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LE PALAIS

On peut voir ég-alemeut des chaulïerettes, des théières, des gardes (( de sabre, en or pur et massif, l'Annamite n"ap[)réciant le précieux « métal que s'il est exempt de tout alliage, el n'attribuant à nos bijoux « européens par exemple qu'une valeur toute relative. A remarquer « aussi la tiare

« de Tu- Duc, en ►"^^^SBb^ /? *^ î^

« tissu d'or, sa

« ceinture , mo-

(« saïque de jade,

<( de corail et de

« perles, fermant

« sur un gros

« diamant '.

La vitrine aux « monnaies con- <( tient une col- (( lection à peu u près complète « de la numis- « matique de la

« dynastie actuelle des Nguyèn. En outi*e il s'y trouve une série de « monnaies en cuivre chinoises très anciennes.

Dans la cour de Phung-Thièn est un petit bassin à la chinoise avec '< ses pagodons en miniature, ses arbres minuscules aux formes « contournées, ses ponts liliputiens.

En franchissant la porte qui s'ouvre en face on arrive aux pagodes « du Thè-Mièu et du Hung-Mièu. symétriques de celles déjà aperçues i( enentrant au Palais.

Fi.

Clichi- Diimiiutier.

Portique du Thè-Mièu.

1. Au sujet de l'oi-igine des pièces qui coasliluent ces collections, se reporter à la note de la page 101.

Guide de i.".\nn.\m. '-'

T/ic-Miêu ('/ Ifnit(/-Mirii. — Dans liiiic de ci's paj^-odes, deux i< vitrines analogues à celles du Phung-Tliièn, renferment des objets (( ayant apjaartenu au roi Dong'-Klianh.

L'autre pag'ode est intéressante par les énormes vases en bronze

i.liclie «.hai

Les unies du Iluii^-Micu.

<f rangés dans la Cour. Ces vases, entre autres dessins, portent deux '< caractères : l'un toujours le même, signifie « Marmite, urne » ; l'autre (( est le titre posthume que les traditions rituelles assignent à chaque « roi. Tels de ces titres s'appliquent aux rois passés, tels autres aux « rois à venir. Chacun de ces vases est donc consacré à un souverain. « En Chine, autrefois, il y a plus de 2.000 ans, un empereur de la « dynastie des Ilan eut l'idée de faire fondre un grand vase à trois « pieds sur lequel il lit graver l'image de tout ce que les habitants de

Hl K LE PALAIS

« son royaume devaient connaître. Pour les habitants de la plaine il « fit dessiner des montagnes, pour ceux de la montag^ne, il fît repré- « senter les flots de la mer.

Peu à peu le trépied devint le symbole de la puissance impériale

Cliché Dumoutier.

FiG. 78. — Lurne consacrée'à Gia- Long-.

« et le vase en bronze l'emblème de la dynastie. (Test pourquoi, sur « ceux qui nous occupent sont aussi représentés les éléments naturels. « certains objets tels que des fusils par exemple, et les sites célèbres (( du pays d Annam : le col des Nuag'es, la barre de Thuan-An, etc.

Ces vases nont aucun caractère relig;ieux. On ne leur rend aucun « culte. Ils nont été fondus et placés là en la huitième année du règne « de Minh-Mang (1827) que pour témoigner dune manière tangible, « solide et durable, de l'existence des rois dont ils portent le nom.

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Les visiteurs retixtuvtToiil Irurs pousse-pousse k rextérieur de la « porte qui terniiue Tallée cenlrali'.

Le chemin qu'ils suivront pour sen retourner les fera passer devant « l'entrée principale du palais, la porte monumentale du Ngo-Môn, « dont ils ont déjà aperçu la l'ace intérieure lorsqu'ils étaient au Thai- « Hoa.

En face du Ni^o-Môn. se trouve le « Cavalier du Roi ». On ne (( saurait trop en recommander l'ascension. Du haut de cet ouvragée on '■ jouit d'une vue générale de Hué et des environs depuis la mer jus- « qu'aux montag-nes de la chaîne annamitique, avec, au premier plan, « le panorama du fleuve et de la ville européenne, et, en arrière, « celui tle la Citadelle et de l'ensemble du Palais. »

Fitï. 7!'.

Face iiitL'rii'ure du Xiru-Mon iirise du Thai-Hoa.

130 (illlJK UE l'a.NNAM

A Hut' nu'ine el autour de la ville nii peut l'aire quelques jolies promi'nades :

IIiir-Toiif (le (loiifucius '^10 kil. 'iOO aller et retour). — • La route en bordure de la rivière est très aj^-réahle, on traverse dans toute sa longueur le rielie village chrétien de Kiiu-Long, réputé par la qualité

de ses oranges et de ses noix d'arec et situé sui- remplacement de l'ancienne Hué, Hué d'avant la reprise du royaume par Gia-Long-. A

Cliclu- KbuiiuudL.

FiG. si. — Tour de Conlucius.

remar({uer quelques maisons de riches Annamites en bordure de la route ainsi qu'un couvent de Carmélites près des bâtiments de la Sainte-Enfance. Après une légère montée on arrive à la Tour de Confucius. Malgré le nom (jue lui attribuent sans raison les Européens, cette pagode n'a rien de Confucéen. Son origine est la suivante : Alors que l'ancêtre de Gia-Long, jeune encore, était à ses débuts de la guerre contre les Trinh il rencontra en cet endroit une baïa (vieille femme indigène) qui, affectant de ne pas le reconnaître, lui adressa la

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