‹ Guide de l'art chrétienChapitre 43 sur 238 · Cirol di la Ville , Hklavre es Saint-Seurin · texte numérisé non relu

Cirol di la Ville , Hklavre es Saint-Seurin

3. D'Agiacourt, Peinture^ pi. cix. Mme Jameson, Ugendtof the Mmâonna, p. m.

90 onoK oc l'art CHBÉnsii.

sûtnft qui.M sont donnés à élle-noéioe, et avx Tîsites de ttlieitalions qui lui sont fiiitest. Ck>nime élévation de sentiment, nous ne eonnaissons rien de mieux sur ce sujet que le volet peint d'un diptyque qui se trouve au musée chrétien du Va tiean^. Noua ne parlonapasdela peinture, dont il est difficile de préciser la date, ainsi que de toutes les ouvres des Grecs modernes, et qui ne s'élève pas, comme exécution, au-dessus de l^ur niveau commun; mais ce qui est beau, c'est le sentiment de sainte Anne qui, ayant pris sa fille dans ses bras, la soulève, la contemple avec amour, avec action de grâce. Une femme agite derrière la petite Marie un flaèeUmn, pour lui faire honneur; une autre porte le bassin qui lui a servi; usa troisième ouvre le rideau du lit, comme pour mieux attirer notre attention. Il est difficile de déterminer qui. on a voulu représenter par la qutrièrae, qui est ni/nbée; elle est assise, et, méditant sur la scène qui se passe sous ses yeux , elle nous invite à songer nous-mêmes à l'avenir ouvert par cette naissance. Ne seraitK^e pas sainte Elisabeth , qui était proche parente de sainte Anne , et devait être d'un ftge mûr lors de la naissance dé Marie ?

Ghirlandajo , dans la composition , d'ailleurs si gracieusement agencée et si pleine de fraîcheur, qu'il a consacrée à la Naissance de Marie^ parmi les fresques de Smta Maria Novella, a eu le tort de revenir au moment ôii elle va être lavée, et il la moatce presque entièrement nue. Mme Jameson dit, avec raison, du tableau d'Albert Durer sur le même sujet, tout en appréciant ce qu'il peut avoir de mérite d'ailleurs, que c'est une scène de commérage allemand '. André del Sarto, dans les fresques de sa première manière peintes sous le portique de l'église de l'ilnniinctarii, à Florence, a pris un ton iin peu plus digne; cependant les détails sont encore trop familiers, et on est fàclié de n'y découvrir saint Joachim que pour le voir endormi, comme sous le poids des fatigues de la nuit. Il y a bien loin de là au rôle qu'Ayala aurait voulu lui faire jouer. Il semblerait qu'en cela cet auteur aurait parfaitement raison; et cependant il est singulier que, dans tous les monuments que nous avons passés en revue, à l'exception d'un seul, ce rôle soit complètement omis, et que, dans celui-ci, on n'ait fait apparattce le saint personnage que pour affecter, en quelque sorte., de l'effacer. Les artistes auraiint-ils été dirigés par quelque raison mystérieuse? Serait-ce l'effet purement fortuit de l'influence d'une première composition,continuée par routine? Nousn'endéci-

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