‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 122 sur 216 · TYPE OU CHRIST I>ANS L ART · texte numérisé non relu

TYPE OU CHRIST I>ANS L ART

saint PauU et que nous mettons sous les yeux de nos lecteurs (pi. xx), l'intention de faire des portraits ressemblants, est clairement manifestée par la précision avec laquelle y sont déterminss les types historiques des deux Apôtres; et la figure du Christ, comme on peut le voir sur notre planche, offre une grande analogie avec celle du cimetière de Sainte-Do* mitille, autant que nous pouvons en juger, bien qu'elle s'en dislingue par plus de sévérité dans l'expression, et un peu plus d'allongement dans les traits Ml est vrai que cette peinture n'est pas antérieure au v^' siècle; mais, par sa manière, elle appartient h l'école des peintres chrétiens primitifs, comparativement à la manière dite byzantine, et Ton peut s'en servir pour comprendre comment, sous l'empire de cette première manière, les notions traditionnelles, relatives à la figure de Notre-Seigneur, devaient se traduire dans l'exécutiou.

Qaant au grand Christ qui, à l'exemple de la figure du cimetière de Salnte-Domitille,ornele centre d'une voûte dans celui de Saint-Pontien ^ et qui a frappé Bosio par sa majesté, il est évidemment d'une époque très-postérieure, c'est-à-dire du vm^ siècle probablement. Il faut en dire autant de cet autre Christ tout semblable, au dire de Boldetti , qui périt sous ses yeux lorsqu'il voulut le faire détacher des parois convexes du cabiculum où il l'avait trouvé.

La découverte du vrai cimetière de Saint-Cailixte par M. de Rossi nous a permis d'observer une autre image du même temps, très-inférieure d'exécution,si on la comparée la gravurede Bosio, mais demeurée en placedans la chapelle sépulcrale de Sainte-Cécile 3.

Ces diverses figures, de manière byzantine, et d'autres encore, eu égard à ce qu'elles ont de commun, peuvent être considérées comme formant, avec celles des mosaïques absidiales contemporaines, une même catégorie fort iinportante pour dire avec quelle extension le type historique de Notre-Seigneur régnait dans l'art, aux viii^' et rx^' siècles, et comment on l'interprétait; mais elles nous ollreiit naturellement, quant à la question principale, des données bien moins satisfaisantes que les mosaïques plus anciennes, vers lesquelles nous devons revenir.

Il est constant aujourd'hui que le premier de ces monuments, — en antiquité comme en valeur, — est la mosaïque de Sainte-Pudentienne.

1. ,Sor Toriginal, qa*il nous a été donné d'observer, la sévérité est moindre que dans le dessin d*aprèfl lequel a été gravée notre planche.

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