Maxbnum. 15,000 fr. sur cargaison, 5,000 fr
sur corps.
7** Maximum pour les époques non favorables.
10,000 fr. sur cai^aison , 3,000 fr. sur corps.
S"" Observation générale. La côte du Sénégal est assez saine ; mais l'embouchure du fleuve de ce nom est assez dangereuse à cause d'une barre qui est sujette à se déplacer , et que les navires tirant plus de huit pieds d'eau ne peuvent plus franchir impunément.
Les risques du Sénégal ont toujours donné plus de perte que de profit aux assureurs , parce qu'ils n'en apprécient pas suffisamment les chances défavorables. D'abord les navires , partant de nos parages dans la bonne saison , arrivent le plus
souvent au Sénégal dans la mauvaise et réciproquemenl.
Comme les navires qui fréquentent le Sénégal tirent ordinairement plus de huit pieds d'eau , ils sont obligés de mouiller en-dehors de la barre pour s'alléger en arrivant , et pour compléter leur chargement avant de partir. Ces opérations se font au moyen d'allégés non pontées , ce qui n'est pas sans danger dans une rade foraine , oit la mer est le plus souvent très agitée. Lorsque le navire passe la barre , il ne tire pas au-delà de huit pieds , et malgré cette faible calaison il lui arrive néanmoins de toucher, ce qui produit fréquemment des avaries.
Le transport des marchandises dans des allèges , et le passage de la barre , ont souvent des résultats fâcheux pour les assureurs , surtout pour le voyage de retour, où le chargement se compose en grande partie de gomme , article très susceptible de s'avarier.
Les agens ne doivent pas souscrire de risques du Sénégal en prime liée , et ils doivent en conséquence les exclure des assurances soit annuelles , soit mensuelles.
Art. 34. — Côtes de Guinée.
V Donne saison. D'octobre en mars.
2" Mauvaise saison. D'avril en septembre.
5" Epoques favorables de départ pour y aller. Août, septembre et octobre.
4" Maximum. 20,000 fr. sur cargaison, 7,000 fr.
sur corps.
5** Epoques favorables de dépari pour en revemt. Février 9 mars et avril.
I^"* Maximum. IS^POO fr. su^ eargaisoa, 5,000 (r. 9]|r corps.
7* Maximum pQwr len époques n^n fuBorablês , eî loffque r^o^iie ne peut pa$ être pféwe. 10,000 fr. ^nr cargaisoQ et S,OOD fr. 0ur corps.
8"* Observation générale. Cette navigation est dange^usp, vu l'état des côtCiS qui s<»it basses eo plusieurs endroits et généraleinfînt assez malsaines , à ^^use de la rapidité et dfss irrégularités des courans f et surtout à çau^e des tornados ( vents furieux). Ajoutez à tout cel^ que dans toi|s les voyages entre ces côtes et nos parages, on éprouve toujours reflet d'iine mauvajisje s^iison.
Art. 3S. -^ P^t'flges du Cap d» Bonne-rEspérrgnce.
y Bonnç ^mçPf P'^ptpbfe » mais surtout de |an-rr VJier e^ mvs.
2° Mauvaise saison. D'avril en septembre. L'hivearw nage a lieu de mai en août ; alors ^a bai^ de la Table, qui baigive la vilLç du Çap, n'e$t pas taxable et le^ navires se réfugient ^ 3^n^pus^Baie dans la False-Baie.
5** Epoques favorables de départ pour y aller. Juillet, août et septembre. Les mois d'octobre^ .noye^ibre et décembre, plus cbanceux pour le départ» sont plus favorables quant aux circonstances probables de Tarrivée dans les parages du Cap.
A'' Maximum. 45,000 fr. sur cargaison, ^QiOOO fr. surt^orps.
S"" Epoque$ favorables de départ pour revenir. Fé^ vr^er, m^rs et ^vriL 3eptf3mbrç e^t i^^oi^is favpr|ib|^ 9^Q €eu}|c-ci, in^ il vamt ii|ie^¥ q|ie If» pitres ffioîa non meQtioiiii4fi«
6' Maximum^ 55,000 fr. ««r eurg^i^çii, Ji^^OPO fr* ftpr cprp»,
7" ifa^iimm pamr les m^9 épffqv^h 35fOQO fr, «up:
tour^ 10,000 3iir Qorp^.
S"* QbservQthn générale, Cettp n^yig^tiPa eatr^r* pri$(ç par de bons n^vifiPiS, p'ost r^^Ufiç^^i^t d^pgie^ jreu3e que d|ip3 la w«iuvfiis^ ^^^sou, iÇçtto maiiv^se ^aispii doit être surtout pri9^ ^ei^ çousid^rajtion ppui: les uavires ^ni font échelle au Capi »P.it ^» flUftAt^ M)it en revenant dei» Gr^^de^-Indes.
Art. 36«-r*//0l Bodrigue 9 Maurice, Bçwbfm.
1^ jBo^tue lat&an. De mai eo pctobr^^.
8** Mamai^e* D'octpbre en avrij.
S"" Epoques favorables de départ pour y Àmter, X)f mars en juillet.
A"" Maximim, 30,000 fi^, spr cpi^^oa» 10,000 fr. s]i|^ eprps.
6^ Epoques fçivorabks de fléparf pour en revenir. Août, septembre et octobre.
6^ Hçxitmm. ^10,000 fr. ^\xx cai^aison, 8,000 fr. sur corps
7*" Maximum pour les autres époques. 10,000 fr. sur cargaison d'allée, 10,000 fr. sur Ci^rgai3on de retour, 5,000 fr. aur corpis,
8** Observation générale, dette navigatiop a Jpurjonrs été la plus funeste aux assureurs ; il suffit
d*uii seul ouragan pour détruire tous leurs calculs de bénéfices, lorsqu'ils n'ont pas eu la prudence de bien diviser leurs risques, afin de ne pas se trouver trop engagés sur le même point. Aussi c'est bien le cas, pour les agens de la compagnie, de redoubler de circonspection et de prudence; ils ne doivent pas souscrire de ces risques à l'année ni au mois, de ces risques interminables dont il est impossible d'apprécier les chances et qui finissent toujours par enlever dix fois la prime. Si des circonstances qu'on ne peut pas prévoiries obligeaient à s'engager dans un de ces risques de Bourbon à prime liée, que ce ne soit que pour la modique somme de 3,000 francs. {Voir l* article 6.)
L'agent doit toujours n>ettre dans la police, si cette clause n'y était pas, que l'assureur ne répond pas de la perte des ancres, chaînes, câbles et embarcations sur les rades de Bourbon, Maurice et
Bodrigue *.
Art. 37. — Câte de Malabar.
V Bonne saison. De décembre en mars.
2^* Mauvaise saison. De la mi-avril en novembre.
3" Epoques favorables pour y aller. De septembre en janvier.
4' Maximum. 40,000 fr. sur cargaison, 20,000 fr. sur corps, si le voyage est direct.
* J*ai compilé le carnet d'un assureur qui travaille depuis i8i5, et j'ai trouvé par la confrontation des risqués souscrits avec les avaries et les perles, que la prime moyenne de vingt années, aurait dû être de 6 i|4 OiO pour atteindre le pair des sommes payées. Il faudrait donc demander 8 5|4 à 9 0^0 l'an, ou pour Tallée et le retour, aûn d'en retirer quelque chose.
S"" Epoques favorables de départ pour en revenir. De décembre eu mars.
6^ Maximum. 50,000 fr. sur cargaisou, 15,000 fr. sur corps, toujours eu supposant le retour direct.
7"* Maximum pour les autres époques. 50,000 fr. sur cai^aison d'aller, 25,000 fr. sur cargaison de retour, 15,000 fr. sur corps.
8* Observation générale. Si le navire devait aller dans le golfe Persique, il faudrait diminuer le plein et augmenter la prime. Pour la navigation de la Mer^Rouge, qui est très dangereuse à cause de ses écueils, de ses bancs et des ouragans assez fréquens, le plein doit être réduit au tiers de celui pour la côte de Malabar ; mais si le navire n'allait qu'à Moka, le plein serait alors de 5/4 de celui pour la côte de Malabar. Dans la mousson de S-0. le temps est affreux sur la côte de Malabar.
Art. 58. — CMe de Coromandel.
V Bonne saison. Février , mars , juin , juillet , août et septembre.
2° Mauvaise saison. Octobre, novembre, décembre, janvier, février, avril et mai.
5° Epoques favorables de départ pour y aller. Novembre, décembre et janvier.
A"" Maximum. 40,000 fr. sur cai^aison, 20,000 fr. sur le corps, si le voyage est direct.
5' Epoques favorables de départ pour en revenir. De janvier en avril.
. &" Maximum. 50,000 fr. sur cai|;aison, 15,000 fr. sur corps, toujours en supposant le retour direct.
T Maximum pour lèê autres époques. 50^000 fr. ênv cargaison d'allée, 25,000 fr. sur cavgaisoa de rt^ tour, 15,000 fr. sur corps.
8** Observation générale. Pour les rôyages intermé»' diaûres que les navire» font dans les Indes, entre iés côtés de Goromandel, ou tout autre points et Bourbon, le maximum doit se borù^r à 1S,000 fr< •ui^ carg^aiàOB^ et à 6>000 sur corps, ^laree qu'il est tôttjoui^ difficile d- ftpprécidr les Inottietilâ réels dta risque^
11 y a souvent des cotfps de vent et raânie des typhons sur la côte de Goromandel en oetobr^ et novembre* juillet et août. Cette côte, dans la mousson de N-E^ (d'octobre eu mai), eat tellement battue par la brise» et le ressac est tellement fort à la plage , qu'il est presque impossible d'y débar^ qucr des marchandises sans les mouiller. Les navires fatiguent beaucoup au mouillée, perdent des ancres et sont exposés à être jetés à la côte. Art. S9. — Bengale f Sumatra.
V lionne saison. De décembre en avril. Sur toutes Mi côtes, février est le plus beau mois de l'année. T Mauvaise saison. D'avril en novembre.
t^ Epoques favorables pour y aller. Dé septembre en iée»nihre.
4* Mawlmum. AO^ObÙ fr. sur caï^àisôn, 20,000 fr.
JP Kpaque» favorables de départ pour en revenir. De éél^mnUrêi itn mars.
tF MMkmmé 40fOO^ fir. «ur cargaiàmiy 30,000 fr.
T Maximum pour (f autres époques. 55,000 fr. sur cai^aisoii d'aller, 25,000 fr. sur cai^aison de retour, 10,000 fr. sur corps.
B"* Observation générale. Quoique le service des pilotes au Bengale soit le mieux fait du inonde entier, Tâttérage cependant est si mauvais et si dangereux, la rivière Qutjly si périlleuse par ses bancs et ses courans extraordinaires, les coups de vents, aux cliangemens de mousson, si violens^ que tout le trajet, depuis les Brasses jusqu'à Calputta^ est souvent funeste aux navires. La rivière est aussi extrêmement dangereuse, c'est pourquoi l'assureur doit faire une bonification de 1/4 p. o/o sur le taux de la prime, si le navire assuré est remorqué par un bateau à vapeur pour monter et descendre la rivière , ce sera une compensation pour la diminution du risque et pour la dépense occasionée au propriétaire. L'agent doit toujours excepter le risque sur les ancres, câblés et chaînes. Les coups de vent du mois d'octobre et novembre sont à craindre, ainsi que cent du mois dé juin.
Pour la côte de Sumatra, et surtout quand le navire va traiter des poivres , le plein doit être des 2/S au plus de celui pour Calcutta, car on est obligé de faire plusieurs ports et de traiter avec des peu<ples peu civilisés sur une côte pleine d'écueils et pendant une saison où les grains sont aifreux.
Quand le navii^e est expédié en droiture pour Padang ou Sencapoure , alors on peut lâcher la main, le risque étant moins dangereux.
Art. 40. — Java.
V Bonne saison. IV avril en octobre, moussonS-E. ^"^ Mauvaise saison. Vf OQiohreew'àvriX^ mousson N-0.
5" Epoques favorables de départ pour y aller. D'avril en décembre 9 quoique Tarrivée ait lieu pendant la mousson N-0. 9 lorsqu'on part à ces époques ; mais le passage du Cap doit être considéré comme la partie la plus importante de cette navigation, et les époques fixées sont celles qui promettent le passage le plus facile.
4"* Maximum. 50,000 fr. sur cargaison, 30,000 fr. sur corps.
5" Epoques favorables de départ pour en revenir. De décembre en mars. Février est le meilleur mois.
6^ Maximum. 40,000 fr. sur cargaison, 20,000 fr. sur corps.
7* Maximum pour d! autres époques. 55,000 fr. sur cai^aison d'aller, 25,000 fr. sur cai^aison de retour, 15,000 fr. sur corps.
S'* Observation générale. Les voyages à Batavia seuls ne sont pas dangereux pour le port et Fatterissage, mais eu général les rades de Java sont peu sûres dans la mousson de N-0., et les coups de ▼ent^ ou plutôt les grains qui durent quelquefois un jour ou deux jours, sont très forts et jettent quelquefois le navire à la côte. Le détroit de Malacca doit être considéré un peu plus périlleux que la côte de Java. En général, pour les voyages dans les dé** troits à Test de Java, le plein sur cai^aison ne doit pas dépasser 20,000 fr. et 10,000 fr. sur corps.
Tous ces voyages de traite sont très dangereux,
tant pour les accidens de mer au milieu d'archipela peu courus que par le caractère de tous ces peuj>les»
Ainsi une reUcbe sur Bornéo à d'autres endroits que Beng^masen, Saq^s et Pontiana sera toujours d'un péril imminent, et les assureurs ne doiifent pa,s la permettre , à moins de cas fortuits.
Art, 41. — Mers de ta Chine, PhWppines.
V fion^ne saism. De nQyemhre ou décembre €|u i^ars ou avrils mqu^sson N-£.
S"" Mauvaise saison. D'avril en novembre, mousson S-0.
3** Epoques fçivorables de déport pour y aller. D'aqi^t ç|i décembre.
4* J^aximum. 50^000 fr. sur cargaison, 2p,000 fr, Sl^r corps.
S* flpoques favorables de départ pour en revenir. De novembre en mars.
6** Maximum. 40,000 fr. sur cargaison, 20^000 fr. sur corps.
T" Maocinttm pour d^autres époques. 30,000 fr. i^ur cargaison d'aller, 20,000 fr, sur caigaifiiQn de retour, 10,000 fr. pour corps.
•8"" Observation générale. Il est bien entendu qu^ les ageos, avant de souscrire d'aussi fprtes sqm^ mes sur un seul risque, se seront convaincus des excellentes qualités du navire , de l'expérienee du capitaine et de la confiance que doit inspirer l'armement. Cette navigation, qui est loin d'être ^ans dan^ gers, devient J'une^des pliis chanceuses Ipi^qu'elle est entreprise par des navires médiocres et mal commandés. £n général les assureurs ne fopt p^ as&e«
attention aux voyages de Chine entrepris contre mousson; ainsi un navire qui, avec la mousson favorable, en quinze jours se rend du détroit de la Sonde en Chine, et vice versa, met souvent deux mois contre mousson , pour arriver au lien de destination , soit en louvoyant au milieu de la mer de Chine, s'il est bon marcheur, et alors exposé à faire beaucoup d'avaries par la difficulté de vaincre les fortes brises contraires ; soit en pro- Ipng^eant la côte de Palawan pleine d'écueils et de bancs peu connus ; soit en faisant le tour, pour ainsi dire, de toute la Malaisie pour trouver les vents favorables. Ainsi un voyage qui a plus du double de risque n'est souvent pas fait à une prime plus élevée. L'ignorance, engénéral, des assureurs sur la difficulté de ces navigations, entreprises à telle ou telle époque, est cause de ce laisser-aller nuisible à leurs intérêts.
Un navire qui , allant en Chine , part d'Europe après le 15 juin , court le risque d'être obligé de faire son voyage à contre mousson. Pour revenir avec la mousson , il faut qu'il ne parte pas avant no- "Membre et pas après mai. Un 1/4 p. 0/0 de plis que la prime ordinaire du voyage, pour chaque es? cale dans les mers de l'Inde et celles de la Malaisiç et la Chine n'est pas un dédommagement assez fort , car chaque escale est un véritable voyage ; ainsi de Batavia à Sencapoure, de Sencapoure en Cochin-: chine , Chine ou Philippines , de Batavia aux mêmes garages , de Manille même à Canton ; toutes ces escales sont des voyages, dont quelques-uns entrepris?
contre mousson, durent autant qu'un voyage d^Eu« rope à Rio Janeiro.
En assurant le risque de guerre de Tlnde et de la Chine , il faut faire attention que c'est une lon<* gue navigation qui peut être retardée par des échelles , et prolonger de beaucoup le voyage .
Port Jackson et Vandiemen Land. Ne prendre que le 1/5 dugrand plein pour aller et le 1/4 seulementpour retour. La bonne saison de la côte de Nouvelle-Hol^ lande jusqu'au tropique, est d'octobre en mai ; la mauvaise , de mai en septembre.
Il faut faire attention que pour y aller d^Europe, on est pendant long-temps dans une haute latitude exposé aux tempêtes. Pour en revenir, le voyage est beaucoup plus long et plus dangereux. Quelques navires font leur retour par le détroit de Torres ^ dans ce cas , ne jamais les assurer ; d'autres passent par le Sud de Yandiemen et reviennent au Bengale , enfin d'autres prolongent la côte de F Australie , et viennent par la Polynésie aux Philippines et en Chine. Ce sont des voyages très dangereux» Dans tous les cas , avant de souscrire des risques pour ces parages , il faut consulter la Direction.
Voyage entre la Côte Ouest de C Amérique , les Pld^ lippines, la Chine , F Inde et réciproquement.
Pour les voyages de la Côte Ouest de l'Amérique en droiture aux Philippines, Chine et Cochinchine , en ne partant pas plus tard que fin février et pas plus tôt que fin août , on peut prendre la totalité du plein sur un bon navire , parce qu'il arrive encore dans la bonne saison , c'est-à-dire pendant les vents de N-0. f de novembre en avril. Mais s'il arrive »ux
Philippines pendant la mousson de SrO. , il aura une extrême difficulté à aller à TOuest , eX ^n toyi^e peut durer deux on trois mois de plus , car il est obligé de prendre par le Stid et faire un long détour. Les assureurs ont toujours beaucoup à payer dans ces voyages interminables. Il est donc important de connaître la saison du départ de la côte d'Amérique.
Le voyage de Manille , Chine et Cochinchine à la côte de la Californie et du Mexique , est au itioins de quatre mois , et ne doit s'entreprendre, potir sortir de ces parages, que pendant la mousson S^O., de imars en octobre, car pendant la mousson deN-E., d'octobre en mars , il est très^ difficile de doubler les Babuyanes dans le Nord de Luçon , eit de s'é^ lever dans le N-E. avec des vents de N-*E. €'est une considération à avoir pour les assurances que Ton proposerait pour ces pays.
Si le voyage devait être pour la CÔle Sud de l'Amérique , c'est-à-dire poUr le Chili ou le Pérou , ce serait le contraire , et le voyage devrait êti*eentrepris pendant la mousson de N-E. , parée qu'il faudrait avec les vèûts de S^O. aller cherciier les détroits de JîoiTa pour de là s^éicver dâHd le sud, et passer au sud de la Nouvelle tlollande et de la Nôu-^ Velle Zélande. On conçoit que c€^ deux voyages sont au moins de quatre à cinq mois de mer ûve€ les moussons favorables , et de ûix ou sept avec les moussons contraires; ainsi les assureurs doivent se baser sur ce temps , et les agens ne prendre que moitié du grand plein.
Qufmt aux voyage» intermédiaires de l'Inde et
À -ceu dea d^lr oits et (les iles de la Malaisie et Polynésie « les agças d'une Compagnie ne doivent jamais les aouscrire sans consulter la Direction z mais je vais en donner une idée comme renseignement.
Les voyages dans la Jklalaisîe , soit de Chine et des Philippines À Seucapoure et Batavia ou les Moluques aller et retour^ sont toujours au moins de six mois, s'ils ne sont pas de huit à dix mois. Ceux entre §encapoure Batavia et la Chine sont un peu moins longs par la nature des chargemens, et parce que les navires partant; avec nn reste de mousson reviennent avec le commencement de l'autre. Ces voyages , f uand ils ne sx>nt pas faits à contre mousson, sont peu dangereux, cependant ils le sont toujours plus que nos voyages des Antilles. Si ces voyages se font à contre mousson , ils sont du double plus dangereux.
Les voyages de Manille aux lies Solo et aux Mojluque;s; durent de huit k dix mois , ceux pour l'Archipel de Solo seul , six mois , parce que c'est moins loin^ la pjjraterie y est à craindre. Ceux pour Bornéo sont très dangereux par le caractère des habitai^s^; ceux de Pecbe d^ Bicbo de Mar {Holo-thuries). Perles, Ecaille etNacre^ et ceux de traite parmi le$ immenses Archipels de la Polynésie, sont excessivejne«t périlleuK ; ^par le fca^actèisç des maturdls , les dangers 4' une naviga^o»n pen «onnuç , la difiiculté àts isecour^ et l'wpossijJMlité 4^ rien sauver, le Jb^and de jia |M*imo ive v^a^iit ^^ap^ais Je ipisque que
Si un voyage en droiture pour Ota!ti y pour les Iles Saudwirh ou pour tout autre archipel, était offert pour y déposer une cargaison ou des passagers, la chance du voyagé serait bien moins grande , et l'^ I pourrait l'assurer ; mais celles de navigation intérieure parmi ces lies le sont trop pour consentir une assurance , à moins que la prime ne soit de 20 à 25 p. 0/0, et encore faut-il toujours consulter la Direction.
Art. A% — Mers du Sud, Chili j Côte Ouest deTAmérique.
1"* Le voyage d'aller doit être spécifié avant tout, car il faut doubler le cap Horn avant d'arriver à la côte. Je parlerai donc de tous les points en général, ensuite de chacun d'eux en particulier.
1** Epoques favorables de départ pour y aller. D'août en décembre,
2^* Maximum. 50,000 tr. sur cargaison , 25,000 fr. sur corps.
5** Epoques favorables de départ pour en revenir. De novembre en mars.
4* Maximum. 50,000 fr. sur caiçaison , 55,000 fr. sur corps.
5° Maximum des autres époques. 40,000 fr. sur cargaison , 20,000 fr. sur corps.
6* Observation générale. Pour cette navigation, c'est le doublage du cap Horn qui doit être pris le plus en considération ; aussi , quoique les saisons au Pérou ne soient pas les mêmes qu'au Chili; néanmoins ce sont les époques de départ qui viennent d'être fixées , qui doivent inspirer le plus de
confiaûce. D'ailleurs , il est fort rare que les navii*es se rendent directement au Pérou.
En assurant les retours de ces parages , si le ris* que de guerre est garanti , il faut ne pas perdre de vue que les navires emploient beaucoup de temps à faire des échelles , et que les risques peuvent en conséquence se prolonger beaucoup.
^^Chiloëj le port de cette île , le plus dangereux par son entrée, est Saint^'Carlos de Cliiloê, La mauvaise saison dure depuis avril jusqu'en octobrehiver. Vient ensuite Valdivia plus au Nord , dont la rade est peu sûre et a peu d'eau dans le port intérieur pour les grands navires. La baie de la Conception est grande et spacieuse ; le mouillage est abrité par Fîle de la Quinquina , ensuite Valparaiso, rade foraine exposée pendant juin, juillet et août aux vents du N~0. , qui souvent , par la mer qu'ils lèvent , font périr quelques-uns des navires sur rade ; c'est au reste le point le plus dangereux de la côte ; on trouve à Valparaîso tous les secours nécessaires pour lépârerdes avaries.
5"" CoquitnbOf rade sûre et exempte de mauvais temps ; les ouvriers, comme charpentiers et calfats , y manquent totalement. Capiapo , Guasco , rades foraines sans mauvais temps; aucun secours.
4** Yquique, Arka, Ilo^ l^lciyy PiscOfChoriUos f rades foraines, mais sûres parce que le temps est toujours beau ; peu ou point de secours. Toujours de la houle et l'attérissage diiTicile pour les mar-
S6 ehatfidises qui y sont transportées à teire par les cha^ loupes du navire^
CallûOj le port de Limaj capitale du Pérou ^ très •sûr par le temps toujours beau et sa position ; arsenal et des secoui's de toute espèce.
S" Huacho f Santa , Pasamayo , Pacasmaifo , rades foraines sans mauvais temps » mais beaucoup de ressac; aucuns secours pour réparer des avaries.
6"* La baye de las Satinas sûre , mais point de secours. Port de Payta sûr ; quelques secours.
Enfin le temps est toujours beau depuis Coquimbo jusqu'à Payto.Yoilà ce qui constitue la côte du Pérou. Toutes les escales , en allant au Nord » se font avec facilité, parce que le vent est toujours de l'arrière; mais quand il faut revenir d'un des points nord à un port un peu plus sud , alors c'est un ^vrai voyagé de quinze , vingt , trente, quarante ou cinquante jours ; selon qu'ils sont plus au moins loin l'un de l'autre. L'on comprendra que l'on né peut pas accorder au même taux les échelles en allant au Nord, comme en revenant au Sud^ soit au Chili soit au Pérou.
7** Gtiyaquil se trouvé à vingt-huit lieues de l'Ile dé VÀmôrtajàdo ou Saînte-Claire , qiiî est à l'entrée du golfe dé son nom. Il y a quatorze lieues de golfe qu'il fiiut franchir entre la côte du Pérou et les bancs qui avoisinent File de la Puna. Ce passage n'est pas difficile quand on le connaît ; niais il faut lé connaître. A l'Ile Puna l'on prend nU piloté qui vous conduit à Guayaquil , à quatorà^e litwis dé distance dans la Tîvîfere dé ce noni. Lé
risque de 6«ayà(|uil, tantf^our y aller ^é pont ed sortir , est donc plus grand que ceux ée la c6té dn Pérou, sans être cependant très dangereux. A Onàyaquil où troute des oiirrierâ et to«s lès matériau nécessaires. L'hivernage coitiriieHce en déeembre.
Dé GumjaquH à Panama il y a divers Rétifs ports ou rades , mais (^ui ne sont pas fréquentés par nos navires d'Europe. C'est la côte du Choco.
Panama est au fond dii golfe de ee nom qui est bordé de beaucoup d'îles ; Tancrs^é est sûr , et l'oii y trouve des secours.
8" Après Panama vient Costanca côle péti fréquentée, oîi cependant plusieurs navires français et anglais vont chercher des sucres, des cuirs, de l'indigé et du riz. Santct-Arena est un des ports de cette côte ; cette rade est assez sûre dans la boniié saison ; vient ensuite toute la côte de Nicaragua et de Guatemala, dont les rades de Realejo et San-^ wnate sont très peu sûres surtout pendant l'hiver^ nage. Plus au Nord est le golfe de Gnantepequêj point de secours sur cette partie de côte.
Les ports du Mexique proprement dit commencent à Acapulco, c'est un des principaux où vont les navires d'Europe; il est très suret entièrement fermé : on peut s'y procurer quelque secours.
Plus ati Nord-Est la rade dé San ftifaw, sur laquelîi! on ne peut pas irester de mai en octobre , saîs^oti de rhiverttàgê. C'était autrefois un port milftarrîe de l'Espagne ; il à des ôuviîéts et des matériaux.
9* À l'entrée du golfe de Vorteis, est Masattan, rade fbraitilé ^ dont ïè mouillage est hssez sûr , mais
le désembarcadèrc en est éloigné. L*biverti^e s*y fait moins sentir qu'à San Bios.
Guaymas se trouve sur le même côté plus avant dans le golfe , et c'est dans ce port où les navires de rinde vont hiverner.
10° De l'autre côté, sur la presqu'île, il y a diverses rades toutes sans abris ; viennent ensuite tous les ports de la Basse et Haute Californie dont les entrées sont plus ou moins difficultneuses , et les navires qui la parcourent souvent exposés à de grands dangers.
La navigation de la côte N-0. de V Amérique est très dangereuse surtout pour les navires qui vont y faire le commerce des pelleteries.
Ainsi eu me résumant, je vais indiquer les divers voyages.
IV En assurant un navire pour le Chili et le Pérou on ne doit assurer d'escales rétrogrades qu'avec une augmentation de prime , et le Pérou comprend jusqu'à Paijta inclusivement.
On peut prendre pour ces voyages 2/3 du plein. Si le navire va à Guayaquil il doit y avoir une augmentation de 1/4 p. 0/0.
Si le navire doit aller à la côte de Nicaragua et Guatemala, ou à la côte du Mexique (Nouvelle- Espagne), le plein ne doit être que moitié du maximum et la prime d'un p. 0/0 au moins de plus. S'il allait visiter les missions de la Californie, ne prendre aussi que moitié et augmenter la prime de 1/2 p. 0/0 , et s'il va à la côte N-^. ne prendre que le 1|5 du maximum et augmenter la prime au
moins du double ; encore pour cette dernière navigation faudrait-il consulter la direction.
De ces divers parages en France, si le navire n'a pas d'escales à faire sur d'autres points de la côte , ce qui est bien rare , comme suit :
12* En partant pour l'Europe l"" du Chili jusqu'à Arica, les 2/3 du plein et la même prime ; 2° de Lima, le même plein et 1/4 p. 0/0 de plus jusqu'à Guayaquil', S"" de Guat/agiiî/ jusqu'à Guatemala, le même plein et 1/2 p. 0/0 de plus ; 4'' de Guatemala et de la Californie, le même plein et 1 p. 0/0 de plus ; 5*" de la Californie Haute et Basse N-0. , la moitié du plein et 1 et 1/4 de plus ; 6*" de la côte N'O. , même plein et 1 et 1/2 p. 0/0 de plus.
13*" Pour les voyages intermédiaires, je vais les classer par leurs longueurs et par les risques des parages , de cette manière l'on connaîtra facilement leur plus ou moins de difficulté.
Le voyage de Chiloê à Valparaiso en été, depuis octobre jusqu'en mai, peut se faire en 6 ou 8 jours. Alors pour revenir de Valparaiso dans ce port, ou dans l'un de ceux intermédiaires il faut plus long-temps
parce que le vent est généralement S-E.
Dans l'hiver, de mai en octobre, c'est tout le contraire, et plus on va au Sud, plus le temps estmauvais et plus le vent est variable. Entre Valparaiso et Payta^ le vent étant toujours de la partie du S-E., les voyages en allant au Nord dans une étendue de 25'', se font toujours vent arnèreen6, 8, 12 et 20 jours, selon la distance; le risque est presque nul. Il n'y a de dangers qu'à l'attérissage des côtes qui sont souvent
^acbéés parla brame, etpcmr le débarquement des marchandises qui se fait avec les embarcations du navire et dans des endroits peu eommodes.
Retours de Guyaquil et Payta
à Lima de 20 à 50 jours.
A Valparadso 26 à 40 id.
A ia Côte imermédiaire . • . 53 à £0 id.
De Liina 4 ia Cdêê intermédiaire y
si lé nfavire est d'une grande
marchcy en louvoyant . . 15 à 20 id.
Sinon par la hauteur de Lima à
Valparaiso 20 à 40 irf.
Tous ces voyages se font ou bord sur bord ou en prenant le large, et venant prendre les vents variables. On voit donc que ces échelles rétrogrades ne peuvent pas être accordées sans augmentation de prime. En général, ce sont des voyages peu chanceux, seulement en approchant des latitudes élevées du Chili, lès mauvais temps peuvent alors occasioner déà avaries. Surtout, dans les mois de juin, juillet et août.
Voyages au Nord deTéquateur*
De Valparaiso à Panama. . .
De Lima è Panama ....
De Goayaquil à Panam(9r. • .
De Valparaiso à la côte de Nicaragua et Guatemala. . .
lie Lima à Guya^U ....
De V«lparatso kAoepuhoy San-
jours.
15 à SO
id.
10 à IS
id.
id.
id.
Bhs et Mazatlan . . . . 40 à 50 jours.
Le voyage en Californie n'est quelquefois fpas plus long, cela dépend des saisons.
Be la Cadifornie à Giia2/û(|ul/. . 40 à 50 id. id. lÀma . . . . SO à 7S id.
id. ValparaUo . . éS à 65 id.
On demandera, peut-être, pourquoi îl faut jj^lus d^ temps pouf Billerà Lima x C'est parce que le navire va chercher également tes vents variables par une latitude élevée, et ensuite a plus de ehemin à ïaire pour revenir sur ses pas en approchant de la côte.
De SanBlasetd^Acapulco à Guayaquil et Lima'^ les voyagessontsouvent de^8 à 10 jours plus longs quede ces mêmes points à Valparaiso^ parce qu'il y faut souvent tout autant de jours pour s^éloigner de la côte que pour en descendre, quajid la brise est faite au Nord. Dans tous les cas il faut bien faire attention.
1*" Que dans la Haute Californie Ijqs vents sont 0. et S-^0. depuis novembre jusqu'ien avril. JUif^r. Quaad ils sont N-0. dans la Basse Californie jus^ qu'à Acapuleo, beautemrpsdeeôtedelaiVouèrétf^ISs-* pagne,
2** qu'ils sont N-0. de mai à octobre été, quand ils sontS-0. et à bourrasques sur la côte de leL Nouvelle-Espagne , temps (f hivernage .
Art. 45. — Rio de la Plata, Buenos^Ayres 9 Montevideo.
V Bonne saison. De mars en juillet, hiver.
2*" Mauvaise saison. D'août en mars, été.
^'^ Maximum. 30,000 fr. sur cargaison, soit d'aller soit de retour; 10,000 fr. sur corps également soit en allant soit en revenant.
4" Observations générales. Cette navigation est très dangereuse pour les navires tirant plus de 15 pieds d'eau, et pour les capitaines qui ne connaissent pas la rivière; mais la nature des chai^emens permet d'en courir les chances, car une fois les risques de rivière terminés, les plus grands dangers ont dis« paru, à moins que l'arrivée dans nos parages ait lieu dans la mauvaise saison. L'escale de Montevideo. est aussi un risque, surtout pour les grands navires qui sont obligés de rester mouillés à grande distance de terre, à cause du peu de profondeur du port. En avril les coups de vents sont très violens. En janvier et février il y a souvent de très forts pamperos.
Il est rare qu'il ne se perde pas plus de 12 à 15 navires par an sur la côte de Montevideo depuis Casûllos-Grandes jusqu'au cap St-Antoine. En voici les causes ; 1*" La côte est très basse et les brouillards sont très épais et très communs. 2"" La force et la direction irrégulières des courans jettent souvent les navires sur le banc de l'Anglais, dont l'approche est seulement indiquée par la qualité du fond, et non par la quantité. Enfin les coups de vcots de S-E. sont très violens et battent eu côte.
Art. 44* — A/^rs det^ Antilles.
V Bonne saison, de novembre en juin.
2*" Mauvaise saison. De juillet en octobre.
5** Epoques favorables pour y aller. Février, mars« avril, octobre et novembre.
A"" Maximum. S0,000fr. sur cai^aison. 50,000 fr. sur corps.
5" Epoques favorables de dépari pour en revenir. De février en juin, ô"" Maximum 50,000 fr. sur cargaison 20.000 fr.
sur corps.
7<» Maximum pour les autres époques. 50,000 sur cargaison, d'aller; 25,000 fr. sur cai^aison de retour; 15,000 fr. sur corps.
S*" Observation générale. Les agens ne doivent user de la grande latitude que leur donne le maximum fixé, que lorsqu'il s'agit des îles de la Martinique, de la Guadeloupe et de Saint-Thomas. En général, ils devront user de beaucoup de circonspection pour les retours des lies de Cuba et d'Haïti et ne pas confondre la mer des Antilles avec le Golfe du Mexique qui fait l'objet d'un article distinct.
Les assurances à primes liées doivent être évitées parce que les navires sont exposés à voir leurs séjours se prolonger dans les Antilles, et les ouragans terribles qui y régnent dans la mauvaise saison leur font courir trop souvent le risque d'une perte totale; au reste ne jamais assurer le séjour sur la rade de St-Pierre Martinique, pendant la mauvaise saison de 15 juillet au 15 octobre.
Art. 45. — Golfe du Mexique.
V Bonne «atson. D'avril en juillet.
2*" Mauvaise smon. D'août en mars; les ouragans ont lieu d'm^ût en septembre.
S** Epoques favorables de départ poipr y aller. De février en mai. Quant aux ports méridionaux du-goIfe du Mexique, comme ils échappent ordinairement aux ai^ragan^ des mois d'août, septctmbre, octobre et novembre, le départ de nos parages pour ces ports depuis juin jusg n'en ao^t Qtmêpie septembre promet une navigation assez heureuse.
4"* Maximum. 35,000 fr. sur cai^aison, 15^000 fr. sur corps.
5** Epoques favorables de départ pour en revenir. De mars en juillet. Le départ des ports situés au sud du golfe peut s*effectuer avec quelque avantage jusqu'en septembre.
Maximum. 30,000 fr. sur cargaison, 15,000 fr. «ur corps.
7** Maximumpour les autres époques. 20,000 fr. sur cargaison, et 10,000 fr. sur corps.
Observations générales. La navigation du^ golfe du Mexique est des plus dangereuses, à cause des effets des courants, de la dijfficulté de l'attérage sur ses côtes généralement basses et couvertes de lagunes; des éceuils qui s'y trouvent sur plusieurs points de l'e^itrée dangereuse des ports, du peu d'abri que les mouillages offrent aux navires, des ouragans qui ont lieu d'août en novembre, et des violens icoupsdeventduN auN-0, qui se répètent souvent pendant toute Tannée, surtout d'octobre en mars.
D'après ces considérations, les agens 4atrent
user de la plus grande prudence pour souscrire deâ risques relatifs à ces parages y car il y a une grande distinction à faire, non seulement entre les navires maïs encore entre les capitaines.
Le Golfe du Mexique, doit toujours être exclus des assurances à terme, et les navires qui s*y rendent ne doivent pas être assurés pour l'aller et le retour, parce que c'est le moment du séjour qui est le plus diangereux pour l'assureur.
Les ports de Verct-Cruz et le Tampico sont particulièrement funestes aux assureurs.
Art. 46. — Pêche de la Baleine. Il n'est pas possible de préciser une époque favorable pour cette navigation dont la durée varie entre 10 et 30 mois, suivant que la pêche est plus ou moins productive.
La pêche de la baleine se fait aussi bien au Nord qu'au Sud, et dans chacune de ces pêches les navires sont exposés à se trouver dans les glaces, l'an des éceuils les plus redoutables que la navigation puisse rencontrer. Ajoutez à ce danger, celui de se trouver dans des parages n'offrant aucune ressource où les tempêtes sont presque continuelles, le froid excessif et les nuits très longues*
Les dangers extraordinaires de cette navigation étaient précédemment compensés par l'excellence des navires qui faisaient l'objet d'une construction toute particulière et on ne saurait plus solide, ainsi que par un choix de marins expérimentés et aguerris.
Maisaujourd'hui quêtons les armateurs veulent exploiter cette branche d'industrie, les navires les plus
ipédiocres soattransformés en baleiniers, les marins leur manquent, les baleines chassées de tou3 cotés s^u lieu de se tenir en pleine mer, se réfugient dans les plus petites baies et forcent les navires 4 les poursuivre sur des rivages tr&s dangereui;.
D'après ces considérations, les agea3 de la Compagnie doivent redoubler de circonspection ppu|sousçrire des risques relatifs à la pêcbe de la baleine et si le navire et Tarmement ne leur préseï^- Jtent pas toute sécurité, ils doivent écarter tout-*à-fait ces risques qui ne souffrent pas la médiocrité.
Mflxiniuîjfi. 10,000 fr. sur corps; de 25,000 fir. sur armement et produits de pêche pour l'aller et le retour; 40,000 fr, sur produits de pêche pour le simple retour ou sur bonne arrivée pour garantir la prime allouée par le gouvernement.
Si les navires pour gagner raugmentation dç la prime doublent le cap de Horn^la prime doit être ^augmentée.
Si le baleinier doit faire la pêche au cachalot, son voyage sera au moins de 56 ou 40moi^9 toujours jà ia mer parmi les îles de la Polynésie et de la MalaisiiB, dans les mers du Japon, au Sud ou par le travers de la]\ouvelleZélande; ei^&n dans toutes Ips mers à tempêtes. Le plein ne doit pas alors dépasse^ ^,000 fr. sûr corps et 20,000 sui; produit de pêçh^, pour Palier et le retour, et 30,000 sur le produit du simple retour. La prime sur corps doit être bien élevée ou ne Tassurer que pour perte totale et encore avec circonspection. Consulter toujours la Di- JT^ctiûn pour ce risque.
Art. 47» -^ Pèche de la Morue. Cette pêche ^ui s&. fait sur les côtes de Terre-Neuve, quoique daiig;e-, ji^U3e par elle-mâiaç, peut procurer des bénéfiices à Tassi^reur malgré la modicité des primesi s'il asoiu de n^ s'intéresser qi^e sur de très bous uavirea ef-. fectuant leur départ depuis m^s jusqu'en juillet et devant revenir directement au port d'armement.
Les chances de cette navigation deviennent fori difficiles à apprécier, dès que les navires sont autorisés à faire une infinité d'échelles qui prolon-^> gent les risques jusques dans la plus mauvais^ maison.
Aiissi estril prudent de faire une grande distinc-» tion entre ces deus cas et d'établir un maximum distinct pour chacun d'eux»
V Bonne saison à. Terre-Neuve^ De notai en sep^ tembre.
2*" Mauvaise saison. D'octobre en avril, ^
5^ Epoques favorables pour y aller. De mars eA juillet. ,
A^ Epoques favorables de départ pour revenir. De m^î; en juillet.
5^ Maximum pour Palier. IS^OOO fr. sur corps, 4^,000 £r sur armement et produits de pèche.
%"" Maximtmï pour leretom. XOjùQQiÎT. sur corps, 30,000 fr. armement et produits de pêche.
7? Maximum pour Mler et le retçut. directement. 10,000 fr. sur corps. 20,000 sur iirn^emeut et pro-^ dttits de pêche.
.:8f Jif of imiun pour les voyf^es cqnfpUfiii^. S^jÛOû £r>
sur corps. 16,000 fr. sur armement et produits de
pêche.
9*" Observation générale. A l'égard des assurances
en prîmes liées sur des Terre-Neuviers, si l'assuré
veut qu'on insère la clause suivante , parce que le
navire doit aller du banc à Marseille ou tout autre
port:
Le navire aura la faculté de toucher dans un port de
Bretagne pour y déposer sa cargaison.
Il faut toujours ajouter à la police le supplément de la prime demandée pour ce second voyage à Marseille, aux Antilles ou ailleurs, et faire signer des billets de prime, quitte à être retournés» si le navire achève son voyage dans le port désigné pour son retour sans voyage intermédiaire.
Art. 48. — Risque de pèche en général. Les risques de pêche, autres que ceux qui sont relatifs à la baleine et à la morue, sont infiniment plus chanceux, à cause de l'espèce des navires et de la nature des armemens ; aussi les agens ne doivent-ils souscrire ces risques que pour la bonne arrivée, sans prendre à leur chaire toutes les chances d'avarie.
Maximum. Du 1*' mars au V juillet 15,000 fr.
Maximum. Du l""" juillet au 50 septembre 6,000 fr.
Maximum pour les cinq autres mois de l'année^ 5,000 fr.
Art. 49. — Bisques indirects. Les assureurs entendent, sous la dénomination de risques indirects, tous les risques relatifs à des navires qui n'ont pas pour leur point de départ ou pour leur point de
destinatiou^ le port dépendant de la place sur laquelle ils opèrent. (Rouen et le Havre sont considérés comme les ports de Paris ; Dunkerque comme le port de Lille, etc.)
Un risque indirect doit être rejeté dès qu'on peut présumer qu'il n'a pas trouvé d'assureur sur la place à laquelle il aurait appartenu le plus naturellement. En assurances, encore moins qu'en toute autre chose, le rebut des autres n'est pas h rechercher. Il y a tant de motifs qui ont pu déterminer un assureur à ne pas vouloir d'un risque dont les plus petites circonstances lui sont d'autant mieux connues qu'elles existent sous ses yeux.
Afin d'éviter qu'une Compagnie à agence ait des trop pleins, et que les agens souscrivent Icsrisques refusés par d'autres, voici une recommandation dont les agens ne devront pas s'écarter. Il est défendu par exemple, à l'agent de Nantes de faire une assurance sur un navire partant d'un port où la Compagnie aura un agent. Il doit toujours bien se renseigner même auprès de la direction avant de prendre le risque d'un autre port qu'on lui proposerait en retour pour le sien, et ne jamais souscrire un risque étranger à son port en retour pour un autre port que le sien. Ceci est essentiel.
Art. 50. — - Ports de chargement et de déchargement.
Il esteucore une chose à observer dans la souscription d'un risque, c'est si les ports que le navire devra fréquenter, ne présentent pas des dangers extraordinaires. Tel port a une barre qui en rend l'accès difficile; tel autre n'a qu'une rade et le dé-
i)&rqaemènt doit s'opérer par allégea; celui-ci À'est pastenabte avec tel vent; celui-là expose lea navires aux plus grands dangers dans telle saison. Voici une nomenclature alphabétique des ports OfffranI le plus de dangers et qui sont très fréquentés^ par les navires de commerce.
Alexandrie (Egypte), a deux ports, dont Vnn est très dangereux, et c'est précisément le seul qui "puisse être fréquenté par les étrangers.
Archangel. Port qui n'a que 11 pieds de profondeur, et qu'un banc de sable rend dangereux.
Bayonne. Un navire qui tire plus de 12 pieds de d'eau, y entre très difficilement à cause d'une barre ^rès forte et en même temps sujetie à varier de position.
Bilbao. A également une barre mouvante ijui en rend l'entrée très difficile et dangereuse pour les nô- Vires jaugeant plus de 200 tonneaux.
Bovlôgne^sur-Mer. Accès difficile et dan^ereïix.
Bourbon. Ile totalement dénuée déports, n*iayàïrt que des rades peu sûres, ne présentant aucun abri^ de manière que le moindre grain on tnt de tnarèè, oblige à prendre le large ; et d'autant pWis dangereuses, que descoups de vent affreux y foîrt 'petit un grand nombre de navires presqurè tous tes ans.
Brème. Port d'un accès très difficile, que les navires d'une certaine capacité ne peuvent pas approcher. L'entrée du Weser est très dangereuse.
Brest. Port magnifique, mais l'entrée de la rade est très dangereuse et parsemée d'écueils.
Buenos-Ayrés. À SO lieues au-dcsëuâ de remboii-*chure du Bio-de-la-Plata, est d'un accès difficile pour les navires tirant plus de 12 pieds d'eau.
Caen. D'un accès difficile, à cause des rochers du Calvados qui bordent la côte et qui sont àflenr d'eau.
Calcutta. A 30 lieues de l'embouchure de l'Hougly(une des branches du Gatige), est d'un accès dangereù)[, non seulement à cause des difficultés que préseiite la navigation de la rivière, mais aussi à cause des bancs de sable mouvant qui obstruent l'embouchure de celte rivière. Au mois d'août 1833, époque delà mauvaise saison, six navires anglais y périrent Cotalemenf dans un seul coup de vent qui occasiona en outre beaucoup d'avaries.
Californie (Côte de). Dangei-euse par les brumes, les vents d'Ouest dans l'hiver et la profondeur de la mer près de cette côte.
Cap de Bonne^Espérance. Accès dangereux (voir ce qui a été dit plus haut des dangers de ces parages).
Cette. Entrée difficile dans les mauvais temps; surtout lorsqu'il vente du large.
Duttkerque. Ayant deux bancs de sable qui obstruent l'entrée de la rade, et qui rendent ce port d'un accè^ difficile.
Granville. Port d'un accès très difficile et nullement abrité, il a l'inconvénient d'assécher toutes tes marées. Le 12 janvier 1834, plusieurs navires ont péri dans le port même, au milieu d'une bour»rasque de S-0.
GuadeloupCé Ile exposée à d'effroyables ouragans
accompagnés de tremblcmens de terre et de raï de marée. De ses trois ports il n'y a que celui de la Pointe-à-'Pitre qui est le plus sûr; ceux de Basse* Terre et du Moule, sont loin de l'être.
Guayra (La). Port de la Colombie, sur la mer des Antilles, peu sûr et même dangereux.
Hambourg. A 20 lieues au-dessus de l'embouchure de l'Elbe, est d'un accès difficile et dangereux, à cause des bancs de sable qui obstruent aussi bien la navigation du fleuve que son embouchure.
Havre. L'entrée de ce port est impossible à marée basse^ difficile et dangereux à marée haute vu le peu de profondeur et la dureté du fond^ qui rendent les écbouages très pernicieux.
Hondaras (Baie ou Golfe de). Tous les points de ce golfe sont d'un accès très difficile et exces^ sivcment dangereux, aussi les naufrages sout très fréquenssur cette côte.
Uonfleur. D'un accès difficile, n'est abordable qu'à marée haute.
Lubeck. Ne peut recevoir que des navires tirant moins de 10 pieds d'eau; les autres sont obligés d'alléger dans la rade de Travermiinde.
Madras n'a pas de port ; la rade est peu sûre et d'un accès difficile.
Malo (Saint). D'un accès très difficile ; son entrée ainsi que la rade sont parsemées d'écueils et de hauts fonds; les navires assèchent dans le port à toutes les marées.
Jlfoni//^. Les typhons qui s'y font sentir jettent sou-
vent les navires sur la côte. Le mois d'octobre est le plus dangereux ; toute la mousson de S-0« de juin en octobre est sujette aux coups de vents appelés co//o8.
Maranham ou Maragnan. Entrée étroite et impos-« sible sans l'assistance d'un pilote. L'accès en est en outre difficile à cause des courans.
Messine. Entrée étroite et difficile, mais les navires s'y trouvent en sûreté*
Montevideo. Les navires calant plus de 15 pieds ne peuvent pas mouiller dans le port intérieur et sont sans abri dans la rade, surtout pendant la mauvaise saison.
Nantes. Port d'un accès difficile et dangereux, à 14 lieues de Tembouchure de la Loire, obstruée elle-même de bancs de sable.
Ostende. D'un accès difficile, inaccessible lorsque la marée n'est pas haute.
Padang. N'a pas de port pour les gros navires et le mouillage n'y est pas toujours très sûr.
Para. Le port dont l'accès est peut-être le plus dangereux.
Pemambuco ou Femambouc, d'un accès difficile.
Pétersbourg (Saint), sur la Neva. Ne peut recevoir que de petits navires. Tous les chai^emens s'y font par allèges jusqu'à Cronstadt.
Polynésie (lies de la). Les ancrages sont presque toujours mauvais et les attérissages souvent très difficiles.
Pondichértj n'a pas de port, c'est une côte sans abri.
Porto oa Oporto. D'un accès très difficile et très dangereux.
Réalejàè Point de port et mauvaise rade pendant rhivemage de mai en octobre.
Rio Grande ou Saiito^Petro-de-Bio-Grande . D'un accès difficile et dangereux» à cause d'une barre qui obstrue l'entrée de la rivière et dont la meilleure passe n'a que 12 pieds 1/2 d'eau.
Rouen. D'un accès difficile à cause des dangers que présente la navigation de la Seine, surtout pour les navires tirant plus de 10 pieds d'eau, à 50 lieues de son embouchure.
Saint-Ubes. D'une entrée difficile à cause des bancs de sable qui s'y trouvent.
San Blas. Bade peu sûre de mai en septembre.
«San Carlos de Chiloë. Entrée et sortie difficiles surtout dans l'biver de mai en octobre, tant par le banc de l'Anglais que parles coups de vents qui se font sentir dans cette saison sur cette côte.
Sansonate. Bade peu sûre de mai eu septembre.
Séville. D'un accès difficile à cause des hauts fonds qui obstruent le cours du Guadalquivir.
Stockholm. Inaccessible sans le secours d'un pilotCé
Sunderland avec une rade très peu sûre ou doivent s'arrêter les navires tirant plus de 10 pieds d'eau à cause de la barre qui existe à l'enti'ée du 4)ort.
Tampico (sur le golfe de Mexique). D'un accès très «•difficile pour les navires tirant plus de 10 pieds d'eau. De plus, les navires n'y sont nullement à l'a-
bri et sont continuellement expofiés à des pertes totales.
Triesie (au fondée lamer Adriat^ue^iEstnivpoi^ dans lequel les navires ne sont pas toujours en sûreté et l'approché est loin d'en être sans dangers.
Valparaiso. Rade exposée aux vents de N-0. qui s'y font sentir de mai en septembre.
Vera-Cruz. Non seulement d'un accès très difficile et très dangereux, mais encore h'est-il pas ràfe de Voir des pertes totales au mouillage même, qui est 1res étroit et parsemé d'écueîls.
Villa-Nova-di-Portimao. Entrée difficile, surtout pour les navires tirant dix pieds d'eail et plus.
Yarmouth (sur la mer du Nord). D'un accès difficile et dangereux.