‹ Guide de l'alphabet du dessin, ou, L'art d'apprendre et d'enseigner les principes rationnels du dessin d'après natureChapitre 161 sur 161 · EXECUTION DU MODELAGE · texte numérisé non relu

EXECUTION DU MODELAGE

L'exécution du modelage comprend quatre opérations : lo tracer le plan ; 2° masser largement le motif ; 3° modeler ù la main, en cherchant la forme ; 4" finir à l'aide de l'ébauchoir.

i"-" opération. — L'élève, ayant disposé sa planchette delà manière indiquée précédemment, tracera à la craie sur cette planchette le plan en projection horizontale de l'objet à modeler, comme le montre la fmure 216.

2'"f opération. — Après avoir bien constaté que la terre est en bon état, c'est-;i-dire peut se lier et se pétrir, sinon facilement, au moins avec quelques efforts, sans qu'elle soit molle ni boueuse, on la pose par morceaux sur la planchette, en les liant entre eux et dirigeant la terre sui\ant la forme générale, grossièrement et sans détails.

3'°* opération. — Cette opération consiste à modeler réellement l'objet, mais encore ù l'aide de la main seule, en glissant le pouce et l'index ou même la paume de la main, pour bien donner à la terre la forme du modèle, épurer les contours du premier travail, chercher les détails principaux en enlevant la terre çà et là, pour la ramener avec les doigts adroite ou à gauche, en ajouter, si l'on n'en a pas mis assez dès l'abord, compléter la forme de ce qui existe en pétrissant toujours la terre, obtenir enfin avec la main et les doigts le plus de perfection possible avant d'employer l'ébauchoir.

4"" opération. — Lorsque le motif a été modelé et terminé autant que possible; ii la main, l'élève prend l'ébauchoir A ou l'ébauchoir lî, av(.'cla pointe ou le tranchant ducpiel il épure son œuvre, arrondit, creuse, adoucit, en s'arrètant à temps cependant; car le plaisir de couper et de rogner pourrait finir par lui faire g;\ter son œuvre.

L'ébauciioir doit souvent être tenu avec les deux mnins. Tune le maintenant, l'autre le dirigeant.

Lorsque l'ébauchoir s'encrasse ou s'empâte d(; terre, il faut l'essuyer avec le chill'on liunii<le ((ui sert à recouvrir la terre.

La figure 217 présente comme type terminé la ropace dont la figure 216 a montré l'esquisse. On voit que le fleuron central ainsi que le cercle et le carré qui l'entourent se détachent finement en relief sur le fond rouge de la planchette.

Fifî- ^16.

IN

La toile mouillée. — Tout le temps que dure le modelage sur la planchette, il faut, pour conserver à la terre sa malléabilité,

CINQL'IÈMt: PAUTIE

étendre avec beaucoup de soin, après chaque séance, sur l'œuvre commencée, un linge mouillé dont l'eau ait été fortement exprimée, de telle sorte qu'il reste seulement très humide, en un mot.

Kifc'. 21:.

un Hnge réunissant les conditions (jue nous avons indiquées plus haut pour la conservation de la l.-rre placée dans le récipicmt.

LK MODELAGl-: 247

LE MOULAGE

Si peu loin que nous allions sur le chemin du grand art de la sculpture, nous devons parler du moulage; mais, comme nous ne pensons pas que le maître ni rélt*\-e aient le t<'mps de s'occuper de ce travail, qui, tout en n'ayant rien d'artistique, exige pourtant une certaine haluleté qu'on n'acquiert que par Thaljitude, nous nous contenterons de l'aire connaître le moyen d'olîtenir la reproduction exacte et inaltéral)le de l'objet modelé.

Le moule perdu. — On broie du plâtre en poussière impalpalîle. on le délaye, puis on le jette liquide sur le modèle en terre glaise, avec laquelle, par sa nature, il ne peut jamais se lier : ce plâtre, grâce à sa finesse, s'incruste dans les moindres détails en creux de l'objet modelé, en même temps qu'il suit les contours des reliefs les moins apparents. On laisse bien sécher cette première couche de plâtre, qui doit avoir une certaine épaisseur ; puis. quand elle est devenue solide, on en retire la terre, qui laisse en creux dans le plâtre la forme dont elle présentait le relief. On lave bien l'intérieur du moule, pour retirer les parcelles de terre qui auraient pu y adhérer, puis, après l'avoir graissé ou savonn('', pour éviter toute adhérence postérieure, on h renqilit de plâtre également fin et délayé, mais un peu moins liquide que le premier et, par un tassement léger et longuement répété, on l'insère jusque dans les plus fines nervures creuses du moule.

Lorsqu'on suppose le plâtre ù peu près sec, on brise doucement l'enveloppe qui le renferme, le moule, qui se trouve ainsi perdu, et l'on a en plâtre le modèle que l'on avait fait en terre. C'est ce modèle qui deviendra le type de toutes les épreuves semblables que l'on voudra obtenir : seulement, alors, le moule, au lieu d'être brisé, sera habilement découpé, de manière à être rajusté d'une manière invisible toutes les fois que l'on voudra s'en servir.

Le moulage, comme on le voit, est un travail de la main Ijeaucoup plus que de l'intelligence, et nous engageons d'autant moins h's maîtres et les élèves à s'en préoccuper qu'il y a maintenant de fort habiles mouleurs jusque dans tous les bourgs.

Quoi qu'il en soit, voyons ce qui reste à faire pour perfectionner le type-modèle , quand il sort du moide. C'est à ce moment que deviennent utihïs les ébauchoirs en fer ou ripes, dont la figure 218 présente trois modèles diflerents, qui sont les plus simples

et les plus usuels.

Les ébauchoirs en fer servent à nettoyer sur le plâtre encore frais les empâtements que le moule pourrait avoir laissés , à retrouver des finesses , enfin à compléter et perfectionner le modèle dans les détails et dans l'ensemble.

Si le plâtre avait eu le temps de sécber et durcir, il faudrait le mouiller en passant dessus un cbiffon très humide ; carie travail à l'ébauchoir en fer, grattage ou détails, n'est possible que sur le plâtre frais .

Selon nous , les ébauchoirs en fer ne doivent guère être employés parles débutants, qui pourraient vite gâter leur travail au lieu de le perfectionner, et nous en conseillons môme un usage très modéré aux plus habiles, au moins jusqu'à ce qu'ils soient devenus tout à fait sûrs de leur main.

Fig. 218.

Prkface. V

INTRODUCTION

Coup «l*€oil <l*ciisciiil>le sur la métliocle 1

Cons^cils sur 1» 1c«2'Obi 0

LE MATÉRIEL ACCESSOIRE

Conseils divers. — Moyens pratiques pour vérifier les proportions,

la perspective, etc.

I^es tables |>ortc-iiio<lèlcs 9

Tal)lc porle-modèles destinée aux cours 9

— Les faI)riquos 9

— Le fusain de fond 11

— Les refiels d'eau 11

— Objets usuels et nature morte. 11

Table porte-modèles destinée aux leçons particulières 13

— La toile métallique 13

— Vérification de la perspective linéaire 13

— Vérification de la perspective aérienne 15

— Le clair-obscur 17

I^c cal<nie «lîreet «le la nature 19

liC ca«lre-îsolîiteiir 26

Réduction des ensenil)lcs 29

Directions et grandeurs des lignes fuyantes 32

IjC compas «le l'artiste 34

I^e preiieiii* «l'anjatle 37

La cor«le tendu c 39

Pages

Prîucîpes des vues perspectives 40

La vue de front et la vue d'angle 40

Le carré vu obliquement 42

Le perspeetosco|)e 44

Le miroir point d'œil 45

Leçons démonstratives de perspective 46

— Application du miroir point d"œil aux surfaces et aux reflets 46

— Le carré 46

— Le cercle 49

— Les reflets 50

— Application du perspectoscope au tracé des volumes simples 51

— Le cube vu de front au-dessus de l'iiorizon et à gauclie du speclaleui- 51

— Le cube vu d'angle 52

— Le cube oblique d'après nature 54

— Application du dou])le carré à l'étude des diverses positions du cube . . 55

— Le cube placé de front 56

— Le cube placé sur l'angle 56

— Le cube placé obliquement 58

— Le cône en perspective 58

LA BOITE DE CUBES

Types générateurs 59

Cubes entiers et cubes à divisions rectangulaires. — Pierres, briques, croisées, 2:)ortes et ponts 60

— Les cubes A, B, C 00

— Les cubes D, E 62

— Le cube F 62

— Le cube G 64

— Le cube H 65

— Le cube I 66

— Le cul)e J ' 09

— Le cube K 71

Cubes k divisions triangulaires. — Les toits 1[

— Le cube L 71

— Le cube M 74

— Le cube .\ 78

— Le cube 0 80

— Le cube P 82

Boîte des détails accessoires 84

— Los clieminéos 84

— Los fenêtres mansardes 85

— Les conlreforts 85

Pages

Modèles a base circulaire ou hexagonale 8G

— Le modèle Q 87

— Le modèle R 87

— Le modèle S 8"^

— Les modèles T, U 88

— Le modèle V 88

— Les modèles X, Y 88

— Le modèle Z 88

Cooipositîons et applications diverses 91

Les fabriques et les objets usuels 91

Les arbres 131

— Le pin 132

— Le buis 134

— Le chêne 136

Les rochers 138

— Le grès et le silex 138

— Le charbon de terre 140

La forme circulaire 142

Moyen d'établir et de vérifier la perspective du cercle par le diamètre horizontal, dans la pratique du dessin d'après nature • • • 142

Les formes cylindriques 146

— Etude d'après les types de la boite 146

Les polygones considérés comme dérivés du cercle 157

— L'octogone en perspective 157

Application des formes polygonales 159

— L'octogone d'après nature 159

— L'hexagone d'après les types de la boîte 163

Li NATURE PITTORESQUE

Observations préliminaires 167

Analyse et mode d'emploi des modèles 170

I^e modèle 4 170

Fragment du modèle 4 172

Le modèle 3 174

Fragment du modèle 3 176

Le modèle 6 178

Fragment du modèle 6 ....... ' ISO

Le modèle 1 lî^~

Fragment du modèle 1 184

Le modèle 5 18^

Fragment du modèle 5 186

Le modèle 2 188

Fragment du modèle 2 lUO

Le modèle 7. Première vue 192

Le modèle 7. Deuxième tue 1U4

Le modèle 7. Troisième vue l'J6

Frasment du modèle 7 198

ÛUATIUEME PARTIE

LA NATURE EN PLEIN AIR

Derniers conseils.

Observations préliiiimaires 201

Types d'étucles 202

Les fabriques 202

Les arbres 230

— Le hêlre 230

— Le chêne 235

— Le bouleau 23G

Observations |>réliiiiiiiaires 239'

Moyens matériels «l'exécution 241

La planchellc 241

La terre glaise 241^

Les ébauclioirs 242

Exécution du modelage 244

Le inoiila&re 247

Page 1