‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 22 sur 216 · leanog. ckréi., p · texte numérisé non relu

leanog. ckréi., p

i. leonog. de Dieu, diaprés un psautier tie la Bibliothèque d^Àmiens, nolé comme du ix« siè. le ; un Evangéliaire de la Bibl. de l'Arsenal, Theol. lat., n ?02, f. 139. V. man. de la 6n du xive gièclê j If i.wf/ du xv« siècle , de l'Arsenal, Theol lat., 188, f. 807. V. aulrp manuacril de l'Arsenal, Theol lai., 123, f. 197.

d'un insigne divin peuvent passer à la rigueur, en admettant qu'elles ont pour but de faire conâidërer en David, ou W Sauveur dont il est la figure prophétique, ou le Saint-Esprit qui l'inspire; dans saint Pierre ou dans le prêtre, le Prêtre éternel dont ils^exercent le pouvoir. Hais, à titre per« sonnel, nul, pas même la sainte Vierge, no peut jamais légitimement être honoré de cette sorte, et c'est avec raison que les rares exemples du contraire sont donnés comme des erreurs d'artiste ; il est à remarquer, d*ailleurs, que tous les exemples cités sont empruntés à des miniatures, c'est-à-dire au genre de monuments le plus livré aux fantaisies personnelles, le moins assujetti au contrôle soit de l'autorité, soit de la masse des fidèles. Quant au nimbe quadriiobé que nous avons mis sous les yeux de nos lecteurs (pi. m, fig. 7), nous persistons à croire que l'artiste auquel il est dû ne s'est pas proposé de le rendre crucifère, bien qu'il ait, par le fait, rempli les conditions qui auraient pu le faire considérer comme tel, eu égard à la variété des ornements, dont la seule disposition en forme de croix suffisait, aux xui^, xvr^ et xv^ siècles, pour attacher au nimbe la pensée d'un honneur divin.

L'artiste a-t-il voulu, au contraire, seulement distinguer la sainte Vierge des Anges et des Saints, par un nimbe plus orné : rien n'est mieux selon l'esprit de la meilleure iconographie chrétienne. On pourrait même souhaiter qu'au lieu d'un mode d'ornementation dont la supériorité n'est que relative aux autres nimbes employés dans la même composition , comme celui de notre figure 8 (pi. m), on adoptât pour la Mère de Dieu un mode de nimbe qui n'appartint absolument qu'à elle seule : le nimbe formé de douze étoiles, que nous reproduisons (pLiii, fig. 9) d'après' d'Agiucourt *, remplirait cette condition.

Le rang hiérarchique des Anges et des Saints peut aussi être accusé par des difliérences déterminées, soit dans la couleur, soit dans les ornements du nimbe. Ainsi , le miniaturi&>te du Bénédictional de Saint- CËthelwhoId a eu soin de distinguer, parmi les autres Apôtres, saint Pierre et saint Paul par des nimbes plus riches 2; et celui du premier l'emporte encore sur celui du second. Cet exemple n'est pas isolé ; mais la distribution des nimbes, à ce point de vue, n'a pas été faite selon des règles assez constamment établies, pour qu'il nous soit possible de leur donner un corps. Nous ne pouvons que formuler un désir : on ne nous contestera pas du moins qu'il ne fût à propos de distinguer les nimbes des Apôtres, des Martyrs, des Confesseurs et des Vierges, pir les couleurs liturgiques qui leur sont attribuées ; mais le rouge étant propre à la fois

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