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MUSÉE DE SCULPTURE

8GULPTUBE AXTIOOI.

La France possède une belle part des cbefs-d*œurro de l'antiquité, et le musée dont nous avons à nous occuper peut se comparer sans désavantage aux plus importantes collections d'Italie. La Grèce y occupe le premier rang, comme dans toutes les galeries où Ton rencontre les chefs-d'œuvre de Phidias et de ses suc* cesseurs : c'est donc par les statues de la Grèce que nous allons conomencer.

Du grand statuaire du Parthénon, du plus grand des statuaires qui aient jamais existé, nous n'avons rien qu'une des métopes du temple athénien ; mais nous possédons la Vénus de Milo, qui est bien de l'école du maître pourra puissante largeur de l'exécution, la majesté et la hauteur du style , la science profonde mais exempte de tout maniérisme , et le don de la vie, qui éclate et rayonne partout dans cette œuvre sublime. On a fait beaucoup de conjectures sur le nom qu'il fallait donner à cette glorieuse mutilée, sans pouvoir arriver à une conclusion admise de tous les antiquaires. Les uns ont voulu qu'elle fit partie d'un groupe dont Mars aurait été la seconde figure ; d'autres en ont fait une néréide, une Sapho ; il n'est pas jusqu'à un Hollandais qui n'y ait vu une copie incomplète de la Vénus de Gapoue au Musée de Naples. Il faut être bien antiquaire et bien Hollandais pourvoir une copie dans une œuvre dont le style et l'exécution sont cent fois audessus de l'original d'après lequel on veut qu'elle ait été faite. Une statuette découverte à Pompéi, et qui parait' une imitation de la figure du Louvre, nous

r>rte à croire que c'est bien une Vénus, et une Vénus sa toilette, retenant d'une main ses draperies sur la cuisse gauche, et de l'autre arrangeant ses cheveux. Après la Vénus de Milo vient la Diane à la bidie, un

Dlinc i la Bkle.

no. GUIDE DANS LE MUSÉE

»utre de ces eheft-d'œuvre qui feront le désespoir d« -tous tes Biëclest la Diant à la rJilamydt, ou Diane de Gabiea, moias imposante, tout auB»i clioate, d'une forme et d'une exécution au moins égales ila première. Nous citerons également l'Aekille Famèse, qui passe pour une copie de l'Achille d'Alcamëne, élève et riTtl de Phidias, et te Glodialeur, d'une époque pnstérieure, où l'art, moins béroiquc, non pas plus savant, cherche 1 montrer davantage la science. Cette figure est signée Agasias d'Ephise, Dis de Dorithéos.

VénuS) la déesae de l'amour et de la beauté, n'a pas moins de dii-liuit statues au Louvre, parmi lesquelle* nous citerons une charmante Venu» genitrix; deui Vénus maritimes, imitations du type connu sous le nom de Vénus de Médicis ; la Vénus d'îles, beaucoup trop vantée , mais dont la tète est copiée sur tes pitis beaux types de la statuaire grecque.

Kous n'avons pas l'Apollon du Belvédère, dont on se montra si enthousiaste autrefois, et dont on n'estima plus assez généralement aujourd'hui l'allure et le stjte nobles et héroïques ; mais parmi les statues du frËre de Diane , nous possédons un Apollon Lycien et no ApuUon Suurovlone, d'une exécution charmante par l'élégance et la souplesse. La tète du dernier est une I [Kirtralt antique.

'X de Minerve , nous avons une trèscolossale de la déesse, la Minerve de ve au cotlitr, d'un style grand et sé- I, à ce qu'on croit, de la Mitierve en I, et une Minerve Hellolis, d'un calécuiion qui montrent qu'elle appartient au temps de l'art hiératique,

Bacchus a trois statues ; la plus belle est un Baci-hut au repos. Hercule en a trois aussi, inférieures aui chefsd'œuvre que noua venons de citer. Mentionnons aussi trois flis de Vénus, des Cupidons pleins de malice, de beauté et d'élégance ; cinq des neuf muses, une Melpomoméne colossale, qui n'a pas moins de & mètres de hauteur, personnincation grandiose de la tragédie antique ; deux Thalie médiocres, une EiUerpe, une (/ra>

me, ou du moins une flgure i liqaeUe on a donna ce nom , parce (|ue Girudon, chargé de la reslaurer, lui ■ mis une conronne d'Étoiles ; enfin et surtout une Polymnie, dont la tâle et la partie supérieure du corps sont modemcB, mais qui reste admirable, pour I& grande et souple allure de la pose et de la draperie.

Citons aussi, parmi les statues des divinités inrërieurea, minorei , un Tibre couché, qui pourrait biea appartenir k la statuaire romaine, d'une eiécuiion et d'un stf le un peu ampoulés peut-Otre, maïs grandiose et d'un aspect imposant ; une figure charmante et mélancolique, — autant que cette épitlibte peut s'appliquer à une production de l'art antique, — du Génie du repoa éternel ; VHfimophrodile BerghéM , sculpture un peu molle, d'une élégance un peu cotrompue et qui accuse nne époque de décadence, mais pleine de grlee et de charme 1 deui Faunes dansant, dont le premier, triarestauré, le Faune nv3> ci olalei, est un chef-d'œuvre, et le Faune à l'enfant, groupe célèbre et des meilleurs temps de la Grèce.

Parmi les figures qui représentent, iioit plus cette rois des dieui , mais simplement des liommes, il faut citer en premiÈre ligne le JnJOBieconmni sa cAouMure, connu autrerois sous le nom de C statue modèle, et dont l'empire

bole. très-célèbre et qui mérite d chef-d'ceuvre d'anatomie, et enfii de FEnfant à faii. dont la tête i Les statues-po rirai ts, qne les Staluœ iconicœ, ne sont pas ne statues grecc|ues, la plus vantée, et le plus justement, est une statue dite de Poaidonius, l'ami de Cicércn. C'est une opinion comme une autre que cette statue représente bien ce personnage, mais dont la preuve véritable est encore i Taire. Une autre très-belle statue est celle dite de Dimo$!hène, dont la tête, qui ressemble en efl'et à celle du grand orateur, a été rapportée. Vient ensuite une statue d'Atexandre; mais le style héroïque dans lequel on l'a traitée montre que l'artiste.

en sculptaot le portrait da grand guerrier, a voulu en faire un dieu.

Nous arriyons maintenant à l'art romain, n y a des antiquaires qui ont nié Tart romain contre toute évidence, sous prétexte que c'étaient les Grecs qui faisaient les statues des maîtres du monde.. Sans discuter le plus ou moins de fondement de cette assertion , il n'est pas niable que l'influence de la civilisation et des ijiées romaines sur l'art eut des conséquences visibles aux yeux des plus prévenus. Les Romains, peuple moins porté aux spéculations idéales, plus pratique, en un mot, que les Grecs, ont eu un art plus familier. Chez eux, tes statues des empereurs et des grands hommes, statues-portraits , alors même que les grands hommes et les héros sont travestis en habitants de l'olympe, sont plus nombreuses que les statues de dieux et de déesses.

Voici donc, en tête des Césars, la statue d'Auguste; puis celle de Tibère, remarquable par son exécution et par son style; puis deux statues de Marc^Aurèlt, l'une cuirassée et vôtue, l'autre nue comme lastatued'un dieu. Nous rencontrons apii's les statues de Caligula, celles de Néron vainqueur aux jeux olympiques , de Titus en armure; deux statues de Tr^an, dont l'une, la seule entière, le représente armé et marchant pieds nus, selon son usage à la guerre; celles d'^/ius Verus et de Scipion, Ce dernier ouvrage, qui date du troisième siècle de l'ère chrétienne , est d'un style et d'une exécution tels qu'on n'en trouverait pas de pareils en ces temps de décadence.

Parmi les autres statues biographiques, nous citerons l'un des deux Antinoils qu'on voit au Louvre. Celle dont nous voulons parler, exécutée dans un style qui rappelle tout à fait la Grèce , est un chef-d'œuvre depuis longtemps célèbre.

Notre Musée est riche en bustes romains. Tout le monde sait que les Romains excellèrent dans cotte branche importante de la statuafre. Parmi les plus beaux, nous citerons ceux d* Agrippa, de Domitien Cor^ Mon, de Lucius Vertis, le plus remarquable de tous

DV LOUVftE. 173

peat-étre, de Septime Sévère, de Caracalia, de sa femme PlaniiUay et ceux des deux Faustine.

On a beaucoup parlé dans ces derniers temps de la statuaire polychrome des Grecs; on a même essayé des restaurations plus ou moins heureuses. Les Romains eurent aussi leur statuaire polychrome, et le Louvre en possède d'intéressants échantillons. Entre les plus importants, nous indiquerons un buste de Yespasien aux yeux d'argent, une figure de Rome assise sur la roche Tarpéienne, avec un corps en porphyre, des bras et une tête en bronze dorés, et des statues d'esclaves gennaiiis en granit et en marbre. La collection des bronzes et statuettes occupe l'antichambre qui précède la salle des SeptrCheminées, tandis que les morceaux que nous ve« nons de citer font partie de la salle des Antiques. Elle est fort intéressante , quoique restreinte , et contient, entre autres morceaux précieux , une statue dorée de Jeune homme, deux statues demi-nature en bronze auxquelles manquent des yeux d'émail, des bustes, deux précieuses statues d'Hercule et de Mercure, des figurinesde toutes sortes et de dimensions lilliputiennes, de la statuaire de genre , en un mot, des armes, des ustensiles divers et en assez grand nombre, et dont la description, même sommaire, ne saurait entrer dans notre cadre.

En redescendant dans la salle des Antiques, nous avons à visiter les bas-reliefs grecs et romains. Nous avons déjà cité le bas-relief du Parthénon. A côté se voit un chef-d'œuvre; ce n'est plus un bas-relief à proprement parler, mais une figure en ronde bosse, qui faisait partie d'une décoration, comme le prouve un trou garni d'un lien de fer. attestant qu'elle était attachée à une autre figure et faisait partie d'un groupe. On a pensé que ce morceau très-mutilé , mais qui est un chef-d'çeuvre dont le style et l'exécution rappellent Phidias, pourrait être de ce grand génie, et avoir ap-» partenu aux sculptures du Parthénon.

Dans la même salle, on voit une série de bas-reliefs en granit gris, provenant d'un temple d'Assos, en Mysie, représentant des chasses et des combats d'animaux, d'un

style et d'une exécution qui indiquent une époque antérieure à celle de Phidias. Milhra tuant le taureau, bas-rettef fort célèbre autrefois, fort déprécié aujourd'hui, et qui , au lieu d'être une œuvre grecque, est reconnu pour une sculpture de la décadence, une véritable sculpture gai lo- romaine, d'une exécution boursouflée et lourde. Au reste, parmi les bas^reliefs de notre Musée des antiques, un grand nombre offrent plus d'intérêt au point de vue de l'hiàtoire des mœurs et des coutumes qu'au point de vue de l'art. Nous nous occuperons surtout de ces derniers, dont l'un des plus beaux représente Antiope réconciliant Zéthus et Amphion ; il faut citer ensuite Jupiter, Théti* et Jufton, du sculpteur romain Diadumenus, gracieux et élégant comme un bas-relief grec; Latone, Apollon et Diane, d'une époque antérieure à Phidias ; Aifamennon, qui appartient au style éginète ; les Géniet des jeux, d*ane époque, au contraire, où l'art avait acquis son entier développement.

Reste à parler des va3es en marbre. Les plus beaux sont grecs, et parmi les plus beaux, il faut citer lès Trois vases de Marathon, trouvés dans cette illustre plaine, et surtout le Vase Dorghèse, orné de bas-reliefs qui sont des chefsnd'œuvre du meilleur temps.

8GUI.PT1I1E MODEBRE.

Nous ne possédons guère que des œuvres nationales dans notre Musée. Cela se comprend sans peine : les statues, les groupes et les.bas-reliefs, destinés- pour la plupart à la décoration des édifices et des villes, ne quittent guère les lieux où ils ont été exécutés , et il n'a pas fallu moins que la conquOte de la Grèce pour enrichir Rome des chefs-d'œuvre d'Athènes^ de Corinthe ou d'Argos,

Du reste, et nous pouvons l'affirmer sans être taxés

d'un orgueil insensé, l'école de sculpture française est

la première des écoles modernes; si l'Italie ne comptait

• pas Michel-Ange , le plus grand des statuaii'es depuis

la renaissance, elle montrerait difficilement des génies supérieurs ou seulement égaux & nos J. Goujon , à nos G. Pilon, à nos Puget, à nos Coysevox, à nos Cloustou et à nos David (d*Ângers). Je ne parle pas de Tépoque antérieure à Michel-Ânge; la Florence des Gliiberthi, des Donatello, des Luca délia Robbia, était alors TAtbènes de FEurope, et rien ne pouvait lui ôtre opposé dans le domaine des arts.

Nous passerons rapidement sur lasculpture du moyen âge , qui se compose surtout de moulages en plâtre, de statues et de monuments connus,, tels que les tombeaux de Charles le Téméraire, de Marie de Bourgogne, et la grande cheminée dont les originaux se voient à Bruges ; sur les bas-reliefs du tombeau de François I", de Pierre Bontemps, moulés sur les tombeaux de Saint-Denis ; et même sur cet illustre Nantais, Michel Coiumb, humble « imaygier, » dont le talent naïf, élégant et inspiré, bien qu*empreint des traditions du moyen âge, sembla assoupli par le souffle de le renaissance.

La première salle où nous pénétrons s'appelle la salie de Jean de Bologne. Jean de Bologne a beau être Français, on veut absolument qu'il appartienne à Tltalie par SCS œuvres et par le caractère de son génie. On peut bien accepter cette opinion en partie, mais non tout entière ; car, malgré Tinfluence de Técole florentine, si facilement reconnaissabic dans la plupart de ses œuvres, je retrouve une empreinte du génie abondant et pittoresque des artistes de notre nation dans son beau groupe de Mercure emportant Hébé. A côté de luise voit la Nymphe de Fontainebleau^ de Benvenuto Cellini, ouvrage trop vanté, bien inférieur, et en tous points, aux œuvrçs des sculpteurs français contemporains, malgré Topinion de François' I*', qui plaçait le Florentin au-dessus de tous les artistes. Nous passons rapidement devant les terres cuites émaillées de Luca délia Robbia, dont la plus belle nous semble une Vierge adorant Jésus, pour arriver de suite aux deux plus beaux marbres, au moins au plus précieux de notre Musée de la sculpture moderne, aux Esclaves, de Michel-Ange. Ces deux ligures, qui devaient faire partie du tombeau colossal

de Jules II, n*ont Jamais été absolument termiaées ; la tête de Tun est à peine ébauchée. Tels qu'ils sont, ces deux morceaux sont des cbeCs-d'œuvre dignes du plus grand des statuaires modernes, pour la puissance de l'exécution, la fierté et la hauteur du style, dont le maniérisme sublime n'est pas un défaut , mais Texpression puissante et naïve du génie môme du maître.

Nous ne quitterons pas les Italiens sans mentionner un curieux buste de François I", attribué à Paul Poncé. Ce bronze, admirable d'exécution et de vie, est le plus éclatant démenti donné à l'histoire, qui a coutume de faire du roi chevalier un type de grâce et de beauté accomplies. Cette face lippue, d'une expression bassement sensuelle, au front étroit ; ces traits vulgaires, pis que vulgaires, prenne ignobles du rival de Charles-Quint, sont le désespoir des gens qui veulent à toute forée se faire du monarque français un type galant et romanesque.

Avec Jean Goujon, la sculpture française a atteint du premier coup son apogée : elle n'a jamais été au delà ; elle n'a jamais eu de plus grand artiste ; et pour» tant nous ignorons la date de la naissance et de la mort de ce rare génie, et, de sa vie, nous ne connaissons que ses ouvrages. Il semble que Jean Goujon ne doive presque rien à l'Italie de la renaissance, et qu'il se soit directement inspiré de la Grèce antique et de la nature, ou plutôt qu'il ait retrouvé à son insu la savante exécution et le beau caractère de l'art grec. N'y a-t-il pas en effet, dans le Tombeau de Diane de Poitiers, dans cette sorte d'apothéose de la maîtresse de Henri II, comme un reflet du style grec, la majesté sereine unie à une sorte de gr&ce galante, si l'on peut s'exprimer ainsi, qui est un don du Corrége ?

Personne, dans l'art moderne, n'a égalé Jean Goujon, sculpteur de bas-reliefs qui réunissent les qualités les plus opposées : l'ampleur de style et le vrai caractère de la statuaire, à la vie et au charme de la peinture ; témoin sa. Déposition de croix, se& Evangélistes, son groupe de Tritons et de Néréides , ses Nymphes et sa Hésurrection.

Germain Pilon vient après Jean Goujon. Génie moins

élevé peut-être, prodigieux pourtant, d'une élégance ravissante, malgré un certain maniérisme, reflet de Tart et du goût de son temps, dans son groupe en marbre des Trois Grâces et dans son groupe de quatre femmes sculpté en bois, qui soutenait autrefois la châsse de sainte Geneviève, d'une exécution moins fine que le premier, mais très-séduisante et très-hardie. Une Télé d'enfant, merveilleuse de finesse et de vie, et ses bustes de Henri //, Charles IX et Henri ///, tous admirables, complètent sa part dans la statuaire profane, comme les mausolées du chancelier René Biragtte et de sa femme Halbiani,e.t le bas-relief de sa Prédicntion de saint Paul à Athènes, la complètent dans la sculpture religieuse. Ici plus de maniérisme, mais un sentiment religieux saisissant, une exécution vraie, savante, naïve et poussée jusqu'aux dernières limites de la réalité.

U ne nous faut pas oublier un autre chef-d'œuvre d'exécution , de caractère et de style , le Mausolée de Philippe de Chabot, par Jean Cousin, plus grand sculpteur encore que grand peintre, à en juger par cet unique échantillon de son génie, ni les tombeaux d* Alberto Pio de Savoie et de Charles de Maitjné, par l'Italien Paul Ponce, qui se trouvent dans la salle de Germain Pilon.

Nous entrons ensuite dans la salle des Anguier, c'està-dire en plein dix-septième siècle. Voici le monument d'un pompeux déclamatoire, d'une exécution ronflante, mais pleine de verve et de pittoresque, de Henri de Longueville, par François Anguier, auteur des tombeaux d^ Auguste de Thou et de la princesse de Condé. Celui de Jacques-Honoré de Courtenvraux, et un trèsbeau buste du ministre Co/6cr/,8ont de Michel, artiste supérieur à François.

La salle des Anguier renferme des oeuvres de Barthélémy Prieur, qui vivait avant eux, et qui procèdent du style et de la tradition de la renaissance française, comme le montrent deux mausolées et les bustes de Henri IV et du président de Thou, par cet artiste, morceaux d'un grand niéritp.

Nous nous arrêterons moins longtemps ensuite dans la salle du Francheville, dont les œuvres, remarquables par l'exagération des défauts ordinaires de la sculpture du dix-septième siècle, n*en ont pas les qualités brillantes ; nous avons hâte d'arriver à la salle de Puget.

Il est à peu près tout entier au Louvre, avec son Milon de Crotone , son Persée délivrant Andromède^ son Hercule, son Alexandre vainqueur, son Alexandre et Diogène, et les moulages des cariatides de l'hôtel de ville de Toulon. On a dit de lui que c'était le plus grand des sculpteurs français ; nous n'avons pas mission de nous prononcer sur un si grave sujet. Pour grand, il le fut. Personne plus que lui n'a su faire palpiter le marbre ; personne n'a eu à un plus haut degré le don d'exprimer la force et le mouvement. On l'a appelé le Rubens de la sculpture; peut-ôtre est-il plus énergique encore que l'illustre Flamand.

Dans la mùme salle, on voit un très-beau •huste de Boileau par Girardon, le rival préféré à Puget par la cour et par Lebrun, qui dictait ses ordres à la cour. L'admiration qu'on a pour Puget ne doit pas nous rendre injuste pour Girardon, qu'il ne faut pas juger au Louvro, mais dans l'église de la Sorbonnc, sur son admirable tombeau de Richelieu, et dans les jardins de Versailles, peuplés par lui d'un monde de statues et de groupes.

Vient, après la salle de Puget, celle d'Ant. C(\ysevox : son beau mausolée de Maïai in, moins beau que celui de Colbert; la statue de la duchesse de Bourgogne en Diane, œuvre charmante et spirituelle, malgré le fauT goût de l'allégorie; les bustes de Hichelieu (superbe), de Bossuet et de Fénelon, ex ceux de Phi lippe de Chanïpaigne et de Big'aud, qui sont admii'ables.

Les frères Coustou, Nicolas et Guillaume, ont une salle qui porte leur nom, comme Coysevox. JU n'y sont qu'incomplètement représentés par les statues de Louis XV en Jupiter, et de Marie Leck%inska , sa femme, en Junon ; mais on y voit deux bustes admirables, notamment, ceux de Gluck et de la mère de Higaud. Le Louis XIII agenouillé est une figure très-

Hiitm ii« CraUme.

remarquable, qui faisait partie du groupe placé derrière le maître-autel de Notre-Dame, et était intitulé : le Vœu de Louis Xill, M. Ingres a copié cette figure de Guillaume dans le tableau peint par lui sur le même sujet.

Dans cette salle se trouve la collection des morceaux de réception offerts par leurs auteurs à leur entrée à TAcadémie. Cette collection est des plus curieuses, et montre à quel point la pratique de la statuaire était poussée, à cette époque , par la grande verve et la grande hardiesse d'exécution qui se remarquent, à des degrés divers, dans presque toutes ces figurines, dont chacune d'elles porte sur son socle le nom de l'académicien qui l'a faite.

Boucliardon, le grand sculpteur de la fontaine Grenelle, a aussi une salle. Il ne s'y montre pas indigne de lui : sa Jeune fille à la chèvre, son Cupidon vainqueur, son groupe de l'Amour et Psyché^ ont tout le charme d'exécution souple, de sentiment et d'élégance, qui forment le. caractère habituel de ses œuvres.

Avec Pajou, avec AUegrain, avec Pjgalle, l'art de la statuaire tombe visiblement en- décadence. Mais que de talent, d'esprit, de grâce, et môme de science, il mit dans son abaissement et dans sa chute ! Je n'en veux pour preuve que le charmant buste de la comtesse du Barry.

Dans la salle dite de fifoùdon, la réaction contre les grandes écoles dés dix-septîeme et dix-huitième siècles s'accomplit. Si l'on en excepte deux ou trois bustes de Houdon et, une figure de Clodion, qui resta toujours fidèle aux traditions de l'art français, malgré l'engouement de son époque pour l'art pseudo-romain, toute cette salle est remplie d'œuvres exécutées dans le style de la peinture de David et de son école. La statue de Diane par Houdon s'y montre.eomme une transition entre les deux écoles. La tôte, encore élégante et fine, est bien 'du dix-huitième siècle; mais le corps, dans une pose d'une simplicité prétentieuse et sans grâce, appartient à l'époque nouvelle. Viennent ensuite un Homère de Roland, d'une exécution plus large, plus

vivante que celle des artistes contemporains, et toutes sortes dMmitations plus ou moins heureuses de Tart antique, de Chaudct, le plus fort de tous les sculpteurs de Técole impériale, artiste émineut, sans contredit; de Gois, de Bosio, praticien habile; de Ch. Dupat^, le Lancrenon de la statuaire ; de Cortot, talent froid et consciencieux, qui nous amène aux artistes modernes, uniquement représentés par Pradier dans une figure d*Atalante, d*une très-grande souplesse d'exécution, et qui serait une œuvre tout à fait forte, si la tète était plus intelligente et le dessin, d*une correction plus apparente que réelle, plus, ferme et plus soutenu.

Le Musée attend le Pêcheur à la tortue de Rudde, et quelques-unes des oeuvres de David (d'Angers), Tun des plus grands artistes dont la France puisse s'honorer, et le plus grand statuaire, sans contredit, de l'école moderne.

îSk GUIDE DANS LE BIUSÉE

H. — XirsiB W AirSZMBOUBO.

L'étranger désireux de se rendre compte de Tétat présent de l'école française court risque d'éprouver plus d'une déception en entrant dans le Musée du Luxembourg. Il ne manque jamais de se demander pour quelles causes des artistes, proclamés depuis longues années comme les premiers de leur temps et de leur pays, ne sont qu'incomplètement représentés, — quand ils sont représentés, — dans une collection destinée ofiSciellement aux œuvres les plus remarquables de la statuaire et de la peinture contemporaines. Il y a à ces exclusions, au premier abord injustifiables^ une cause facile à comprendre et à expliquer.

Presque tous les tableaux qui composent aujourd*hu la collection du Luxembourg ont été aclietés à l'issue des salons annuels par l'Etat, suivant les indications du jury d'examen, jury uniquement composé de membres de l'Institut jusqu'à la révolution de février 1848. Les œuvres acquises en dehors de l'influence ou plutôt de l'autorité, presque toujours incontestée, de Taréopagè académique, — et elles sont en petit nombre, — doivent cette faveur, les unes à la popularité de leurs auteurs, les autres au crédit dont certains artistes jouissaient auprès des chefs du gouvernement. Dès lors, il est facile de comprendre pourquoi la plus grande partie des peintures et des sculptures exposées

au Musée du Luxembourg appartiennent, par Texëcution, le goût et le style, aux écoles de la Restauration et de l'Empire, puisque ceux qui étaient en quelque sorte chargés de les choisir appartenaient eux-mêmes À ces écoles.

Depuis la révolution de Février, l'administration a fait quelques efforts pour faire entrer dans cette collection des œuvres qui auraient . dû y figurer depuis longtemps; mais il faudrait qu'elle en fit bien davantage pour combler toutes les lacunes. En attendant, prenons le Musée du Luxembourg en l'état où il se trouve, et, tout en faisant des vœux pour qu'il arrive un jour à représenter l'école moderne d'une façon plus complète , essayons d'indiquer sommairement les richesses qu'il renferme.

Nous avons dit plus haut à quel état d'anarchie était livrée l'école française contemporaine , le Musée du Luxembourg en est la preuve : aussi, pour mettre quelque clarté et un certain ordre dans notre travail, avons-nous cru convenable de rassembler les tableaux par école, autant que cela nous a été possible.

ranmiBE FEisTonE et de ceiibe.

On comprend sans peine que l'école dite de l'Empire ne compte plus guère de représentants dans une collection composée par des artistes vivants ; mais l'école académique de la Restauration tient à l'école de l'Empire par des liens si étroits que nous n'avons pas dû les séparer.

Abel de Figol, né à Valenciennes.

— Sisyphe aux Enfers (1) (salon de 1819). — Ixion dans le Tartare (2) (salon de 1824), — Les Propétides changées en romers par Vénus pour avoir soutenu qu'eue n'était pas déesse (3). M. Abel de Pujol, élève de Gros, ne doit pas être jugé en dernier ressort par ses toiles du Luxembourg. Son grand plafond de l'escalier du Louvre montre chez cet artiste des qualités réelles de composition et d'arrangement et une en-

186 GUIDE DAiNS LU MUSÉE

tente des grandes machines à peu près inconuaes parmi ses contemporains.

Blonéel (Maric-'Joseph), né & Paris.

— Zénobie trouvée mourante sur les bords de l'Araxc (17). Aucun tableau n*oflfre un type plus complet des traditions de l'école que cette toile, dont le dessin et la couleur, sans vérité, sans naturel et sans charme, furent cependant fort admirés au salon en 1812. M. Blondel a fait mieux depuis. Ses travaux de Saint-Thomas d*Aquin sont bien au-dessus de sa Zénobie , et n*ont peut-être pas eu autant de succès. C'est un artiste consciencieux, qui a eu Je malheur de prendre le stylo banal si fort en vogue de son temps pour l'idéal de l'art de peindre.

Âelorme (Pierre], né à Paris.

— Céphale enlevé par l'Amour (û7). — 'Hector re-

S roche a Paris sa lâcheté (48). Eu 1822 et en 1827, [. Delorme passait pour un coloriste agn^able, à cause des tons roses et jaunâtres prodigués dans sa peinture, n y a encore à l'Institut des gens qui persistent à lui trouver un talent suave et poétique. Il y en avait du moins encore en 1833, quand ce peintre exposa sa Sapho récitant à Phaon Vode qu'elle vient de composer (49).

Heim (François-Joseph), né à Belfort.

— Sujet tiré de l'Histoire des Juifs par Joséphe (76) (salon de 1826). M. Heim est un vrai peintre, qu'un grand nombre d'artistes et de critiques ont eu le tort de confondre pendant trop longtemps avec la plupart de ses collègues de l'Institut. Sou coloris opaque, sans finesse et sans charme, ne l'empôche pas de posséder des qualités très-réelles, très-rares en tout temps, presque impossibles à rencontrer chez les rivaux qu'on a voulu lui donner. 11 a un sentiment très-énergique et très-sincère de la forme, un dessin vigoureux et correct tout en manquant d'élégance, une manière de peindre simple et large.

Ingres (Jean- Augustin), né à Montauban. Ceux qui s'attendent à trouver chez M. Ingres comme un élève, de Raphaël ressuscité en plein dix-neuvième siècle, ou

DU LUXEMBUUHO. 187

uii héritier létEJtime du gr»nd style et de ta torate antiques, seront r|uelqiie peu désillusion ni3s devant son Jéius-Chnil donnant à saint Pierre ta cltfi du Part' dit (8Î). Il y a dans cette composition, malheureuse au triple point de vue de l'interprétation du sujet, du

Cli6rubini (8t|.

tcitea, de l'arrangeLneiit et de lit disposition des lignes, des parties Aiirement et lar^ment peintes, notamment la Ûie et les pieds du saint Pierre. mais aussi des incorrections choquonles, des draperies mal disposées, et d'un rendusecetdésagt^able.Le/{ojrfr déiipranl Angilqae (8S), malgré certaines él^anccs de modelé dans la figure de la^femme, trop souvent

vantée outre mesure, offre dans son ensemble un aspect pa5;sablement grotesque. À M. Ingres seul était permis de composer et d'exécuter ce cavalier, cet hippogriffe et ce paysage en carton verni, sans exciter des sourires moqueurs. Cependant, pour certains critiques, c'est là ridéal de Tart le plus élevé. — Chertibini (84], portraithistorique. M. Ingres retrouve presque toutes les qualités que ses admirateurs veulent bien lui attribuer dans ce portrait. Au milieu de la décadence . où est arrivé ce genre de peinture, il reste seul maître par son intelligente et savante interprétation de la nature et du caractère, la force et parfois la finesse du modelé. Il a fait mieux encore que le Cherubini , dont la peinture est un peu mince et fatiguée, mais dont la tôtc vit, pense et respire* Malheureusement il a voulu mettre à côté du célèbre compositeur une figure idéale de l'Harmonie^ d'un modelé plat et vide, d'un dessin inconnu et prétentieux, et d'un type baroque.

Gleyre, né à Chevilly (Suisse). M. Gleyre se rattache à l'école de M. Ingres par sa préoccupation un peu exclusive du dessin et un certain penchant à l'archaïsme; mais il s'en sépare heureusement par un sentiment poétique éle^é et la préoccupation des effets pittoresques capables de dramatiser ses compositions. Par ce côté, il lient à l'école et à la tradition françaises ; il procède de Prud*bon et du Poussin. On peut lui reprocher des paollesses de dessin et d'exécution. — Le Soir (66).

Iiehman (Henri], né à Kiel (Holstein). M. Lehman nous parait un artiste dont les convictions sont plus apparentes que réelles. Il destine et iljaeint avec une certaine habileté de brosse. Au fond, et malgré les aspirations plus hautes et les traditions de goût et de style sévères auxquelles il prétend obéir, son talent consiste surtout dans le métier et dans la facilité de l'arrangement — Désolation des Océanides au pied du roc où Promélhée est attaché (lOA). On a comparé cette composition à une pièce de dessert.

M. Eug. llekieroix,né àCharenton (Seine-et-Marne). L'oBuvre de M» Delacroix , — est-il nécessaire do le

GUIDE DANS LE 'miTSI-^E

192 GUIDE DANS lE MUSÉE

dire ? — leprésevite les tentatives de réaction les çlus énergiques de l'école moderne contre l'école impériale dite classique, bien que cette dernière ait abandonné les traditions, non-seulement des maîtres français, mais encore celles des illustres artistes de la Renaissance^ Son talent, ttès-audacieux , trèspinquiet, trèschercheur, a pourtant ses origines dans les écoles coloristes de Flandre et d'Italie, et dans l'école française dont il possède les qualités pittoresques et dramatiques. l\ semble avoir voulu concilier les exigences d'un libre naturalisme avec les aspirations d'un sentiment poétique très-varié dans ses manifestations diverses. Peutêtre, malgré les incorrections et les négligences de forme qui déparent ses œuvres, serait-il digne d'être mis à côté des plus grands peintres (il les égale par la science et le sentiment de la couleur), s'il avait rendu avec plus de soin et d'étude la physionomie humaine, et s'il n'avait pas cru trop souvent aussi qu'il suffisait, pour traduire avec éloquence les passions de ses personnages et les sujets de ses compositions, de l'énergie, du mouvement et du geste.

— Dante et Virgile traversant le lac qui entoure la ville infernale de Dite (40). Dans cet ouvrage, exposé au salon de 1822, M. Delacroix rie montre pas encore toutes les qualités de sa palette ; ce qui frappe surtout, c'est la pathétique et sombre poésie de la composition, et cette fois le beau caractère des têtes, ainsi que l'énergie et la puissance de l'exécution. — Scène det massacres de Srio (/il) (salon de 1824), belle et dramatique composition, d'une exécution par endroits nriagistrale, et cette fois encore de belles têtes et bien rendues, au moins quelques-unes; des fonds admirables. — Femmes d'Alger dans leur appartement (42) (salon de 1834) , d'un éclat et d'une richesse de couleur qui ont été rarement égalés. — Noce juive dans le Maroc (43) ; un chef-d'œuvre de lumière et d'effet. Composition pittoresque et d'un caractère local trèsr saisissant (salon de 1841).

Sevérîa (Eugène).

— La Naissance de Henri IV (salon de 1827), pein-

pins remarquables que l*aateur était alors d*uncextrôme Jeunesse.

Belaroche (Paul), né à Paris. Aucun peintre n'a été aussi populaire. Au beau milieu do la lutte entre les romantiques et les classiques, cet artiste a été considéré, — et ce fut la cause de son succès, — comme un modérateur en possession des qualités des uns et des autres, mais dépourvu de leurs exagérations et de leurs défauts. Pour nous, M. Delaroche est un coloriste faux et lourd, un dessinateur médiocre ; mais il a de Hiabileté , une grande intelligence des sujets qu'il traite , et il reflète, ce qui est un mérite , même dans ses défauts, les tendances d'un grand nombre d'esprits du temps. 11 représente ce qu'Qn appelle le goût bourgeois. En parlant ainsi, nous ne voulons pas attacher à cette. épithète de bourgeois le sens presque insultant qui lui est trop souvent attribué dans les ateliers et dans certaines coteries littéraires. — Jois dérobé du milieu des nwris par Josaheth (64) (^alon de 1822), dans le style et dans le goût officiel du temps. — il/or/ d Elisnbelh, rein^ d'Anfjkierre (66), peinture d'un aspect Briétallique, mais d'une certaine' intensité de ton. La tête et la pose de la reine sont superbes de sentiment, de caractère et de composition (salon de 1837). — Les enfants d'Edouard (60), un des -grands succès du »alon de 1831. Tableau où se résument parfaitement les qualités rt les défauts de l'artiste.

Cognet (Léon), né à Paris. Trop préoccupé de la touche, parce que, venant après l'école de PEmpirr, où l'on se piquait presque de ne pas savoir peindre, il crut se montrer habile dans cette importante partie de l'art, en signant, pour ainsi dire, ses tabicauît d'une touche preste et adroite, au moins en apparence, mais RRus largeur. -^ Marins à Garihuge (29) (salon

de 1824). -

SchneU (J.-Vietor), né à Versailles*

— Une scène d'inondation (142) (salon de 1831). — Les Adieux du consul Boëlius à sa famille (1&3). 11 y a de bonnes parties de peinture dans cette toile de l'ex-di recteur de l'école française à Rome. —

UU LUXEHBOUItG. 1»3

Colhert présenté à Louis XIV (ihk) (salon de 1827). Cowrt (Joseph-Désiré), né à Rouen.

— La Mort de César (33) (salon de 1827), peinture académique, mais composition remarquable par la mise en scène et le sentiment dramatique.

Belmy ^Auguste-Hyacintl)e), né à Nantes.

— Lucrèce portée sur la place publique de CoUalie (38) (salon de 1831).

Couture. Quant parut, au salon de 18&7, le tableau desBomains de la décadence (SA), beaucoup de gens prirent M. Couturé pour Tespoir de la peinture moderne. Je crois cet enthousiasme affaibli. M. Couture est un artiste qui emploie habilement un procédé dont les ficelles se trahissent trop volontiers et sont désa-gréables à voir ; qui place, sous prétexté de vérité, dans ses compositions, des modèles dont les types vulgaires se vulgarisent encore davantage sous son pinceau ; qui leur ajuste parfois sur les épaules des têtes copiées des bustes antiques, et qui traite des sujets romains sous prétexte de style. En réalité, il compose comme on le lui a appris à l'Ecole des beaux. arts, sans plus de nouveauté ou d'audace, et surtout sans une préoccupation bien grande de rendre le côté saisissant,- profond ou vigoureux du sujet dont il prétend s'inspirer. Témoin la façon dont il rend l'âpre poésie de Juvénal et l'agonie du monde romain dans le tableau qui nous occupe. M. Couture n'est pas non plus un coloriste dans la véritable acception du mot. Sa palette n'est pas riche ; son harmonie résulte d'une certaine sauce d'un blanc sale répandue dans toutes les parties de sa toile, et non du juste rapport des diflférents tons, de leurs désinences et de leur valeur entre eux. En revanche, on ne saurait lui nier un métier liabile, et il y a dans sa Décadence des accessoires prestement et largement traités.

Muller (Cb.-Louis), né à Paris. M. Muller est un peintre qui a obtenu des succès très-populaires, après avoir parcouru des voies très-opposées. Il se montra, dans ses débuts, enthousiaste en apparence de la ma> nière et du coloris de M. Delacroix; plus tard, il imita

DU LUXEHBOIinC.

M. Wintcrhaller. AuJourd'Imi , il s*est composé une manière et un style en mêlant dans ses compositions, avec une sorte d*habileté, les procédés, les manières et le style de plusieurs artistes en vogue. II y a dans ses toiles à la fois du Delaroclie, du Dubufe et du Couture. Ce mélange plaît à la foule , qui admire sa Lady Mucbeih (115) et son Appel des dernières victimes de la /fîTéttr (116), dont le moindre défaut est de rappeler la mise en scène d'un cinquième acte, au moment où le rideau tombe sur le dénoûment.

Hefse (Alex. -Jean-Baptiste), né à Paris (salon de 1847),

— Triomphe de Pisani (78), peinture un peu métallique d*aspect, mais vigoureuse; compositioji remarquable.

Heise (Nicolas-Auguste)t hé à Paris.

■^Evanouissement de lu Vierije C7*J) (salon de 18/i5), MonvoUin (Raymond), né à Bordeaux.

— Sixie-Quint (111) (salon de 1831). -^Jeanne la Folle (112) (salon de \&Zlx), — L'Escarpolette (\\Z) (salon de 1860).

Zîeffler (Cl. -Jules), né & Langres.

— Vision de saint Luc (158) (salon de 1839). — Le Giotto dans l'atelier de Cimahuë (159) (salon de 1833;.

Barrîaf (Félix-Josepli) , né à Paris.

— Les Exilés de Tibère (10) (salon de 1850), peinture d'un style académique tempéré, non sans conscience et sans talent d'aillenrs.

Bellangé (Hyppolite), né à Paris.

— Possafje du Guadarrama (H) (salon de 1852), peinture dans le gotlt de M. fT. Vernet, où se, retrouvent les qualités de ce dernier, mais amoindries.

Robert-Fleury (Joseph-Nicolas).

— Scène de la Sainf-Barthélemy (127) (salon de 1833), — Le Colloque de Poissy (128) (salon de 18^0), un des meilleurs tableaux de genre de l'école française moderne, remarquable par l'intelligence et le caractère de la composition, la finesse de l'expression et du dessin, l'harmonie grave et puissante de la couleur, où Ton peut cependant critiquer dos tons un peu

DU LUXEMBOURG. IW

rances et bitumineux, — Jane Shore (129) (salon de 1850).

^îfua» (Adolphe), né à Paris.

^Caïn et Ahel (23) (salon de 1840), bonne pointure exécutée avec énergie et largeur.

Taataert (Nicolas-Jean-Octave), né à Paris.

— Une Famille malheureuse (149) [salon de 1850), composition d'un bon caractère et d'un bon sentiment; peinture large et souple, d'une exécution très-individuelle ; couleur harmonieuse, bien qu'un peu pâle et d'une gamme au-dessous du ton.

Temet (Horace), né à Paris. C'est à Versailles qu'il faut aller voir les œuvres de M. H. Vernet. C'est là seulement qu'on peut sç faire. une idée de la prodigieuse facilité, de l'exécution et de la verve prime-sautières de cet artiste. Après l'avoir admiré outre mesure, on a beaucoup contesté son talent. C'est une injustice. M. Vernet restera comme une des individualités les plus curieuses et les plus remarquables de ce temps. S'il n*est ni un puissant coloriste, ni môme un coloriste harmonieux et séduisant; si sa Xaçon de peindre manque de cette largeur et de cette force qui est comme le cachet des maîtres, s'il n'atteint pas à la hauteur de style des peintres les plus renommés, on ne peut pas lui refuser le don de traduire avec une aisance singulière, avec une vérité d'à-propos très-frappante, sinon très-profonde, les épisodes les plus variés ou les plus dramatiques de la vie militaire du dixneuvième siècle. On a dit qu'il ne savait pas dpnner à ses batailles ce caractère épique et grandiose des batailles de Gros, qu'elles rappelaient trop les combats du Cirque-Olympique et lés péripéties de la petite guerre plutôt que celles de la guerre véritable ; cela 0st possible et vrai, toutefois dans une certaine mesure. Mais personne ne peut lui contester, outre les qualités que nous venons déjà de lui recohnaitre, une prestesse de main dont on rencontre peu d'exemple dans l'histoire de l'art, et le don de rendre ses idées et ses impressions avec une clarté et, pour ainsi dire, une évidence difficile à égaler. Comme peintre d'bis-

toir«,-M. H. Vemst n'> pas droil aux mèir

«t du style, feront toujours du Mastacre dei mamHutkt au Caire (152) , de la Judith et Holopherne (153), du Baphaël au Vatican (155],^ des œuvres médiocres à tous les points de vue, et propres seulement k faire naître l'admiration chez les gens qui s*enthousiasment de la mise en scène d'un -mélodrame du boulevard. En revanche, la Barrière de Clichy (154) (salon de 1816) est une des bonnes toiles de M. Vernet.

Schefler (Ary), né à Dordrecht (Hollande). L*œuvre de M. A. Scheffer offre un contraste frappant avec celle de M. H. Vernet. Son imagination poétique et son goût élevé se trahissent dans le choix des sujets. Il est de ceux qui croient, non sans raison, à la puérilité de la théorie de Tart pour Tart, mais qui n'accordent pas une assez grande importance au mérite de Texécution. Tour à tour épris de la couleur de M. Delacroix et même de celle des vieux maîtres, et des sentimentalités prétentieuses de la nouvelle école allemande moderne* il a oublié trop souvent que la peinture avait un langage à elle comme la poésie, comme toutes les formes capables de traduire la pensée humaine, et que, pour être compté au nombre des grands peintres, il était absolument nécessaire de peindre. Ses tableaux du Luxembourg appartiennent à la première manière. Dans les Femmes soulhtes (130) (salon 1827), il y a une imitation de M. Delacroix.. Dans le Larmoyeur [MiO) (salon de 1836], un ressouvenin de Rembrandt.

Schefler (Henri), né à la Haye.

— Charlotte Corday (141) (salon de 1831), peinture très-admirOe des âmes sensibles, enthousiastes de «l'ange de l'assassinat,» qui ont aussi le goût de l'ordre et de la propreté en peinture.

Hébert (Emest-Antoine-Auguste), né k Grenoble. Avec des qualités plus pittoresques et une science d'e)(écution bien plus grande que M. A^ Scheffer, M. Hébert doit être placé parmi ceux que leurs préoccupations trop littéraires, si Ton peut s'exprimer ainsi, et leur indécision en face de plusieurs manières fort opposées, mettent derrière ou à côté de l'auteur- du Larmoyeur et des Femmet iouliotei. Témoin sa Mal"

aos GUIDE DANS LE MUSEB

aria (75), qui obtint une médaille d'honneur au mIod

PAYSAGES, AinMAUX ET FLEUBS.

Dans CCS trois derniers genres, surtout dans les deux premiers, l'école française moderne a conquis une place plus haute que celle qu'elle possédait autrefois, le Lorrain restant cependant au-dessus de toute comparaison, et Desportes et Oudry n'ayant pas encore été dépassés.

Sous l'empire , Demarne représentait, non sans talent, le style familier légué à notre pa^^s par les maîtres des Flandres. Les Yalenciennes, les Bidault, les Bertin et, plus tard, les Michalon [restauration] , cherchèrent à reprendre les traditions du Poussin d'une façon à faire voir qu'ils ne les comprenaient pas toujours. M. Bidault cependant montra plus d'une fois, malgré le style conventionnel de ses œuvres, qu'il aVait étudié et compris la nature.

Bonnington essaya , avec des qualités très-individuelles, d'initier notre pays aux traditions pittoresques des paysagistes anglais. Il mourut trop jeune pour pouvoir accomplir cette tâche; mais il laissa après lui des amis qui furent en quelque sorte ses élèves, et qui la reprirent.

Vinrent i^Iors des paysagistes qui voulurent concilier toutes lés exigences, mais qui, désireux surtout de montrer une certaine habileté d'exécution, sacrifièrent l'étude de la nature à dos préoccupations de touche et d'adresse vulgaires.

Enfin l'étude de la nature, dans ses aspects les plus intimes et les plus variés, compta d'abord en petit nombre, plus nombreux ensuite, des partisans zélés et sincères.

Cette école est fort incomplètement représentée au Luxembourg. M. Decamps n*y a pas une seule toile, ni M* Diaz. M. Rottueaa (Théodore) n'a qu'un paysage incapable de donner une idée suffisante de son talent si souple et si varié : Lmère de forêt , sohil couchant (131) (salon de 1840). M. Cabat n'a que son JE/(/;i(/ (fe Ville-d'Avray (25) (salon de 1834).

En revanche, M. Corot y possède un de ses chefsd'œuvre , la Danse des Nymphes, d'une élt^gance et d'une poésie tout antiques, où brillent au plus haut degré, malgré une harmonie en apparence mono* chrome, les extrêmes délicatesses de sa palette, sa science des valeurs du ton et de la lumière, mais de la lumière adoucie et voilée par l'approche des ombres du soir.

Parmi les peintres d'animaux, nous citerons : MM. Bratcatsat, Paysages et Animaux (22), imitateurs d'Omckanyk et des Hollandais modernes; et W^* BoMi Bonibear , /e Labourage niveimais (132). BI. Boufteatt (Philippe], Un Importun (133).

M. Sainl^eaii , né à Lyon , représente à peu près seul avec quelque éclat le genre de la peinture de fleurs. — Notre-Dame des Roses (138).

La mort de Pradier et celle de Rudde, en privant le Musée du Luxembourg des œuvres de ces artistes, ôtera à sa collection de sculpture son plus grand intérêt. Ces œuvres vont,. en eflfet, bientôt être transportées au Louvre.

Nous avons signalé ailleurs l'état de décadence de la sculpture moderne ; nous ne reviendrons pas sur ce triste sujet. Aussi, en signalant le Pêcheur napolitain de M. Burei (176) comme une des œuvres les plus distinguées de ce temps, par le caractère et le style élégants de cette statue, la fermeté et la finesse nerveuse du dessin et du modelé, un grand sentiment du mouvement et de la vie ; la Prière et la Pudeur de M. Jaley (183, 18^), qui eurent du succès aux salons de J833 et de 1834; le Premier secret à Vénus, de M. Jottffiroy (185), idée poétique faiblement rendue; une étude de Jeune femme (176), de M. Bumont, qui peut passer pour un chef-d'œuvre aux yeux des sta-

GUIDE UANS Lt: MUSEE

Le PtdKm iM]Mlitain (1 7 1).

DU LUXEMBOUKG. 207

tiiaires de Tlnslitut, nous croyons leur indiquer à pe« près les seuls objets dignes d'une attention un peu longue et soutenue.

POST-SGRIPTVM.

Ce livre était terminé quand le Musée du Luxembourg, fermé depuis la clôture de l'Exposition de 1855, a rouvert ses portes.

L'administration avait mis ce temps à profit pour faire des acquisitiojîs, dont quelques-unes l^ort importantes et qu'il est de notre devoir de mentionner.

M. Zngret sera à peu près complètement représenté au Luxembourg. Un cadre déjà mis en place attend son œuvre la plus célèbre, Homère déifié, exécutée en plafond pour le Musée Charles X, au Louvre. On vient d'acheter sa Jeanne Oorc, une de ses deraièrcs productions, et qui n'ajoutera rien à sa glofrc. L'homme d'armes qu'on voit dans le fond du tableau est le portrait de M. Ingres lui-même.

De M. Rokert-Fleury on a acheté deux tableaux : Jane Shore, œuvre médiocre, et une Scène de Vlnquisiion, beaucoup plus remarquable.

M. Chattérîatt a son Tiipidarium (salon de 1853), peinture étrange, non sans mérite, où les figures ont de la tournure, de la poésie et du style.

M. Benpùvilie : Mort de saini François d'Ass'se (salon de 1853.) (Ecole de M. Ingres.)

M. Heîm : Dmlribtition des récompenses au salon de 4827, très- remarquable ouvrage où l'on voit des parties exactement peintes.

M. Ztabey père a maintenant quatre toiles (quatre marines) au Luxembourg, qui toutes se ressemblent par les mêmes qualités d'exécution preste et habile, et par les mêmes défauts : le métier à la place de l'art et du sentiment de la nature.

M. Roiuseatt (Théodore) compte une toile de plus

CLIDE DANS LE MUSKE

(Philippe), peintre d'animSRK aimé du public, d'ailleurs adroit et habile, sinon très-puissant et très-vrai, possède maintenant quatre toiles au ' Luxembourg. «

Le Retour du marché, de M. Troyon, une des toiles qui ont eu les honneurs du salon de 1855, est mainte- ! nant au Luxembourg; mais elld est si mal éclairée

^dans la place où elle se trouve, que ceux qui ne la verront que là ne sauront se faire une idée de la ptn'ssance et de la vérité d'exécution du maître, et des qualités de couleur, d'effet et de lumière qu'il a répandues dana son œuvre.

Citons encore un paysage à* Automne, par M. Fran- LÎf , un Paysage de M. Cabat, et deux Paysages de [. Huet (Paul), qui semblent des importations de Tart angfais dans notre Musée, malgré les qualités individuelles et originales de l'artiste; un grand tableau de M"' Aosa Bonheur : la Fenaison (salon de 1 855) ; et enfin la Bataille de l'Aima (salon de 1855], par X. Xunî (Eugène).

Nous citerons, en sculpture, d'abord le Jaguar de M. Barye, bronze très-remarquable par un sentiment du dessin, du mouvement et du style; la Vérité, de SC Cuvelier (marbre), statue assez ennuyeuse à voir, où il y a de bonnes parties de modelé ; la Grecque^ par M. Oaîllaume (bronze), et VAnacréonf du mémo.

rm.

ih

TABLE DES MATIERES

MUSEE DU LOUYU.

Albani, 62.

Âlbertinelli, 23.

Allegri (Antonio), dit il

Corregio, 40.

Amcrigbi, dit il Caravag-

gio, 57.

Andréa del Sarto. V. Van-

nucclii.

Angclico. V» Giovanni da

Fiesole.

Anguier (les), 178.

Asselyn (Jean), 95.

Audran (les), 1C5.

Baccio della Porta. F.

Bartolommeo.

Backuisen (Ludolf), 102.

Barbarelli (Giorgio;, dit il

Giorgione, 25.

Barbieri, dit il Guercino,

Bartolo, 14.

Bartolommeo (fra)delFat-

torno, dit Baccio della

Porta, ou il Frate, 24.

Bassano (il). V, Ponte.

Bastiano del Piombo. F.

Luciano,

Beato Angelico. V. Giovanni da Fiesole.

BeUam ou Bœbm, 76.

Bellini (Gentile), 16.

Beltroflio (Giovanni-Antonio), 24.

Berettini da Cortona, 63.

Bergliem (Mcolaas), 100.

Bervie, 166.

Bologne (Jean de), 175.

Bonifazio, 43.

Bonnigton, 164.

Donvicino, dit il Moretto,

Bordone, 44.

Both (Jean), dit Bolb d'Italie, 95.

Bouchardon, 181.

Boucber (François), 139.

Boulogne (Bon), 133.

Bourguignon (le). K. Courfois.

Breughel (Johann), dit Brenghel de Velours, 77.

Breughel (Peter) , dit le Vieux, 76.

Bril (Paul), 77.

Bril (Matthœus), 77.

TABLE DES MATIERES

Bronzino (Angiolo), 65.

Brower, Brawer, Brauer

ou Brouwer (Adriaan),

Brun ( Elisabeth - Louise

Vigée le), IftO.

Caldara (Polidoro), dit Po-

lidore de Caravage, 42.

Caliari (Paolo), dit Paolo

Veroncse, û8.

Callet (Ant.-Fr.), 141.

Canul (Antonio da) , dit

Canaletti, 66.

Caravage. F. Amerîghi ,

Carpaccio (Vittore), 19.

Carracci (Annibale), 52.

Carracci (Ludovico), 52.

Carrucchi (Jacopo), dit il

Pontormo, 38.

Casanova (F.), 142.

Castiglione, 65.

Cellini (Benvenuto), 175.

Champaigne (Philippe de),

Chardin ( J.-B. -Siméon ) ,

Cimabue, 12.

Clouet ou Cloet, 113.

Collantes, 69.

Colomb (Michel), 175.

Corrége (le). V, Allegri.

Costa (Lorenzo), 23.

Courtois, dit le Bourgui'

gnon, 130. Cousin (Jean), 112.

Coustou (les frères) , 180.

Coypel (Antoine), 134.

Coypel (Noël), 130.

Coysevox (Ant.), 180.

Cracsbeke ou Graesbeck

(Joost Van-), 91.

Cranach ou Kranach le

Vieux, 74.

Craycr, Krayer ou Craeyer

(Gaspard de), 82.

Credi (Lorenzo di), 23.

Cuyp (Albert), 90.

Daniele de Volterre, 45.

David (J.-L.), 146.

Denner (Balthasar), 108.

Desportes (François), 134.

Dessins de l'école allemande, 161.

Dessins de l'école espagnole, 161.

Dessins de l'écîole française, 162.

Dessins de l'école italienne, 157.

Dessins de l'école des Pays- Bas, 161.

Dominiquin (le), 55.

Dono (Paolo di), 15.

Dossi (Dosso), 30.

Dov ou Dou (Gérard), 85.

Doyen (G.-F.), 141.

Dubois (Ambroise), 113.

Dughet, dit Gasparo Poussin, 64.

Dyck (Anton Van-), 86.

Ecoles allemande, hollandaise et flamande, 72.

Ecole espagnole, 67.

Ecole italienne, 11.

Espagnolet(r). V. Ribera.

Eyck (Jean Van-), 73.

TABLE DES MATIERES

Fragonard (J.-H.), 144.

Francia (il). V, Ruibolini.

Frate (il). V, Bartolom- . meo.

Frcmiuct ou FremincI, 113.

Fyt (Johanncs), 102.

Garbo (RafTaello del), dit

il Raffaellino, 23.

GarofaJo lil). V, Tisio.

Gellce (Claude), dit le Lorrain, 118.

Gentile da Fabriano, 14.

Gérard, graveur, 165, Gérard (Fr.), 150.

Géricault ( J.-L.-A.-V. ),

Ghirlandnjo (Ridolfo), 19.

Ghirtftndajo ou GrillaU'

dajo (Domenico), 19.

Ghiriandajo (Benedetto) ,

ou Grillandajo, 10.

GiordaDO, 66.

Giorgioue (il). K. Barba-

relli.

Giotto di Bondone, 13.

Giovanni da Ficsole, 14.

Girardon, 180.

Girodetde Roucy-THosoD,

Gorbo (il). K. Solari.

Goujon (Jean), 176.

Goyen(Jean Van-), 85.

Granet, 164.

Greuze (J.-B.), 142.

Gros (Ant.), 151..

Gualtieri. K. Cimabuc.

Guerchin(le). K. Barbieri.

Guérin (P.-N.), 153.

Guide (le). K. Reni.

Hais (Frans), 82.

Heist (Barthoiomeus Vao-

der-), 89.

Heem (Jean Davidz de),

Hire ou Hyre (Laurent de

la), 120.

Hobbeina, 108.

Hooch, Hooghe ou Hooge

(Pieter de;, 109.

Holbcin, 74.

Houdon, 182.

Houthorst (Gérard), 83.

Huysmans (Gornelis) de

Mali nés, 107.

Introduction, 1.

Jardin (Kai*el du), 105.

Jehannet. V» Clouet.

Jouvenet (Jean), 131.

Jordaens ou Jordaaus (Jakob), 83.

Laar ou Laer, 109.

Lafosse (Ch. de), 130.

Lagrenée, 141.

Lairesse- (Gérard de), 107.

Largillière (Nicolas), 133.

Lancret (Nicolas), 138, Latour (Fr.), 163.

Lanfranchj, 54.

Lebrun (Charles), 127.

Lippi (Fra Filippo), 15.

Loo (Carie Van-), 141.

Loo (J.-B. Van-), 136.

Lorrain (le). K. Gellée.

Lotto (Lorenzo), 30.

Luca da Cortone. V. Signorelli di Gigio, 17.

su

TABLE DES MATIERES

Luciano (Sebastiano di), dit fra Basil ano del Piombo, 37.

Luini ou Lovini da Luino (Bernardo), 23.

Mabuse, 73.

Maître Roux. K. Rosso

del Rosso.

Mantegna (Andréa), 16.

Maratto ou Maratti, 6^.

Matsys, 73.

Mazzola, dit il Parmfg:ia-

no, ko.

Mazzollini(Ludovico), 30.

Meer (Arnould Vaii-der-)

Memling ou ZeniHng, 75.

Ménageot(Fr.-G.), 1/12.

Mengs (Raphaël), 110.

Metsu (Gabriel], 08.

Meulen ( Anton. - Franz

Van-der-), 104.

Micbol-Ange, 175.

Mieris (Willem Van-), 108.

Miens le Vieux, 108.

Mignard (Pierre), 120.

Mignon (Abraham), 105.

Mireveld (Michiel-Jansz),

Moine (François le), 138.

Mola (Piefro- Francisco),

Mon noyer (J.-B.), 130.

Mor, Moor, More ou Moro

(Antonis de), 76.

Morales (Luis de), il IMvi-

no, 67.

Moretto (il). K. Bonvicino.

MurlUo, 69.

Musée des dessins, au Louvre, 157.

Musée des gravures, 165.

Musée du Louvre, 1, Musée de sculpture, 167.

Natoire, 139.

Nattier, 139.

Netschcr (Ga.spar), 107.

Ommeganck ( Balthasar-

Pau»), 110.

Orley, 74.

Ostade (AdriaanVan-),95.

Ostade (Isaak Van-), 98.

Otto Venius. V. Veeu

(Otho Van-),

pudry (J.-B.), 136.

Palma (Jacopo), dit il Veccliio ou le Vieux, 30.

Paolo UcelloouUcelli. V, Dono.

Pastels (les) au Louvre,

Pater (J.-B.-Joseph), 138.

Perugin. V, Vanucci (Pi€^

tTO),17.

Pierre, 139.

Pilon (Germain), 176.

Pinturricchio (il), 23.

Pippi (Giulio), dit Giulio

Romano, 43.

Poelemburg ( Kornolis ) ,

Polidore de Caravage. V.

Caldara.

Ponce (Paul), 176.

Ponte (Jacopo da), dit il

Bassano, 46.

TABLE DES MATIERES

Pontormo (il). K. Cairuc-

chi.

Pot (Henri], 89.

Potter (Paulus), 100.

Poussin (Nicolas), llû> Prieur (Barthélémy), 178.

Prud*hon (Pierre), IftO.

Puget, 180.

Pyuacker (Adam), 100.

Raffaellino (il). V. Garbo.

Raibolini (Francesco), dit il Francia, 19.

RaphaëL V. Sanzio.

Reai (Guido), 60.

Rembrandt Van-Ryn, 91.

Riber^, dit l*Espagnolet, 6T.

Rigaud (Hyacinthe), 133.

Robusti (Jacopo), dit il Tintoretto, 46.

Robert (L.-L.), 155.

Romain (Jules). V. Pippi.

Rosso del Rosso, dit Maître Roux, 43.

Rubens, .78.

Ruisdaël ( Jakob), 102.

Salvator Rosa, 64.

Sanzio (Raffaello), 32.

Sculpture antique au Louvre, 167.

Sculpture moderne au Louvre, 174.

Shalken (Gottfreid), 107.

Signorelli di Gigio ou Egidio, 17.

Snyders , Sneyders , ou Snyers (Franz), 82.

Solari ou Solario (Andréa),

dit il Gorbo, 23.

Spada (Leonello ou Utfnel-

lo), 62.

Spaendonck (Van-], 110.

Steen (Jan Van-], 105.

Stella (les sœurs), 165.

Sueur (FiUStache le), 122.

Suvée(J.-B.), 142.

Sylvestre (Israël), 165.

Taddeo di Gaddo Gaddi,

Taddi, 14.

Taraval (Hugues), 142.

Téniers (David), 95.

Terburg (Gérard), 9û.

Tisio (Benvenuto), dit il

Garofalo, 31.

Titien. V. Vecellio.

Uggione ou Oggione, 30.

Valentin, 118.

Vannucchi (Andréa), dit

Andréa del Sarto, 38.

Vanucci (Pietroj, dit le Pé-

rugin, 17.

Vasari (Giorgio), 46.

Vecchio (il). F. Palma.

Vecellio (Tiziano), 26.

Veen (Otbo Van-), dit Otto

Venius, 77.

Velasquez, 69.

VeWe (Adriaan Van-dor-),

Véronèse (Paul). V. Ca-

liari.

Vemet (Cl.-Jos.), 142.

Vien (J.-M.), 142.

TABLE DES MATIÉUËS.

Vinci (Lionardo da), 20, Vos (Martin de), 76.

Vouet (Simon), 113.

Watteau (Ant.), 135.

Weenix (Jean), 100.

Werf(Adriaan Van-der-],

Winantz ou Winaodtz

(Jan), 89.

Wohlgemuth, 73.

Wouwcrman (Philips), 99.

Zampieri (Domcnico), dit

il Domcnichino, 55.

Zemling. K. Memling, 75.

MUSÉE DU LUXEHB0U16.

Barri as, 198.

Baryo, 209.

Bel] ange, 198.

Benouville, 207.

Blondel, 286.

Bonheur (M"« Rosa), 205,

Brascassat, 205.

Brune, 199.

Cabat, 203, 209.

Cavelier, 207.

Cognet (Léon), 194.

Corot, 205.

Court, 196.

Couture, 196.

Debay, 196.

Delacroix (Eug.), 188.

Delaroche (Paul), 19^.

Delorme, 186.

Devéria (Eugène), 192.

Dumont, 205.

Duret, 205.

Français, 207.

Gleyre, 188.

Guillaume, 209.

Hébert, 201.

Heim, 186, 207. Hcsse, 198.

Ingres, 186, 207.

Jaley, 205.

Jouffroy, 205.

Lami (Eug.j, 209.

Lehman, 188.

Monvoisin, 198.

Mu]ler, 196.

Musée du Luxembourg,

Pujol(Abelde),185.

Robert-Fleury, 198, 207.

Rousseau (Pli.), 205, 209.

Rousseau (Th.), 203, 207.

Saint-Jean, 205.

TABLE DES MATIERES. 217

Scheffcr (Ary et Henri), Troyon, 205.

Schnctz, 19!î. Vernet (H.), 199.

Tassaert, 1 99. Zieglcr, 1 98.

FITl DE LA TABLE DES UATIERES.

Vues f^énérales, — les promenades,— les tonleTards, *— les places publiques. — U Soiiie. — les ftonltvt les fluai*. — lesfinonnmcnU, —les édifices de l'État eft les iastituMons poliliques, — les académies, — les facultés, — les écoles, — les palais et hôtels remarqiial>les des parliculierf:, — les musées et les galeries publiques

"et privées,— les bibliothèques, — les théâtres, — les jardins et les lieux publics de réunion, — les rues et les passages, — les cours de justice et les tribunaux, — les églises et Ies«ionuments religieux, — les cimetières, — les catacombes ou Paris souterrain, les halles et marchés, — l'édilité parisienne, — les chemins de Ter. les barrières, — les environs de Paris ou Paris extra muros, — les hommes célèbres et tes grotesques, — les journaux et les journalistes, — les ateliers et les rapins, — les magasins et les boutiques, —les restaurants et les cafés, — les grandes et les petites industries, «^ les mœurs et les modes, ets.

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