CHORIER
article de M. Valentin Smith sur les Mémoires de Nicolas Chorier.
a Vers i66i, ou peu avant, parai à Grenoble, sans indication de lieu, de date ni de nom dlmprimeur, un livre obscène intitulé : il/oysia S'igca TaUtana satjra sotadica de arcanis Amoris et Vcneris.
« Au moment de l'apparition de cette satyre, » dit Chorier, « comme tout le monde savait que je connaissais le latin, je ne sais a quelles personnes parmi les lettrés soupçonnèrent méchamment que c j'en étais l'auteur..., Imposture aussi éloignée de la vérité que les « ténèbres le sont de la lanière. «
c Longtemps après la mort de Chorier, » continue M. Valentin Smith, < La Monnaie, Lancelot, l'abbé Desfontaines, l'abbé d'Artigny et plusieurs autres le signalèrent comme l'auteur de VAloysiûf mais sans en fournir aucune preuve, en se fondant en quelque sorte uniquement sur des ouï-dire de ouï-dire.
a Ceux qui ont étudié avec scrupule les latinités de VAloysia et de Chorier n'hésitent pas à reconnaître une notable différence entre les deux : la latinité de Chuner, disent-iis, est lourde, embarrassée, souvent hérissée de locutions barbares; celle de VAloysia, au contraire, se déploie pure, élégante, et décèle une plume habile.
« Entre toutes ces imputations, le reproche que lui fût
Constant de Rebeque n'est pas des moins propres à éclairer sur la valeur de toutes celles qui lui sont adressées, a Chorier, dit-il, donna « à son imprimeur Nicolas le manuscrit de \'Alo)sia pour le dédoma magerdes pertes que l'impression du premier volume d^l Histoire dtt a Dauphinc lui avait fait éprouver. »
a Or, d une part, c'est le libraire Cherrys, de Grenoble, qui a imprimé le premier volume de l'Histoire du Dauphinéf et non pas l'imprimeur Nicolas; d'autre part^ VAloysia a été publiée avant que le premier volume de VHistmrt da Daupkini fftt sous presse... »
M. Valentin Smith donne encore d'antres détails sur Chorier et VAloysia qui offrent moins d'intérêt pour un catalogue comme celui-ci. Je renvoie donc le lecteur à la Revue que j'ai mentionnée ci-dessus. Ce qui résulte de plus cl^ et de plus plaisant de tout ceci» c'est que ceux qui ont cru que Chorier
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avait voùitt ittiputef à Meonins la compositkm de cet omrfage qui, s'il n'est pas sans mérite littéraire, en a un fort ntince
sous le rapport de la moralité, lui ont imputé à lui-même le travail d^un tiers qui a voulu rester inconnu.
CLÊLÂND. Nouvelle traduction de Woman of pleasur (sic), OU Fille de joie, par M. Cleland^ contenant les Mémoires de Fannj, écrits par elle-même. Londres, Féiiton (Paris, Cazin), 1776. 2 vol. in* 18, ordinairement reliés en un. — 1 5 figures libres, dont une avec la lettre, servant de irontispice, par Borel, gravées par Eluin, non signées,
Les figures de cette édition très-rare sont parmi les plus belles de Borel et d'Eluin Le nom de Fenton n'est pas imaginaire , c'est celui de l'éditeur de ce roman dans sa langue originale. 11 existe une copie à la date de 1791, Où les figures sont retournées.
COLARDEAU. LeUre àmàuteusé £HMoUe à AbâUardt traduction libre de M. Pope par M. Colardeau, nouvelle édition,
revue et corrigée par l'auteur. Paris, veuve Duchesne, 1766. In 8. — Un frontispice et une vignette par £isen, gravés par Massard.
— Le Temple de Gnide^ mis en vers par M. Colardeau. Paris, Lejay, 177^ In-8 — Un titre gravé, sur lequel on voit le portrait de Corneille, et 7 charmantes figures par Mon*net, gravées par Baquoi, Delaunay, Helman, Masquelier, Née et Ponce.
Il y a des exemplaires avec les figures avaht la lettre.
Œuvr^ de Colardeau, de l'Académie françoise. Paris^ Bàllard et Le Jay» 1 779. a vol. in-8« — 1 1 figures. Les j du
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premier volume, par Moqnet, sont gravéei par Legran4 et MatbieQ. Us Sdii second 90m de nouveaux tirages dç celles df la I^ettre amoureuse d'Hélùise à Abailard et dçs sept dil Temple de Gnid^» auxquels je renvoie le lecteur*
COLLÉ. La Partie de chasse de Henri /K, comédie en trois actes et en prose, avec quatre estampes en taille-douce d'a»> près les desseins (sic)dt M. Gravelot. Paris^ veuve Quchç^n^i 1766. In-8.
Les quatre figures, très^olies, sont gravées par DudoSi Rousseau et Simonet.
COLLET. Vlsle déserte, comédie en un acte et en vers, par
M. C Paris, Duchesne, 1758. In-8. — Un frontispice
par Cocbin, gravé par Lemice, représentant M^^'' Gaussin en pied.
Pièce tfès^rare.
CoafédiraUon {La) de ia nature, ou l'Ait de se reproduite Londres (Paris, Cazin), 1790. In- 18. Un frontispice et trois
jolies figures libres par lîorel, gravées par Eluin, non signés.
Vojez Sâint-Aignan.
COQUELEY DE. CHAUSSEPIERRE. U Roué veriatttx^ poème en prose, en quatre chants, propre à faire, en ca9 de besoin, un drame à jouer deux fois par semaine. Orné de gravures. Seconde édition, à laquelle on a joint la Lettre d>m
jeune métaphisicien. Lauzanne (Paris), 1770. ln-8. — Un fleuron sur le titre, un frontispice et quatre figures nQO signés.