EXPOSÉ DE LA MÉTHODE
Le principe fondamental de cette métliode est un carré ou un rectangle exactement adapté par Fœil du dessinateur au sujet qu'il veut reproduire, selon que ce sujet est régulier dans son développement ou j)lus ou moins éten(hi eu hauteur ou eu largeur. C est lui cadre
(I) La sphère ou boule, à roupe plane toujours circulaire et, par conséquent, type parfait u cercle appliqué aux volumes, est toutefois d'un emploi trop exclusif et trop peu fréquent
jour être prise ici comme type pratique
iMK. 1.
rciift'i'niant l'ensomble total do la forme. Ce cadre, le plus souvent fictif, se présente cpiel(|uefois cependant tout foi-nié dans la nature. Telle est cette grande porte de ferme (fig. 1) sOuvrant sur un fond auquel elle sert d encadrement en <léterminant naturellement la proportion générale de son ensemble. Sur ce cadre naturel, nous trouvons, à l'aide des diagonales, la verticale et l'horizontale, qui partagent notre dessin en quatre parties égales, ce qui permet de juger facilement de la place et de la proportion de chaque objet, d'apprécier presque sûrement les divers mouvements des lignes du tableau, par la comparaison qu'on peut toujours établir entre celles-ci et celles du cadre proportionnel tracé sur le dessin.
Lorsque l'artiste encadre le tableau qu'il va présenter au public, son unique but est d'isoler son œuvre, afin que l'œil du spectateur puisse apprécier cette ceuvre sans être distrait par les détails d'un entourage souvent dissonant, pour qu'on puisse sentir les vibrations des notes obscures ou brillantes et leur rôle saisissant ou simplement harmonieux selon leur place, et surtout pour que la belle combinaison des lignes soit justement appréciée, ce qui devient d'autant plus facile que la rigidité de forme du cadre sert constanmicnt de point de comparaison.
Eh bien, notre principe est simplement le cadre réduit à sa forme la plus simple et, à la volonté du dessinateur, faisant de chaque objet, même isolé, le motif d'un tableau.
Cotiteau de poche (fig. 2). — Remplaçons donc maintenant le site pittoresque qui vient de nous servir de type démonstratif par l'un de ces objets isolés, choisi exprès parmi ceux d un usage vulgaire et par cela même connu de tous. C'est un simple couteau de poche. Voyons l'aide que peut donner au dessinateur l'application du cadre.
Le couteau est ouvert et placé droit devant le spectateur. Si peu initié au dessin, si peu intelligent même qu'on puisse être, la première chose qui frappera, c'est que l'objet est beaucoup plus long que large : c'est donc un rectangle très allongé qui sera son cadre naturel. Le couteau est posé droit et debout : donc encore ce rectangle sera vertical. Le manche du couteau est un peu plus long que la lame : eh bien, en traçant les diagonales, dont l'intersection donne le centre mathématique du rectangle, on saura que la lame doit s'arrêter un peu au-dessus do la 1 i^: 2. ligne horizontale conduite par ce contre ; que la partie intermédiaire, connue sous le nom de virole, (pii sépare la lame du manche proprement dit, s'étend à peu près tuitant au-dessous quaudossus de cette ligne; puis que le manche s'abaisse et vient toucher le
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Fig. 3.
Fis. 4.
l)as du rectangle. La verticale centrale donne la place des détails de ce manche. Enfin, toutes ces lignes réunies servent de points comparatifs et de guides pour les détails pittoresques du couteau, que Tœil apprécie alors aisément et que la main reproduit de même.
Feuille de cJuitaigniev fig. 3i. — Si nous prenons un motif de nature tout autre, par exemple, une feuille de châtaignier, l'élève ne romarquera-t-il pas, dès le premier coup dœil, que la largeur en est plus grande relativement à la longueur que dans le premier modèle, et n en conclura-t-il pas que le rectangle sera moins allongé ? La grande nervure, la nervure médiane, qui partage cette feuille est précisément au milieu : la verticale centrale en sera donc la directrice naturelle, ainsi que celle du support allongé appelé pétiole. Les deux côtés d(^ la feuille présentent des courbes touchant à la même hauteur les côtés du rectangle : les ^ points où a lieu ce contact seront donnés par Ihorizontale centrale, et les diagonales tracées d'abord pour déterminer le centre donneront les points comparatifs pour le tracé des courbes et des nervures latérales.
Sevpe <le hucheron (fig. 4). — Xous avons clierché et réuni avec la plus grande attention des objets présentant les formes extérieures les plus simples, parce que, dans notre pensée, ces contours d'un tracé tout rudimentaire rendront plus lisibles pour le débutant les lignes comparatives et directrices de notre cadre d'ensemble. C'est à ce point de vue que nous ajoutons cette serpe de bûcheron aux faciles interprétations qui précèdent. Ce modeste ustensile d'industrie rustique est encadré dans sa totalité par un rectangle très allongé ; mais, pour avoir un tracé plus correct du fer de la serpe, il sera bon de chercher dabord la proportion relative du manche et d indiquer cette proportion par une horizontale ; on établira ensuite dans la partie supérieure les lignes comparatives, sur lesquelles on cherchera les points conducteurs de la courbe et langle du crochet qui en est le caractère prin-
COUP D'ŒIL SUR LE DP:SS1N USl'lOL
cipal. La verticale centrale al)aissée jusqu'au bord inférieur du rectangle servira à déterminer l'épaisseur do la virole et la largeur du manche.
Oignon ifig. 5i. — Nous n'oublions pas cjue notre ouvrage a pour titre ï Alphabet du dessin: que, par conséquent, non seulement toutes les formes des objets otf.'rts comme types doivent être prises parmi les plus simples, mais encore que ces objets doivent être présentés dans les positions les plus faciles pour l'interprétation ; qu'en
outre nous ne devons, du moins au début, présenter à létude qu'un objet à la fois.
Mais aussi combien est vaste le champ ouvert à nos recherches ! Notre principe nous permet de prendre nos modèles parmi les objets usuels, les fleurs, les fruits, etc.; les divers détails architectoniques de nos monuments peuvent aussi entrer dans notre enseignement et venir à leur tour stimuler le goût des jeunes dessinateurs.
En ce moment nous nous contenterons desquisser la silhouette dun oignon surmonté de quelques-unes de ses feuilles. Le bulbe de l'oignon, sorte de boule aplatie, s'inscrit visiblement dans un i-ectangle horizontal peu allongé, dont la verticale donne le centre de la hampe et de la racine, et Ihorizontale les points
des courbes latérales tangents aux côtés
Fiff.
du rectangle. Quand l'élève aura ainsi établi sa charpente, il trouvera facilement par comparaison la place des détails.
Dans d'autres ouvrages dun ordre plus élevé, nous avons beaucoup parlé du cadre rectilîcateur ou cadre-isolateur, c'est-à-dire du cadre que les artistes emploient pour trouver l'ensemble de leur motif, pour juger de cet ensemble et pour apprécier la place relative des objets qu'ils ont à représenter.
Nous avons souvent remarqué que des personnes supei'ficiellement initiées à l'art, que les jeunes élèves semblent complètement ignorer ces petits moyens ou même les mépriser, alors (jue des hommes vraiment forts ne dédaignent pas quelquefois d'en tirer un utile renseignement. La nature est un sphinx qui ne se laisse deviner qu'à force de moyens et de raisonnements subtils, et ceux-là seuls s'en rendent
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maîtres qui, poursuivant vaillamment la lutte, savent employer toutes les armes que peut leur fournir leur intelligence. C'est pourquoi nous recommandons de nouveau le cadre dont nous avons fait dans cette méthode un principe d'application générale.
A qui n'est-il pas arrivé, se trouvant dans un appartement, de regarder à travers une fenêtre? En voici une (fig. 7) qui présente, à la séparation des vitres, une horizontale et une verticale; eh bien, si le spectateur veut accorder quelques instants d'observation sérieuse au tableau qui se déroule au delà de cette fenêtre, n'aura-t-il pas, pai- la direction absolue de ces deux lignes, la juste perception de la réduction des objets et de la direction relative des autres lignes? Ainsi, dans cette vue prise dans les conditions données, la verticale du centre laisse sur la gauche les maisons du premier plan et sur la droite le clocher de l'église, qui se rapproche du centre, tandis que la partie fuyante du motif occupe l'extrémité de ce même côté. L'horizontale centrale permet d'apprécier l'inclinaison des parties fuyantes selon la situation de l'œil.
Est-ce que cette fenêtre, classant ainsi chaque objet, ne semble pas inviter à prendre la plum<' ou le crayon et à tracer sur la vitre toutes ces formes si clairement dessinées? Cette fenêtre, que nous complétons par les diagonales, c'est notre principe, qui ne permet pas le calque,
mais qui aide le dessinateur à établir son ensemble et à comparer les proportions des détails
Pour continuer Tétude de l'application de ce principe, nous allons passer à quelques exemples d'aspects variés et caractéristiques.
Rosace gothique (fig. G). — Nous touchons ici à l'ornementation, genre de j dessin pour lequel, plus peut-être que pour tout autre, l'emploi du carré divisé par les diagonales et la croix est un moyen parfait.
Trouve!-, en dessinant d'après nature, à la pointe du crayon, un
li;^'. (J. — 11" cahier, ])l:iiicli(' 73.
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cercle régulier n'est pas chose commode, et les plus habiles ne peuvent y arriver qu'avec beaucoup de tâtonnements; en outre, ces lobes intérieurs, avec leur proportion exacte, présentent de réelles difficultés; mais, si sur cette ornementation ou sur toute autre ayant le même caractère on applique notre cadre, qui est ici un carré parfait, et qu'on s'aide des diagonales et de la croix, le cercle et toutes les proportions sont trouv(''s tout de suite. Il est vrai ([uil reste encore maintenant à chercher le dessin des formes précises et les détails ; mais la place et la proportion de ces détails ne sont plus en question.
Pomme (fig. 8). — Etant bien comprise l'exécution du motif d'ornementation gothique qui vient de nous occuper, nous pouvons, avec la sûreté de notre principe, en choisir une autre application parmi des objets dun genre tout à fait différent. S il s ag-issait, par exemple, d'une pomme, d'une pêche ou de tout autre fruit, ces objets suivant absolument le même principe que ceux qui précèdent, la difficulté ne serait en rien augmentée.
, La po77î me repré-
sentée ici n'est pas tout à fait ronde, mais le rectangle dans lequel elle s'encadre est très peu allongé. Avons-nous besoin de dire que le rectaugle devrait être modifié selon la forme de l'objet, dont il prendrait les exactes proportions d'ensemble ? La seule dilTérence qu'il y aurait, c'est que, tandis qu'ici la forme à trouvei- par les proportions du cadi'e est presque un cercle, si l'on dessinait un fruit plus allongé, tel qu'une poire, le rectangle de la })roportion générale donnerait un ovale.
Anémone d'automne (fig. 0). — Les modèles de \ Alphabet sont vigoureusement exécutés, afin de faire pénétrer dans les yeux et dans l'esprit de l'élève le caractère des formes primitives ; les finesses d'exécution viendront plus tard. Toutefois, si notre Alphabet pré-
sonto cos formes p.irfois ncccntiiôos jusqu^à paraiti-e dures, lo côté
sérieux peut y reA'endiquer une large place, tous ces dessins ayant été faits d'après nature avec le |)lus grand respect des formes d'ensemble.
Notre méthode s'appuie constamment sur des principes reconnus, et son point de départ a pour base les formes géométriques qui délimitent d'une manière précise touslesobjetsque
nous offre la nalui'c ou ([iic lai't el lindust rie ont créés à son imitation.
Le contour de {'anémone reju'ésentée ici est donné régulièrement par le pentagone, qui s'inscrit dans le cercle, formé luimême à l'aide du carré ; de là l'utilité d'appliquer notre principe à cette étude pour déterminer corr<'ctement la place des pétales et des folioles intermédiaires figurant les sépales.
Nous croyons devoir appuyer particulièrement sur cette forme pen-
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tagonale, considérée dans ses rapports avec la flore ornementale, dont elle enveloppe les types les plus nombreux et peut-être les plus beaux : anémones, roses, œillets, etc.
Éctisson lienaissance (fifr. 10). — N oici maintenant un écusson avant pour cadi e ornemental un carré vu de face entrelacé avec un carré vu d'angle. Cette combinaison, qui ne manque pas d'ingéniosité, a été très employée par les ornemanistes de la Renaissance.
A 1 aide du principe, qui se lit clairement sur notre modèle, il devient facile au débutant de le dessiner en établissant son cadre, dont le centre veilical et le centre horizontal règlent d'une manière
absolue la place des principaux points de lensemble et indiquent les détails complémentaires.
Clef lienaissance (lig. H). — Nous donnons comme dernier type démonstiatif de la série dobjets n'offrant que des surfaces ou tout au moins un relief très peu accusé le dessin d'une clef Renaissance. Ce dessin, comme beaucoup d autres, demande une multiple application du principe. En effet, en examinant avec attention la clef quil représente, on reconnaît, une fois le cadre d'ensemble établi, que le motif présente à ses extrémités opposées deux sujets détude complètement séparés, lanneau de la clef d'une part et le panneton de l'autre, dont il faut d'alxiid chercher la proportion dans rensemble, et pour lesquels on doit tracer les rectangles voulus, afin de traiter isolément eiiaque groupe et ses détails suivant le principe.
LE RELIEF
Nous voici maintenant arrivés à l'étude des objets en relief, cubes ou cvlindres et leurs dérivés. Ici la solution paraît plus complexe, et elle l'est en effet ; cependant peu de mots suffiront pour expliquer l'adaptation de notre principe à ces nouvelles formes, et il en ress(jrtira qu'ellt' peut devenir tirs sinqde et tout à fait pratiipie.
Étant admis que la traduction graphique de toute surface peut être faite à l'aide d'un carré ou dun rectangle, tout cercle ou toute surface curviligne empruntant rune de ces deux formes comme cadre d eu-
semble, tout volume pourra être dessiné au moyen d'un cube ou d'un parallélipipède rectangulaire plus ou moins étendu en hauteur ou en largeur.
Le cylindre ayant pour base un cercle et tous les autres volumes à base curviligne dérivant des surfaces de forme analogue, les volumes à base rectiligne polygone s'inscriront naturellement dans le cylindre comme cette base s'inscrit elle-même dans le cercle ; il ne restera plus à Félève qu'une seule diftîculté réelle, celle de la juste apposition du cadre à l'objet.
Cette difficulté, nous ne pouvons l'aplanir complètement, parce que là il faudra que le jugement personnel du dessinateur agisse de concert avec la réflexion ; c'est précisément pour développer ce jugement et cet esprit de réflexion artistique que nous ne craignons pas de multiplier nos types d'application dans les genres les plus variés, en les accompagnant do quelques mots explicatifs relativement à l'adaptation du cadre à la nature.
Fenêtre de cellier (fig. 12). — Une étroite et basse fenêtre de cellier fermée par quelques barreaux de fer se croisant à angle droit, et, en arrière de cette espèce de soupirail, un vieux panier à salade, en osier, accroché au haut de la fenêtre et la remplissant presque entièrement, tel est le cadre vrai que la nature nous a offert pour point de départ de l'étude du relief, et rien, certes, ne pouvait être mieux en rapport avec le principe de notre méthode.
La fenêtre est rectangulaire et le panier presque cylindrique ; en outre, celui-ci est coupé horizontalement et à différentes hauteurs par plusieurs cercles destinés à déterminer les variations de la forme et à soutenir dans leur déviation les brins d'osier.
Si l'on regarde attentivement ce vieux panier au travers des barreaux, on remarquera que Fœil du dessinateur est placé un peu au-dessus du premier de ces barreaux, comme l'indique la ligne d'horizon II iï, et aussi que chacun des barreaux forme le diamètre horizontal de chacun des cercles du panier. Le hasard qui a donné ces positions relatives permet à l'œil d'observer aisément le développement graduel des courbes à mesure que les cercles sont plus élevés au-dessus de l'horizon, et l'on comprend que, même sans avoir aucune notion du dessin, on pourrait tracer sur une vitre ces différents cercles suivant leur raccourci perspectif régulier.
On reconnaîtra que ces diverses observations sont extrêmement inqjortantes, si Ion considère que le cadre ainsi évoqué pourrait être présenté sous tout autre aspect ; que, par exemple, le rectangle de la fenêtre pourrait être eu largeur ou même oblique sans que le principe d'opération en lut aucunement altéré.
L'habitation humaine nous ayant offert dans l'un de ses détails
l-lg- 1^
principaux, la fenêtre, qui, en quelque sorte, en est un œil, un cadre naturel pour juger de Tensemble d'un ou de plusieurs objets, nous allons appliquer rationnellement ce principe à une série d'objets d une interprétation assez difficile, puisqu'il s'agit d'objets en relief et de cercles en particulier.
Tonneau (fig. 13). — Ce tonneau se compose de planchettes pa- \ / -!- - . \Ji rallèles légèrement courbées, verticales
f\ \ .^1 quand il est, comme ici, appuyé sur sa
/ \ I /=3t ^^^^^^ circulaire, et de cercles horizontaux servant à relier et à maintenir ces planchettes. Suivant le modèle offert par la croisée, on tracera un cadre d'ensemble donnant les proportions du tonneau, et Ion ajoutera à ce cadre les diagonales, ainsi qu'il a été dit pour les surfaces. Traitant d'abord l'objet à dessiner comme s"il était plat, ou vu dans sa coupe, on déterminera par les lignes comparatives la place des horizontales C, D, qui délimitent chaque groupe de cercles.
Après avoir tracé les courbes de droite et de gauche du tonneau,
il reste à déterminer sa profondeur par la déformation proportionnelle des courbes des cercles suivant l'élévation reconnue de l'horizon, qui peut se trouver ici à peu près à deux fois la hauteur du tonneau.
Comme nous le dirons plus loin, la déformation du cercle amène cette surface à la forme elliptique, et l'ellipse s'appuie sur un diamètre et un centre donm's ; il n'est donc réellement pas (liflicile de la tracer, sachant d'ailleurs que la partie en di^çà du diamètre est toujours plus large que la partie au delà. ^'-' '^- Ajoutons que le cadre rationnel peut,
ainsi que le cadre naturel, changer de position, suivant celle de 1 objet, sans que le principe soit en rien modifié.
Sphère terrestre (fig. 15). — Nous avons dit (page 3'j que, la sphère étant d'une application tout exclusive, nous n'avions pas à nous en occuper comme tyi)e pratique. Nous croyons toutefois devoir donner le dessin de la sphère terrestre à titre d'objet usuel, et surtout à cause de l'armature de cercles dans diverses positions dont on la représente enveloppée pour la facilité de l'étude.
INTRODUCTION
Prenons seulement pour notre explication les deux grands cercles :
le méridien et l'équateur. Ordinairement en bois ou en cuivre, ces . cercles présentent une
certaine épaisseur, qui donne lieu, dans le dessin, au tracé d\m double cei"cle.
Le premier modèle, A (fig. 15), est placé de manière <pie le cercle vertical est à gauche du dessinateur, et le cercle horizontal audessous de son œil, cest-à-dire au-dessous de rhorizon. La sphère sera d'abord indiquée par un cercle géomé- Iral formé d'après le carré, sur la croix centrale duquel on dé- ^ '^ '^' terminera l'épaisseur
des cercles, puis on tracera les courbes suivant le principe donné. Dans le deuxième modèle, B (fig. IG), la sphère est dans la position
opposée, cest-à-dire à
droite du dessinateur et
au-dessus de rhorizon.
Fi-. 11).
Fi-. 17.
Dans le troisième modèle, G (fig. 17), le cercle est décrit dans un carré d'angle.
On peut voir que l'application du principe ne change pas, quelle
que soit la position de la sphère, et que le carré-cadre donne toujours bien l'aspect de la croisée dont nous avons parlé.