‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 8 sur 216 · Garucci, Vetri ornati, p · texte numérisé non relu

Garucci, Vetri ornati, p

3. honographie chrétienne, p. 155, note. -^ Monlfaucon, Mon. de la monarchie françaite, discours préliminaire.

i. Alleraani, De Lateranetuit parieiibus, p. 67. 5. Ciampini, Vet, mon., T.l, p. lU.

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d'Hérode manque, parce qu'elle a été emportée dan» une réparation subséquente, et l'autre n'est pas nimbée. H. Barbet de Jouy admet les nimbes d'Hérode * \ quant à nos propres observations, nous avouons qu'en présence du monument, nous n'avons pas pu réussir k relever ce deuil.

Quoi qu'il en soit, le nimbe, dans les mosaïques encore subsistantes de Saint- Vital, à Ravenne, était, au vi« siècle, bien certainement attribué à Justinien et à l'impératrice Théodora > ; depuis lors, et pendant le moyen â^, il n'est pas douteux qu'il n'ait été employé pour caractériser non- ^ulement la puissance dans le bien, mais aussi la puissance indépendamment de toute valeur morale, et même la puissance dans le mal ; et quoique la. proportion soit loin d'être égale de part et d'autre. Ton cite, da vi« au xv« siècle, un grand nombre de personnages, ou historiques, ou allégoriques, qui ont reçu, dans l'art chrétien, les honneurs du nimbe, stns avoir aucune prétention à la sainteté, principalement en Orient, mais aussi en Occident, sous une influence orientale, comme le pense M. Didron 3, ou même sans que cette influence se laisse aucunement apercevoir.

Dans un manuscrit grec du Vatican, réputé du vu^ ou du vin* siècle, la ville de Gabaon personnifiée porte un large nimbe, ainsi que Josué luimême, indépendamment de la couronne murale qui lui ceint la tête *; la figure allégorique de la Nuit serait nimbée à son tour dans un manuscrit grec de la Bibliothèque impériale, d'après la gravure de H. Paul Durand, publiée par M. Didron ^ ; il est certain que celles du Soleil et de la Lune l'ont été souvent, bien qu'il faille distinguer du nimbe proprement dit divers rayonnements, d'un caractère plus imitatif, dont leurs têtes sont aussi quelquefois ornées. Pharaon, Saûl portent le nimbe, dans un psautier grec ^ en leur seule qualité de rois ; Balaam de même, en celle de prophète, dans la Bible du ix« siècle, conservée à Saint-Paul-hors-les-Murs '.

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