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LE DESSIN A LA PLUME ET AU LAVIS

Le dessin au lavis tel que nous le présentons ici est tout ce qu'il y a de plus élémentaire : nous avons simplement pour but, en ce moment, d'apprendre à l'élève à tenir le pinceau et à passer une teinte (lig. 48, i9 et 50).

Premier mode d'exécution du lavis. — Après avoir fait une bonne esquisse au crayon, Té lève refîacera légèrement et fera un trait, également au crayon, des contours de l'ensemble; ce travail terminé, il passera la teinte de lavis; cette teinte passée et séchée, il prendra la plume et exécutera complètement le dessin.

Deuxième mode d'exécution du lavis. — Faire l'esquisse, puis le dessin à la plumo, ot passer de la mie de pain dessus, pour bien le

nettoyer avant d'étendre la teinte ; car, si cette dernière rencontrait le crayon, elle le fixerait et le trait ne pourrait plus s'eiïacer.

L'encre étant préparée pour la teinte, prendre un pinceau de grosseur moyenne et passer cette teinte par-dessus le dessin. Ce moyen est celui dont on fait le plus généralement usage ; c'est aussi le meilleur, quand l'encre dont on se sert est bonne et ne se décompose pas sous la teinte, telle que peut l'être l'encre dite de la Petite Vertu. Si, au contraire, l'encre employée pour le dessin se décomposait sous la teinte, en procédant comme nous venons de le dire, le travail serait perdu et, dans ce cas, le premier moyen que nous avons indiqué serait naturellement préférable.

L'expérience une fois faite, et il est bon de la faire, l'exécution suivra son cours.

Ce qu'on peut et doit employer pour préparer la teinte. — L'encre de Chine, qu'on trouve aujourd'hui très facilement, est excellente; mais le noir d'ivoire en pain, en pastille ou en tube, n'est pas moins bon.

L'encre de Chine donne sa teinte par le frottement léger du bâton de cette encre dans un godet contenant un peu d'eau. — Le noir

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INTRODUCTION

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d'ivoire se touche seulement avec un pinceau mouillé et donne la force de coloration voulue sans exiger aucun effort.

— L'encre ordinaire à écrire, même additionnée d'une assez grande quantité d'eau, peut parfaitement servir dans les conditions que nous Amenons de développer.

Manière de passer la teinte. — Après avoir bien déhiyé l'encre de Chine ou le noir divoire, puis préparé la teinte très pure et selon la coloration voulue, on en emplit autant que possible le pinceau et on le passe franchement sur le dessin ; il faut avoir soin d'emplir de couleur le pinceau aussi souvent que cela est nécessaire pour que la teinte soit bien mouillée et qu'en séchant elle s'étende également.

On doit éviter autant que possible de revenir à l'endroit où le pinceau a passé ; car le dessin, étant mouillé à cet endroit, pourrait se décomposer ou perdre de sa fermeté sous des coups de pinceau répétés. Si la teinte, une fois sèche, ne parait })as assez forte, rien n'empêche den passer une seconde.

Le pinceau ordinaire peut être employé pour ce genre de travail. Un pinceau moyen est préférable à un gros pinceau, qui devien- (h'ait gênant entre des mains inhabiles. Pour choisir un bon pinceau, même dans les qualités ordinaires, il ne faut jamais le mouiller, mais jjasser vivement le doigt dessus : s'il ne s'élargit pas trop, s'il conserve à peu près sa pointe, il est bon.

Nous signalons comme excellents les pinceaux en martre rouge ; ils doivent être surtout choisis parmi ceux qui sont emmanchés dans une virole de fer-blanc adaptée à un manche de bois ; c'est, du reste, la manière dont on fait généralement les pinceaux aujourd'hui.

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LES SURFACES

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