PLANCHE IV
Fig. 1. Ailes du /*/e»7«Mnj/t Linné, dénudées. Les lettres extérieuics désignent les nervures que je vais d'abord signaler.
a, aiie supérieure. — c, côte ou bord supérieur de l'aile, simple. — d, preniièic nervure scus-co>ilale. — e, tleuxième nervure snus-ccstale, ou vraie. — f, nervure médiane. — g, nervure anale. — La nervure sous-médiane manque el se trouve remplacée par un léger pli entre les deux précédentes.
b, aile inférieure. — //, première nervure sous-costale écartée. — i, deuxième nervure sous-costale ou vraie. — j, nervure médiane. — m, nervure anale. Les lettres intérieures désignent les cellules signalées ci-après; ce sont les mêmes pour les deux ailes.
c, cellule médiasiine au-dessus de laquelle est la costale.
— se, cellule sous-costale (discoidalc des Lépidopterologistesj. — m, médiane, —s k?, cellule sous-mcdiane, confondue avec la médiane eur l'aile supérieure, par suite du manque de nervure sous-médiane. — a, cellule anale. — premier p, cellule radiale. — second p, cellule cubitale, subdivisée par une nervure oblique sur l'aile supérieure, les trois p inférieurs, cellules posiérieures.
Fig. 2. Aile supérieure de Tenihrédine.
a, nervure costale. ~ b, nervure sous-costale. — c, nervure médiane. — d, nervure sous-médiane. — e, nervure anale. — /", nervure radiale. — g, rcrvure cubitale. — h, cellule costale. — i, cellule sous costale. — j, cellule médiane. — /£, cellule sous-médiane divisée en deux par une petite nervure. — l, cellule anale. — ;«, cellules radiales.
— «, cellules cubitales. — o, cellules discoidslcs. — p, cellules postérieures. — q, stigma.
Fig. 3. Aile de Tipiilaire,
a, nervure costale. — b, nervure sous-costale double. — e. nervure médiane. — J, nervure sous-médiane. — c, nervure anale — f, nervure sous-anale (axillaireMacqart.) — g, nervure radiale. — h, nervure cubitale, — i, cellule costale. — j, cellule médiastinc. — /;, cellule sous-costale.
— ly cellule médiane divisée par une petite nervure vers sa base. — fw, cellule sous-médiane. — n, cellule anale. — o, cellule sous-anale. — p, cellule stigraatique. — q q, cellules radiales.— r, cellulecubitalc.— iss, cellules po.stérieureures. — t, cellule discoidale.
Fig. i. Ailes du Li/gaus mililuris Ros.
Les lettres intérieures désignent les cellules.
a, aile supérieure ou ticmiéljtre. — c. CDiie, — d, rlavns. — e, membrane.— /", nervure costale. — g h, nervure sous-costale double. — h' nervure médiane. — i, nervure radiale. — j, nervure cubitale. — k, nervure sous-médiane. — c, cellule costale. — m, cellule sous-costa'e. — s m, cellule sous-mcdiane. — a, cellule anale. — s, cellule stigmalique. — r, radiale. — cub, cubitale double. — d, discoidale. — P p p, postérieures.
b, aile inférieure. — l, nervure costale. — m, nervure sous-costale. ■— n, nervure médiane. — o, nervure sousmédiane. — p, nervure anale. — q, continuation de la nervure sous-costale. — r, nervure radiale. — s, nervure cubitaio. — c, cellule costale, — se, cellule sous-cost;ile. — - III, cellule médiane. — s m, cellule sous-médiane. —
0, cellule anale. — r, cellule radiale. — cub, cellule cubitale. — d, cellule discoïdale formée par une nervule récurrente, émanant de la sous-costale.
Fig. 5. Aile supérieure de Pterowa/us inflexus Forst., trèsgros^ie.
a c, nervure sous-costale. — c, point ou elle gagne la côte nomme par M. Ratzoburg junctura. — b, partie un peu épaissie de la nervure sous-costale (nervure duplex Ratz.) — d, nervure radiale.
Fig, G. Aile supérieure de l'Aphis jacjlandis Kalt.
u, nervure costale. — b c, nervure sons-cohtalc double.
— (/, nervure radiale. — e, nervure radiale deux fois bifurquée. ~f, cellule costale. — j?, cellule médiastine se dilatant au sommet en l'orme de stigma (masse costale, Kaltenb.)
— ///cellule radiale. — /, cellule cubitale. — j, cellules postérieures. — /;, cellules que l'on doit peut-être considérer comme les sous-costale et médiane devenues discoïrtales.
1, cellule qui par suite alors représenterait la sous-médiane.
COLOEPTÈRES
Le plus important de tous est le filet. Le choix n'en est pas indifférent, car de sa construction dépend le succès de la chasse. Aussi allons-nous le décrire en détail. Le filet se compose d'un sac en toile attaché à un cercle enfer supporté par un manche. Le manche, de
la grosseur d'un pouce, a un mètre ou 1",20 de longueur : à une des extrémités se trouve une douille en fer de G centimètres de longueur, percée vers le haut d'un trou où joue une vis dépression pour retenir le cercle. Celui-ci a trente centimètres de diamètre : il est formé d'une lame de fer plat sur champ, de 8 millimètres de large sur 3 d'épaisseur. Cette lame est per-
cée de distance en distance pour qu'on puisse y adapter le sac ; et afin que le fil qui retiendra le sac ne s'use pas trop vite, il faut avoir soin de pratiquer, dans toute la circonférence du cercle, une gorge où seront percés les trous par lesquels passera le fil : de cette manière, le fil ne fera pas saillie et ne s'usera pas aussi vite. 11 faut préférer le cercle en fer plat au cercle en fer rond qui se déforme plus facilement et sur lequel il serait difficile de percer des trous ; en outre, le fer étant plat et sur champ, racle plus fortement les plantes sur lesquelles on le promène. Ce cercle se fixe à la douille du manche au moyen d'un morceau de fer plat, de 3 ou 4 centimètres de longueur sur 6 ou 7 millimètres d'épaisseur, soudé au cercle : on introduit ce morceau de fer dans la douille et on le fixe au moyen de la vis de pression. Pour que le filet soit plus commode à porter, il est bon qu'il puisse se fermer en deux ; pour cela, il faut une charnière de chaque côté, au milieu, arrangée de manière à ce que le cercle ne ferme que d'un côté, car sans cela il se refermerait continuellement lorsqu'on s'en servirait. La chape ou sac qui s'adaptera à ce cercle sera en toile solide pour ne pas se déchirer trop facilement aux épines : elle aura 60 centimètres de longueur. On fixera ce sac en toile au cercle par le moyen des petits trous percés dans ce dernier, afin que ce soit le fer et non la toile qui frappe contre les branches et l.es épines : sans cette précaution , il faudrait renouveler trop souvent les bords de la chape. L'autre extrémité du manche sera munie d'une pointe de fer qui sert à ficher le alet en terre pendant
que l'on visite l'intérieur de la poche. On peut ajuster aussi à la douille, en place du filet, soit une èorte de houlette, pour creuser la terre, pour travailler les bois vermoulus quand l'écorçoir est trop court, soit une petite fourche qui sert à retourner les pierres, les détritus, etc.
Pour chasser au filet, on le promène horizontalement avec son ouverture perpendiculaire, d'une manière assez vigoureuse pour que les insectes se détachent des plantes et tombent dans le sac, mais non pour les envoyer tomber au loin : c'est ce qu'on appelle faucher^ parce que le mouvement que l'on imprime au filet ressemble beaucoup à celui d'un faucheur dans un pré. Pour examiner ce qui est au fond du sac, il ne faut pas attendre qu'il soit trop rempli, parce que les insectes entassés peuvent s'endommager : on renverse le sac sur une nappe pour chercher à son aise et d'une manière plus utile que si l'on se bornait à regarder dans le sac.
Ce filet peut aussi servir à pêcher les insectes aquatiques ; mois il vaut mieux avoir un filet particulier pour cette chasse, et remplacer la toile par un cannevas assez lâche pour que l'euu s'écoule facilement, mais en même temps assez serré pour que les petits insectes y restent pris.
Plusieurs Entomologistes du Midi, et notamment de Lyon, emploient au lieu du filet pour faucher, un j)arapluie do couleur claire, dans l'intérieur duquel ils secouent les branches d'arbres et battent les haies ;
mais c'est un tout autre système que le filet et l'on n'arrive pas au même résultat, puisque le lllet sert principalement à visiter les herbes et les plantes basses sur lesquelles le parapluie n'a aucune prise.
Le parapluie est néanmoins fort utile pour battre les buissons, les haies, les arbres peu élevés, surtout lorsque le manche peut se pHerà moitié.
La nappe est aussi fort utile et remplace avantageusement le parapluie ; mais pour s'en servir commodément il faut être trois personnes, deux pour la tenir bien tendue, et une autre qui secoue les branches d'arbres et les haies. On a imaginé un système assez ingénieux pour employer la nappe quand on est seul, mais il est un peu embarrassant à porter : c'est un manche en bois portant à son extrémité un bâton traus-
versai terminé à chaque bout par un bâton oblique, après lesquels est fixée la nappe un peu lâche afin qu'elle puisse encadrer les branches ou troncs contre lesquels on l'applique. La nappe sert aussi à étendre des feuilles, des fourmis, des détritus. Ses dimensions n'ont rien de fixe : plus elle sera grande, plus elle sera utile ; c'est du reste un ustensile indispensable parce qu'il vient continuellement au secours des autres.
Pour visiter les feuilles sèches, il faut un filet à larges inailles d'environ un centimètre carré : ce filet est cylindrique, dans la forme des tambours à prendre le poisson, d'un mètre de long afin qu'on puisse le saisir solidement aux deux bouts pour le secouer -, il est fermé à l'une de ses extrémités et ouvert à l'autre par laquelle on introduit les feuilles ; il est soutenu au milieu par deux cercles de baleine, espacés de 2 ou 3 décimètres, ayant 25 centimètres de diamètre. On peut se servir pour les mailles, au heu de ficelle, du fil de Bretagne, qui est suffisamment solide. Ce filet est trèscommode et très-portatif puisqu'il n'a d'autre épaisseur que celle des baleines et du fil ; il peut souvent remplacer le crible en ne donnant aux mailles qu'un très-petit diamètre.
Pour appliquer contre les arbres dont on râpe avec un couteau le dessus des écorces, les mousses, les lichens, on se sert d'un filet en toile dans la coulisse duquel on introduit une forte baleine qui ne fait que la moitié de la circonférence du filet, de sorte que l'ouverture a la forme d'un cercle coupé en deux dont la baleine fait l'arc et la partie libre du sac la corde ; c'est
celte dernière partie, tendue par les extrémités de la baleine, que l'on applique contre l'arbre dont elle embrasse facilement les contours malgi"é sa tension. Pour se dispenser de prendre à chaque instant les insectes mêlés aux débris fombés dans le sac, ce qui serait peu commode, il faut que le sac ait au milieu de sa longueur une coulisse avec un cordon que Ton ouvre pour faire tomber les raclures des arbres, et que l'on referme aussitôt pour empêcher les insectes de s'envoler.
Un tamis est aussi chose fort utile, surtout pour les fourmillières : ses dimensions, sa construction , sa forme, varient d'après le goût de chacun. Les uns le veulent rond, d'autres carré ; les uns emploient du parchemin, les autres de la toile métallique ; il faut seulement faire attention à ce que les ouvertures soient assez grandes pour que les insectes qu'on recherche ne soient pas arrêtés au passage, et assez étroites pour que les fourmis et les débris végétaux ne passent pas trop facilement, ('e tarais doit, en outre, être pourvu d'un couvercle pour que les fourmis ne vous inondent pas pendant Topération.
Le plus commode est un sac en moleskine dont le côté verni est en dedans, à l'une des extrémités est cousue une toile métallique ronde d'environ "25 centimètres de diamètre. Sur les côtés du sac, il y a trois baguettes qui glissent dans une coulisse pour l'empêcher de s'affaisser, en haut est un cordon passé dans une coulisse que l'on tire pour empêcher les fourmis de sortir, il est commode surtout en voyage parce qu'il
se plie facilement et se réduit à un très-petit volume.
Pour faire des recherches dans le bois, sous les écorces, il faut un écorcoir, c'est un morceau de fer avec
un manche de bois solide : l'extrémité du fer est triangulaire, en forme de fer de lance, avec les bords tranchants, pas tout à fait droite, mais légèrement recourbée; une longueur de 25 centimètres est sulTisante, y compris le manche.
Cette lame s'emmanche aussi tranversalement, l'instrument ressemble alors à un marteau à côtés tranchants ; il est plus fort et plus commode, seulement il est moins portatif.
Pour mettre les petits insectes qu'on recueille pendant la chasse, il faut avoir des tubes en verre un peu épais, de 4 centimètres de long ; une plus grande longueur les exposerait à se casser, tandis qu'on peut mettre plusieurs de ces petits tubes dans la poche sans courir aucun risque, si l'on a fait attention à ce que l'extrémité arrondie n'ait pas été trop amincie dans le soufflage. Ces tubes sont fort commodes pour mettre à part les insectes rares ou fragiles qu'on ne veut pas mêler avec les autres, et surtout les accouplements qui sont souvent fort intéressants à connaître. Quant aux gros insectes, on peut jeter ceux qui sont noirs, et notamment les Carabiques, dans un flaco7i d'espril-dc' vin très- fort, à 32" si c'est possible ; on met les autres
dans un fiacon à large goulot, qu'on remplit en partie avec (les tortillons de papier, afin que les insectes ne s'amoncellent pas les uns sur les autres; il faut du papier non collé pour qu'il puisse absorber l'humidité qui se concentre dans le flacon. On asphyxie les insectes, pour qu'ils ne s'endommagent pas en se battant, au moyen de quelques gouttes à'éther, de chloroforme ou de benzine, qu'on verse sur le bouchon des flacons. On est souvent obligé de réitérer cette opération à cause de la volatilité de ces liquides qui s'évaporent chaque fois qu'on ouvre les flacons. Il faut faire attention à ne pas en jeter trop à la fois, parce que l'humidité s'attache aux insectes et leur fait perdre leur duvet et leur fraîcheur. On emploie aussi pour le même usage des boites de ferblanc de différentes formes, qui ont l'avantage de ne pouvoir se casser. Quelques personnes se servent pour les Carabiques de petits cornets en papier un peu fort ; on y met l'insecte la tète la première, de manière à ce qu'il ne puisse bouger : cette méthode est assez utile pour les Cicindèles, qui sont sujettes à tourner au gras dans l'esprit-de-vin, et que leur naturel carnassier rend dangereuses au milieu d'un fl.acon rempli de Coléoptères moins turbulents.
Il faut aussi emporter en chasse des pinces à pointes
fines^om saisir de petits insectes dans des trous où l'on ne pourrait les prendre avec les doigts. Enfin, pour ne rien oublier, disons que le tîibac
fumé dans une pipe est fort utile pour insuffler dans les fentes des roches, dans les crevasses des murs, les gerçures des écorces, les lichens, etc., afin de faire sortir les insectes qui, sans ce moyen, resteraient cachés dans leurs retraites.
La pelote, est composée de deux morceaux de
carton ronds, recouverts de soie verte et reliés par un ruban : c'est sur ce ruban que se piquent les épingles. Lorsqu'on chasse, on la pend à la boutonnière afin d'avoir toujours sous la main les épingles dont on peut avoir besoin.
La hoHe à épingks, sel't surtout à emporter une
certaine quantité d'épingles, lorsqu'on part pour une expédition de plusieurs jours. Elle est très-commode, parce qu'on a de suite tous les numéros d'épingles, sans être obhgé d'ouvrir plusieurs paquets, et qu'elles ne peuvent se mélanger la boite une fois fermée, serait-elle même renversée dans tous les sens.
Quand vous partez en excursion entomologique le point capital est de ne rien oublier, car le moindre de
vos ustensiles vous ferait perdre une journée ; il faut donc veiller à ce que tout soit toujours réuni, dans une gibecière ou dans un sac de touriste, soit en toile, soit en cuir, attaché aux épaules par deux courroies. Ce
dernier ûOuâ semble réunir beaucoup plus d'avanlageâ que le premier, d'abord il laisse les deux mains libres et est aussi beaucoup moins fatigant à porter. Ce sac bien disposé peut contenir, outre tous les ustensiles nécessaires pour la chasse des insectes, le déjeuner de la journée et même des vêtements; c'est surtout pour les excursions de plusieurs jours qu'il est indispensable.
CHASSE
Ce chapitre, si simple en apparence, est pourtant le plus compliqué et le plus embarrassant : s'il est vrai de dire, comme on peut le voir dans les ouvrages qui ont effleuré celte matière, s'il est vrai de dire qu'on trouve des insectes partout, sur les routes, sur les fleurs, dans les champs, dans les bois, il est aussi trèsvrai qu'avec une indication aussi spéciale on arriv
seulement à ramasser les mnilienreiix (loléoplères qui veillent bien se laisser prendre ; il laul donc aller audevant d'eux et les relancer jusque dans leurs demeures les plus cachées.
Nous commençons par recommander aux jeunes amateurs de prendre tout ce qu'ils rencontreront, car ce n'est jamais au premier coup dœil que l'on est sûr de l'identité de l'espèce qu'on rencontre. Du reste aucun Coléoplère n'est dangereux : quelques Carabes, quelques Cicindèles, les Lucanes ou Cerf- Volans, mordent assez fortement, mais c'est une morsure simple dont la douleur se dissipe très-rapidement. On prend les insectes un peu gros avec les doigts ; mais pour les petits il est bon de se servir d'une pince fine, et pour ceux de la grosseur d'une tête d'épingle, il suffit d'humecter le bout du doigt que l'on pose légèrement sur l'insecte.
On peut chasser presque toute l'année, car si l'hiver est une saison peu favorable, il n'y a que les moments de grand froid où une chasse pourrait être infruc tueuse. Dès le mois de février, quand le temps s'adoucit, les insectes qui sont restés enfouis dans leurs retraites commencent à en sortir; à ce moment, il faut chercher sous les mousses, sous les pierres, et surtout le long des rivières lorsque, après une inondation, les eaux commencent à se retirer ; celles-ci en pénétrant dans les prés ont forcé une foule d'insectes à sortir de terre, ils sont entraînés par le fleuve el le courant les dépose aux endroits où il se ralentit, mêlés avec des détritus végétaux, que l'on voit dans ces occasions amoncelés
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sur los rives, (les rcelicrehes soiil toujours fructueuses, et l'on prend de cette manière et en quantité des espèces que l'on ne rencontre jamais autrement. Ce sont surtout les (Jarabiques et les Stapliylins, qui abondent sous ces détritus; on y rencontre aussi quebjucs Psélapbiens.Le Pohjstichusfasciolatus ne se trouve jamais que dans les détritus des inondations, soit à Paris, soit à Orléans, soit à Turin.
A la même époque, il faut cbercher dans les prés, au pied des arbres, certaines espèces, comme les Chlœ" nius sulcicollis, holosericeiis, qui ne se montrent qu'au commencement de l'année ; les Bromius et les Lebia qui vivent sous les écorces d'arbres sont dans le même cas.
Souvent en mars, avril, les étangs baissent de niveau, et laissent en se retirant des feuilles et détritus sous lesquels on trouve quelquefois, mais, rarement, VOdacantha mdanvra ; on le prend aussi en secouant sur la nappe les roseaux desséchés qui se rencontrent sur le bord des étangs, pourvu qu'ils conservent un peu d'humidité; lorsque le temps est chaud, ces insectes sont plus nombreux; pendant l'été, on le rencontre dans les marais ombragés, dans les pétioles engainants des roseaux; il se tient à la partie intérieure, qui est plus humide que le reste de la plante.
A la même époque et dans les mêmes localités couvertes de roseaux secs, mais encort^ sur pied, on peut trouver le Dcmetrtas imperialh très abondamment, en secouant les roseaux sur le parapluie qu'on promène au milieu d'euN.
Le Masoreus luxatus[ espèce très rare, se trouve à la même époque sous les pierres.
Dans ces même mois, si l'on rencontre dans les bois des fagots qui y ont passe l'hiver, il ne faut pas négliger de les battre; plus ces fagots seront anciens, mieux ils vaudront. '
A ce propos, nous ne saurions trop nous élever contre la conduite de certains Entomologistes, qui peu soucieux des convenances, renversent les fagots empilés pour les battre, et ne les remettent pas en place, sans compter les liens brisés. De pareils faits, qui malheureusement se renouvellent trop souvent, font comprendre, sans les excuser, les exigences ridicules des gardes dans les bois des environs de Paris.
On peut aussi commencer de bonne heure à chercher sous les pierres, surtout dans les endroits secs, car pour les endroits humides, une saison plus chaude est préférable. Il ne faut pas que les pierres soient trop resserrées dans les endroits où l'on fait ces recherches, car alors les insectes trouvant un grand nombre de refuges s'éparpillent, et rendent les recherches moins fructueuses. Il ne faut pas non plus s'attacher à d'énormes pierres qui, par leur propre poids, sont enfoncées dans la terre sans laisser d'intervalles oîi puissent se réfugier les insectes. Dans les montagnes, les pierres qui sont au bord des torrents cachent beaucoup d'insectes, mais il faut choisir celles qui se trouvent dans des endroits où le courant est un peu arrêté par l'applanissement du terrain, et où les bords sont un peu sablonneux et en pente douce ; c'est là
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qu'on rencontre, et en grand nombre, plusieurs espèces de ISebria.
Le long des rivières, lorsque les rives sont sablonneuses et bien exposées au soleil, il faut piétiner sur le sable et y jeter de l'eau pour faire sortir les Heterocerns^ Omopliron, Bledius, oruiiiairement enfoncés à quelques centimètres. Les Bledius se trouvent aussi dans les endroits secs, mais sablonneux ; on reconnaît leur présence à de petites places circulaires oîi le sable parait plus lin et forme une petite élévation.
Aux bords sablonneux de la mer, il ne faut pas négliger de retourner les pierres, les bois, etc., sous lesquels se cachent des Por/onus, Scan'tes, Nebria ; sous les algues à moitié desséchées on trouve des insectes souvent très-rares ; il faut retourner ces algues, chercher dans le sable un peu humide qu'elles recouvraient et le creuser à quelques centimètres, parce que plusieurs insectes s'y enfoncent, les Hetcrocerus, Phaleria, Trachyscelis, Saprinus ; ensuite on étend les algues sur une nappe et ou les secoue de manière à faire tomber les insectes qu'elles pourraient renfermer.
Il ne faut pas oublier non plus de visiter, à marée basse, les bancs de sable que la mer laisse à découvert dans les baies et les anses peu exposées aux lames du large; c'est là que l'on trouve les Diglossa submarina, les Bembidium (Cillenum) Leachii, courant rapidement au soleil et souvent par bandes nombreuses; les Aepiis, petits Carabiques d'un jaune pâle, très-semblables aux Trechus, se trouvent dans les fentes des roches feuilletées, ou sous les galets, à la marée basse ;
il en est de même pour la Micralymma brevrpenne, Staphylinicn d'un noir fonce qui n'est pas rare au Havre. Pour les autres espèces marines, la baie de la Somme et le bassin d'Arcachon sont, deux localités excellentes.
C'est aussi sur les plages sablonneuses de la mer que l'on voit courir par bandes nombreuses des (licindèles de plusieurs espèces ; quand le soleil est chaud, il est très-difficile de les prendre, même avec le filet, à cause de leur rapidité à la course et de leur facilité à s'envoler. Aux environs de Paris, à Fontainebleau et à Montmorency, on trouve dans les allées sablonneuses la Cicindela sylvaiica, espèce qu'on ne prend ^ que très-rarement dans le reste de la France ; la Cicindela g ermanica ne se rencontre, au contraire, que dans les champs, après la moisson.
Les sablonnières sont parfois des localités truclueuses, mais il faut pour cela qu'elles ne soient pas anciennes et que leurs bords soient à pic; les insectes nocturnes, ceux qui sortent des parois, tombent au fond, et il arrive quelquefois qu'on trouve dans ces fosses des insectes rares et en grand nombre, si toutefois quelque Carabe ne tombe pas au milieu.
Il faut visiter aussi les ornières pleines d'eau et y pêcher, suivant M. Aube, avec un filet n'ayant pas plus de 4 à 5 centimètres de diamètre : on y prend des Alttees, notamment la Balanomorpha nistica et beaucoup d'autres coléoptères rares.
On rencontre dans l'est de la France et sur les côtes de l'Océan et de la Méditerranée, des lacs salés dont les
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productions entomologiques sont spéciales, soit qu'eu cherche sur les plantes qui croissent au bord, soit qu'on explore l'eau salée elle-même et les rivages qui l'avoisinent ; on y rencontre des Heterocerus^ PogonuSy Hijdroporus, Anthicus, qu'on ne trouve pas dans d'autres localités. Lorsque ces marais sont à moitié desséchés par la chaleur, il faut soulever les croûtes épaisses de limon ; on y trouve des Carabiques souvent assex rares.
Dès le mois d'avril, on peut commencer à se servir du filet, quoique la végétation ne soit pas toujours fort avancée ; mais les premiers rayons d'un soleil un peu chaud font sortir une multitude de petits Coléoptères qui s'envolent et se posent sur les tiges d'herbes souvent encore flétries, ou sur les buissons à moitié feuilles. C'est surtout aux mois de mai et juin, lorsque les prairies sont en fleurs, que le filet est utile pour ramasser une quantité de Chrysomélines et de petits Charançons. 1! ne faut pourtant pas se borner aux prairies : les lisières des forêts, les clairières, les haies doivent être soigneusement explorées ; il en est de môme pour les roseaux, les joncs, sur lesquels on trouve les Donacies. Le G. Hœmonia, qui a beaucoup d'affinité avec les Donacies, vit dans l'eau, accroché par ses tarses aux plantes submergées; cependant il en sort quelquefois.
Le soir, au crépuscule, la chasse au filet produit de bons résultats ; il faut le promener à quelques centimètres de terre dans les endroits où l'herbe est courte ; quand elle est haute, on effleure le sommet des tiges. On trouve ainsi plusieurs insectes qui ne sortent qu'au
crépuscule et qu'on chercherait vainement le jour ; mais une condition essentielle de cette chasse est qu'il n'y ait point de rosée ; s'il y a de la rosée, on n'arrive qu'à faire une bouillie du peu d'insectes qui tombent dans le met.
C'est au moment où le soleil va se coucher, vers cinq ou six heures, qu'il faut faire cette chasse dans les clairières des bois pour prendre les Colon et quelques Anisotomides. Pour ces derniers, on en trouve plusieurs espèces pendant l'hiver, se promenant sur les talus, au pied des arbres, même pendant les gelées. Quelques autres affectionnent les plages sablonneuses dvi bord de la mer.
Pour les Choleva ou Catops, il est bon, lorsque cela est possible, de se faire une espèce de charnier ou l'on dépose les rats, les taupes, enfin tous les petits cadavres que l'on peut se procurer : jusqu'à ce qu'ils soient complètement desséchés et rongés, ils procurent quelques Coléoptères , mais les pies sont des ennemies dangereuses pour ces nécropoles : il faut donc les recouvrir d'un dôme en toile métallique dont les mailles sont calculées de manière à laisser passer des insectes petits et moyens.
On peut chasser les iiydrocanthares toute l'année ; l'automne est la saison où ils sont le plus abondants; néanmoins, quelques-uns ne se montrent qu'au premier printemps.
Les arbres morts, ceux qui ont des plaies, Icg monceaux de bois, sont autant de places précieuses pour le Coléoptériste : c'est là seulement qu'il pourra trouver
des Xylophagcs, dont plusieurs sont fort rares. Quand lo soleil frappe sur les tas de bois, on voit sortir des Longicornes, ûesEnopHum, des Buprestides ; les Priones, quelques Charançons, ne sortent que le soir. C'est ainsi qu'à Paris on a pris une seule fois en abondance une espèce qui ne s'est pas rencontrée depuis, le Gasterocercus depressirostris , et qu'à Fontainebleau on prend quelquefois VjEgosoma scabricorne non-seulement sur le tronc des hêtres coupés, mais surtout dans les hêtres creux. Sous les écorces à moitié soulevées, sous celles des pins, des sapins, on trouve des insectes auxquels la forme déprimée du corps facilite la locomotion dans ces espaces rétrécis, comme les Platijsoma. Plegadenis, Nemosoma, Colydium. etc. Quand on rencontre un tronc d'arbre dont l'intérieur à moitié décomposé est habité pas des fourmis, on peut espérer d'y rencontrer des Psélaphiens très-rares. Les Bairisus se trouvent au pied des gros arbres de haute futaie, sous la mousse qui sert d'habitation à quelques fourmis.
Nous voici amenés à parler de la chasse dans les fourmilières, chasse qui est connue depuis peu d'années et qui a fait connaître un assez grand nombre d'espèces inconnues jusqu'alors ; maintenant encore il arrive assez souvent d'y rencontrer des espèces nouvelles. M. Mœrkei, célèbre Entomologiste d'Allemagne, a donné dans le Zeitschrift de M. Germar, o^ volume, un catalogue des insectes myrmécophiles, qui se monte à 274 espèces, les Brachélytres seuls y sont compris pour 163, les Histérides pour 16, les Psélaphiens pour 22, et les autres familles pour 17. Depuis lors, ce nonibre
a augmenté cîonsidérablement. Le moment le plus favorable pour explorer les fourmillières est le printemps et l'automne: en été les fourmis sont trop actives et ne se laissent pas impunément bouleverser ; d'ailleurs, àcelte époque, leurs habitants parasites sont moins nombreux, ou se répandent aux environs ; en hiver, on y rencontre aussi très-peu d'insectes. Il faut aller aux fourmillières le matin ou le soir, lorsque la fraîcheur engourdit ces Hyménoptères; on en jette quelques poignées dans un crible qu'on secoue sur la nappe : de cette manière on découvre facilement les hôtes des fourmis, qui , à cause de leur petitesse, seraient à peine visibles. Ceci ne s'applique qu'aux hôtes internes ; car autour des fourmillières, et souvent datis un rayon assez large, les Myrmedonia se cachent sous les feuilles sèches : ces Staphylins ne se rencontrent jamais qu'avecles fourmilières, quelquefois dedans, mais le plus souvent aux environs ; il faut ramasser les feuilles sèches, les secouer dans le crible ou seulement les étendre sur la nappe, où l'on voit les Myrmedonia courir en relevant les derniers anneaux de leur abdomen. Ce sont principalement les grosses fourmis noires et rou&ses {Formica fuliginosa,fi(sca, rufa) (jui sont assaillies par ces hôtes de diverses espèces. La Formica fuliginosa fait son nid le plus souvent au pied des vieux arbres à moitié morts, dans les vieilles souches à fleur de terre, et c'est dans ces sortes de fourmillières qu'on fait les trouvailles les plus liches et les plus nombreuses : la Formica rufa élève ces tas de débris en dôme que l'on remarque dans les bois ordinairement sur les lisières ou au bord des
rencontre en quantité la Mijnnedonia humer alis. Néanmoins les petites espèces de fourmis ne sont pas à l'abri (le ces parasites : ainsi l'on rencontre Lomechusa paradoxa Rvec Mijnuica nibra et bipunctata-^Lomechusa strumosa et emarginata avec Formica cunicularia \ la Mijrmica cespitum, qui fait son nid au pied des touffes d'herbe, nourrit aussi quelques Myrmécophiles. Quand ou lève les pierres qui recouvrent les galeries de ces petites fourmis, on trouve quelquefois attachés à la face inférieure VHœferius quadratus, petit llistéride assez rare, et le Claviger foveolatns\ il faut pour cela que la surface de la pierre soit un peu poreuse et présente des anfractuosités oîi les insectes se cachent. Quelques petites fourmis percent aussi leurs galeries dans des branches mortes qui se trouvent à terre : il faut casser ces branches et les secouer sur la nappe.
Au premier printemps et à l'automne, les feuilles sèches au pied des arbres, dans les fossés, les mares desséchées, au bord des élangs, donnent des récoltes assez abondantes ; le filet à mailles, dont nous avons donné précédemment la description, est fort utile pour cet objet.
Malgré le peu d'attrait de semblables recherches, il ne faut pas négliger les bouses et les autres matières excrémentielles et putréfiées, les charognes, etc.; quand ces matières sont sèches, il faut les secouer sur la nappe : c'est le seul moyen de ne pas perdre les petites espèces. La terre et surtout le sable que recouvrent ces matières doivent être creusés à plusieurs centimètres.
Que les amateurs n'oublient pns surtout, lorsqu'ils rencontrent une pierre ou un cadavre sous lesquels ils ont fait quelques' recherches, de les remettre en place, afin que ceux qui viendront après ne trouvent pas une bonne localité détruite : c'est un exemple à donner et qui n'est malheureusement pas toujours suivi.
Les fumiers, les couches à melons, la tannée, les résidus qui se trouvent sur le sol des bergeries et des étables, doivent être explorés avec soin -, le tamis est le moyen le plus commode d'extraire les petits Staphylins et quelques autres Coléoptères propres à ces localités ; il faut même gratterou brosser les murailles des élables et des écuries pour ramasser les Latridius.
Les champignons nourissent un certain nombre d'insectes qui leur sont propres, principalement des Brachélylres ; ils sont ordinairement renfermés dans l'intérieur du champignon, mais quelques-uns restent à l'extérieur, dans les feuillets, et tombent au premier attouchement. Il faut donc renverser rapidement les champignons sur le nappe pour ne rien perdre : c'est ainsi qu'on trouve des Homalota, Boletobius, Tachyporus, Triplax, Scaphidium, quoique ces derniers genres se rencontrent aussi sous les écorces d'arbres en décomposition, mais il faut qu'il y ait quelque bolet sous l'écprce.
Les Lycoperdina ne se rencontrent qu'en automne dans l'intérieur des Lycopcrdon bovista, vulgairement appelés vesses de loup, avec le Pocadius ferrn(jineus\ ces insectes sont tellements recouverts par la poussière
briiiK' (lu champiiïnoii qu'on ne les trouve qu'en palpant cette poussière. Le Philonthits cyanip€nnis\\ii\i\\.Q les gros agarics un peu décomposés ; le meilleur moyen de le prendre est de déposer à terre ces agarics ; en revenant le lendemain on est presque sur de rencontrer le Staphylin,
On trouve quelquefois sur les arbres et sur les vieilles poutres des bolets et des champignons ligneux; il faut les détacher et les mettre dans un bocal : on en voit sortir de temps en temps des Cis, Cryplophagits, etc.
Un petit nombre d'insectes habitent les caves et les celliers obscurs, les uns sous les poutres et les morceaux de bois, les pierres, les autres attachés aux douves mêmes des tonneaux, comme le genre Pitopidus, de Heer. Les Langelandia, Anomînatus, sont privés d'yeux et vivent sous les poutres dont la partie inférieure un peu moisie touche la terre.
Les cavernes qui existent dans tant de localités recèlent presque un monde entomologique à part. Ces insectes découverts depuis quelques années à peine commencent à devenir nombreux et sont extrêmement intéressants pour la science. Bien que privés d'yeux ils sont assez agiles ; la couleur de leur corps et leur diaphanéitéles rend difficiles à découvrit*.' Il est prudent lorsqu'on veut bien scruter l'intérieur d'une grotte d'y déposer d'avance de petits tas de foin, de paille et même de crotins de cheval, qui ouissent servir d'appâts pour les insectes cavernicolesfrJous pouvons prédire aux Entomologistes qui s'adonneront à celte recherche des dé-
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couvertes qui les dédommageront amplement des peines qu'ils se seront données,
Les nids de cheniile, processionnaires, ecux de bourdons, de frelons, de guêpes, sont autant de localités qui ont leurs hôtes particuliers, dilïlciles à prendre ù cause de leur entourage; cependant ils en sortent quelquefois le soir et ou peut les saisir à leur passage.
Lorsqu'un nid de guêpes ou de frelons est bien isole dans son enveloppe, on peut, le soir, lorsque la colonie est rentrée et tranquille, introduire dans l'ouverture un tampon de coton fortement imbibé de chloroforme, bientôt les guêpes et frelons sont engourdis ou asphixiés et Ton peut sans danger faire l'examen de leurs cellules.
Une espèce d'Hyménoptères, leCercerisbuprestidda^ ainsi nommé par M. L. Dufour à cause de ses mœurs, creuse son nid à plusieurs pieds sous terre et enfouit une quantité de Buprestes pour servir de nourriture à ses larves; lorsqu'on peut tomber sur un nid de cet insecte, on est sûr d'y rencontrer les espèces les plus rares, en nombre, et daus un état, surprenant de conservation.
Lorsque les ouragans cassent les branches d'arbres, il est bon de les examiner et d'emporter les fragments de bois mort où l'on remarque des perforations ; on met ces fragments dans une boîte ou daus un bocal, et de temps à autre il en sort quelque insecte, soitxylophage, soit parasite, tels que Anobium, Ptinns, Tilhis, Hedobia/hcs branches, ou plutôt les tiges sèches de lierre renferment VOchina hederœ.
clans des boîtes en carton avec de la sciure de bois pour empêcher le balottement: celte Fciure demande une certaine préparation pour ne pas abîmer les insectes et ne pas cire exposée à s'échauffer. Il faut prendre de la sciure de bois blanc, assez fine pour que les pattes et les autres parties fragiles des insectes desséchés ne soient pas brisées par les inégalités de parcelles de bois, mais pas assez fine pour ressembler à de la poussière; quand on a fait ce choix, on humecte la sciure avec de l'esprit-de-vin où Ton a fait dissoudre un peu de sublimé corrosif ou un dixième de sulfure de carbone.
Ces dernières substances ne sont pas indispensables si les* insectes ne doivent pas rester longtemps entassés et à l'humidité, mais elles sont fort utiles pour empêcher la moisissure ; avec celte méthode on peut placer beaucoup d'insectes dans un fort petit espace, ce qui est précieux en voyage, et ils ne sont pas exposés aux inconvénients inhérents au transport des boîtes d'insectes piqués. Quant aux gros Coléoptères, il ne faut les interner définitivement dans les boites garnies de sciure que lorsqu'ils sont parfaitement secs, sans cela ils pourriraient ; lorsqu'on n'a pas le temps de les faire sécher, il vaut mieux les piquer. En Angleterre, beaucoup d'Entomologistes font usage de flacons remplis en partie avec des feuilles de laurier-cerise hachées, dans iesquelles les insectes peuvent rester des mois entiers sans s'altérer (1).
Les insectes se piquent sur l'élytre droite, en regar-
(1) Voir ce qui est dit à ce sujet k l'article Hémiptères (conservation).
dantrinsecle la lêle en haut, entre l'écusson et le bord externe, il faut se servir d'épingles bien aiguës et élastiques ; celles d'Allemagne réunissent seules ces deux qualités ; la grosseur varie suivant la taille des insectes ;
il en est de même pour la longueur, celle de 36 millimètres est la plus convenable sous tous les rapports ; depuis longtemps on se servait des épingles de 42 millimètres, mais maintenant, à l'exemple des Allemands, beaucoup d'amateurs français se servent d'épingles de 36 milimètres. Cependant il y a des cas où l'on est forcé de prendre une longueur supérieure à cause de l'épaisseur du corps mais ces cas sont très-rares dans nos pays (2).
^ Reste maintenant la question des petits insectes,
(2) Notons, en passant, qu'an lieu d'étendre les pattes et les antennes, comme le recommandent plusieurs ouvrages, il faut, au contraire, ramener les premières bOus le corps, et les autres de chaque côté : l'insecte ainsi préparé est moins agréable à l'œil, mais il a l'avantage de ne pas tenir tant de place et de pas s'accrecUer à ses voisins, sans compter que l'on casse souvent les mo;:i');'C3 en voulant lenv i'on'.or Va'ii'-.id".
question très-controversée, et sur laquelle nous donnerons les deux méthodes différentes en exposant le pour et le contre. — Les anciens collectionneurs piquaient tous les insectes ; aussi avons-nous maintenant l'avantage de ne pouvoir reconnaître les insectes décrits parles auteurs, parce que la poussière et le vcrt-de-gris cal tellement envahi ces pauvres Coléoptères qu'on ne voit plus à leur place qu'un point sale et informe. Quelques personnes, à Lyon notamment et dans le Midi, suivent encore leur méthode, mais en remplaçant l'épingle par un fil de fer très-mince, ce qui est encore pire ; de cette manière on évite l'inconvénient du vcrt-de-gris, mais on est obligé de piquer sur le fond de la boîte des petits morceaux de moelle de sureau pour que le fd de fer puisse tenir ; ce fil est très-fragile, il se brise et se fausse très-facilement, il s'oxyde très-promptemenl et se casse dans le corps de l'insecte : s'il est vrai qu'on peut voir le dessous du corps, il faut avouer que ce n'est pas très-commode quand il s'agit d'un Pfilnnn ou même d'un Psélaphe : le dessus est toujours défigure par le trou du fil de fer, et dans un petit insecte, il est trèsimportant de voir facilement l'ensemble du corps.
Le second système consiste à coller les insectes; cette méthodenous vient, je crois, d'Allemagne; les Entomologistes de ce pays fixent l'insecte à la pointe d'une petite bande de fort papier ou de carte, en forme de triangle, tantôt avec de la gomme arabique, tantôt avec du vernis ; cette dernière matière est très-désagréable parce qu'il faut la faire dissoudre dans l'alcool pour retirer l'insecte. On a imaginé depuis de mêler à la gomme
arabique la moitié de son poids de sucre, ce qui donne du liant à la gomme et l'empêche de se détacher quand elle est sèche; il faut toujours se servir de gomme en morceau, parce que la gomme réduite en poudre se transforme en partie en amidon, ce qui la rend opaque et moins tenace; il faut aussi employer du sucre candi ou du sucre en pain, de bonne qualité, ce mélange est moins fermentescible. La gomme mêlée au sucre devient hygrométrique et attire facilement l'humidité; il est donc utile pour empêcher toute végélation parasite, de mêler à la gomme un peu d'alcool tenant en dissolution un peu de sublimé corrosif {bichlohvre de inercuré) ou mieux encore de l'acide phénique qui donne d'aussi bons résultats et n'olTre pas les dangers du sublimé qui, comme tout le monde lésait, est un poison extrêmement violent. C'est faute de cette précaution que l'on voit quelquefois des champignons se former sur la gomme et recouvrir à la fm tout l'insecte. En outre, on remplace ordinairement la carte par une paillette de mica, quadràngulaire, au milieu de laquelle est collé l'insecte ; de cette manière il re court aucun risque, l'épingle peut tomber sans que l'insecte se sépare du mica, et comme il est au milieu, ses pattes et ses antennes sont à l'abri.
Les partisans du système précédent reprochent à celui-ci d'empêcher de voir le dessous des insectes, mais c'est là une objection puérile et sans fondement; d'abord, il est très-facile, quand on a plusieurs individus d'une même espèce, d'en mettre un sur le dos ; en deuxième lieu, il est non moins facile, quand ou veut
examiner en dessous un insecte collé, de le jeter dans quelques gouttes d'eau distillée ; une fois décollé, on l'examine et beaucoup plus commodément que s'il était piqué.
Lorsqu'on prépare des insectes qui, comme les Ptilimn^ ne sont pas plus gros qu'iine piqûre d'épingle, il faut commencer par coller, au milieu du mica, un petit carré de papier blanc un peu plus grand quel'insecle, et sur ce panier on place le Coléoptère. Cette précaution est nécessaire pour le bien apercevoir, ce qui serait difficile sur le mica, à cause du brillant de cette matière.
Les amateurs qui préfèrent les insectes collés sur des petits morceaux de papier fort ou de carte, se servent avec avantage d'une feuille tendue sur un petit cadre en bois, ayant environ un centimètre d'épaisseur. Avant de coller le papier on trace à l'encre les cases qui doivent contenir des insectes et l'on coupe d'avance sur les lignes longitudinales, de sorte que la feuille pleine, quelques coups de ciseau suffisent pour tout diviser.
Ce système a surtout l'avantage pour le voyageur d'économiser beaucoup de place, en permettant de superposer les cadres les uns sur les autres sans craindre d'écraser les insectes.
Lorsqu'on veut ramollir un insecte desséché, on le pique, ou on le pose, sur du grès mouillé au fond d'un vase qui ferme hermétiquement, et au bout de 8 ou de 10 heures au plus, on peut le manier sans crainte de le casser. Qnand il s'agit d'un petit insecte qu'on veut coller, il faut le jeter dans de l'eau dis-
lillée, l'y laisser ramollir quelques minutes , puis on le relire avec un pinceau, on le met sur une feuille de papier sans colle, pliée en plusieurs doubles, pour absorber l'humidité : avec le pinceau on arrange les pattes elles antennes : si c'est un insecte qui ait des poils ou du duvet, il faut, avant d'y toucher, prendre une grosse goutte d'eau avec le pinceau, la poser sur l'insecte qui est sur le papier, et le laisser sécher ; sans cette précaution, les poils et le duvet s'endommagent et se collent les uns sur les autres. Quand l'insecte est sec, on pose une très-petite goutte de gomme sur la carte ou sur le mica, on enlève l'insecte avec le pinceau légèrement mouillé et on le met sur la gomme ; il faut qu'il soit bien sec ; sans cela, par l'effet de la cupiliarilé, la gomme remonte sur le corps et finit par le couvrir d'un enduit trèsdésagréable à l'œil et pour l'étude. Nous avons insisté sur l'eau distillée, parce qu'il arrive souvent que l'eau ordinaire, même filtrée, renferme quelques principes minéraux qui se déposent sur Tinsectc sous la forme d'une croûte blanchâtre, faisant le môme effet que la gomme remontée.
Quand des iûsecles finissent par se couvrir de moisissure, il faut les laver avec de l'alcool très- fort dans lequel on fait dissoudre soit du sublimé corrosif, soit de l'acide phénique, soit comme le préfère M. Leprieur un peu d'acide arsénieux,ou ce que nous croyons encore être meilleur, avec de la benzine. Ce dernier liquide est aussi excellent pour rendre leurs couleurs aux insectes tournés au gras ; mais alors un simple lavage suffit rarement; on doit les immerger pendant un temps
plus on moins long, douze heures sont généralement suffisantes, l.e même moyen peut également s'employer pour les inseetes qui sont attaqués par les acarus ou les anthrcnes ; mais il est préférable de les piquer dans un vase ou une boite fermant bien et coiitenaul du cyanure de potassium. Pour éviter les attaques de ces animaux destructeurs, il faut ouvrir souvent les boites ; il est très-bon aussi de mettre un peu de camphre dans un sachet en gaze, ou de verser un peu de benzine sur un fragment d'épongé fixé sur une épingle ; il vaut encore mieux verser un peu de benzine dans le fond de la boite, mais avec la précaution de la laisser se répandre bien également sur toute la surface, pour éviter les traces jaunes que ce liquide laisse sur le papier.
Pour pi(iuer les insect'. s, dans les boites, on se sert d'une pince-, la plus commode est celle dont l'extrémité est légèrement recourbée, ce qui permet de prendre l'épingle en dessous de l'insecte,. et dont
la surface extérieure est silionnét^ pour ne pas glisser dans la main.
Enfin, comme il faut, bien admettre qu'on casse parfois des inbecles, nous devons indiquer le mode de raccommodage le plus convenable -, c'est la gomme laque dissoute dans l'alcool et la colle forte liquide qui nous paraissent devoir être préférées ; la gomme arabique serait bien plus commode, mais elle a moins de ténacité et se moisit très-facilement.
Pour compléter notre cadre, nous devrions maintenant parler de l'arrangement d'une collection, mais ici l'invidualité commence et nous n'avons plus ri'3n à enseigner : bornons-nous à dire que les boîtes, tiroirs ou cadres, doivent fermer hermétiquement, que la propreté est le meilleur préservatif contre les mites et les anthrèncs, et qu'il faut pour cela visiter souvent sa collection, car les larves d'anthrènes n'aiment pas à être remuées ; les secousses données aux boites font tomber CCS fléaux des entomologistes et finissent quelquefois par les tuer. Avec ces principes et l'amour de l'Entomologie, un amateur finira bien vite par se mettre au niveau de ses confrères ; mais si le feu sacré manque, tous les volumes que nous écririons ne parviendraient pas à l'allumer.
Nous croyons cependant devoir faire une recommandation aux entomologistes qui ont déjà réuni un certain nombre d'insectes et qui veulent s'en occuper sérieusemet ; c'est de commencer par se procurer le nombre de boites nécessaires pour une collection et d'y ranger les étiquettes de toutes les espèces qu'ils veulent réunir. De cette manière on évite l'immense perte de temps qui résulte d'un reclassement général lorsque de nouvelles richesses l'exigent. On voit bien mieux d'un coup d'œil les espèces qui manquent et dès qu'on s'est procuré un nouveau Coléoptère, il trouve immédiatement saplace. D'ailleurs une collection bien rangée, même médiocrement nombreuse, offre toujours un certain intérêt et nous ne saurions trop rappeler aux débutants en Entomologie que là, comme dans toute l'histoire naturelle,
il est presque impossible de progresser sans l'esprit d'ordre et de méthode.
Quaut à l'étiquetage nous n'en parlerons pas, c'est une question tout à fait individuelle , nous mentionnerons seulement que le fond de l'étiquette ou les fdets qui la bordent sont de différentes couleurs ; les entomologistes ont l'habitude de désigner par ces couleurs la patrie de l'insecte, le blanc désigne l'Europe, le jaune l'Asie, le bleu l'Afrique, le vert-bleu l'Amérique du nord, le vert-jaune l'Amérique du sud, le rose l'Océanie.
On a adopté aussi pour désigner les sexes, des signes particuliers ; cf niâle et o femelle, les mêmes dont on se sert en cosmographie, pour indiquer Mars et Vénus.
Nous ne terminerons pas sans parler des ouvrages eutomologiques que nous pouvons recommander, il y en a un fort grand nombre, plus ou moins utiles ; mais notre iritention n'est pas de les énumérer tous, nous ne devons pas oublier que ce livre est destiné surtout aux commençants.
Le premier que nous citerons est le Gênera des coléoptères d'Europe commencé par Jacquelin du Val ; cet ouvrage comprend d'une façon détaillée les généralités qu'il importe à tous les entomologistes de connaître ; et la description de tous les genres d'Europe, description appuyée par les magnifiques figures coloriées de MM. Migncaux. et T. Deyrolle, qui représentent 1 GOO types de coléoptères.
Après cet ouvrage qui forme la base de l'étude des
, insectes d'Europe, les plus importants à consulter sont l'Histoire naturelle des coléoptères de France de M. Mulsant, notre Faune entomologiqiie française interrompue depuis plusieurs années, dont nous allons reprendre bientôt la publication, et V Abeille de M, de Marseul, recueil dans lequel paraîtront successivement des monographies de toutes les espèces européennes et circaeuropéennes.
Enfin il est un autre genre d'ouvrages dont ne peut se passer l'entomologiste, ce sont les catalogues qui sont les guides indispensables pour le rangement des collections, ils sont assez nombreux; mais nous recommandons spécialement comme le plus étendu et le plus moderne, le Catalogue des Coléoptères d'Europe, par Jacquelin du Val et M. Fairmaire, qui contient la synonimie complète et l'habitat de chaque espèce ou variété ; puis le Catalogue des coléoptères de L'Europe et du bassin de la Méditerranée en Afrique et en Asie, de M. de Marseul, qui a également publié sous le titre : Catalogus coleopterorum Europx et conflnlunt une liste numérotée des coléoptères de l'Europe etMes régions voisines, ouvrage indispensable pour les relations d'échai ge.
Ces quelques livres suffiront aux jeunes entomologistes tant qu'ils ne colligeront que les espèces d'Europe; lorsqu'ils s'occuperont d'exotiques, ils seront assez avancés pour pouvoir discerner soit les faunes locales, soit les monographies qui leur seront les plus utiles ; mais comme base de leur étude ils devront se procurer le Gênera des coléoptères de M. le professeur
Lacorduire, publié dans les suites à Biiffon. Il est aussi des foyers de renstiguemeiits dont il ctl buu de parler: ce soutles sociélés (ini s'occupent de celle branche de l'histoire naturelle, il y a eu France la Société Entomulogique do France fundôe en 1832 ; donl les annales contiennent de nombreux documents pour la détermination des insectes, puis la société û'Insectologîe ayric'o/e récemment fondée, qui ne s'occupe d'Entomologie qu'au point de vue pratique et qui certainement rendra d'immenses services à l'agriculture et à l'industrie.