Bosio, p. 129 ; Bottari, T. I, pi
3. Voir fig. Il de notre planche xi , où, par le fait du dessin au trait, la rigidité a été exagérée.
244 GUiDii: DE l'art chrétien.
Ingres l'admirait comme un chef-d'œuvre, et M. de Rossi a découvert une date consulaire qui fixe son exécution dians les vingt dernières années du ]v<^ siècle. Cette mosaïque a été retouchée en diverses parties, mais elle a conservé son style, qui la tient à part de toutes celles qui l'ont suivie : d oii vient que, n'ayant pas leur rip^idité, on Ta crue longtemps plus moderne. La tête du Christ, notamment, s'y présente sans rien de ces grands yeux fixes, de ces lignes inflexibles, qui caractérisent les figures dites byzantines; mais si l'on considère k Rome les mosaïques d'âge intermédiaire, comme celles de l'oratoire de Saint-Yenaoce, de l'église de Saint-Côme-el-Saint-Damien , on reconnaîtra aussi en ces dernière^ quelque chose d'intermédiaire dans leurs types du Christ,quoiqu'elles diffèrent d^ailleurs complètement de la mosaïque de Sainte-Puden tienne.
Les mosaïques du v"" siècle, à Ravenne, étudiées sur les lieux, celle de Sainte-Sophie, à Constantinople, du temps de Justinien, jugée d'après la planche de H. Labarte, ddiiisY Histoire des arts industriels^ excluent également de la pensée, quant aux figures du Christ, tout ce qui avait paru pendant longtemps inséparable du nom de byzantin : nom qui peut leur être donné cependant, si on considère qu'elles offrent le type traditionnel, dans les conditions communes d'une branche d'école dont est dérivé, parcorruption, ce que l'on pourrait appeler le bas-byzantin.