‹ Guide de l'alphabet du dessin, ou, L'art d'apprendre et d'enseigner les principes rationnels du dessin d'après natureChapitre 59 sur 161 · L'ÉCHELLE FUYANTE · texte numérisé non relu

L'ÉCHELLE FUYANTE

Le carrt'^ et le cercle, étudiés et bien connus suivant leurs situations et leurs déformations principales, peuvent suffire à une application simple et vraiment pratique de la perspective, toutes les formes des objets usuels dérivant du carré et du cercle et pouvant être établies en perspective à l'aide de ces deux figures, surtout à l'aide de la première.

Nous ne voulons pas cependant clore cette notice spéciale sans donner au dessinateur quelques indications complémentaires, qui lui permettront dans bien des cas de simplifier encore Tapplication des théories qui précèdent.

Tel est d'abord Temploi de Véchelle fuyante. Nous n'avons pas à définir l'échelle proprement dite, que chacun connaît. Si l'on suppose cette échelle fig. 139) appuyée à terre sur un de ses côtés, dans toute sa longueur, et fuyante, le premier échelon sera représenté par la verticale B'C, et, d'après le piincipe déjà énoncé, que toutes les lignes parallèles entre elles se dirigent toujours vers le même point de Thorizon, les côtés de l'échelle BA, CD seront des fuyantes indéfinies, telles que B'P, C'P.

Pour l'application pratique de cette échelle, il est nécessaire de donner à la grandeur B'C une Aaleur de convention qui serve à déterminer la grandeur proportionnelle des divers objets meublant le terrain perspectif.

Supposons que la grandeur B'C' soit ici d'un mètre. Si l'on a une figure à placer en E, la moyenne générale de la figure humaine étant prise à deux mètres, on reportera deux fois sur la verticale indéfinie élevée en E la grandeur B'C, donnant EF, ou deux mètres, pour la première figure. Si le personnage EF s'éloigne jusqu'en E', on reportera^ E' au plan de réchello en B", où Ton aura le mètre réduit B'C, qui, reporté deux fois sur la verticale indéfinie élevée en

LE RELIEF

E', donnera E'F'. 11 en sera de même si EF, s'éloignant encore, arrive en E ", où sa grandeur se trouvera réduite en E"F".

Si quelque objet d'une élévation déterminée doit être placé sur le terrain perspectif, soit la colonne L^T, haute de quatre mètres, du

sa

pied L on conduira LR ; on prendra la grandeur du mètre, soit RS, à ce plan ; on reportera cette grandeur quatre fois sur la verticale indéfinie élevée en L, et l'on obtiendra LM, élévation cherchée.

Une colonne haute de six mètres étant à déterminer sur un point plus éloigné, soit en N, on conduira NR' ; on reportera R'S', mètre

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