227. Cf. Helbig, Uutersuckuugeu liber die camp. Wandmalerel p. 22—28. Wiasowa, De Veaeiîs stmulacrls lomanis p. 46, Urttehs, ArkesUBos p. 15 — ^16.
Troisième chambre.
Encastré dans le mur de la fenêtre :
41 ô fragment d'un bas-relief grec.
Autrefois dans la collectioii SartL
MUSÉE DU CAPITOLE
Un guerrier, le bouclier en avant, se précipite pour frapper avec son épée. De son adversaire qui recalait, suivant toute apparence, ne se sont conservées que la pointe de la lance et l'extrémité flottante d'une chlamyde. Le visage du guerrier est cacbé par la visière de son casque; dans ce détail, contraire aux habitudes de Tart libre, comme dans le style du fragment de draperie, on reconnaît encore Tinfluence du at^le archaïque.
Benndorf und Niematm, 1>m Heroon von OjdltMWQlii-Trysa p. 134
Les chambres situées à l'extrémité droite du
fortique.
Première chambre.
416 (30) Sarcophage de Méléagre.
Sous l'empire romain la chasse passait pour être un exercice dans lequel l'homme trouvait la mâlleure occasion de prouver sa bravoure. Aussi les sarcophages furent -ils souvent décorés de bas-reliefs qui représentaient soit de simples mortels, soit des héros comme Méléagre et liippolyte, en train de chasser. Evidemment la ])luj)art de ces sarcophages étaient destinés à des personnes qui pendant leur vie s'étaient livrées à cet exercice avec plus ou moins d'ardeur. Le héros dans ces bas -reliefs symbolisait le défunt; voilà pourquoi les sculpteurs ^joutaient souvent à la scène qu'ils représentaient des détails étrangers au mythe, mais appropriés à la personnalité du mort. Sur notre sarcophage on peut observer deux exemples de ce procède^. Dans le i^roupe placé à Textréraité gauche de la face principale, il faut voir uno allusion h la carrière du défunt: Oeneus montre à son iils un personnage féminin vêtu en Amazone représentant évidemment la Vertu , déesse de la valeur virile, que Ton honorait, d'après les idées admises sous Tempire, en devenant un chasseur courageux* Dans la partie droite du tableau, Méléagre, obéissant aux conseils de son père, combat le sanglier de Calydon. Il atta(^ue l'ani-
CHAMBUES DOÎ^iîAîiT SUR LE POKTIQUE. 299
mal avec sa lance. Devant Méléagre on voit Atalante, tendant BOn arc contre le sanglier; derrière le héros, les Dioscnres et Ancaeos reconnaissable à sa hache au double tranchant. Derrière Ancaeos s'avance Diane (Artémis), qui prend une flèche dans son carquois. La pré- .sence de la déesse sur ce sarcophage et sur d'autres qui représeutent la chasse de Calydon est en coutradiction formelle avec la tradition mythologique; car d'après la légende Diane était Tennemie d'Oeneus et de sa famille f c'est elle qui, pour se venger du roi de Calydon, envoya le sangUer dévaster son royaume. Evidemment les artistes la faisaient intervenir, pour mieux indiquer que les chasseurs déposés dans les sarcophages avaient été les favoris de la déesse de la chasse.
Sur le couvercle sont représentés des enfants qui chassent. A l'extrémité gauche on voit Tun d'entre eux décochant à une autruche une âècke terminée en forme de croissant. Or Hérodien (1 15) nous apprend que l'empereur Commode, pour prouver son habileté à tirer de Parc, aimait à chasser les autruches avec des flèches ainsi faites et à leur couper la tête en pleine course. Il semble donc que le groupe fasse allusion à ce sport impérial, et par conséquent que le sarcophage date de l'époque de Commode.
Sur la face latérale gauche, deux esclaves portent les ûlets employés dans les chasses, et les appuis sur lesquels on les tendait. Sur la face latérale droite, Méléagre sVntretient avec Atalante.
Ânn. deU' Inst. 1863 Tav. d'agg. AB l^d, p. 81—97; 1869 p. 81. Sur la Yirtus: Purgold, Archftologiaelie Bemerkuagen za Claadian and Sidonius p. 26 et soiv.
Au-dessus du sarcophage, sur la console:
417 (2ô) Butte hermétique d'Hereule (Héraelès) jeune conronné de ftuQles de peuplier.
Bestaarations: le bout du nez et q,aelqaeB morceaux de la lèvre inférieure.
Ce buste hermétique reproduit le même type, inventé
sans doute par Scopas, que le n. 121 ; mais cette réplique
est d'un meilleur travail. Voir u. G04.
MLSKE DU CArnOLË.
Bottari 1, 87. Moutaguani ITT ti T. 87. RumiHclie ilittheilaugen IV (1889) T. VUI, Vignette de la page 189. Lutzow, Zeitsckiift rdp bildende Knnftt n. F. II (1891) p. 258.
418 (19 ) Portrait d on prince barbare.
Restaurations: la partie inférieure du cou et le buste. L^on croit généralement que ce buste est un portrait de Juba II, roi de Nnmidie et de Maurétanie (25 ay. J.-C. — 23 ap. J.-C), également connu conune écrivain.
La seule raison sur laquelle on s'appuie, c'est qu'à Athènes, dans le Gymnase de Ptolémée, l'on a trouvé une tête, qui présente une certaine ressemblance avec celle du Capitole, et que Ton suppose être un portrait de Juba II, parce que Pansanias raconte (1, 17, 2) qu'il y avait dans ce gymnase une statue de ce prince. Mais les effigies des monnaies de Juba diffèrent essentiellement tant de la réplique d'Athènes que de celle du Capitole; on n'y reconnaît point le bandeau compliqué qui caractérise ces deux têtes. £n outre la tête du Capitole n'a iioiiit le type numide (kabyle) particulier aux buuverains de cette dynastie (voir nrs. 33, 7 14). Les lèvres épaisses trahissent beaucoup plutôt une race où Télément nègre domine.
Pour la tête trouvée à Athènes: Mon. dell' Inst. VI 57, 8—4; Ann. 1861 p. 412 — 413. Von Sybel» Katalog der Sonlptaren zu Athen n. 703.
419 (17) Tête d'Hèreiile CBémcilH) jeune couronné de
ftniUes de peuplier.
Beataaratloiia: le bout du nez, le côté droit du crftne avec le moroean de la coaromie qiii l'entoure, le botte.
Cette tête paraît dérivée du même type que les
nrs. 121, 417 et G04; mais l'expression de ia force y est
rendue avec plus d'intensité; il faut peut-être attribuer
ce caractère à l'influence de Lysippe.
Bottari T. 84. Montagnani HT 2 T. 84. Cf. TRln-huoh des arch. InsUtutfl I (1886) p. 55. £omi£clie Mittheilimgeii IV (1889) p. Idl u. 15.
Au milieu de la chambre:
420 Base earrée, sur laquelle sont représentés les tra-
vaux d*Hercule (Héraclès).
Elle fte trouvait jusqu'en 174a sur la place d'Albauo.
CHAMBKES DONNANT ^UK LK roilTiyiE. 301
Les bas-reliefs, qui imitent avec assez d'habileté un style archaïque de très peu antérieur au développement de l'art libre , représentent les douze travaux d'Hercule (Héraclès). Sur Tune des faces on voit le héros tenant dan8 la main droite la peau du Hou deNémée qu'il vient de tuer et d^écorcher ; puis sa lutte ayec l'hydre. La figure qui suit et dont il ne s'est conservé que la partie inférieure peut être restituée facilement, si l'on tient compte de l'ordre dans lequel se succèdent ordinairement les travaux d'Hercule sur les monuments, et aussi par comparaison avec des répliques plus intactes: elle réprésentait le héros emportant le sanglier d'Ërymantbe dont il s'est rendu maître. Sur la face suivante Hercule rattrape à la course la biche de Cérynée, combat les oiseaux de Stymphale et se repose après avoir nettoyé les écuries d'Augias. Les basreliels de la troisième lace représentent les luttes d'Hercule contre le taureau de Crète , contre le roi de Tbrace Diomède et contre Géryon. Entin sur la quatrième face, on voit le héros s'empajrant de la ceinture d'Hippolyte , la reine des Amazones, emmenant Cerbère et ravissant les pommes d'or du jardin des Hespéiides.
Visconti, Mus. Plo-Cl. lY Tav. b U 8, Tav. b m 7, p. 325 et snlv. Bighetti II, 274 — 275. lie reste, dans Stephani, Der ausinlieBde Heraklea p. 203 (454) n. 11. Cf. Ann. delV Intt. 1864 p, S14.
Sur cette base :
421 Statuette, Latone avec ses en&nts sur les bras.
Trouvée sur la voie Appienne (?).
Cette statuette d'une exécution médiocre et très abî« mée représente une femme qui s'avance vers la droite en proie à une très vive agitation. Auprès de son sein gauche s'est conservée la partie intérieure du corps J uii enfant, qu'elle tenait évidemment de la main uauche appuyé sur elle. Nous pouvons restituer le motif original et en comprendre le sens, grâce à une réplique mieux conservée qui se trouve au Musée Torlonia et grâce aux revers de plusieurs monnaies d'Asie -Mineure. Cette statuette représente Latone, ayaiit dans ses bras ses deux
302 MUSÉE DU CAPITOLE
enlaiits nouveaux - nés, Apollon et Diane (Artémis), et fuyant devant le dragon, contre lequel le petit Apollon tend son arc. Selon toute probabilité, la statuette du Capitole et toutes les répliques du même suget reproduisent un original en bronse d'Ëuphranor (voir n» 188) qui, d'après Pline (n. h. 34, 77), se trouvait à Rome dans le temple de la Concorde et qui représentait Latone emportant ses enfants Apollon et Diane aussitôt après leur naissance. Dans l'expression du mouvement et dans le style des draperies on reconnaît parfaitement la manière artistique de la seconde école attique.
Schreiber, Apollon Pythoktonoa T. 1, 2, p. 69 — 71, p. 76 — 78, p. 88 — 90. Overboek, Kunstniythologie IV p. .-372 n. 7 ; Atlas XXIII, 18. Cf. Overbeolî, Geschichte der .s^riBcliiselieji PlasUk 11'^ p. 8G— S8. — Pour la rëpliiiue du Musée Toiiouia voir, outre Schreiber, ouvr. cité, I 1, I Monumeuti del Musoo Torlonia liprodotti oon la fototipia T. XVn 68.
Deuxième chambre.
422 (ô) Sarcophago, ro^éaentant une iiataille contre des Gaulois.
Trouvé en 1830 dans un tombeau découvert à la Vigna Ammcudola sur la voie Appienne, à l'endroit où s'élevait le mausolée dos Volusii (cf. Bennflorf uud Schône, Die antiken Bildwerke des laterauisclien Muséums p. 112 et notre n. 157).
Les bas-reliefs de ce -arcophage reproduisent le moment de la bataille, où la défaite des Gaulois est décidée. Leur chef, reconnaissable au bandeau qui entoure sa tête, est tombé au milieu de la mêlée; pour échapper à la captivité, il se perce la poitrine de son épée. La composition du siget est tout à fait dramatique ; la scène est évidemment traitée à la manière de la peinture ; certaines figures sont représentées en raccourci, ce que le ciseau ne peut rendre que très imparfait em eut; il seml»le donc que les bas-reliefs de ce sarcophage soient, au moins en partie, copiés d'après une peinture. Il faut sans aucun doute aller chercher le modèle original dans Tart de Pergame; les barbares ont ici les mêmes caractères distînctifs qùe les statues de Graulois de Pergame (voir nrs. 688, 884) et
ClLlMBiiKb DONNANT SUR LE PORTIQUE. 303
Pausanîas (I 4, 6) raconte expressément qu'il y avait dans cette ville une peinture représentant la défaite des Gaulois. En tout cas il y a un motif qui certainement est propre à Tépoque hellénistique; c'est le casque en forme de bonnet pbrygien du guerrier qui, à Textrémité droite de la scène, lève le bras pour frapper de son épée le Gaulois tombé à genoux devant lui. Chez un Romain un casque de ce genre serait absolument étrange; l'on sait au contraire que, dans Fentourage d'Alexandre le Grand et des Diadoques, les habits et les armes d'Orient étaient à la mode. Pour le public de Tépoque impériale, ces basreliefs représentaient naturellement une bataille entre les Gaulois et les Romains. Ils faisaient allusion à la vie du défunt enfermé dans le sarcophage ; ce personnage avait donc parcouru une carrière militaire et s'était maintes fois rencontré avec les barbares. Les scènes de combat se continuent sur les deux faces latérales du barcophage. Sur le couvercle on voit des Gaulois prisonniers avec leurs femmes et leurs enfants.
Mon. deir Inst. T 30, 31: Aiin. 1831 p. 287—311. Revue archéologique vol. XII (1888.) pl.XXII— XXIU; vol. XIII (1889) p. 331 (à cette page not. 4 est citée toute la bibliograpiiie du sujet) — 352. Cf. Helbig, Untersiuliungen Uber die campauische Wandmalorei p. 54. Bie, Kampfgruppe und Kfimpfertypen p. 137 — 1S8.
423 (11) Pierre tombale de Titus Statilius Âper.
Ëlle fut placée en 1Ô42 sous X^aul XII daus un des jardins du Yatloan, puis sous Benoît XIV transportée au Musée du Capitole (Jalirbuch d. arcb. Inst. Y 1890 p. Si). Bestau-
rations: sur la face principale, dans la figure d' Aper, le nez et la main gauche avec le rouleau; dans celle de l'enfant, le cou et le bas de la jambe droite sauf le pied. La tête de l'enfant est antique, mais n'appartient pas au corps. En outre ont été re&its par une mabi moderne: un fragment considérable de l'entablement gauche de Taedicula avec la partie supérioiire du peloton do ficelle et le oôté droit de la tablette à éciire; de plus un petit morceau de rentable^ ment de droite.
Comme nous Tappreud l'inscription gravée à la partie inférieure du socle, cette pierre tombale a été dédiée en l'honneur d'Aper et de sa femme Orcivia Anthis par le père et la mère d'Aper. Nous savons encore, grâce à
MUSÉE DU CAPHOLE.
1 inscription, ({u'Aper était un de ces architectes dont le métier consistait à mesurer les constructions (mensor aediliciornm, architetto mipuratore); ce métrage des bâtiiaenls avait plusieurs raisons d'êti-e; il servait le plus souvent à contrôler si lés entrepreneurs remplissaient exactement les conditions inscrites au cahier des charges» Le basrelief de la face principale représente le jeune Aper revêtu de la tunique et de la toge. Un sanglier (aper) mort est étendu derrière lui: c'est là un jeu du mots fait sur le nom du défunt, et qui se trouve développé avec un goût douteux dans les quatre hexamètres inscrits à la partie supérieure du socle. Le cofiPret placé auprès de Tarchitecte contient sans aucun doute les instruments qui lui sont nécessaires pour exercer son état; l'objet appuyé sur le coffre semble être un rouleau de parchemin, pour dessiner des plans. L'enfant ailé debout à droite d'Aper personnifie probablement la mort (Thanatos). Comme dans la statue du Vatican n. 185, il tenait ici de la main droite renversée une torche, de la main gauche un arc. Un buste de femme est sculpté dans Tintérieur d^une coquille sur le fronton ; la coiffure est celle que Ton portait à l'époque des empereurs Fiaviens; le visage très jeune convient plutôt à la femme qu'à la mère d'Aper.
Les bas-reliefs des deux faces latérales représentent les instruments caractéristiques de la profession d'Aper. Sur la face gauche on voit un pied romain avec ses divisions, une règle à mesurer, une tablette à écrire, et un peloton de âcelle, qui servait lui aussi probablement à prendi e des mesures; sur la face droite est représenté un objet de forme quadrangulaire, dans lequel on a reconnu une table à calculer, et un autre objet, qui pourrait bien être un étui rempli de poinçons (stilus).
Un troquifi f?e trouve dans le Codex PigManus (Ber. d. siichs. Cîes. d. Wi88. 18C8 p, 209 n. 145). Fogglni, Mus. cap. IV, 9 et pag. 28. Bighetti 1, 129. La bibliographie plus anoieime «st Téanie dans le Corpns inscr. lat. VI 1 n. 1976. Cf. Bullettino délia com> migsione arob, conumale XV (1887) p. 117.
CHAMBRES BOKNAlirr SUR I«£ PORTIQUE. 305
Troisième chambre.
424 'Saroophàgei Soènes de la vie d'Achille.
Trouvé au Monte dol Grauo, tertre situé hors la porte Saint JTaan non loin de la Porta Forba; placé dans le Musée on 1990 (Rtfm. HltldifllL YI 1891. p. 46, p. 57>. Ce aareopbage renfermait le vase en verre , connu sous le nom de Vase de Portlaud, que possède actuellement le Musée Britannique. Beetauratioùs: aur la face principale, la tête de la jevne flUe qni s'ëearte d'Aeliillo à ganehe, la main droite d'Ulysse et d'antres fragments insigiiUilants.
Le couvercle du sarcophage a la forme d'un lit sur lequel est étendu le couple défunt. La coiifure de la ï&msm et la coupe de la barbe de Fhomme indiquent le premier tiers du III® siècle ap. J.-G. On doit se figurer que les bandes ornées de feuillage et les seènes de chasse, qui sont représentées sur le matelas, étaient brodées sans doute a^ec des fils d'or. Les bois du lit sont terminés à leurs extrémités inférieures par des têtes d'animaux (voir u. 553).
Sur la face ant érieure du sarcophage, on voit Achille à Scyros. D'après une tradition inconnue aux poètes de l'épopée homérique, ïhétis, pour empêcher son ûls de prendre part à la guerre de Troie, Favait caché parmi les filles du roi de Scyros, Lycomédès; l'une d'elles, Béidamie, était devenue l'amante du jeune héros. Ulysse et Piomède se rendirent à Scyros, pour découvrir et entraîner aux combats le fils de Pélée. Ils répandirent dans le palais de Lycomédès toutes sortes (ie présents destinés à des jeunes filles, et en même temps des armes et un équipement militaire; puis ils firent sonner la trompette de guerre. Alors Achille rejeta loin de lui les habits de femme dont il était revêtu, prit les armes et se joignit aux héros qui partaient pour Troie. Sur le bas-relief, Achille, portimt encore des vêtements et au pied gauche une chaussure de femme, a saibi une épée et un bouclier; il s'élance, taudis que Déidamie cherche à le retenir en lui mettant ses deux maius sur les épaules. Une autre fille de Lycomédès s'éloigne, frappée d'étonnement. Près d^elle on voit Diomède rejetant son casque en arrière pour mieux regarder
HBLaio, Onide I.
MUSÉE DU CAPITOLÏS.
Achille. Les objets qui gisent à terre, une cuirasse, deux corljeilles à laine renversées, une bobine, une épée et nue jambière, représentent les deux espèces de cadeaux apportées par Ulysse et Diomède. Au milieu de cliacim des deux groupes qui ooeupent Jes extrémités de la face principale, on voit un roi assis sur un trôn^; c'est Agamenmon à droite et Lycomédès à gauche. Devant les deux rois un jeune guerrier est debout, tenant un cheval par la bride. Devant Agamemnon et tout près de lui, Ulysse, reconnaissable à son pileus , se tourne comme pour regarder ractioQ qui se passe au centre de la composition. Sa main droite a été inexactement restaurée; il est beaucoup plus probable que la paume en était tournée vers Agamemnon, dans un geste qui exprimait Tétonnement ou Tattention. Le vieux guerrier à longue barbe, dont on aperçoit la tête casquée entre Ulysse et Agamemnon. semble être ^Nestor ou Phoenix. A l'extrémité gauche de la face principale se trouve un giieirier tenant par la bride un cheval qui se cabre, à l'extrémité droite un autre guerrier qui se penche en avant pour voir Achille. Comme on le recon* naît à première vue, Tauteur de ce bas^relief s'est moins préoccupé de développer clairement son sujet et de donner à chaque personnage un caractère précis que d'inventer une composition divisée en plusieurs parties symétriques : mais en procédant de la sorte il n'a pas réussi à mettre nettement en relation avec la scène centrale les deux rois assis en face l'un de Fautre et les deux cavaliers qui se trouvent devant eux.
Sur la face latérale gauche , on voit Achille prenant congé de Lycomédès et Déidamie.
Les bas-reliefiei de la face latérale droite représentent Achille en train de s'armer. Parmi les guerriers qui l'entourent, on reconnaît Ulysse, plus petit (juo les autres personnages, qui s'élance en avant plein (l'ardeur. Il sem])le qu'Acliillc revête ses armes pour aller combattre Hector. Cette scène serait alors la préface toute natu* relie du sujet qui est à peine esquissé sur la face postérieure du sarcophage: Priam suppliant Achille de lui
CHAMBllES DONNAIî^i SUR LE POllTIQUE. 307
rendre le cadavre d'Hector. Derrière Priam on voit le
char de combat du héros grec, dont un serviteur dételle
un des coursiers, plus à gauche le char de Priam lui-même,
dont deux Troyens et un Achéen retirent les cadeaux
précieux destinés au rachat du corps.
Bolkert, Die antlkeii Sftrkophag-reliefs H T. XIY, XV 85— -S&o, p. 35. — Sur le mythe : Archâol.-epigr. Mittheilungen ans Oesterreich xm (1890) p. 161 et suiv.
425 (â) Bas-relief repréBcntant on Arehigalle.
Trouvé en 1786 entre Civita Lavinla (Lanuvium) et Oen-
zano, non loin de la prétendue villa des Ântoniiis; donné au MuBée par les iSfoi'za-Cesarini.
Lorsque le culte de Oybèle eut été transporté en 204 ay. J.-G. de Pessinunie à Rome (voir n. 436), chaque année les eunuques prêtres de cette déesse, les G-alles, faisaient une procession à travers la ville; ils mendiaient poui la Mater Magna, et chantaient toutes sortes de chants sacrés avec accompagnement de flûtes et de tambourins. Ces personnages, revêtus d'un costume oriental, chargé^ d'amulettes et de symboles, devaient être tout chamarrés; notre bas -relief, qui représente un grand prêtre, un Ârchigalle, donne une idée très nette de cet accoutrement bizarre. Si la forme de la poitrine ne révélait pas, sans le moindre doute possible, le corps d'un homme, on pourrait prendre cette image poui celle d'une femme, à en juger par le type du visage, par la coiffure, par les boucles d'oreille, et par la tunique à longues manches. La couronne qui entoure la tête est ornée de trois médaillons: sur celui du milieu on voit un buste 4e Jupiter Idéen; les bustes représentés sur les deux autres semblent être soit deux images d'Attis, le favori de Cybèle, soit une image d'Attis et une de Kombabos. Sur la jjoitniie de r Archigalle, dans un petit édicule, se trouve un autre portrait d'Attis. La main droite du prêtre tient le symbole de la fertilité, une grenade, et deux branches de grenadier, semble-t-il; la main gauche tient une coupe rempUe de fruits variés, parmi lesquels on reconnaît la pomme de pin consacrée à Cybèle. Sur l'épaule gauche
MUSÉE DU CAPITOLE
est placé le fouet, avec lequel les Galles se frappaient eux-mêmes uu étaient frappés par d'autres. Le manche se termine en haut et en bas par une tete barbue; pour que les coups soient plus sensibles, les lanières sont chargées d'osselets. Dans le dramp du bas -relief sont figurés divers objets, qui jouaient un rôle important dans le culte de la Mère des Dieux: une paire de cymbales, un tambourin (tympanon), une flûte recouibée, une flûte droite et une ciste.
Winckelmann , Mon. sint. ined. II T. 8, p. 7 et suiv, Foggini, Mus. cap. rV, 16. MilUu, Gai. mytli. pl. 80, 15. Guigniaut, Bel. de Tant. pl. 141, 2d0. Millier- Wieaeler, nenkm. d. alton Knnet lï 68, 817. Baumeister, Denkm. d. kl. Altertamg II, p. 801 Fig. 867.
426 (10) Aedionla, dédiée à AgUboU» el à MalAehbelos.
Autrefois sur le Qminal dans le jardin dn cardinal
Ridolfo Fio de Carpi, plus tard dans la villa Giastiniani (aujourd'hui MasBimi) près du Latrau. Restaurations: anx deux peraoniiages ravatit-hras ilioit; eu outre, au dimi (l« la lune, preâque tuut le vidage et deux morceaux de la lance; au dieu dn soleil, le nez, la bouche, une grande partie de la joue droite.
Les deux inscriptions gravées sur le socle, dont Tune est rédigée en langue grecque et l'autre en langue palluyrénienne, nous apprennent que le Palmyréuien Lucius Aurelius Heliodorus dédia cette aedicula et une statue d'argent en Tan 547 de Tère des Séleucides (235/236 ap. J.-C.) aux dieux de sa patrie , Aglibolos et Malachbelos. Le bas-relief représente ces deux divinités se tendant la main droite. Le dieu du soleil Malachbelos est revêtu d'un costume oriental, tandis que le dieu de la lune Aglibolos est équipé à lu romaine: sur ses épaules se dresse le croissant de la lune. La partie supérieure de Tattribut (^ue Malcichbelos tenait de la main gauche a été brisée: mais, par analogie avec d'autres monuments, nous devons y reconnaître la harpè, qui exprime la puissance dévorante du soleil. Le cyprès, que l'on voit entre les deux divinités, symbolise sans doute la divinité suprême de la Syrie, Astarté.
Un croquis se trouve dans le Codex Pighianuti ^iiei. d. sacb». ees. d. Wiw, 1868 p. 190 n. 70). Foggini, Mus. cap. IV, 18. Mon.