Voy. Collignon, Phidias, p
LE VESTIBULE DU PALAIS
à y reconnaître des copies romaines d’originaux sculptés soit par Scopas, soit par Praxitèle ] .
L’Ecole des beaux-arts est redevable des moulages des jNiobides à la munificence du grand-duc de Toscane (1822).
A droite, sont exposés sur une épine les fragments du fronton oriental du Parthénon, sculpté par Phidias.
Ce fronton semble avoir, à l’origine, comporté dix-neuf figures, non compris les têtes de chevaux placées aux extrémités : aujourd’hui il n’en reste que onze, plus ou moins mutilées, dont deux à Athènes et le reste à Londres. L’artiste a choisi le moment où Athéna, sortie du cerveau de Jupiter, s’offre aux regards des immortels. A gauche, près du centre, une déesse, probablement Iris, se dirige vers la gauche, pour annoncer aux déesses voisines le merveilleux événement. Ces deux déesses, assises sur un siège très bas, passent pour être Déméter et Coré (Cérès et Proserpine), les deux grandes déesses d’Eleusis. Près d’elles, à demi couché, un jeune dieu, aux bras mutilés, étendu sur un rocher, soit Thésée, soit Hercule. A l’extrémité gauche du fronton, Hélios, dieu du soleil, guidant son char, qui sort de la mer (seules, les têtes du dieu et des chevaux sont apparences) .
La partie droite du fronton est encore plus maltraitée. Du groupe central, il ne reste que le torse d’Héphaistos (Vulcain). Au groupe de Déméter et de Coré répondent trois statues de femmes, communément appelées les Trois
1. Voyez le catalogue des moulages du Musée de Berlin [Kœnigliche Museen Berlin . Die Gipsabgiisse antiker Bildwerke in historisclier Folge erklært ), par MM. Friedrichs et Wolters (Berlin, i885), p. 444.
Parques, dans lesquelles M. Collignon, le dernier en date des historiens de Phidias, croit reconnaître les Trois Charités. Plus loin, vers 1? extrémité du triangle, Séléné à cheval, faisant pendant à Hélios1.
Derrière le fronton oriental du Parthénon se trouvent les statues des deux frontons du temple d’Athéna dans file d’Egine. Exécutées vers 470, elles représentaient, sur le fronton oriental, un épisode du Combat d' Hercule et de Télamon contre Laomédon , sur le fronton occidental, le Combat autour du cadavre de Patrocle. Ces statues ont été découvertes, en 1811, par une société d’explorateurs anglais et allemands; elles ont été acquises en 1812, pour la somme de 10,000 sequins (environ 150,000 francs), par le prince Louis de Bavière, qui les a fait restaurer par Thorwaldsen et placer dans la Glyptothèque de Munich.
Au-dessus du fronton des Niobides et du fronton d’Egine sont incrustés seize hauts-reliefs, les Métopes du Parthénon, représentant le Combat des Centaures contre les Lapithes à V occasion des Noces de Pirithoüs. Ces sculptures célèbres, aujourd’hui conservées au Musée britannique, à Londres, ont été exécutées sous la direction de Phidias.
Le long des fenêtres et dans les embrasures sont exposés un grand nombre de moulages de statues ou de bas-reliefs égyptiens, assyriens, grecs ou romains.
A signaler parmi eux les morceaux suivants :