ESCALIER
dell' Inst. IV T. iJ8, 6; Ann. 1847 p. 47 et suiv., où est réunie tonte la lubliograpliie antërleare. Cf. aiUMi Coxpna inBor. graec. in 6015.
Dans IbB murs de Tescalier sont encastrés:
427 fragments d*nii antique plan de la ville de Borne (forma urbis Eomae).
Ces fragmenta fiueut treuvés soub Pie IV (1569 — 1566) deiTif've l'oglise des Ss Cosme "Damieiv puis ils devinrent la propriété du cardinal Alexandre FaiiièSR. Après avoir été relégués pendant plus de cent ans dans les caves du Palais Farnèse, saae que personne y fît attention^ ils furent publiés pour la première fois en 1673 par Bellori, acquis en 1742 par Benoît XIV et placés dans le Musée iln Capitole fondé par ce pape. Comme dans l'intervalle un nombre considérable de fragments avaient été perdus, on les fit copier d'après les dessins de Belloii, et ces copies fui'ent encastrées dans le mur eix même temps que les moreeanz originaux. On a marqué dfane étoile les parties modernes, pour les distinguer des antiques. Pendant les dernières années d'autres fragments ont été retrouvés à plusieurî' repilses (1867, 1882, sui* le Forum et dans les en-
virons. 188 petits débris, qui ne sont pas encore exposés, ont été découverts en 1888 derrière le Palais FaruésOf lorsque Ton détruisit un mnr, la construction duquel ils avaient servi comme matériaux au XVUfi siècle.
Ce plan remonte à un grand réleré de la Tille qui fat entrepris au commenoement de Tempire. L'exemplaire,
au(j[uel appartenaient ces fragments, a été exécuté sous le règne de Septime Sévère et de Caracalla, entre les années 203 et 211 ap. J.-C. Il ornait une paroi extérieure du ïemplum sacrae Urbis, sorte d'archivé du cadastre, qui avait été construit par Vespasien, et qui avait été rétabli par Septime Sérère. Des restes de cet édifice se sont conservés dans la partie postérieure rectangulaire de réglise des Ss. Cosme et Dainien. Le plan avait en-> viron 20 mètres de large et 15 de haut. Coiunie il faut supposer qu'il était à l'échelle 1 : 250, il reproduisait une superficie d'à peu près 1875 hectares. L'orientation n'était pas la même que dans les cartes et les plans modernes: ce n'était pas le Nord, mais le Sud- est qui se trouvait en haut. La méthode d'indication est la même que dans les plans d'aujourd'hui; on y trouve seulement,
MUSÉE DU CAPITOLE
comme dans les plans du Moyeu-Asfe, q^uelques signes en reiiet ; le^ plus iVequents sont: H pour représenter les escaliers à deux étagefi, et Q pour indiquer les arcs des portes, des aqueducs, et d^aatres constructions semblables. Le plan original ne reproduisait pas seulement la direction des rues; il donnait quelques représentations détaillées au moins des édifices publics; il faut y voir une application relativement perfectionnée de l'arpentage roiiiain. Toutefois Vexactitude de l'exemplaire exécuté au début du IIP siècle iaisst à desuer, parce que les praticiens ne comprirent pas toujours leur modèle ou le copièrent avec négligence. Il est impossible de reconstituer le plan dans son ensemble, à cause de Tétat fragmentaire dans lequel il se trouve. Il a été placé dans le Musée suivant l'ordre souvent arbitraire dans lequel Bellori a rangé les fraf^ments. Nous citons ici quelqueâ morceaux impcutantb, dont la plupart sont désignés par des inscriptions.
Du rez-de-chaussée au premier palier, à gauche: Plaque 1. Les Uorrea Laeliana, situés probablement le long du Tibre au pied de TAventitt; c'était un de ces grands bazars, réguUèrement construite, comme il y en avait plusieurs dans la Rome impériale.
A droite, en face : Plaque XXVI. Débris trouvés en 1867 au-dessous du mur de derrière du Templum saciao Urbis. Sur deux des morceaux de la rangée supérieui'e on voit le Forticus Liviae, qui était situé dans le voisinage des thermes de Titus et de l'église S. Lucia in Selci.
A gauche : Plaque II. Le Portions Octaviae , avec les temples de Jupiter, de Junon et TAedes Herculis Musarum. On voit encore aujourd'hui Feutrée de ce portique près de S. Angelo in Pescheria.
Plaque VI. Débiis où est représenté le Forum de Trajaià. y reconnaît la partie nord de la Basilica
Ulpia, avec l'abside voisine du Quirinal, connue sous le nom de Bagni di Paolo. Le mot LIBERTATIS insent dans cette abside nous apprend que l'abside seule ou bien la basilique tout entière était dédiée à la déesse de la