HUE LA CITADELLE
riz où s'entassaient les réserves avec lesquelles on payait ministres et mandarins.
La route t'ait un coude et 1 on tovirne à gauche. A droite c'est le nord de la citadelle occupé aujourd'hui par des rizières etdes'étangs couverts de lotus roug-es. Il faut signaler en passant deux bâtiments en [E) et (F). Le premier est une pagode et l'autre servait d'habitation à l'ancien Phu-Doan ou préfet de la ville, avant notre établissement dans le pays.
Cliché Eberhardt .
Fi<;. (îL — L'autel du saci'itice à la Terre.
Au milieu des rizières, on remarquera deux autels [G et H). C'est en G que se célèbre annuellement la fête du labour. Le monarque, à chaque printemps, venait en grande pompe tracer lui-même, avec une charrue dorée, un sillon dans la terre afin de montrer à son peuple tout le cas qu'il fait de l'agriculture et l'engager ainsi à s'y livrer. Sur le deuxième autel [H], on fait annuellement aussi, et avant de procéder à la céré-
Gl'IDE nE I.'AXXAM. 1 '
GLIDIC DE L ANNAM
monie du labour. l'olVrande à la Terre, la jurande nourrice des peuples. Mais depuis dix-neuf ans le Roi, pour cette fête dont l'apparat entraînait à cause de sa présence de trop ^-rands frais, délèg-ue maintenant un mandarin.
Un peu plus loin on laisse à sa gauche ce qui fut la pagode de Tu- Duc (/) et les jardins qui l'entouraient. Ils sont transformés aujour-
mm
Cliché Kberliarilt.
FirT.--65. — La porte du Nf^o-Môn.
d'hui en prairies au milieu desquelles se dressent encore lamentablement abandonnées les portes monumentales de l'ancienne enceinte.
Le vaste quadrilatère [J] encadrant à droite tout un groupe de constructions est le Camp des Lettrés. Tous les trois ans, de tous les points du royaume, lettrés ou étudiants, tous candidats aux titres de Cu-nhon et de Tn-Taï, viennent y concourir. Ils sont, pendant la durée entière des examens, enfermés dans ces murs et ne peuvent communiquer avec qui que ce soit de l'extérieur.
HUE