Guide de h Peinlure, p
?• iourdain et DoTai, Staile» ifAmient, pi. viii, p. iei.
96 GUIDB DB l'A&T CHRilIBN.
l6s choses se soient pessées, il n'est pas hors de la eompéteooe de Tari de les rendre. Mais alors la compo^Uon auea quelque chose de mystérieux; et les Anges doivent être les seuls témoins d'un privilège dont ils ont seuls.le secret. D'ailleurs, si, en regard de Marie, on représente TArche d'alliance, seul moyen de dire en peinture que la Vierge est transportée au Saint des Saints, il &ut bien qu'on l'entende au figuré, puisque, depuis la captivité de Babylone, cet objet sacré avait disparu.
Sur les stalles d'Amiens, dans la scène de la Prière de Marie^ l'Arche est indiquée , disent MM. Jourdain et Duval, « sous la forme d'un petit « <x>ffre oblong, ciselé, à toit incliné; nous dirions une châsse. Elle est « posée au-dessus d'une arcade, en plein ceintre^ sur un autel quaéran- « gulaire, et tenue à chaque bout par deux Chérubins qui étendent des a deux côtés leurs ailes, se voilent des deux autres les parties infériemres « du corps et se regardent l'un l'autre ^. »
La plus ancienne figure de Marie dans le Temple qui soit connue, est celle du sarcophage de Saint-Maximin , en Provence, où elle est représentée, avec toute la simplicité de Tart chrétien primitif, en Orante avec cette inscription , qui dit tout : maria vmeo HDtESTS» de
T£MPV10 GEftOSALB.