Mono ni, Tavole délia storia àêUa Chieta, p
Jiisiis soipraANT, 387
cxemple^i de cetti^ richesse, iitRlsib i:<:Kont pas Irès-communs, lanilisque l'exlension du voîle se maintient, comme pratique habiluellfl, Jusqu'aux approches de la Renaissance : telle on l'observe parmi les monuments du rt* siècle, sur le diptyque donné au monastîire de Ramhona, dans la Marche d'Ancône, par l'impératrice Ageltrude, veuve de Guy, duc de Spolète, qui avait étA sacré empereur par le pape Etienne V, en 894 * ; et de même dans la miniature grossière du sacramentaire deGellone*. ÏI est k remarquer «jue le voile n'a pas la même ampleur sur la croix
Crucifix de Lotbiire.
deLothaire^ et dans la miniature du MaDuel de prières de Charles le Chauve ^, où il est noué sur le côté d'une manière plus pittoresque et moins respectueuse, sur le premier principalement. Le Christ non plus n'y conserve pas la position parrailenient horlzonlalt^ di's liras, qui caracli'rise t"URles rrucilix que nous avons cités jusqu'S présent, <!tqnoi({u'âvec
I. Buanarotii. Oii lopra from. £ Vetn. ç. i&T; Uononi. \x' sa-vW. t. Seri^. Moyen Age et Henalstanct. minialurpg. pi, m.
3. Oii renKrqucM i|iih nrius donnons le ciurJlix de l.ciihaire £»ns lei acceisuiret donl nnui *vnn< p;iry en iltvrrsps r^nconlri'i. On Im pcul vnir ilans l<'< Uélaitgti iT Archéatagie, t. Cthirr cl Harlin. Mélangti a'Areliitilogit. T. 1. pi. xxii. p 231.
388 GuiDK DE l'art CHRIH'IEN.
moins d'inflexibilité , la plupart encore de ceux qui leur soccédèrttiit jasqu'aa xiv*' siècle. Ici ils fléchissent assez notablement, qoci^fue Umm d'une pièce ; en même temps , Notre-Seigneur étant mort ou mourattlla tête s'affaisse et penche à droite. Quand elle est inclinée, c'est de ceoôté qu'elle penche, selon une règle invariable , jusqu'à la rupture du; fil traditionnel opérée par la Renaissance. Est-ce qu'il se manifeste, dès^b \x^ siècle, une tendance à ramener la représentation aux conditicM» réelles des faits, ou faodrait-II souscrire à l'opinion de M. Labarte, qm juge €e Christ d'une exécution postérieure au reste de la croix* ? Noub iaclitterions à le penser. Quoi qu'il en soit, l'ensemble du monument, -**ea é^ard aux accessoires du crucifix, surtout à la main divine suspendue au-dessus de sa tète avec une cowronne de feuillage qui renferme la céleste colombe, puis au serpent vaincu à .se» pieds, -* appartient sans équivoque h la classe des raonumentaoù la pensée du triomphe domine pleinement l'idée de compâs^n el de souff'rauoe; seulement , par le sentiment propre ao Christ, on y voit se dessiner plus claîreineat cette autre vérité, qui est au fond de tous les honneurs rendus à la Croix et au divin Crucifié, à savoir : que c'est par sa mort et. ses souffrances qu'il a triomphé de la mort, du péché, de l'enfer, et sauvé le monde.