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Fin. 7.3. — Porto dnrce ou l)ai-("-iiiiL;-M("in.
« la plus belle du Palais. C'est là que se tiennent les audiences ordi- « naires. Elle servait autrefois de salle à manger, avant ({ue ne fût « édifiée celle que Ton vient de voir et qui date de IIMO. Elle sert actuelle lement de salon lorsqu'ont lieu les grandes réceptions du Palais.
des cadeaux diplomatiques d'origine française reste ine.vplicablc autant qu'inattendue L'entassement dans une même salle, d'objets d'une orig:ine et d'un art si dillV-rents laisse au visiteur une impression de malaise telle qu'on ne peut que vivement souhaiter l'organisation prochaine d'une répartition à la fois plus rationnelle et plus ai'tistique des richesses du Palais. — P, E.
cri DE DR L ANNA M
Ses coloiiMos. ses parois et siirloul ses plafonds loul en bois de « lini massif, sculpté et incrusté de nacre et divoire sont remar([uables.
Au centre de la salle se trouve un trône poiii- le Hoi ainsi qu'un « lit de camp et sa natte de parade. Devant le trône, une série de « petites tables annamites rectangulaires de forme allongée, aux pieds (( très hauts. Lune dClles placée dans la travée centrale se signale par
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Le caractère P/!/;r Hdiiheur) dessiné par Thicu-Tri.
la pureté et 1 harmonie de ses formes. Egalement une table dorée à dessus de marbre l'apportée de Paris il y a (pielques années par un mandarin en mission. Celle-ci a été jugée si belle parla Cour qu'on la lit reproduire. Mais comme il était dune extrême difficulté d obtenir à Hué une dorure pareille à celle de l'original, on préféra remplacer cette dorure par des incrustations de nacre. Le visiteur pourra se prononcer, le modèle et la copie se trouvant près Tun de l'autre.
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Sur les côtés de la salle, six armoires eu bois incrusté renfermanl <( les objets les plus précieux de l'Empire d'un prix inestimable : des « sceaux en or massif dont 1 un pèse 18 kilos. Les guidons en soie des <( oHîciers d'ordonnance de Gia-Long- (1802-1820) datant de l'époque où « il conquit son empire, des jades particulièrement précieux, des bre- (( vêts délivrés autrefois par les empereurs de Chine transcrits en « double texte mandchou et chinois sur soie jaune, l'arbre généalo- « g'ique et les règlements de la famille royale, etc.
Les objets nen sortent qu une seule fois, quelques jours avant le (' Têt, à l'occasion de la cérémonie dite « du nettoyag-e des cachets ». (( Ce jour-lk, les mandarins supérieurs de la Capitale, en grand costume « de cour, brisent les scellés et portent les précieux objets sur des « tables disposées dans la salle à cet etïet. Ensuite, à laide de linges (( spéciaux, humectés d'une eau contenue dans des bassins en cuivre « où baignent des feuilles odorantes et des tleurs, les mandarins euxa mêmes avec toutes sortes de précautions, procèdent à leur nettoyage. « Cette cérémonie est strictement privée.
Dans le fond de la salle quatre grands panneaux égayent la paroi a de bois sombre. Les deux panneaux extrêmes portent deux caractères « gig^antesques : Phuc [bonheur) à droite et Tho [longévité) à g-auche.
Ces caractères ont ceci de particulièrement précieux qu'ils ont été (( tracés de la propre main du roi Thiêu-Tri, en la troisième année de '( son règne (1843). Les deux panneaux du milieu appellent une expli- « cation. On a pu constater déjà que l'un des motifs les plus fréquents «. de l'art décoratif chinois ou annamite est la chauve-souris. C'est que « le caractère qui désigne la chauve-souris se prononce « Phuc » de « même que celui qui signifie <' Bonheur ». Figurer une chauve-souris « c'est donc tracer l'emblème du bonheur. De même les motifs qui « composent les deux ])anneaux en question ne sont pas jetés au « hasard, mais choisis, et dis[)Osés dans un certain ordre, de manière « à ce que les sons correspondant aux caractères qui les iigurent
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« rorinent, quand on les prononce dans l ordre voulu, des phrases à u sens très heureux.
A si<>naler encore deux g-laces à cadre en bois sculpté très « anciennes, une quantité de porcelaines, et enfin plusieurs grosses « clociies de hron/.e (|ui servent à piquer les heures.
La salle synu''tri({ue de la salle ;t mang-er nest pas encore aména- « ii;éx\ On y trouve cependant deux énormes vases « Bleus de Hué » <( et trois bahuts sculptés et incrustés, de toute beauté. L'une des " pièces continues contient les coffres dans lesquels sont conservés .< les vêtements de cérémonie de Sa ^L1jesté, ses bottes à la chinoise. « sa coiffure enrichie de pierreries.
Franchissant à nouveau la porte du Dai-Gung-Mùn on tourne à '< droite et on reprend Lallée par laquelle on est venu. D'un côté, des <( jardins au fond desquels se trouvent les écuries des éléphants. De (( l'autre, le mur d'enceinte du Palais réservé, percé, un peu ])lus <' loin, d une avenue au bout de laquelle une allée couverte et dallée " conduit des ap})artements privés du Roi à ceux des Reines-Mères.
P}nin(f-Tièn. Musée. — Le Phung^-Tién est une pagode consacrée <- au culte des quatre grands empereurs : Gia-Long (1802-1820) ; « Minh-Mang (1820-1840); Thièu-Tri (1840-1848); Tu-Duc (1848- « 1883j. Elle est gardée par un certain nombre de linh et habitée par « des femmes âgées, toutes de la famille royale, et qui ont remplacé « au fur et à mesure de leur disparition les femmes des anciens rois, « et, comme elles, rendent le culte journalier à l'àme de leur maître, « lui préparant ses repas, son thé, ses cigarettes, allumant lorsqu'il '< est nécessaire, les bougies rituelles, etc. Un eunuque d'un rang << élevé commande k tout ce personnel.
C'est dans cette pagode qu'est installé le Musée. Au début de 1910, « la plupart des objets précieux ayant appartenu aux rois ou à leurs « femmes y ont été placés sous vitrines et catalogués.
Aux deux extrémités de la salle, en des armoires vitrées se
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« trouvent exposés vingt-trois fusils k pierre ayant appartenu à Tu- « Duc. Ce sont des armes de fabrication française, dont le canon « porte une marque parisienne. La plaque de couche, faite le plus <( souvent d'une plaque d'or, indique l'année où l'arme fut acquise. « Ce ne sont pas des armes de parade. Tu-Duc était un grand chas- « seur et de nombreuses lég-endes circulent encore touchant ses « chasses dans la province de Hué.
Les deux premières vitrines contiennent une série de bronzes <( aux formes étranges. Ces bronzes ont été fondus par des artistes u annamites sous le règne de Minh-Mang, d'après des descriptions (( très anciennes de vases rituels chinois. C'est donc de l'art chinois « vu par des yeux annamites. Ce sont des vases massifs, très lourds. « La forme de chacun d'eux traduit certaines allusions littéraires, des « assemblages de mots et d'idées d'une subtilité excessive et d'une « complication extraordinaire.
La troisième vitrine contient des émaux sur cuivre communément « appelés émaux de Hué : des plats, des assiettes, deux grands bas- « sins jaunes, tm service à dessert.
La quatrième contient des objets ayant appartenu à Thiêu-Tri, la (( cinquième des objets de Gia-Long, la sixième de Minh-Mang, la « septième, la huitième, la neuvième de Tu-Duc. La dixième renferme « une collection de monnaies.
Des vitrines beaucoup plus petites placées entre les colonnes ren- " ferment des « arbres d'or » aux branches de corail et de jade, dont « les feuilles, les fleurs et les fruits sont en jade, en or, en pierres pré- « cieuses ou en perles. Ces arbres méritent un examen attentif, car (( les détails en sont sovivent exquis.
Le Musée contient principalement des jades. On y trouve une <( profusion de vases, de tasses, de bols, de services à thé, de néces- (( saires à écrire, d'objets de toute nature et de toute forme en jade « blanc, vert, gris, veiné, uni, travaillé, quelquefois admirablement
r.iiDi: \)v: l annam
« roiiilU'. h'ile la i^rosse agrafe de ceinture ([ui se trouve dans lune Cl des vitrines de Tu-Duc. Les pièces les ])Ius renuu'([ual)les sont deux o services tle culte, dits ^ tani seu », en jade vert, dont la matière, " la l'orme et le travail sont ég'alement merveilleux, deux {grands plats (. de (piarante centimètres de diamètre environ, deux écrans formés M (1 une seule pla([ue de jade.
Cliché i:berliardt
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Le bassin cliiiiois du l'Iiunii-Thien.
(Juant aux ors, ils consistent surtout en des cachets et des livres « d"or. Les premiers sont les sceaux des divers rois, sceaux ofïïciels en « or massif pesant chacun de 3 à i- kilos. D'autres cachets en argent « doré sont ceux des femmes de ces trois rois, qui régnaient sur « le peuple des concubines comme leur époux sur son royaume. « Les « livres d'or » sont composés de feuillets d"or pur, sur lesquels « sont gravées les dates et la nature des principaux événements de la « vie privée et familiale des personnages royaux aux([uels ils ont « appartenu.
HUÉ