L.\ NATURE EN PF,EIN AIR
204 QUATRIÈME PARTIK
Type 2.
VIEILLE FENÊTRE DE CELLIER NORMAND (fig. 195).
Ce cellier, ouvert presque au ras du sol, doit à cette proximité l'entourage de pierres, relativement énormes, qui forment toujours le soubassement des vieilles murailles et qui ont été la cause de la durée de notre motif à travers les siècles. Cependant le ciment qui reliait les pierres est à la longue tombé en poussière ; elles ne soutiennent plus encore tant bien que mal les barres de fer et les poutres supérieures de la fenêtre, elles ne se maintiennent plus elles-mêmes que par la force de la juxtaposition. Un manteau de végétation primitive s'est étendu chaque année davantage sur ces vieux blocs, les lichens aux racines microscopiques en ont petit à petit rongé les angles en s'y incrustant : de là ces vides formant les accents colorés, curieux à étudier, faciles à traduire, intéressants d'aspect, qui nous font recommander particulièrement l'étude des constructions anciennes, surtout au débutant, dont le crayon encore incertain ne saurait bien reproduire que ce qui lui est clairement présenté.
L'ensemble linéaire de cette fenêtre peut être construit à l'aide de modèles pris parmi les cubes.
LA NATURE EN PLEIN AIR
Fig. 19:).
Type 3.
UN PUITS (fi g. 196).
Ce puits a été dessiné d'après nature tel que le présente notre figure. Si nous l'aA^ons admis parmi nos types d'étude, malgré sa ligne un peu rigide, c'est quil vient bien à l'appui de la vérité d'aspect que peut prendre un motif composé avec les modèles fournis parles cubes, lesquels modèles permettront de construire ce puits très exactement.
Gomme expression, l'élève remarquera la direction des tuiles parallèles au bord du toit, Fombrc dans la profondeur du puits et l'accent des objets placés au premier plan pour rompre la ligne et meubler le terrain .
LA NATURE E.\ PLEIN AIR
Fig. 196.
Type 4.
SOMMET d'un toit A PIGNON VU DE FACE (fig. 197). — Dessm à la
plume.
L'exécution de ce dessin exige l'emploi d'une très grosse plume pour arrêter les contours et dessiner les parties principales, et d'une plume fine pour envelopper d'ombre les parties colorées et celles qui sont dans la demi-teinte.
LA natl:re es plein air
Fig. 197.
2lO QUATRIEME PARTIE
Type o.
VIEIL ESCALIER TOURNANT. A CHATELGUYON (pUï-DE-DOME) (flg. 198).
Le crayon doit exprimer par des accents vigoureux la disjonction des pierres formant les marches de ce vieil escalier, tout en maintenant, par la fermeté un peu sèche de Fangle rentrant, l'apparence de cohésion qui le rend encore praticable. Le mur de la maison est fuyant et forme le second plan ; les détails de la charpente devront donc être atténués selon l'éloignement progressif de ce mur.
L'élève remarquera le ton enveloppé de l'intérieur de l'escalier et en cherchera le rendu.
LA .NATL'Rlî KN PLEIN AIR
Vis. 13S.
Type 6.
PORTE DE JARDIN (flg. 199).
L'application de la perspective ne devant jamais être négligée, nous avons cru devoir, pour le battant de cette porte ouvrant en deçà du mur, indiquer l'ellipse formée par le cercle fuyant sur le centre duquel elle pivote. Le développement presque égal des deux ellipses parallèles décrites par le haut et par le bas de la porte prouve que l'horizon est à peu près au centre du motif.
Le rectangle ECBF, qui forme la porte, se meut sur la verticale centrale EF et vient toucher la circonférence DG à un point donné suivant son degré d'ouverture.
C'est par la demi-teinte vaporeuse du fond que le premier plan se détache et vient en avant. On observera l'ombre plus vigoureuse du dessous de la porte et la vive lumière qui absorbe les détails sur le rectangle ECBF.
LA NATURE EN PLEIN AIR
Fig. 199.
TyT?e T.
DEUX ARCHES d\\ VIEUX PO\T A POXT-d'oUILUY (CALVADOs)
(fig. 200).
Cn léger frottis de crayon placé au fond du tableau en enveloppe rarrière-plan et présente le vieux pont complètement isolé des détails qui l'entourent.
Dans ce motif, le sujet principal de Tétude est la recherche de /a direction dea inerres entourant le plein cintre des arches et celle du groupement des pierres de construction du pont suivant leur pittoresque irrégularité.
LA NATURE E.\ PLEIN AIR
T>-pe 8.
PUITS COMMUNAL (fig. 201). — Dessin à la plume d'après nature.
Ce genre de puits , qu'on rencontre encore parfois dans les contrées oîi l'eau est peu abondante, est en général isolé des habitations et abrité par quelque construction de forme primitive, soit ici quatre piliers de bois à peine dégrossis soutenant un toit en pyramide.
Ce puits, quoique vu d'angle, est un type tout à fait rudimentaire d'étude en plein air. Malgré cela, l'élève doit observer très attentivement l'expression des vieux bois, le mouvement perspectif de la poutre horizontale et des assises de tuiles selon l'horizon HH, enfin la zone de lumière glissant sous la charpente à gauche et venant frapper tout un côté du puits, dont les autres détails sont caractérisés par une ombre vigoureuse.
On pourrait composer un ensemble de forme analogue à celle de ce puits à l'aide de modèles fournis par les cubes.
LA NATUUR EN PLKIN AIR
218 QUATB1ÉMI-: PARTI K
PAVILLON CARRÉ AU BORD DE l'eAU, VU SUR l'aNGLE {flg. 202).
Dessiné à la plume d'après nature et présenté ici dans ses vvoportion^ réelles , ce pavillon , avec son fond rustique très enveloppé , offre surtout une étude cV effet. Les ombres devront être cherchées selon leur plan avec la plus grande attention. Des motifs tels que celui-ci et le précédent, qui se rencontrent souvent, n'ont de valeur que par un rendu expressif et intelligent. Cette pierre dure , presque unie , doit être traduite par un travail ferme et serré, auquel la plume se prête facilement. Le toit en ardoise, qui exige également une autre expression que la tuile, sera couvert d'un ton local à travers lequel la direction des ardoises suivant la perspective puisse se lire sans être trop accentuée.
Nous recommandons une étude attentive du reilet et des traits vigoureux indiquant la dégradation des pierres, causée par le courant de l'eau.
Ce motif peut être composé à l'intérieur au moyen des modèles de la boîte de cubes.
lA NATURE EN PLEIN AIR
.«HumC.
¥ig. 202-
Type 1 0,
CLOCHER A NEMOURS (sei\e-et-mar\e) (fig. 203). — Esquisse
d'après nature.
Désirant présenter ce clocher, d'une construction assez complexe, dans des proportions qui puissent en rendre parfaitement intelligible la forme particulière ainsi que l'attache des divers détails , nous avons dû tronquer à un point donné la pyramide supérieure, dont le sommet d'ailleurs présente peu d'intérêt ; car on sait d'avance cjue les obliques des côtés se prolongent en forme d'arêtes jusqu'à un point commun où elles se réunissent et forment le sommet du clocher.
Nous n'avons pas à revenir sur ce que nous avons dit précédemment au sujet de la double pyramide.
Ce motif a pour seul but de présenter une esquisse au trait arrêté selon la direction, l'expression et Vaccent de l'ensemble et des détails, tels que le dessinateur doit les chercher d'après nature. Une esquisse ainsi faite peut rester telle quelle et constituer, selon le motif et l'exécution, un souvenir des plus intéressants.