LA TERRE GLAISE
l.a terre (jhi.'^e nu !ir<iile (jri^e Qiii (Vnn ton gris l)leuté; on en trouve dans toutes les falnM(jues de poterie. Pour que cette terre soit d'un bon emploi, il faut qu'on puisse la pétrir avec quelques cil'orts : trop molle, c'est-à-dire trop humide, elle s'attache aux doigts ; trop sèche, elle est peu malléable. En outre, elle doit être d'un grain égal, autrement dit, sans morceaux plus secs et plus durs à l'intérieur.
Lorsque la terre glaise, restée depuis un certain temps sans emploi, se trouve desséchée et durcie, on la place une heure
OU deux dans un seau d'eau, d'où on la retire pour la pétrir fortement, la bien lier dans son ensemble et lui rendre ainsi sa ductilité première ; puis on la met en motte et on la place dans un ou plusieurs pots où, soigneusement recouverte avec une toile grossière, on la maintient constamment assez humide pour qu'elle reste en bon état d'emploi, ni trop ni trop peu mouillée, ainsi que nous venons de le dire.
Fie. 21 i.
Le récipient le plus commode, selon nous, est une petite terrine ronde (fig. 214'. pouvant contenir assez de terre pour deux élèves.
LES ÉBAUCHOmS
Il y a dos ébauchoirs on Ijoîs et d'autres en fer, offrant les uns et les autres des centaines de formes différentes, parmi lesquelles le sculpteur clioisit celles qui lui paraissent les mieux disposées pour son travail ; souvent même il modifie ces formes ou en crée de nouvelles, mieux appropriées à son mode personnel d'exécution ou aux formes particulières de l'œuvre à modeler ; mais, parmi cette infinie variété de formes, quelques-unes restent classiques et
Lh: MODELAGE 243
ne peuvent être remplacées par aucune autre : ce sont celles des
FiLT. ii:
ébauchoirs en bois représentés dans leur grandeur réelle par la
figure 215. Ces élmiichoirs sont ceux dont on fait le plus souvent usage, surtout l'ébauchoir A, dont l'élève doit se servir pour le début, qui, devons -nous ajouter, ne comporte pas Femploi des ébauchoirs en fer.