‹ Guide de l'assureur et de l'assuré en matière d'assurances maritimesChapitre 10 sur 77 · PAB RAPPORT AUX OBJETS ASSURÉS · texte numérisé non relu

PAB RAPPORT AUX OBJETS ASSURÉS

Art. SI. — Salpêtre de l'Inde très chanceux, sV varie par sa propre humidité. Salpêtre du Pérou i facile à s'avarier , mais moins que celui de l'Inde.

Art. 52. — Sucres et denrées.

Sucres en général. Il est facile à concevoir qu'une assurance sur sucres est plus chanceuse qu'une autre , et exige une plus grande circonspection relativement aux qualités des navires ; mais il y a en outre une grande distinction à faire entre chaque espèce de sucres. Un chai^ement de sucres est très lourd et fatigue considérablement le navire qui le porte. Les sucres Havane sont les moins défavorables , et ce sont les sucres Brésil qui ont toujours été le plus funeste aux assureurs; aussi ceux qui ont tant soit peu d'expérience se refusent-ils à assurer ces derniers autrement que francs (t avaries , et les agens des compagnies ne sauraient trop se conformer à cette disposition ^ surtout lorsque les qualités du navire ne leur inspirent pas une entière confiance.

Sucres et denrées ne venant pas des lieux de pro^ duction. Dans les assurances qui portent sur des

sucres , des cafés , ou sur toute autre denrée ne venant pas des lieux de production , il y a toujours à craindre des avaries antérieures à l'embarquement ; aussi, pour peu que l'opération paraisse suspecte sous ce rapport , ou que le navire ne soit pas très bon , il sera prudent de s'abstenir d'assurer , ou de ne le faire que franc d'avaries particu'- Hères.

Art. 53. — Grains, graines et légumes. — Les assureurs ou agens doivent toujours , autant que faire se peut , exiger une double prime pour les légumes secs pour quelque voyage que ce soit ; cependant , pour un très petit cabotage l'augmentation sera seulement de 50 p. 0/0 9 à moins que le chargement ne soit en vrac ou en grenier , et que le navire ne soit pas de toute première classe.

Art. 54. — Farines, cacaos, chanvres, poissons secs. — L*expérience a démontré que l'assureur doit être très difficile pour les assurances sur cacaos destinés pour un port de la Méditerranée; sur chanvres venant du Nord y sur farines destinées pour des voyages de longue durée ; sur poissons secs chargés à Bergen (et non ceux qui sont chargés à Drontheim) pour la Méditerranée. Si le navire n'inspire pas toute confiance, il faut ou se passer de ces assurances ou ne les souscrire que franches d avaries. La moindre avarie véritable se confondra avec le vice propre, et le dommage ne s'élèvera jamais à moins 50 p. 0/0.

Art. 55. — Sel. — Quoique le sel soit franc cf avatie , son peu de valeur , sa pesanteur et sa mo-

que les navires mettent ordinairement à faire le même voyage. Voici un aperçu de la durée, en jours , des navigations les plus en usage dans le commerce, en prenant le Havre pour point de départ.

TRAVERSÉES

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