Titien. — 7. Terburg. — 8. Rembrandt
à Giorgione} son admiration a quelque chose de guerroyant ; il se pose en spadassin, tout prêt à tirer la dague pour l’honneur du lion de Saint-Marc et pour la suprématie de son école. Paul Véronèse , au contraire, a l’air plus modeste et plus tolérant; à la manière dont il se retourne vers le Corrège } ne semble-t-il pas dire : « Avancez donc, (( et venez aussi nous raconter vos secrets, vous qui êtes « lumineux comme nous, qui faites aussi de la couleur une « éclatante satisfaction pour les yeux, et qui, de plus, avez « trouvé moyen de la faire parler à l’âme 1. »
1. Vitet, Étud es sur V histoire de l'Art , t. III, p. 281 et suiv.
A la peinture de Delaroche fait face le célèbre tableau d’ Ingres : Romulus vainqueur d' Acron porte les dépouilles opimes au temple de Jupiter Férétrien. Ce tableau (à la détrempe), peint à Rome en 1812, pour le palais du Quirinal, transporté ensuite au palais de Latran, fut envoyé en 1867 à Paris, pour figurer à Pexposition des œuvres d’Ingres, et donné par Pie IX à Napoléon III, qui en fit don à l’Ecole.
Le Romulus a été gravé par M. Haussoullier pour la Chalcographie du Louvre; il a été en outre reproduit dans Y Ingres, de Charles Blanc (p. 32). Yoy. Delaborde, Ingres, sa vie, ses travaux, sa doctrine ; Paris, 1870 (p. 2 14) , et Charles Blanc, Ingres, sa vie et ses ouvrages ; Paris, ï87° (p. 31-32).
LA SALLE D’OLYMPIE
La salle d’OLYMPiE contient cinq groupes principaux de moulages : ceux d’Olympie, ceux de Pergame, ceux du tombeau de Mausole à Halicarnasse, les bas-reliefs du temple de la Victoire Aptère à Athènes, les métopes de Sélinonte.
Les sculptures d’Olympie se divisent en deux sections, l’une trouvée en 1829-1830, lors de l’expédition de Morée dirigée par Dubois et Abel Blouet1, et aujourd’hui con-