Ayala, Pittor ChrisHanus, L. IV, e. il
PRÉLUM» DU DfriN AVÉmmVT. 89
femme, Uodis qu'une aotre femme verse de l'eau dans le bassta préparé pour ta reoevoir. On eemprendra que TEufaDt lésus, éCani fréquemôient représenté alors comme assujetti à la même cérémonie, on ait été porté à traiter sa sainte Mère naissante comme on le traitait lui-même. Dans tous les cas, comme nous ne justifieifons pas cette pratique rektiTement à Jésus, nous ne saurions, indépendamment de la nudité même quf en est la conséquence , la goûter quand il s'agit de Marie. De quelque manière que les choses se soient passées relativement à cette Vierge immaculée, comme l'artisle est libre de choisir le moment le plus convenable parmi les circonstances de sa naissance, qui l'empécbe de faire un meilleur choii ?
Sur un diptyque du musée Barberini, à Rome, publié par Gori S la très-sainte enfant est emmaillottée et couchée à côté de sa mère, à laquelle une femme présente un bassin. Est-^ce une allusion au lavage, auquel on auraitattachétantd'importance,qu'onvoudrait au moins le montrer comme ayant eu lieu? Nous le croirions, à considérer le bas-relief du retable de Notre-Dame de la Rose , à Saint-Seurin de Bordeaux. Une femme y présente à sainte Anne la petite Marie, déjà de même tout emmaillottée, et une autre femme, de plus petite dimension , ce qui semblerait indiquer uûe action précédente, considère le bassin placé sur un escabeau*. Aurait^on voulu dire I& aussi que les eaux dont on s'était servi pour laver la très-sainte enfant, étaient demeurées parfaitement limpides et pures ?
Dans une fresque exécutée à Sonia Maria Novella de Florence , par des peintres grecs du xiii« siècle, publiée par d'Agincourt, reproduite par Mme iameson, deux femmes, assises près du bassin où Marie a été plongée, la tiennent enveloppée de ses langes, la caressent, la contemplent avec amour '. Orcagna, dans les bas-reliefs du Tabernacle à! Or San Michèle^ à Florence, a suivi la même donnée , avec cette différence , toute à son avantage, que la scène se passant plus près du lit de sainte Anne, celle-ci tend elle-même tes bras pour caresser sa petite Marie. Il y a beaucoup de grâce aussi dans un tableau attribué à Paolo Ucello par M. Artaud, et qui porte la date de 4428. Marie, également sortie du bassin et enveloppée de langél, charmant les femmes qui lui donnent des soins, est célébrée par les chants d'une autre femme, qui s'accompagne de la harpe. Nous aimons moins cependant celte composition, parce que sainte Anne, au lieu d'être occupée de sa céleste enfant, prête son attention aux