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LA VUE DE FRONT ET LA VUE D'ANGLE

En étudiant, dans le Guide des modèles à silhouette (fig. 197) les effets de déformation et de réduction apparentes produits sur le carré fuyant, régulièrement établi en perspective, suivant les proportions d'un carré géométral de grandeur à volonté, on a dû remarquer que, dans les positions du carré présentées par la figure sous le nom général de vue de front, un des côtés du premier plan, soit horizontal, soit vertical, et son opposé direct restent toujours parallèles au tableau. Ces deux positions sont celles qu'on choisit le plus fréquemment au début théorique ou prat-que, parce qu'elles donnent lieu à un tracé linéaire dont l'explication et l'application sont les plus simples et les plus faciles à comprendre ; mais le carré, le cube ou tout autre objet à base rectangulaire se présentent souvent de telle manière que les deux côtés à la fois sont fuyants, c'est-à-dire paraissent se détacher ou s'éloigner du tableau. Dans ce cas, on dit que le carré est vu obliquement. Cette obliquité, toujours relative à la place adoptée par le spectateur, peut varier à l'infmi, puisque le moindre mouvement de celui-ci de côté ou d'autre doit donner une nouvelle direction aux lignes du dessin.

Distinguons d'abord parmi ces diverses vues du carré ou du cube placé obliquement la vue d'angle, à laquelle on donne particulièrement ce nom, à cause de l'obliquité déterminée et invariable des côtés du carré ainsi représenté.

On reconnaît que le carré horizontal est vu d'angle en observant que l'une des diagonales est parallèle à la ligne d'horizon, tandis que l'autre devient fuyante au point de vue. Le tracé perspectif du carré ainsi placé s'établit à l'aide du plan géométral, soit ABCD (fig. 39), inscrit dans un carré de front. Ce dernier carré étant d'abord mis en perspective ainsi qu'il a été précédemment expliqué, les points C, D', A, B' sont ensuite réunis successivement entre eux par des lignes droites obliques, qui forment le carré d'angle fuyant AB'C'D', égal au carré géométral ABCD.

L'opération est identique pour les carrés EFGH, MIKL, >'ORS.

Dans la vue d'angle, U's c:Ués du carré (o])liques à 45 degrés)

LE MATÉRIEL ACCESSOIRE

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sont, comme le font voir les lignes DC, CB, BA, AD, etc., les diagonales des carrés construits sur la moitié du coté du carré circonscrit. Cette direction est absolue, et, par conséquent, comme nous allons d'ailleurs le voir, présente moins de difficulté d'exécution que la vue oblique proprement dite.

LE CARRE VU OBLIQUExMENT

Lorsque le carré est vu obliquement, c'est-à-dire se trouve dans la situation qui constitue la, vue oblique proprement dite, telle que la présenterait un carré mobile à pivot central, par exemple un de nos modèles à silhouette, que l'on inclinerait plus ou moins de côté ou d'autre, le degré d'obliquité des cotés fuyants peut varier à l'infini.

Dans le carré ABGD (fig. 40), vu oljliquement, on peut observer que plus un des angles, comme B, se rapproche de l'horizontale, plus l'angle opposé, D, se rapproche de la verticale, et plus, en conséquence, est accentué le raccourci perspectif du coté DC.

Pour étal)lir le plan perspectif du carré selon le degré d'obliquité présenté par le carré géométral ABCD (fig. 40), on déterminera d abord le carré de front et le cercle inscrit dans ce carré, d'après les indications déjà données ; puis, élevant des quatre angles du carré oblique des verticales prolongées jusqu'à l'horizontale du premier plan, on conduira des quatre points donnés des fuyantes au point de vue : ces fuyantes toucheront la circonférence fuyante aux points A', B', C, D'. qu'il suffira de réunir entre eux parles lignes droites A'B', B'C. CD', D'A', pour avoir en A'B'C'D' Tapparence perspective du carré oblique ABCD.

L'opération est identique pour les carrés EFGH, IKLM, NORS.

LE MATÉRIEL ACCESSOIRE

Fig. 40.

PUEMiKRE PAUTIK

LE PERSPECTOSCOPE

Le i3erspectoscope est un instrument nouveau, destiné à faire voir, à démontrer d'après nature la fuite des lignes vers le point d'œil. Cet instrument, dont Ja figure 41 représente l'ensemble

Fig. 41.

extérieur, consiste en un cube formant boîte et renfermant : 1° le riiiroir point d'œil (G) ; 2° deux carrés réunis à angle droit par une section centrale ; 3° deux autres carrés réunis également à angle droit sur leurs extrémités; 4° les fds directeurs (J) ; 5° les punaises (H). Chacun des cotés de la boite est marqué d'une des lettres A. B, C, D E, F, afin de faciliter au maître la désignation du côté nécessaire pour l'étude, et percé de deux petits trous permettant d'y introduire deux fortes punaises, pour fixer le cube sur un tableau ou sur une table, selon que l'exige la démonstration. Les carrés intérieurs, rnarciués G, H, peuvent également être fixés sur le tableau. Le miroir point d'œil pouvant être employé isolément dans un assez grand nombre de cas, nous allons d'abord en expliquer l'usage.

IJ- MATKUIEI. ACCKSSOIRE

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