‹ Guide de l'art chrétienChapitre 69 sur 238 · L*iiuteur du récit italien, de Zélémi a fait Géloms · texte numérisé non relu

L*iiuteur du récit italien, de Zélémi a fait Géloms

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du Sauveur, puiiqu'il voulut passer pour être réellerneut le Fils de Joseph. On comprendrait mieux que |es choses se fussent passées comme le rapporte Catherine Emmerich,et que Joseph, dans son charitable empressement, ayant offert à sa très-sainte épouse de faire venir, pour l'assister, deux pieuses femmes de Bethléem qu'il connaissait , elle ne IVût pas voulu, sachant quV*lIe n'avait besoin du secours de personne^. Saint Joseph n'aurait donc pas fait la recherche que lui attribuent les éoangties apocryphes. Il est fort à remarquer que là pieuse augustine de Dulmen, si souvent d*accoril avec ces écrits sur les points où ils paraissent avoir un fondement sérieusement traditionnel, s'en écarte complètement en cette occasion. Il en est de môme de sainte Brigitte , de Marie d*AgFeda.

En effet, nous ne voyons pas que les Pères aient accordé le moindre créd i t à rhistoire des sages-femmes; ils n'en parlent que pour certifier que Marie n*en eut pas besoin : telle est la portée des textes de saint Cyprien : Genitrix est et obstetrix^^ et de saint Jérôme : Nulla autem ibi obstetrîx , nulta muliercularum sedulitas intercessit ^, Ces citations sont relevées dans le même sens par saint Thomas d'Aquin. Mais le saint Docteur va tnop ioin^ faute d'avoir peut-être sous les yeux, dans le moment, le texte du livre di Oriu Salvatoris, qu*i\ prétend réfuter^ lui attribuant une erreur beaucoup plus grosse que celle dont l'auteur de cet écrit demeure responsable. Aussi, tout en établissant que les versions du livre apocryphe n*ont aucun fondement en dehors des sources, sans autorité par elles-mêmes, oii elles se rencontrent ^, nous ferons remarquer que les réfutations du saint Docteur ne les atteignent pas directement; nous le disons à la décharge de l'art chrétien, qui, pendant si longtemps, leur a donné une consistance qu'assurément elles ne méritaient pas. Comme atténuation de la faute, il importe de dire surtout que, dans les représentations dont nous parlons, on ne voit rien qui ait trait même -à aucune inve^tigation. Mais les sage5«femmes s'y montrent ordinairement occupées d'un autre soin qui , luimêirie, ne nous parait pas pouvoir se justiGer: elles lavent l'Enfant Jésus, ou prennent des dispositions pour le laver.

Le fait ne s'est pas produit avant le vn^ou le vm* siècle; Gori attribue à l'un ou à l'autre la feuille dudiptyquede Bologne, qu'il a publiée-'^. Nous y

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