Tombe de Tu-Duc
s. Mausolée de la fcnnnc de Tu-Duc.
9. Pagrode où vient le roi tous les trois ans pour rendre hommagre à la mémoire du roi défunt.
m. Celui de sa mère.
Pour se i-endreau tombeau de Tu-Due, on suivr,.. en quittant l'hôtel, la rue Jules-Feirv jusiiuà la o-are. (.ii louinera à droite et par la route des Arènes en bordure d'abord du canal de Fhu-Cam et de la rivière ensuite, on arrivera au « village des fondeurs ». Ce villag-e, autrefois
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liL IDK DE l. A.NNAM
Iri'S riflic. entretenait un ^land commerce avec la (Ihine et Saïi^on. Près d'une petite église chrétienne enfouie sous les aréquiers, on s'engagera dans le chciiiin de gauche qui mène directement au tombeau de Tu-Duc. C'est une belle route qui traverse les remparts de l'ancienne citadelle chame ; on aperçoit encore, dans leur épaisseur, de nombreuses
l)ri(jues. Au milieu de cette citadelle entre les remparts et la rivière, sont les « arènes » construites sous le règne de Minh-Mang pour faire combattre des tigres et des éléphants, coutume qui s'est conservée jusqu'au règne précédent. Le dernier combat entre un éléphant et un tigre capturé, eut lieu en
Derrière le rempart, les tombes (le deux jésuites seirrilent lentement; elles portent la date de l(j40 et attestent la lointaine arrivée des Européens dans ces régions.
Du rempart cham la route plantée de pins domine un panorama splendide sur le coude de la rivière.
Le tombeau de Tu-Due commencé en février 181)4. terminé en mars 1SC7 est entouré d'un énorme mur de pierres couronné d'éclats de porcelaine. Une porte nu»numentale s'ouvre sur sa face nord-ouest : c'est l'entrée. Quelques marches conduisent dans l'allée principale et tout de suite le touriste est séduit par le pittoresque du décor : une vaste pièce d'eau au bord de la(|uelle l'embarcadère est posé sur pilotis ainsi que le pont menant aux ])ains: à droite une ile de verdure dans laquelle de grands jjanians sont peuplés d'une quantité innombrable
Fif..
ciich.;- c La stèle.
HUE LES TOMBEAUX
d'oiseaux aquatiques ; on long-e dabord sur la gauche un mur surélevé, puis un large escalier de pierre aux marches hautes aboutit à une autre porte monumentale derrière laquelle se trouve la pagode sacrée. Quand on l'aura visitée, on reprendra la route qui la précède, et qui mènera le visiteur devant la cour d'honneur ornée de chaque côté de
Cliché Eberhardt.
Fici. 15. — Tumbcau de Dôns-Kanh.
statues d'éléphants, de chevaux et de o mandarins. Au delà, sur la terrasse suivante.se dresse la stèle érigée en mai l87o. c'est-à-dire du vivant même du roi. monolithe énorme abrité par un pavillon de maçonnerie que flanquent à droite et à gauche deux pylônes gigantesques. Une petite pièce d'eau entourée d'un mur et bordée d'arbres dont les racines s'encastrent dans un étroit carré de briques au dessin
GiiriE DE l'Annam. 14
(il llii; l>i: L AN>A.M
chinois, st'pare la stèle du mur vi dv la porte de bronze derrière lesquels repose la dé[)ouille de Tu-Due.
Delà courd'honneur on aperçoit éj^alement deux constructions sur la g-auche : 1(> tombeau delà Reine-mère et la pagode y attenant, auxfjuels
Cliclié Chau.
FiG. 16. — Porte dentréc du tombeau de Dông-Kanh.
on accède par de larg-es escaliers où courent de haut en bas les corps sinueux de dragons de pierre, enfin un autre mausolée où repose le corps de la femme de Tu-Duc.
Il ne faut pas oublier de sig-naler les énormes frang^ipaniers. les plus beaux de la région, qui précèdent et entourent la cour d'honneur.
Une route qui prend en face de la porte d'entrée conduit au tombeau de Dônsï-Khanq:. situé enviion à 200 mètres de là.
(^elui-ci, assez original par la forme du mausolée de dimensions réduites d'ailleurs, fut commencé en février 1889 et achevé vers la fin